‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 158 sur 418 · FOS · texte numérisé non relu

FOS

FOU

lesquelles se sout formées les- couches qui les contiennent; une couche qui renferme des fossiles ayant vécu sur la terre ou dans les eaux douces a été ■ •videmment formée par un lac ou par un fleuve; c'est un dépôt d'eau douce.

Une couche qui renferme des fossiles naarins est un dépôt marin.

Citons qnelques fossiles.

Fossiles végétaux. — Los plantes les plus nombreuses des premiers âges étaient les fuugi'res. Elles étaient de grande taille, fies plantes analogues a nos prèles s élevaient aussi à une grande hauteur. Dans les couches moins profondes, on trouve aussi des fossiles qui ressemblent à nos sajjins et à nos palmiers. C'est surtout dans

Fossile. — Ostrea isolée, à'osirea.

et agglumération

Fossiles animaux. — Les trilobites sont presqnc les plus anciens animaux diint nous trouvions des restes fossiles. C'étaient des crustacés. Les ainmoitites, venues plus tanl, sont des co- <{nilles enroulées en sj^irale régulière; il y en a de plus de deux mètres de diamètre, et d'autres très petites. Les

Fossile. — Békmnite. Fossile. — Cérithe.

la houille que se trouvent les plus nombreux végétaux fossiles {/ig.}. Des empreintes de feuilles se rencontrent encore dans les bancs calcaires.

bélemnites étaient analogues à nos .sèches actuelles; c'étaient des animaux mous qui possédaient une pointe calcaire, sorte de coquille interne, seule partie de l'animal qui nous reste à l'étal fossile, h'ostrca ressemblait un 2*eu à notre huître. Les cérithes étaient des coquilles en forme de cônes très allongés ifiU-)- Les ly innées et les planorbes sont d'autres coquilles fossiles très communes.

Aux époques reculées, il y avait certainement aussi des animaiix sans coquilles, mais leurs corps, ne présentant pas de parties assez résistantes, n'ont pu se conserver.

Les terrains anciens renferment aussi beaucoup de squelettes fossiles d'animaux supérieurs plus ou moins a:ialognes à ceux qui vivent encore.

Fossile. — Squeli-tle du plésiosaure.

On trouve des empreintes de poissons, des squelettes de reptiles, d'oiseaux, de mammifères. Un reptile' marin, le plésiosaure, avait plus de 8 mètres de longueur: un mammifère analogue à l'éléi^hant, le iiiammoulh, était plus gros que nos plus gros éléphants. Un maiiimouth, conservé depuis des centaines de siècles au milieu des glaces

Fossile. — Mammouth.

de la Lena, a été trouvé entier en 1799. Il était si bien conservé que les chitiis, et même les hommes, ont pu se nourrir de sa cliair {fir/.).

fou. — Oiseau palmipède à.- la grosseur de l'oie, avec des ailes dont l'envergui-e est immense. Ces oiseaux vivent sur les bords de la mer et se nourrissent exclusivement de poisson.

Ils nichent en troujjes nombreuses dans les falaises qui bordent les rivages; la femelle pond de un à trois

FOU

FOU

',{'<■. Ils sont très abondants dans les jiMYS chauils ; ceux du nord de l'Eu-

Foudre — Quand la décharge électrique ?c produit entre un nuaije et un point du $ol, ou a la foudre propretunnl dite.

Siiisqu'elle provient de la réunion do eux fluides, dont l'un s élève du sol. tandis que l'autre descend du nuage.

Fou blanc [taille de l'oie, très grande envergure)

fope émigrent pendant l'Ijiver. La chair est détestalile {fig.).

foudre. — Étincelle électrique quipendant un orage, jaillit autre un

Fondre. — Quand la décharge électrique se produit entre deux nuage?, on a un éclair accompagné de tonnerre.

nuage électrisé et le sol : la fuudre monte aussi bien qu'elle descend,

Les points les plus souvent atteints par la foudre sont les sommets et les masses métalliques. Il faut éviter, pendant les orages, de se placer sous les arbres isolés ou dans le voisinage de grandes masses métalliques; mais il n'y a aucun inconvénient à courir, à laisser ouvertes les fenêtres des habitations. L'habitude de sonner les cloches des églises n'a aucune action sur les orages, mais elle expose la vie d6s sonneurs, car la foudre tombe souvent sur les clochers élevés (fig.).

La foudre tord et renverse les arbres, di'molitles maisons, fond les chaînes de fer, allume des incendies. Les hommes et les animaux frappés sont terrassés, le plus souvent tues. On trouve sur les cadavres des plaies béantes; d'autres fois le feu du ciel n'a laissé aucune trace visible.

fongères. — Plantes cryptogames' vivaces, ayant une tige, des feuilles

Fougère (hauteur, l"»).

FeuiJle de fougère. — Chaque I«hc porte à la face inférieure de petits points jaunes ('^J'Oranijes), qui contiennent les graines.

FOU

Mi;

FOU

et des racines; dans les espèces de nos climats la tige est souterraine, et les feuilles semblent sortir du sol ; certaines fougères des Indes orientales ont une tige dont la hauteur atteint 20 mètres.

La reproduction se fait par des spores, comme chez toutes les plantes cryptogames (//fir.). On connaît plus de 3000 esj)èces dillerentes de fougères, appartenant pour le plus grand nombre

Sporanges grossis.

aux régions chaudes 'et humides ; on consomme comnie aliment la tige souterraine de quelques-unes, d'autres sont employées en médecine ; ces usages sont peu importants ; on en fait aussi de la litière pour les animaux domestiques. Le poli/stic, le capillaire, la scolopendre, etc., sont des fougères (le nos pays (fig.).

fouine. — La fouine est une espèce de martre (voy. ce mot). Elle est plus petite, et son pelage n'a pas de tache j lune sous la gorge, qui est d'un beau blanc. Longueur 30 centimètres, queue 22 eentimètrps. Très commune et très niisible en France (fij.).

Fouine (longueur du corps, Om.SO; longueur de la queue, 0'",22j.

Elle habite la lisière des bois, dans les arbres creux et les crevasses des rochers ; se tient dans le voisinage des habitations et niche souvent mèmi' dans les granges, oii elle s'installe pendant l'hiver. Elle exhale une odeur musquée désagréable. La nuit elle se glisse dans les basses-cours par les moindres ouvertures, et tue la volaille pour en sucer seulement le sang : en été elle détruit les lièvres, lapins, faisans, perdrix, et aussi les mulots et les campagnols. Elle mange aussi des fruits.

foulque. — La foulque (ou macreuse) est un oiseau échassier uoir,

ayant déjà à peu près la forme d'un palmipède ; longueur 40 centimètres.

Connu surtout dans les étangs du bord de la Méditerranée. Habite les lacs, les marais, nageant et plongeant très volontiers; vol très lourd. Se nourrit de petits animaux et de plantes aquatiques. La ponte est de 12 à 15 œufs ; le nid est au Lord de Icau.

Foulque noire (longueur, O",:

Incubation 21 jours. Les petits nagent et plongent dès la naissance. Les macreuses vont, en bandes immenses, s'établir sur les grands étangs pour y passer 1 hiver. Gibier médiocre ifig.).

fourbure. — Inflammation du pied qu'on observe fréquemment chez les animaux solipèdes (cheval, âne, mulet) et bien plus rarement chez le bœuf, le mouton. L inflammation, portant sur les parties molles comprimées par le sabot, est très douloureuse et détermine une boiterie.

Un excès de travail, un refroidissement subit, parfois un repos prolongé, et surtout une nourriture trop abondante ou trop excitante, sont les causes les plus ordinaires de la fourbure. La maladie est accompagnée d'accablement, de fièvre, de perte d'appétit; on sent une chaleur anormale au sabot.

Quand la maladie est léçère, et bien traitée (diète, saignée, bains froids...) elle cède progressivement. Mais souvent aussi elle s'aggrave; il survient des hémorragies, de la suppuration, un décollement de la corne, la gangrène ; la douleur de l'animal est atroce et la mort survient fréquemment. D'autres fois, la fourbure passe à l'état chronique, le sabot se déforme et le cheval reste incaijablc de tout service.

fourmilier. — Le fourmilier est un mammifère cdenté fouisseur qui vit dans l'Amérique du Sud. Il est

FOU

FOU

remarquable par un museau allongé, aes mâchoires dépourvues de dents et une langue très longue, extensible.

Son corps est allongé, garni de soies longues, raides, serrées. La queue surtout est extrêmement toulTue.

Le fourmilier ordinaire ou tamanoir à crinière est lon^ de lra,40, avec une queue qui a 1 mètre ; il est bas sur jambes. Il habite les endroits déserts, marchant toujours d'un pas Jent, et n'ayant jamais un gîte constant. Il se nourrit exclusivement de termites et de fourmis. Avec ses ongles

Fourmilier (longueur du curp=, l^iiO; longueur de la queue, 1").

il bouleverse le nid, allonge sa langue au milieu des insectes et la retire quand elle en est couverte. C'est un animal très paisible, mais que sa.

grande taille et ses énormes griffes rendent redoutable quand on l'oblige à se défendre. D'ailleurs quelques coups de bâton sur la tête suffisent pour le tuer. C'est un animal utile par sa guerre aux fourmis et aux termites ; on le chasse peu car ou ne tire aucun profit de son corps (fig.).

Plusieurs espèces d'édentés fouisseurs sont analogues au fourmilier.

Elles habiteut l'l\frique et l'Amérique du Sud.

lournii-lioit. — Insecte névroplère.

La larve a 15 millimètres de long; sa

Larve (longueur, lômm).

quelles l'animal aspire les sucs des insectes dont il se nourrit. Cette larve se creuse au soleil, pendant l'été, un trou en entonnoir dans le sable, au fond duquel elle se cache. Quand

Insecle parfait (envergure, 63 Fourmi-lion.

tète porte deux mandibules qui sont de véritables pinces creuses avec les-

Fourmi-Iion. — Piège en entonnoir.

un petit insecte tombe dans le trou, la larve le saisit avec ses pinces. L'insecte parfait a 4 ailes membraneuses et Gô millimètres d'envergure (fig.).

fourmis. — Les fourrriis sont des insoftns hyménoptères vivant en société. Les colonies, ou fourmilières, sont composées de r/iâles ailés, d'une ou plusieurs femelles ailées, et d'un grand nombre de neutres sans ailes. Ces

Cocon grossi. N^ymphc grossie. Larve grossie.

Mdle. Ouvrière. Femelle.

Fourmi fauve, qu'on rencontre dans les bois, les bruyères, et dont la morsure est cuisanle (divers états).

neutres se présentent parfois sous deux formes : les ouvrières, dont la tète est petite, et les soldats, dont la tète est plus grosse et les mandibules plus puissantes. Les femelles et les neutres sont munis de glandes à venin, mais ils n'ont pas toujours un aiguillon; le venin est alors versé sur les blessures faites par les mandibules. Après la fécondation, les mâles jirrissent et les femelles perdent les ailes, puis servent, soit à perpétuer la fourmilière, soit à en fonder une nouvelle (fig.).

Selon les espèces, la forme des nids et leur position sont variables. Les uns sont souterrains, faits de terre et d'autres matériaux formant un dôme; les autres sont établis dans les rochers, les murailles, les bois, ou fabriqués avec des matières végétales trans-

FOU

FOU

fonu '08. Les larves sont nourries par les ouvrières. Les nymphes sont souvent entourées d un cocon qu'on nomme à tort œuf de fourmi. De ces nymphes, les unes deviennent des ouvrières, les autres des mâles, et quelques-unes des femelles (fig.).

Les habitudes des fourmis dénotent une très remarquable intelligence et des instincts très sociaux. Non seulement elles se construisent des habitations, travaillant ainsi de concert,

Fourmilière [oou|m ;.

X»uis inenneut soin de leurs petits, mais elles ont certainement une sorte de langage grâce auquel elles se comprennent les unes les autres. Elles se livrent, d'une fourmilière à une autre, des combats acharnés, ayant pour mobile la conquête ou la défense d'un territoire, l'enlèvement des nymphes.

Les fourmis blessées dans les combats .sont soignées par leurs compagnes; les prisonniers de guerre sont traînés au camp des vainqueurs et mis à mort, à moins que, réduits en esclavage, ils ne soient condamnés à faire les plus durs travaux de la ruche. Très friandes de matières sucrées, les fourmis adorent les sécrétions des pucerons ; elles poursuivent ces insectes, les transportent quelcpiefois dans leur nid, où ils constituent un véritable bétail. Les fourmis se nourrissent de matières liquides ou semi-liquides, animales ou végétales. Les unes ne font pas de pro\'isions, et hivernent sans prendre de nourriture ; d'autres amassent des graines pour l'hiver.

Les fourmis, désagréables quand elles s'introduisent dans nos demeures, ne peuvent cependant guère être considérées comme des animaux nuisibles.

Dans les bois, elles détruisent beaucoup de petits insectes franchement nuisibles. Dans les vergers, elles attaquent les fruits, mais leurs dégâts sont relativement faibles.

fourneau à gaz. — Le gaz de

la houille est employé non seulement ;i l'éclairage, mais aussi au chautfage. A la sortie des becs ordinaires, il brùlc avec une flamme éclairante,

qui dépose du noir de fumée sur les objets que l'on place au-dessus pour les chauller. Mais si on fait arriver un courant dair au milieu même de la llamme, celle-ci perd tout éclat, eu

Chalomean à gaz oxhydrique. — Vhydro- (jène ou le rjaz d'écifiiraije arrive par le robinet H, dans le tube A; on rmllamnie; puis on fait arriver de yoxyrjéne par le robinet 0, dan» !e tube intérieur. La température s'élève assez pour déterminer la fusion du platine placé dans le creuset de chaux ^ive situé sous le chalumeau.

même temps qu'elle de%'ient beaucoup plus chaude, et qu'elle cesse de noircir les objets soumis à son action.

Dans le chalumeau de Deville, dans la lampe d'émailleur, qui sert en particulier aux ouvriers qui travaillent le verre, l'air est introduit dans la

Bec de Bonsen Fonmean à gaz de

à fonctionne- laboratoire, de cui-

menl automa- sine. — Il peut être

tique. considéré, théori-

quement , comme toruié par la réunion de plusieurs becs de Bunsen.

Hamme à l'aide d'un soufflet qu'on peut manœuvrer avec le pied.

Dans le bec de Bunsen, l'air arrive plus simplement. Deux trous sont pratiqués en bas du bec, de telle manière que le gaz, en se dégageant, aspire l'air par ces trous, sans qu'il soit besoin d'un soufflet. Tous {les fourneau^' Cl gaz aujourd'hui employés dans l'économie domestique, possèdent de même, dans le voisinage du robinet à gaz, un trou par lequell'air est aspiré. Aussi, par les petits trous de dégage-

FRA

FRA

ment, arrive-t-il un mélange d'air et di gaz combustible, qui Brùle avec

Tiijau à gaz Tiivau à air.

Arrivée dn ,5^

Arlicuialion.

Lampe d'émailleor. — Ce chalnnuau, très em- |)lo}é dans les laboratoires, a les mêmes dispositions que le chalumeau à gaz oxjdriquc. Mai- on y emploie toujours le ynz d'écliirnrjc, et Voxygêna y est remplacé par de l'air, qu'on fait arriver à l'aide d'un soufflet, comme il est Indiqué dans la !i^ure sui\ante.

une flamme non t'elairante, mais très chaude {/tg.).

Lainpf. ^

fourrages. — Ensemble des produits qui servent à l'alimentation du bétail. Les plantes fourragères sont extrêmement nombreuses. 11 y a d'abord un grand nombre de graminées ' (agrostide, fromental, brome, dactyle, fétuque, flouve, ivraie, pâturin, vulpin, maïs...) {fig. p. 'àOS--M)), des légii mineuses' (ajonc, ionc marin, léverole, gesse, lentille, lupin, luzerne, pois, sainfoin, trèfle, vesce...), ces espèces entrant dans la composition du foin. Puis, en outre, des plantes d'autres familles, parmi lesquelles : chou, consoude.

moutarde, navette, sarrasin, betterave, carotte, navets et raves, panais, pomnn' de terre, topinambour i/ig. p. 320-321).

fractures. — Un choc assez fort sur un os détermine sa fracture. Le traitement de ces accidents est surtout

Appareil pour immobiliser la jambe après una fracture.

chirurgical. Il faut d'abord, par des manœuvres appropriées, ramener les fragments dans leur position normale,

Lampe d'émailleur, montrant le soufflet à péilale destiné à injecter l'air au milieu de la flamme.

Fracture simple

de la cuisse.

Cal restant après la guérison de la fracture de la cuisse.

de façon à rendre à l'os sa forme primitive; puis on applique un appareil' destiné à maintenir la partie malade absolument immobile, jusqu'à ce çjue la soudure se soit faite (fig.).

La fracture est d'autant plus grave, la guérison est d'autant plus longue

Page 1