à"0uvertme d'écoulemeiit de la fonte
Cubilot pour la fonte à mouler. — De la fonte et du cliarbon sont mi? dans le lour; on donne du \onl par la soufflerie; la foule entre en fusion, et on fait écouler le liquide par le b.is dans une poclie ou creuset qui sert à le verser dans li' niuiile préparé à cet elTet.
foraininirères. — Animalcules protozoaires' dont le corps", très petit, est recouvert d'un cliarpente calcaire.
Les foramiuifèrcs actuels sont presque tous extrêmement petits, mais dans les mers des périodes géologiques anciennes vivaient des espèci'S plus grandes dont ou trouve aujourd'hui les squelettes dans les terrains déposés pendant ces périodes.
au fond de l'eau, et constituent à lu longue des couches épaisses de calcaires compactes. On connaît des couches calcaires, puissantes de milliards de mètres cuhes, qui sont formées de coquilles de foraminifèi'es.
forêts. — Les forêts ou bois, sont des terrains couverts d'arbres, que l'on coupe à des époques déterminées, pour en utiliser les tiges comme bois de chauffage ou comme bois de travail.
Les forêts couvraient, en France, à l'époque des Gaulois, la plus gramh' étendue du territoire; elles ne rciu''sentent actuellement que le septièiiu' de la surface du sol français. La destruction des forêts a pris dans presque toutes les régions du globe de telles proportions qu'on peut craindre di' voir un jour le bois manquer aux nombreuses industries dont il est la matière première. Mais, en outre, l'existence des forêts est indispensable par elle-même ; quand les pentes des montagnes ne sont plus couvertes de forêts les pluies ravinent le sol, descendent avec rapidité, produisent des inondations dans les basses vallées, entraînant la terre végétale, et rendant par suite toute culture impossible. Avec des forêts, au contraire, le régime des eaux, retenues par les
FOR
FUS
uilles et les racines, devient plus 1 gulier, et le climat entier de la iigion s'en trouve avantageusement uiodilié. On a constaté que le déboiseuiont a modifié d'uue manière très appréciable le climat des pays où il s est fait sur une grande échelle. Aussi le reboisement des montagnes est-il aujourd hui poursuivi avec ardeur dans un grand nombre de régions.
Les régions boisées les plus importantes de la France sont actuellement dans l'est (Vosges, plateau de Langres, Jura, Côte-d'Or, Cévennesi ; en outre il existe au centre de la France et aux environs de Paris plusieurs grandes forêts (Orléans, Fontainebleau, Compiègne, Rambouillet, Viller.s-Cotterets).
Ou évalue approximativement à 25 millions de mètres cubes la production annuelle des forêts de France, en bois de toute espèce. Dans ce volume, les bois d'œuvre entrent pour ô millions de mètres cubes, les bois de feu pour 20 millions; il nous faudrait une production de bois d'œuvre à peu près deux fois plus grande pour que nous puissions nous dispenser de l'importation étrangère.
Suivant le mode d'exploitation, on distingue les forêts en taillis et en futaies. On nomme taillis les forêts dont on coupe les arbres au ras du sol, et qui repoussent de souche. On nomme ftilaiM des forêts dont on exploite des arbres au bout d'un temps considérable ; ces arbres sont arrachés complètement et les futaies sont exclusivement reconstituées par des semis.
Parmi les futaies, on distingue les jeunes futaies, contenant des arbres âgés de 30 à 70 ans: les hautes futaies, ou les arbres ont de 70 à 100 ans, et les vieilles éeorces, âg.'cs de plus de 100 ans. Les principales essences forestières qui constituent les futaies sont : le chêne, le hêtre, le châtaignier, le bouleau, l'orme, le frêne, le sapin, l'épicéa, le mélèze, le pin sylvestre, le pin maritime. Les taillis," dont le bois est principalement destiné an chauffage, a la fabrication du charbon, des échalas, des cercles de tonneaux, se distinguent en jeunes taillis qu'on exploite tous les 7 ou 8 ans: les taillis moyens, qu'on exploite tous les 20 ans : et les hauts taillis, qu'on exploite de 25 à 40 ans. Lorsqu'on exploite nn taillis, on y laisse toujours un certain nombre d'arbres, clioisis parmi les plus beaux, qui constituent une sorte de futaie destinée surtout à fournir de l'ombrage pour la reprise des souches coupées. On exploite en taillis une partie des arbres cités plus haut (chêne, hêtre, châtaignier, bouleau, orme,
frêne) et eu outre le charme, le noisetier, l'alizier, le sorbier, le pommier sauvage, le merisier, l'érable, le tilleul... Les arbres résineux ne peuvent ordinairement pas servir à constituer des bois taillis, parce que, sauf l'if, ils ne repoussent pas de souche (/?;/. p. 312-313).
fossiles. — Les fossiles sont les débris animaux et végétaux consei'%és depuis les temps les plus reculés dans les terrains de sédiment, c'est-à-dirt les terrains déposés autrefois par les eaux. Il est rare que ces fossiles soient complets; les matières les moins altérables sont le plus souvent seules conservées ; mais ces fragments suffie sent presque toujours à faire connaîtrs l'animal ou le végétal auxquels ils ont appartenu. Souvent les orgaueconservés sont altérés dans leur substance : la forme est seule conseivée.
Ainsi le bois est transformé en houille : ou bien sa matière, progressivement enlevée, a été remplacée jjar du sile.f, sans que pour cela l'apparence du tronc ait été changée; on a du bois pétrifié. D'autres fois il ne reste ({u'une empreinte.
Fossile. — Morceau de bouille )>urLaiil l'empreinte d'une feuille de fuugére.
Les animaux et les plantes ont considérablement varié depuis l'apparition de la vie à la surface du >.'lo))e ; les
Fossile.— Trilobite. Fossile. — /iHmiO/i'i'î, vue de face et de proni.
animaux, les végétaux d'autrefois étaient différents de ceux d'aujourd'hui. Il en résulte que l'existence de tel ou tel fossile dans un terrain est susceptible d'indiquer l'âge relatif de ce terrain. Les fossiles nous apprennent en outre les circonstances dans