‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 153 sur 418 · FLA · texte numérisé non relu

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llaniant. — Oiseau cchassier au plumage blanc nuancé de rose, avec des ailes d'un rouge carmin. Très grandes jambes, très long cou, bec très épais, courbé vers le milieu et dentelé

et arrive à l'endroit où se produit la combustion, l'Ilc est rfc'Owîpose'e par la

Flamant (hauteur, 1"",3S).

sur les bords. Longueur \^,Z5; envergure l>n,76. Oiseau de rivage, voyageur, ami des climats chauds, se liont surtout sur les bords de la Mi'ditjrranée t;t des étangs salés.

Arrive dans la Camargue au printemps, par grandes Irou'ies, et en repart en octobre pour aller en Espagne et en Afriqae. Niche dans les marais fangeux et dans les replis des dunes; deux œufs blancs, plus gros que ceux de loie.

.'îe nourrit d'animaux aquatiques, molln.sques, vers, crustacés ifig.).

flamme. — Une

flamme est constituée par un gaz incandescent. Il n'y a donc que les gaz, ou les sulstances capables de produire des ga/.

combustibles, qui puissent brûler avec flamme. Le charbon, qui n'est Flamme. — Om^opas volatil, brùlc ^''"'"de la flamme t „ , n 1 •' un Dec de iraz ou

sans flamme ; le j-une bougie^ pétrole, qui est vo-

litil, brûle avec flamme; tous les gaz combustibles brûlent avec flamme.

L huile n'est pas volatile, mais quand elle monte dans la mèche d une lampe.

Flamme. — Dans la parfie noire centrale <ie la flammf d'une bougie, il j a des jiai rorabust]ble? qu'on peut en extraire à l'aide d'un tube convenablement disposé-

Flamme. —Quand on souffle avec un chalumeau dans la flamme d'une bougie, la partie noire et la pirlie éclairante diminuent, la partie bleue augmente; la flamme devient moiK éclairante, mais plus chaude.

Articulation.

Flamme. — Le gaz arrive dans le gros Invan quand le robinet» est ouvert. Qu-md on fait arriver un courau' d'oir au milieu di- la llamnie, en ouvrant le robinet a et faisant manœurer un soufflet, la flanime devient moins éclairante et plus chaude.

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chaleur, et donne des gaz combustibles ■ qui brûlent avec flamme; la même chose se produit dans une chandelle, uue bougie t/ty.).

Quand il n'y a que des gaz dans une flamme, cette flamme nesi pas éclairante (flamme de l'alcool, de i'oxyde de carbone); mais si la flamme contient des corps solides portés à une haute température, elle est éclaii-ante. Ainsi, au milieu d'une flamme de bougie, il y a du charbon en parcelles très fines, qui n'est pas encore brûlé, et qui •lonne à la flamme son éclat ; la preuv.qu'il y a du charbon dans la flammi/, c'est que si on en approche une assiette, celte assiette est noircie. Mais si on souffle dans la flamme avec un chalumeau, le charbon est brûlé dès l'intérieur, et la flamme iwrd son éclat i/ig).

fleur. — La fleur est l'organe de la plante destiné à produire le fruit.

Une fleur complé.e se compose de quatre séries d'organes : l» le calice: 2» la corolle; 3» les étamines ; 4» le pistil ifi{/.i.

H Sépale.

Fleur du bouton d"or, »iie en dt?;sou$, pour muulier k catire, lurine de ié/iales B.

Le calice est un organe protecteur:

il est formé de sépales, qui servent d'eaveloppe à la fleur, alors quelle nest pas encore épanouie. Tantôt les

rose), tantôt plus ou moius irrégulier (saufje, pied-d'alouette, capucine).

La corolle, seconde enveloppe protectrice, se compose de pétales, qui ont ordinairement une coloration vive et éclatante, eu même temps qu'unt odeur plus ou moins agréable (anémone, marfjuerite, violette, rose, etc.).

Le nombre des pétales varie dune fleur à l'autre; ils sont libres, ou soud'S entre eux. La corolle, qui résulte de l'union des pétales, peut même avoii une forme tout à fait irréguliere i sauge, gueule-de-lion). Dans les fleurs de nos jardins, profondément moditiées par là culture et souvent fort éloignées des fleurs naturelles, le nombre des pétales peut être considérable.

Les étamines et les pistils sont les

Fleur du bouton d'or, cmpec verlicalemen' par le milieu, pour montrer les élamiiies et le pislil.

parties essentielles de la fleur, les organes reproducteurs ; ils sont disposés an centre, en couronne. Une étamlne se compose d'une petite queue, ou filet, à l'extrémité de laquelle se

-Anthère

Anthère.

Fleur de bonton d'or, vue en de^'^u^ pour montrer la curolle, formée de pclalcs A.

sépales du calice sont entièrement séparées les unes des autres (giroflée, rose, camélia); tantôt ils sont plus ou moins soudés entre eux (œillet, mouron). Le nombre en est variable, deux, trois, quatre et plus souvent cinq. Le calice est tantôt régulier (giroflée.

Fleur dépouillée des sépales et des pétale?, pour montrer plus nettement le ]jislil Cavec son renflement inrérienr, Vovaire et ses prolongements siipi'rieurs (<^?/?<•s et stigmate»), et les étamines avec leurs /îie/s et leurs an/Aeres.

trouve une masse plus volumineuse, ou anthère. L'anthère est une sorte de sac rempli d'une poussière jauno nommée pollen. Piien n'est plus variable que le nombre et la disposition des

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<;tamines ; il y en a une (saitle), trois (tris), quatre (gueule-de-lion), six {giroflée), plus de cent (pavot). Le

filet est court ou long; la longueur

Îieut ne pas être la même dans toutes es étamines; les filets peuvent être soudés entre eux.

Les pistils occupent tout à fait le centre de la fleur. On y distingue trois parties. A la parlie inférieure, un reuîlement dans lequel sont contenus les germes qui deviendront les graines : ce renflement se nomme l'ovaire; les germes qu il renferme sont les ovules.

Au-dessus de l'ovaire s'élève une colonne plus ou moins longue, le

Les fleurs du noisetier sont incomplètes : elle? nont ni calice ni corolle. De plus certaines fleurs n'ont que d<^i pistils (fie ws femelles en haul). et d'autres n'ont que des étamines (fleurs mâles en bas). Ces dernières sont réunies en grand nombre en chaton. On nomme chaton un épi grêle et caduc composé uniquement soit de fleurs mules, soit de fleurs femelles.

Les fleurs lains pic mutes

du chanvre .sont incompléles. Cer- (Is pnricnt uniquement des fleurs clamincs).

Les fleurs du chanvre sont incomplètes. D'autres pieds portent uniquement des fleurs femelles (<i jnstih). Ces derniers (lieds sont les seuls à porter des graines.

style, terminé par un petit renflement, le stigmate. Les dispositions relatives de ces trois parties sont très variables. Les ov ires des difi'érents pistils sont le plus souvent réunis, soudés entre eux, de façon à former, au centre et au fond de la fleur, un seul renflement divisé intérieurement en un nombre variable de loges. De ce renflement partent plusieurs styles, tantôt séparés, tantôt soudés en une seule colonne de longueur plus ou moins grande.

Beaucoup de fleurs sont incomplètes.

Dans certaines plantes, une partie des fleurs n'a que les étamines : ce sont les fleurs mâles; d'autres, les fleurs femelles, n'ont que dis pistils. Dans ce

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DIVERS MODtlS D'LXFLORESCENGE.

Les fleurs du cerfeuil sunt en ombelle. On appelle ainsi un tr.nipe de fleurs supportées par des aies secondaires ou pédon- ■ iilcs égani eiilre eui, s'élevaiil i 11 même hauteur et naissant tous au sommet de l'axe primaire. Ces pédoncules vont en divergeant comme les rajons d'un parasvl.

Les fleurs du blé sont en épi. On nuiMine ain<i un assemblage de fleurs très rapprochées les unes des autres qui se trouvent au haut du la ti^e de certaines plantes, notamment des céréales.

Les fleurs de la jacinthe

sont en grappe. » in nomme grappe un assemblage de (leur placées à l'exlremili d'axes secondaires qu sont des ramiiiL'ation d'un axe principal.

Les fleurs de la marguerite sont en ci'pituli;. l'n ;rand nombre de petites fleurs semblant n'en former qu'une seule forment un capitule.

Les fleurs de la tulipe sunt «oJi'Jairej,

Les fleurs de l'achiUée mille feuilles sont en carymhe. On appelle corymbe un groupe de fleurs dont le pédoncule commun, nu axe principal, donne naissance à des pédoncules ou axes secondaires qui partent à peu prés du même niteau et arrivent tous à la même hauteur, c'est-à-dire dans un même plan horizontal oii ils se terminent par une fleur.

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cas, les fleurs des deux sexes sont sur un même pied (carex, chêne, noisetier arum, etc.), ou sur des pieds diflérents {saule, chanvre, houblon, etc.).

Les fleurs du maïs sont incomplètes comme celles du noiselier. Il y îi di-s fleurs femelles B (k ) islils), et des fleurs mâles A (ù étamines), sur le niéiiie pied.

Les fleurs sont posées de façons très diverses sur les plantes; elles sont isolées {violette, rose, tulipe), ou groupées : eu grapi^e {vigne, groseillier), en bouquet (prunier, cerisier), en parasol (l'enotiil, carotte), en épi {froment, seigle). Dans le Lluet, le pissenlit, l'artichaut, etc., un grand nombre de fleurs sont réunies de façon à ce qu'elles semblent n'en former (ju'une seule.

La fleur est l'organe de reproduction de la plante, puisqu'elle produit la graine. Pour cette fonction, les grains de pollen, portés par les anthères, et les ovules, contenus dans les ovaires, sont les organes indispensables. Lorsque la fleur est enlièrement éiianouie, a lieu la fécondation, sans laquelle la transformation des ovules en graines ne se produirait pas. L'anthère s'ouvre, le pollen s'en écliappe et vient se coller sur le stigmate. Ce pollen alors se gonfle, s'allonge de manière à envoyer dans le style un ou plusieurs boyaux allongés, iiui descendent jus((ne dans l'ovaire et pénètrent même dans les ovules. Ce contact du pollen avec les ovules est la fécondation. Dans les fleurs complètes, la fécondation a lieu aisément, jjuisquc les étamines touchent les pistils. Il n'en est pas ainsi dans les fleurs incomplètes, surtout

lorsque les fleurs mâles et femelles sont sur des pieds différents : dans ce cas le concours du vent et celui des insectes qui butinent est nécessaire pour transporter le pollen sur les l)istils. Peu de fleurs sont employées dans l'alimentation {artichaut); elles sont très usitées eu médecine {camomille, arnica, mauve, tilleul, violette).

En teinture on emploie le safran et le carthame: de la rose, du géranium, du jasmin, etc., on extrait des parfums (fig.).

fleuve. — Un fleuve est un couis d'eau qui se jette dans la mer. Quand il arrive à la mer son courant est généralement très faible. Si la mer a des

Le mascaret à Candebec.

marées', deux fois par jour il s'établit une lutte entre le courant du fleuve qui descend et le flux de marée qui monte (voy. mascaret.) Cette lutte ronge graduellement les berges et élargit considérablement le lit. Il se forme à l'embouchure un véritable golfe qu'on nomme estuaire (Seine, Loire, Gironde, Tamise, Saint-Laurent, et en général les fleuves qui arrivent dans l'océan) {fig.). Mais si la largeur de la rivière augmente, sa profondeur diminue ; les alluvions amenées par les eaux se déposent près de l'embouchure, formant un haut-fond qu'on nomme barre. La barre apporte à la navigatien les plus sérieuses entraves ; les gros vaisseaux sont dans l'impos-

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