‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 168 sur 418 · GEN · texte numérisé non relu

GEN

indre 4 motres de hauteur, avec Ùe5 fleurs plus grandes, pousse aljondammcut dans le midi de la Franco ; on tire de l'écorce une filasse très solide dont on fait des sacs et des cordes.

genêt te. — La genêt te est un Carnivore qui se rapproche de la civette. Sou corps est allongé, sa queue longue. Elle possède une glande ovale sécrétant une faible quantité d'un parfum à odeur musquée.

La genelle vulgaire, qui est la plus connue, ressemble beaucoup à la civette; elle a Om.ôô de long, avec une queue de0">,44 et une hauteur de 0",lti.

Genette vulgaire (longueur du corps, 0«',â'i].

On la rencontre quelquefois, mais très rarement, dans le midi de la France et dans le Poitou ; elle est plus abondante en Espagne, et surtout en Afrique. Son nom lui vient de ce qu'elle habite les lieux arides où poussent les genêts. C'est un animal nocturne qui se nourrit d'insectes, d'oiseaux et de petits rongeurs. Elle est très habile à chasser sa proie. Sa fourrure est estimée {fig.).

genévrier. — Arbuste de la famille des conifères, commun en France, dont les feuilles sont piquantes, et dont toutes les parties sont résineuses

Genévrier commun (hauteur, 5").

■' ont nue saveur aromatique, surtout le fruit, nommé baies de genièvre; avec ces fruits on aromatise diverses liqueurs alcooliques. Le bois est rou-

geàtre, dur, compact; on s'en sert pour divers ouvrages de marqueterie; on en fait des cannes. Le genévrier est commun dans les lieux incultes et rocailleux du nord et du centre de l'Europe.

Outre le genévrier commun on connaît plusieurs autres espèces dont on utilise le bois; certaines d'entre elles fournissent une résine utilisée eu médecine ; d'autres une essence employée par les vétérinaires. Le bois des crayons a la mine de plomb est ordinairement en genévrier de Virginie.

genou. — Partie du membre inférieur qui détermine la jonction de la cuisse et de la jambe. Le genou contient l'articulation du fémur, avec le tibia, protégée en avant par un os indépendant, la rotule. Ces os sont unis entre eux par de puissants ligaments qui ne leur permettent de se mouvoir que dans deux directions; nous ne pouvons qu'éten-

Rotuli'.

dre la jambe et la plier en arrière, sans pouvoir la faire tourner comme nous faisons du bras.

Les blessures du genou sont fréquentes et exigent des soins immédiats, généralement un repos ?" cheval, depuis le absolu, de peur ^^^«t ^f ^^W^d'; qu elles ne soient riiuiniue.

sui^^es d'une inflammation toujours assez grave de l'articulation. Cette inflammation de l'articulation apparaît aussi sous l'action d'une course forcée, dun refroidisse-

Genou du chevaL — Ce qu'on noninie genou, dans le cheval, ne correspond pas du tuulau genou de l'hoinnie; le genou du cheval est îbruiê par les os du tar<e; toute la partie inférieure de la jambe

GÉR

CtÉR

ment, d'un rhumatisme, h'hydarthrose ordioairement ivgulii'res, à cinq sépa est très fréquente au genou. Le genou les, cinq pétales, souvent dix étaniines

equente au genou. Lie genou est donc un organe à ménager d'une façon toute particulière {/Ig.).

gentiane. — Plante des montagnes, dont la hauteur atteint 1 mètre. Toutes les parties ont un goût extrêmement amer, mais plus particulièrement la

Gentiane jaune (liautcur, 1™).

racine. La poudre qu'on fabrique avec cette racine est employée en médecine comme tonique, fébrifuge, vermifuge

ifig.).

jçéode. — Cavité pierreuse complètement close dont l'intérieur est tapissé de cristaux; les géodes de silex renferment ordinairement à l'intérieur des cristaux de quartz colorés en violet et parfaitciueut transparents.

g€>raniees.

Plantes dicotylé-

Exemple de gérauiée : Dil^aïuine.

dones ' dialy^Klales à corolle et à étamines fixées à un réceptacle commun, ovaire libre; plantes à fleurs

cinq pétales, souvent dix ctamines, pistil formé de cinq carpelles, fruit souvrant à la maturité par la séparation des cinq carpelles. Ce sont surtout des plantes ornementales : géranium, pélargonium, balsamine, capucine.

géranium. — Plante de la famille

Géranium (liautcur, OmjSO).

La planlfi eft reinriscntée avec la moite de terreau ajant la forme du pot où elle se trouviiil.

des géraniées, dont on connaît un

Fleurs de géranium.

grand nombre d'espèces; plusieurs se rencontrent dans les pâturages, d'autres sont cultivées dans les jardins; ce sont des fleurs très rustiques, aux colorations variées (fig.).

GER

GER

Gerboise tloii^'ueur du corps, 0«',18:

longueur de la queue, Oii>,26).

gerboise. — Petit mammifère rongeur caracttiiisû par des pattes de (l(>rrière beaucoup plus longues que oi;lles de devant et une queue très longue terminée par un bouquet de iioils: grandes oreilles, grands yeux.

I>ougueur du corps 0"',18; longueur de la queue 0'",26. La robe est grise avec le ventre blanc.

Habile les déserts du nord-est de l'Afri- .[ue; elle peuple les pays les plus désolés, oii il semble diflicile qu'elle puisse trouver sa nourriture. Les peuplades du désert, qui estiment beaucoup sa cbair, la cliassent activement. De sa peau on fait des vêtements pour les femmes et les enfants ; c'est une assez belle fourrure (fcg.).

Plusieurs rongeurs analogues à la gerboise, ayant comme elle des pattes de derrière très élevées , habitent les déserts de l'ancien et du nouveau continent.

gerfaut. — Oiseau rapace diurne, de grande taille qui habite seulement les régions de 1 extrême nord. Le gerfaut du Groenland est blanc; lonr;ueur 0™,63; envergure 1>".:!0. Habite surtout les falaises; niche dans les ro- gerfaut (lonsueur lochers. laie, 1">,30).

Les gerfauts se nourrissent d'oiseaux marins et de petits mammifères ifig.).

gésier. — Voy. jabot.

geruiaitdrée. — Genre de plante de la famille des labiées; parmi les diverses espèces de germandrée, les unes sont des herbes, les autres de petits arbustes; on les rencontre surtout sur les bords de la Méditerranée.

La germandrée petit chêne (ou sauge omère) a des fleurs roses; on en fait des infusions toniques et apéritives; elle pousse surtout sur les coteaux arides et à la lisière des bois. La germandrée sauvage, ou saur/e des bois.

e^t répandue sur les lisières et dans les clairières des bois. D'autres ger-

mandrées sont également employées en

médecine (/?.'/■).

Germandrée petit cliêue (hauteur, 0"i,25).

germination. — Phénomène par lequel la graine donne naissance à une jeune plante pourvue déracines, de tige et de feuilles. Pour que la germination se produise, il faut a la gj-aine le contact de Vair, de l'humidité et un certain degré de chaleur.

Cotylédons (lelns.

Jeune tige.

Germination d'un haricot. — Les cotylédons, en nourrissant la jeune plante, se sont flétris. Ils sont sorlis de Ifne avec la jeune li^c ; maintenant les rncines el les findlles vont conimeucer à puiser dans le sol el dans l'air les aliments du végétal.

Les graines conservées à l'abri de l'air et de l'humidité ne germent pas ; c'est pour cela que les graines des céréales et les légumes secs, tels que les haricots, les lentilles, se conservent indéfiniment dans les greniers. Les graines enfouies trop profondément dans la terre ne germent i^as, faute d'air.

GER

GER

La lempi-rature la plus favorable à la germination est celle de 12 à lôd.crr.-s.

Cotylédon unique

Racines.

ijuaijl elles sont vieilles de quelques mois. Pendant la germination, la jeune plante emprunte sa nourriture aux cati/U'dons ou à l'albumen (voy. graine); quand les racines et les feuilles sont développées, l'alimentation se fait par l'es organes (fig.).

Germination d'un grain de blé. te zrain, épuisé par la germination, restera dan; "le sol avec les racines.

Certaines graines, comme le blé, con

Germination. — La germiiiation coD^omme YoitjfjéiH de l'air et le transforme en acide carbonique, par la combustion lente du charbon contenu dans le grain. Des grains d'orge, mouillés, ont été mis dans un flacon bouché. Après quelques jour» on ou»re le flacon, on y introduit une allumette enflammée; cette allumette s'éteint, parce que l'oxygène du Hacon a été remplace par de I acide carbonique.

Les tubercules' comme la pomme de

servent pendant de nombreuses années terre, les oignons ' comme celui de la

5ctn

15cm

A. Le grain de blé enterré normale- B. Grain de blé trop enment : jiUintc. bien vi'joureuse. terré : plante faible.

Germination. — L'air est indispensable ;i la germination ; aussi I cire enfouies trop profondémenl.

la faculté de germer quand on leur donne l'air, l'eau et la chaleur nécessaires ; d'autres ne peuvent plus germer

Page 1