‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 151 sur 418 · FIG · texte numérisé non relu

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revenant régulièrement par accès tous les jours, ou tous les trois jours, tous les quatre jours..., ordinairemeut causées par des émanations marécageuses, sont des maladies plus graves. Elles sont endémiques dans les contrées marécageuses, où elles déciment et étiolent la population. On les traite par le quinquina et le sulfale de quinine.

Enfin la fièvre peut être continue pendant une grande période de temps.

La fièvre continue est en outre rémittente si elle augmente régulièrement d'intensité tous les jours, tous les trois jours, tous les quatre jours... Quand la fièvre continue est en même temps rémittente, on la traite par le sulfate de quinine comme la fièvre intermittente.

La fièvre continue proprement dite accompagne souvent d'autres maladies; elle peut être aussi la maladie principale, comme cela a lieu dans la fièvre typhoïde.

' Les fièvres sont ia.niôi sporadiques' , tantôt épidémiques', tantôt endémiqiies': elles sont très souvent contaqieuses '. Elles ont un degré de gravité très variable.

flèvre cérébrale. — Voy. encéphalite.

lièvre jaune. — Voy. tjrphus

flèvre typhoïde. — Voy. typhus.

flguier. — Arbre très répandu dans toutes les régions méditerranéennes, où sa culture a une grande importance; il prospère encore presque jus((ue dans le centre de la France. On en connaî' un grand nombre de variétés. Beaucoup de figuiers fournissent deux récoltes de figues.

La première (maturité en juin et juillet) est portée par le bois de l'année précédente ; c'est ce qu'on nomme les figues fleurs. La seconde (août et septembre), portée par les jeunes rameaux , est la plus importante; elle donne ies figues ordiaires, plus sucrées. On rencontre dans e Midi d'excellentes variétés de figues htanches et d'excellentes variétés de figues colorées (noires, brunes, violettes).

Le figuier -^àent dans tous les terrains, mais ses récoltes sont surtout abondantes dans les terres fraîches et profondes; on le multiplie ordinaire-

Figuier (rameau portant deux fruits; hauteur de l'arbre, de 4 à 10», selon le climat et le mode de culture).

ment par marcottes, par boutures et par greffe. Il gèle aisément quand on le cultive trop au Nord, mais il résiste en général très bien aux hivers du Midi. Un mange les figues fraîches ou sèches; elles sont adoucissantes et émollientes, à cause du sucre et de la matière mucilagineuse qu'elles renferment. Pour faire sécher le fruit, on retend sur des claies qu'on expose en plein soleil pendant la journée et qu'on rentre le soir sous un hangar; on les retourne deux fois par jour; la dessiccation est terminée quand on peut aplatir la figue sans qu elle se fende. Les fruits séchés au four sont moins bons que ceux séchés au soleil ifîg.).

fil à plomb. — Le fi! à plomb se

Fil à plomb. — 11 est perpendiculaire à la surface de leau.

Fil à plomb. — Il sert à reconnaître si un mur est bien vertical.

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compose d'un ûl fin auquel est suspendu un corps lourd. Quand il est en équilibre il donne la direction verticale, perpendiculaire à la surfaeedes eaux tranquilles. Il est souvent employé dans les constructions pour vérifier la verticalité d'un mur. Fixé à un châssis rectangulaire, il sert à vérifier l'horizontalité d'un plan.

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Fixé à un oliâ reclangiilaire, il constitue le niveau des maçons; il indique si la surface sur laquelle on le pose est bien horizontale.

filaire. — Ver parasite qu'on trouve dans le corps des mammifères et des oiseaux; ils ont la forme de fils très allongés. La filaire de Médine, ou dragon neau, s'attaque à l'homme et pjn'ètre sous la peau, surtout sous celle des pieds; elle a parfois jusqu'à 4 centimètres de longueur, avec une largeur à iieine supérieure à un millimètre. Elle occasionne souvent des inflammations suivies de gangrène. On ne rencontre la filaire de Medine que dans les régions tropicales. D'autres filaires s'introduisent dans l'œil des nègres du Congo et du Gabon, d'autres dans l'œil du cheval et du bœuf.

fliîère. — Appareil employé pour obtenir des fils métalliques de diverses grosseurs i/ig.). Elle est constituée par une plaque d'acier fondu, percée de trous coniques variant de grosseur d'une matière continue.

Filière. — Le fil est enroulé sur le tambour de droite; le tambour de gauche tourne sur luimême, entraîné par une machine puissante, et force le fil à passer dans le sens de la flèche.

Pour se ser^'ir de la filière, on la fixe solidement dans une position verticale. On prend alors une mince tige de métal, qu'on amincit encore au marteau à l'une de ses extrémités, de façon qu'elle entre dans l'un des trous de la filière. Une tenaille saisit cette extrémité, et tire fortement pour faire passer la tige en l'amincissant. On l'ait ensuite passer le fil par des trous

de plus en plus petits, jusqu'à ce qu'il se casse au lieu de passer.

filipeiiilule. — Plante de la famille des rosacées, qu'on rencontre dans les clairières des bois sablonneux et su/ les coteaux secs. On l'emploie en médecine contre la diarrhée, car sa décoction est astringente.

filon. — On désigne sous ce nom des sortes de coulées qui ont rempli les crevasses du sol. Il y a deux sortes de filons ; les uns ne sont formés que par des roches ignées (voy. terrains) ; les seconds renferment des matières minérales tfig.).

Filons basaltiques dans des terrains stratifiés.

Les premiers peuvent être constitués par de la lave, du basalte, des porphyres, des granits. Les filons de laves se forment encore de nos jours .

il suffit qu'une crevasse se fasse dans le cône d'un volcan, pour qu'immédiatement elle soit remplie par les matières en fusion,

Les filons métallifères contiennent, soit à l'état natif, soit à l'état de combinaison, les métaux dont on se sert dans l'industrie. Les amas raétallifères sont des accumulations de petits filons dirigés dans tous les sens. Les gilcs mélallifères sont des filous dont la

Filons métallifères.

direction est parallèle à celle des couches où ils se rencontrent. On ne sait pas au juste comment les fentes métallifères ont été remplies. Les matières y sont arriA ées le j)lus souvent à l'état fluide. Quelquefois elles paraissent avoir été en dissolution dans des eaux qui les ont laissé déposer, ou à l'état de vapeurs émanées de l'intérieur.

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