‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 119 sur 418 · DEL · texte numérisé non relu

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sont portés de la bouche dans Vo'sophago en traversant le pharjjnx.

Cet acte se produit sous l'action des contractions des joues, de la langue et du pharj'nx. Quand ils sont dans le pharynxj les aliments doivent éviter deux" fausses routes; la première, qui les ferait remonter dans le nez, l'autre qui les conduirait vers la trachéeartère par le larynx. Ces changements de direction sont "fort pénibles, et même le second peut être mortel {fiO-)-

déhiscence. — En botanique, manière dont les fruits secs s'ouvrent d'eux-mêmes, quand ils sont arrivés à

Fruit de jacinthe, s'ouvrant en 3 valves.

Fruit de mouron, s'ouvrant comme une boîle.

Gousse du pois. Fruit du colza , s'ouvrant l<ingi- s'ouvrant lon;;itudinalemeiil. ludinalemcnt.

Divers modes de déhiscence.

maturité, pour laisser échapper les graines. La capsule du pavot s'ouvre par des trous situés au sommet; celle du mouron se sépare en deux comme une boîte munie de son couvercle; la cnpsule de la jacinthe s'ouvre en trois

valves; la gousse du pois s'ouvre par une fente longitudinale (fig.).

délire. — Le délire est caractérisé par le désordre des facultés mentales ; il alfecte les formes les plus diverses, et survient dans des circonstances très variables. La Julie', sous toutes ses formes, n'est autre chose qu'un délire de longue durée. Mais on donne plus ordinairement le nom de délire au désordre mental passager qui survient dans le cours de plusieurs maladies (pneumonie, fièvre typhoïde, certains empoisonnements, etc.): le malade parle sans en avoir conscience et ne garde aucun souvenir de ce qu'il a dit. Le traitement varie avec la cause qui produit le délire.

deliriuintreniens. — Délire aigu avec tremblements et convulsions; résulte de l'abus des boissons alcooliques. On le combat par l'opium à haute dose et les narcotiques. La suppression progressive de l'alcool, et l'emploi des remèdes appropriés, permettent fréquemment la guérisou de cette maladie.

delta. — Yoy. fleuve.

démence. — L'une des formes de la folie ; consiste dans la suppression des facultés intellectuelles chez un individu qui avait antérieurement joui de la raison. Le dément a des idées incohérentes, pas de mémoire, il est doux et obéit passivement; il mange et dort bien. Il parle d'habitude à voix basse, presque constamment, ramasse et conserve tout ce qu'il trouve. La folie proprement dite dégénère souvent en démence. Cette maladie est incurable.

deiiloiseUe. — Yoy. libellule.

dénoue. — La fièvre dengite est une maladie epidémique, contagieuse, qui règne aux Indes, sur les côtes d'Afrique et aux Etats-Unis. Elle est caractérisée par de la lièvre, deux éruptions successives, des douleurs articulaires. La mortalité est faible, mais la convalescence est longue et pénible. La maladie n'est pas sans analogie avec la grippe de nos pays.

densité. — La densité, ou poids spécifique d'un corps, est le nombre <iui indique le poids, exprimé en grammes, d'un centimètre cube de ce corps. Ainsi quand on dit que la densité du fer est de 7,8, cela signifie qu'un centimètre cube de fer pèse 7sr,8.

Quand on connaît la densité d'un corps on calcule aisément le poids d'un volume donné de ce corps, ou le volume d'un poids connu de ce corps.

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Dl- même si ou avait le çoids et le volume d'un corps on en déduirait de suite sa densité.

Cette définition de la densité s'applique seulement aux corps solides et liquides, mais pas aux gaz.

La densité d'un ga: est le nombre qui indique le poids d'un litre de ce gaz, comparé au poids d'un litre d'air pris dans les mêmes conditions de temp'.-rature et de pression. Quand on dit que la densité du gaz acide carbonique est 1,5, cela signifie qu un litre de ce gaz pèse une fois et demie comme un litre d'air, pris dans les mêmes conditions de température et de pression.

Le plus dense de tous les corps est le platine, métal dont la densité est égale à 22. Le moins dense est le gaz hydrogène, qui est quatorze fois plus léger que l'air.

dents. — Organes qui ont pour

Alvéole?.

Lèvre ^y ,, supérieure. "^ ] ! MoIjucî.

lucifives Canine.

Mâchoire snpérieore de l'homme, vue de profil el coupée de manière à montrer les dénis, et leurs racine; dans les alvéoles.

onction d'opérer la mastication des

elles commencent à se montrer entre G et 10 mois ; elles sont au nombre do vingt à l'âge de deux ans. A sept ans, ces premières dents, dites dents de lait, commencent à tomber et sont successivement remplacées pai- d'autres plus fortes, au nombre de vingt-huit.

Plus tard, mais à un âge mal déterminé, il pousse ordinairement quatre dents nouvelles, dents de sagesse, ce qui en fait en tout 32. Les huit dents de devant, incisives, sont tranchantes; elles coupent les aliments. A droite et à gauche sont 4 canines, une de chaque côté, en haut et en bas : elles sont pointues et déchirent les aliments. Au fond de la bouche sont les 20 molaires, presque plates, qui broient les aliments.

Chaque dent est formée d'une racine, implantée dans l'os de la mâchoire, et maintenue par les gencives, et d'une couronne ou partie visible {/ig.). La substance de la dent est analogue à celle des os, mais d'une plus grande dureté, on la nomme ivoire: l'ivoire de la couronne est recouvert d'un é;nail plus dur; la racine, au contraire, est entourée d'une substance presque molle nommée cément. A la partie inférieure est la pulpe dentaire, la seule partie vivante de la dent ; cette pulpe reçoit des nerfs; lorsqu'elle est mise à nu par la carie de l'ivoire, elle devient très sensible et souvent fort douloureuse (maux de dents); des .soins constants de propreté sont indispensables pour éviter autant que

Couronne recouverte d'émail

Racine implantée ^l dans un alvéole — '-'' de la uAchoire.

Faiscea ux nerveux.

Coupe d'une ninlaire.

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