JJ
EAU
selle est accompagné de coliques extrêmement vives. La mort survient souvent; dans les cas de guérison on conserve une grande susceptibilité d'entrailles.
Cette maladie est plus fréquente dans les pays chauds; elle est souvent épidémiqùe, et alors elle est plus grave; elle est contagieuse. La mauvaise nourriture, l'usage des fruits, des boissons froides y prédisposent. Le traitement comporte l'usage des purgatifs, des lavements au laudanum, la diète. La dysenterie devenue chronique est d'une guérison fort longue à obtenir.
dyspepsie (grec : dus, difficilement ; pesais, digestion). — Lenteur et difficulté habituelle des digestions, accompagnées de malaise général, df pesanteur de tète, de besoin de sommeil. de renvois acides, de ballonnements dr, ventre, et quelquefois de vomissements.
La maladie, négligée, peut occasionner des troubles graves de la santé. Elle est causée surtout par le défaut d'exercice, l'habitude de manger trop vite, de travailler après le repas ; les excès de de table y conduisent aussi. Le corset des femmes, apportant, quand il est trop serré, un obstacle à la digestion, la fait souvent naître.
Le traitement dépend de la cause jjremière, et aussi des manifestations, souvent très variables, de la maladie : mais il exige toujours une hygiène sévère de l'alimentation, une alimentation privée autant que possible de féculents. Le lavage de l estomac' est aussi employé avec succès.
dyspnée (grec : dus, difficilement; pne'in, respirer). — Difficulté de respirer. La dyspnée peut apparaître chez les personnes bien portantes comme
conséquence d'une émotion vive, d'une cour.se rapide ou de tout exercice violent.Dans un grand nombre de maladies des voies respiratoires il se produit de la dyspnée (asthme, croup, bronchite capillaire, pneumonie. ..)el la génepeut devenir assez grande pour déterminer l'asphyxie.
dysurie. — Difficulté d'uriner, qui survient par exemple dans les maladies de la vessie.
dytiqae. — Insecte coléoptère vivant dans l'eau, et particulièrement
Dytique femelle
Dytiqfue mâle.
dans l'eau dormante. Le dytique est très carnassier; il se nourrit de tous les insectes aquatiques, de têtards, de petits mollusques, de petits poissons, de larves de grenouilles (/?.'/.)
eau. — L'eau est le corps le plus 1 L'eau solide est ce qu'on nomme l;i répandu dans la nature : on la trouve e/lace (voy. ce mot).
partout. C'est un corps qui résulte de la combinaison de Yhydrogéne avec \'oxygène. Quand on fait brûler du çaz hydrogène, il se combine avec l'oxygène de l'air pour former de la vapeur d'eau (fig-).
On rencontre l'eau à l'état solide, à l'état liquide et à l'état gazeux. Dans tous ces états elle est sans odeur, sans goût, et sans couleur, à moins qu'elle ne renferme de très petites quantités de matières étrangères, qui lui communiquent une coloration appréciable.
Sans en altérer la limpidit''.
La glace se fond à la température de 0°, et donne l'eau liquide, répandue partout. Parmi les propriétés les plus importantes de l'eau, il convient de dire qu'elle est plus lourde à la température de 4» qu'à toute autre température. Quand de l'eau d'abord à 0* s'échauffe, elle diminue de volume jusqu'à 4", au lieu d'augmenter conmi'»
font les autres corps ; tlle ne commence à se dilater qu'à partir de 40. C'est pour cela qu'au fond d'un lac profond. In température de l'eau, en été comme on hiver, est toujours de 4». Rien de sem-
EAU
EAU
l'iable ne se produit dans les rivières
i dans les mers, à cause des courants
à mélangent constamment le liquide
la surtace avec celui du fond. Kn
• lutre l'eau a la propriété précieuse de
dissoudre un grand nombre de corps
solides (voy. dissolution». De tous les
corps l'eau est celui qui s'échauffe et
se refroidit le plus lentement; si on
met sur un même feu un kilogramme
Combustion Je l'hydrogène dans l'air
Tube pour dessécher l'hifdrugène.
Appircil à prèparaliuD de l. , condenser
rhjdrojèiie. la \apeur de l'eau.
La combustion de l'hydrogène produit de l'eau
d'eau et un kilogramme de mercure, ce dernier sera bien plus rapidement chaud que l'eau. C est ce qui explique pourquoi l'eau de l'Océan n'est jamais bien chaude en été ni bien froide en hiver; d'ailleurs les courants marins, «fui mélangent constamment les eaux
Oicomposition de l'eau par le charbon. — Imlersemeiit qiiaud ..n plonge d.ins l'eau un charbon bien allumé, il enlève à l'c.iu son oxygène, la décompose, et remet rhvdros.'ène en liberté.
du pôle avec celles de 1 équateur, ont aussi pour effet d'égaliser la température. II en résulte que les rivages de la mer jouissent ordinairement d'une température qui n'est ni très élevée en •'■fé, ni très basse eu hiver.
L'eau s'évapore constamment à la surface de la terre, aussi v a-t-il tou-
jours de la vapeur d'eau dans l'air (yoy. vaporisation, hygrométriei. Chauffée, l'eau se met à bouillir à la température de 100».
Eau deuis la nature. — On ne rencontre jamais d'eau pure à la surface du sol. L'eau de pluie tient en dissolution ou en suspension des matières empruntées à lair; s infiltrant ensuite dans la terre, elle dissout les substances quelle y rencontre, substances qui varient avec la nature des teriains traversés.
Dans les eaux ordinaires, appelées eaux douées, les matières étrangères sont peu abondantes. Il y a d'abord de l'air en dissolution, qui sert à la respiration des animaux aquatiques et à la nutrition des plantes qui vivent dans l'eau. C'est cet air qui sort de l'eau en petites bulles quand on commence à la chauffer. Outre l'air, il y a des solides en dissolution, parmi lesquels il y a surtout du calcaire', du sulfate de chaux' et du chlorure de calcium '. Mais la quantité de ces substances est
MaTimnm de densité de l'eau. — l'oe eprouvette E renferme de 1 eau ; oji a icuuidit par de la glace placée dans le mancbnn M. Au bout de quelque temps le tiieruiomeire \i marque i*, et le thi ruioniètre A marque 0" ; l'eau à t» est donc plus lourde que I eau à 0°.
très variable d'une eau à une autre.
Eaux potables. — Les eaux potables sont celles qui peuvent servir de boisson journalière, sans qu'il résulte de leur emploi aucun trouble dans notre économie. Les meilleures eaux sont celles qui renferment beaucoup d'air en dissolution, une quantité de matières solides inférieure à un demigramme i)ar litre, et qui sont complètement exemptes de toutes matières organiques qui, en se putréfiant, lui donneraient une mauvaise odeur et la rendraient malsaine. On sait d'ailleurs que les eaux qui renferment des matières organiqiies renferment souvent des microbes capables de donn<T des
EAU
ÈBU
maladies graves, et en particulier la fièvre typhoïde.
Eaux minérales. — Les eaux minérales sout celles qui contiennent as3ez de solides en dissolution pour avoir un poùt. Elles ont souvent une puissante action pour la guérison de nombreuses maladies. On les divise en eaux minérales froides et eaux minérales chaudes, ou thermales (voy. sources).
On connaît en France plus de 200 sources d'eau minérale. Leau de mer, qui contient à peu près 35 grammes de substances solides en dissolution par litre, est la plus importante des eaux minérales.
eau-de-vie. — Liqueur obtenue par la distillation' des substances ayant subi la fermentation' alcoolique.
Cette liqueur est constituée, dans ses parties essentielles, par un mélange deau et A'alcoil. Dans les eaux-de-vie destinées à la consommation, la proportion d'alcool contenue dans un litre de la liqueur est comprise entre 40 centilitres (pour les eaux-de-vie faibles i et 60 centilitres (pour les eaux-de-vie très fortes). Quand la proportion d'alcool est plus grande, on a ce qu'on nomme de l'esprit de vin ou de l'alcool. Outre l'eau et l'alcool, il y a dans leaude-vie un grand nombre d'autres substances, eu quantités très faibles, qui lui donnent son goût particulier, son Louquet plus ou moins fin ; ces substances supplémentaires varient avec l'origine de leau-de-vie. Dans le commerce on cherche souvent à donner aux eaux-de-vie communes un goût comparable à celui des plus fines, en y ajoutant justement divers produits.
On retirait autrefois l'eau-de-vie, par distillation, uniquement des boissons fermcntées ; on avait ainsi l'eau-de-vie de vin, l'eau-de-vie de cidre, celle de bière, celle de marc, provenant de la distillation des marcs de raisin. Aujourd'hui on fabrique au contraire la presque totalité des eaux-de-vie à l'aide de l'alcool' retiré de la betterave, des graines, des céréales et des pommes de terre. A ces alcools étendus d'eau, qui n'ont aucun bouquet, ou ajoute des produits chimiques préparés artificiellement, de façon à leur communiquer un goût plus ou moins agréable.
Pour parler seulement des eaux-devie de vin véritables, bien supérieures à toutes les autres, la France en produit encore de petites quantités d'un goût exquis. En tète sont les cognacs, tirés du médiocre vin blanc des Charentes; puis les armagnacs, venant des vins de Montpellier.
L'usage continuel des eaux-de-vic, qu'elle qu'en soit la provenance, est
certainement préjudiciable à la santé.
L'abus mène à l'ivrognerie, puis à l'alcoolisme'. Prise eu une fois, a haute dose, l'eau-de vie agit comme un poison. La médecine utilise fréquemment leaude-vie pour soutenir les forces des malades, et aussi pour combattre l'anémie qui suit certaines maladies. (Voy.
liqueurs alcooliques.)
eau de Javel. — Voy. chlorures décolorants et desinfectants.
eau-rorte. — Voy. acide azotique.
eau oxygénée. — Combinaison d'oxygène et d'hydrogène, contenant une proportion d'oxygène double de celle contenue dans l'eau. C'est un liquide sirupeux qui a un pouvoir décolorant considérable ; ainsi les cheveux noirs deviennent blonds lorsqu'on les lave avec de l'eau oxygénée. L'eau des blondes, vendue par les parfumeurs pour teindre en blanc les cheveux noirs, est de l'eau oxygénée mêlée avec beaucoup d'eau ordinaire. En lavant les vieux tableaux avec de l'eau oxygénée faible on fait disparaître la coloration noire qui masque le dessin, et on leur restitue leur coloration primitive.
eau régale. — Mélange à'acide chlorhydrique' et d'acide azotique', qui a la propriété de dissoudre l'or et le platine, et de les transformer en chlorures.
ébène. — On désigne sous le nom à'ébène un certain nombre de bois de provenances très diverses, tous caractérisés par une couleur très foncée et une grande dureté. Ces bois se tournent facilement et peuvent prendre un beau poli ; en ébénisterie on les emploie seulement pour le placage.L'ébèue nous arrive de l'Inde, de l'île Maurice, de Madagascar, de l'Amérique intertropicale. Il provient surtout de divers arbres du genre plaqueminier; c'est le cœur do ces arbres, car l'aubier en est blanc.
On imite très bien l'ébène, comme nuance mais non comme densité ni comme dureté, avec le cerisier et le poirier teints en noir.
ébénîer. — On donne le nom général à'ébén ier aux divers arbres, qui ne sont même pas tous connus, dont on tire toutes les variétés du bois d ébène ; ce sont des arbres des pays chauds.
Le cœur du bois est seul utilisé, car l'aubier en est blanc. Pour le fauxébénier, voy. cytise.
ébnllition. — Un liquide est en ébullition quand de grosses bulles de vapeur se détachent du fond, traversent vivement le liquide et viennent crever à la surface (fig.). Le plus ordinairement il faut chauffer un liquide pour