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Estuaire de la Gironde Dans les mers à marie, le» fleuves ont généralement des estuaires.

pour obstruer tout à fait l'ouverture : la marée vient, en effet, toutes les douze heures, balayer les alluvions du fond

Delta du Rhône. Da'is les Diers sans marée, les fleuves ont géiiéralenient des deltas.

et en entraîner au moins une partie vers la haute mer. Aussi la plupart des vaisseaux peuvent-ils remonter sans trop d'obstacles la Gironde jus- «in'àBordoRux.la Loire jusqu'à Nantes,

la Seine jusqu'à Rouen, la Tamise jusqu'à Londres ifig.).

Les choses se passent autrement dans les mers intérieures (Méditerranée, Caspienne, Baltique). 11 n'y j.

pas de marée ; rien ne vient balayei l'embouchure vt enlever les débris qui l'encombrent : la barre se forme sans obstacle et grandit toujours. C'est à cause de la barre que les vaisseaux ne peuvent pas passer de la Méditerranée dans le Rhône, et qu'aucun port important n'a pu se fonder sur ce grand fleuve. Souvent la barre s'élève assez pour obstruer complètement le lit du fleuve, qui alors est forcé de se creuser à travers les campagnes voisines une nouvelle route pour remplacer la première. Il se forme ainsi à l'embouchure des plaines basses de limon, qui s'avancent dans la mer et s'accroissent constamment ; on les nomme des déliais. Les deltas, d'après cela, ne doivent guère se former que dans les mers intérieures (Nil, Rhône, Pô, Danube).

Le sol des deltas est ordinairement d'une grand'.' fertilité y/ig.).

flouve. — Plante do la famille des gramiiiées qu'on rencontre dans les terrains les plus divers ; on en met

nonve odorante (hanteur, 0b,30).

I toujours une certaine quantité dans les prairies naturelles, car elle communique une très bonne odeur au foin i/t'j-^-

flaor. — Gaz jaune, très difficile à.

préparer, car il attaque presque tous les corps avec lesquels on peut le mettre en contact, et de plus il est extrêmement dangereux a respirer. N'a aucune importance par lui-même.

flnorbydrique (aciile). — Liriuide incolore, très volatil, qui est une com-

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— yufi

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binaison de fluor et A'hijilrorjiine . On le pi-L'pai-c en traitant par l'acide sulfurique un minéral nommé spath fluor.

Sa principale propriété est de corroder le verre, do sorte qu'on ne peut le conserver que dans des flacons en ploml) ou en gutta-2)ercha. Quand il est concentré, on ne doit le manier qu'avec les plus grandes précautions. Une goutte tombant sur la main cause une inflammation longue à guérir et très douloureuse; les vapeurs, respirées même eu très petite quantité, détermineraient rapidement la mort.

Grarure sur verre .i \'ai:idv iluurlnjdtique. — Dans le vase en plomh on met du spath fluor et de l'acide sullurique; on chauffe très légèrement et il se dé,'age des vapeurs d'acide lluorhyHrique. A ces vapeurs on expose la plaque de verre, préparée comme il est dit dans le texte.

On utilise cet acide dans la gravure sur verre (fio.). Sur la plaque de verre à graver on étend une mince couche de cire ou de vernis ; sur ce vernis on trace, avec une pointe, le dessin à graver, de façon à mettre le verre à nu. Pais on e-cpose la plaque aux vapeurs d'acide fluorhydrique. Le verre est rongé aux endroits oii le vernis a été enlevé par la pointe. En chauffant ensuite un peu le verre, on fait fondre le vernis qui s'en va, on lave à l'essence de ti'rébenthine, et la gravure apparaît, opaque sur fond transparent.

Par ce procédé on grave les instruments de physique et de chimie ; de plus on obtient, pour l'ornementation des objets en verre, des ell'ets très variés de dJcoration.

fluKioa de poitrine. — Xom

donné à la 2i'>ieinnon>e '.

foie. — Viscère très volumineux qui occupe toute la partie droite de l'abdomen, à côté de l'estomac, et sous le diaphragme {/tg.). Son poids varie de 1 kil. 5 <à 2 kilogrammes. Il a 30 centimètres dans sa plus grande dimension. A l'aide du sang qui le traverse en abondance, il sécrète deux liquides, la bile' et le gljcogène ', dont le rôle est examiné à part. Le foie a une coloratioii d'un rouge brun foncé ; il est divisé en deux parties ou lobes; quand on le coupe, il a une apparence grenue : H l'intérieur est une petite poche, appelée vésicule du fiel, dans laquelle se réunit la bile. Par la Iule qu'il sécrète, le foie doit être considéré

comme une glande annexe de l'appareil digestif.

Le foie est sujet à diverses maladies, telles que l'hépatite, ou inflammation du foie, l'engorgement du foie, le cancer, les kystes du foie, la cirrhose, ou dégénérescence du foie, les calculs biliaires, la jaunisse ou ictère. La cause la plus fréquente de ces diverses

Le foie, sa position dans le corps de l'homme, i droite.

maladies réside dans des excès de table et dans le manque d'exercice. Le régime le plus sévère est indispensable

CE-'opbage. Vésicule du Del.

Estomac- 1 Cardia. ^, "'

Gros intestin

Pylore. Gros intestin.

Le foie (vu par derrière et relevé). — La vésicule du fiel, placée à l'intérieur du foie, verse la bile dans l'intestin grêle, par un conduit spécial, peu après le pytort, ou porte de sortie de l'estomac.

à la guérison des maladies du foie, ainsi que les eaux minérales alcalines et particulièrement celles de Yichy.

foin. — Le foin est constitué par les herbes séchées qui ont été fauchées sur les prairies naturelles ou artificielles.

Rien n'est si variable, au poini de

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vue <ie l'aspect, de rôdeur, Je la composition et de la valeur nutritive qjie li's foins des prairies naturelles. Les meilleurs proviennent des prairies sèches ou élevées ; ils renferment les 'jraininées les plus fines et les plus succulentes : crJtelle, fétuque, avoine, pâturin, et de petites légumineuses :

trèfle blanc, trèfle violet; des labiées (pimprenelle, carotte sauvage), lui donnent une odeur agréable. Les prairies plus humides donnent encore de bon foin ; elles renferment surtout le ray-grass, le dactyle, le vulpin, la fétuque, le brome, le fromental, le trèfle violet et le trèfle blanc, avec les renoncules, la chrysanthème, la carotte sauvage. Les prairies basses produisent davantage quand elles ne sont pas marécageuses, et leur foin est encore assez bon, mais sans odeur agréable ; mais si elles sont marécageuses elles renferment des plantes a(^uatiques, et le foin en est tout à fait grossier et peu nutritif.

D'ailleurs le mode de récolte et le procédé de conservation ont aussi une grande influence sur la qualité ; il importe que la fenaison se fasse par un beau temps et au moment où les plantes ne sont pas encore arrivées à maturité.

Les prairies artificielles produisent un foin de qualité plus constante, puisque chaque prairie renferme un très petit nombre d'espèces, et le plus ordinairement une seule (luzerne, sainfoin, trèfle violet, trèfle incarnat, vesce, pois gris). Ce foin est d'une conservation plus difficile que celui des prairies naturelles.

Les foins de seconde coupe, qu'on obtient eu septembre dans les prairies fraîches ou arrosées, portent le norn de regains; ils ne renferment ni fleurs ni graines. Récoltés dans de bonnes conditions, les regains sont aussi nutritifs que les toins de premièrecoupe (flg. p. 308-309).

folie. — Yj' aliénation mental'' ' comporte deux formes principales :

Vidiotie, dans laquelle les facultés intellectuelles n'ont jamais été développées ; la folie, caractérisée par la perte de facultés intellectuelles autrefois existantes.

La folie devient de plus en plus fréquente ; ses causes sont nomlireuses.

La plus importante est l'hérédité ; il faut y joindre les passions violentes, et en particulier l'ambition, les grands chagrins, le travail intellectuel excessif, les coups sur la tète, l'insolation, et diverses maladies (rhumatisme articulaire, fièvre typhoïde, ér^-sipèle.

névralgies, empoisonnements lentsj.

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