GIR
OIV
nules, à plus fie cent mètres de haut.
gingembre. — Plante cultivée dans les régions tropicales (Antilles, Jamaïque, Mexique), dont la tige souterraine est employée comme condiment à cause de sa saveur aromatique et poivrée ; on en fait aussi des confitures. La médecine utilise ses propriétés stimulantes.
girafe. — La girafe est un mammifère ruminant remarquable par la singularité de ses formes, et par lexistence de cornes très courtes, recouvertes d'une peau velue. Les jambes antérieures sont beaucoup plus élevées que celles de derrière : les doigts sont au nombre de deux à chaque pied. La
a pris par la culture des nuances
Girafe (hauteur lolale, Gm).
hauteur est de 411,30 à l'épaule et de 6">,25 à la tête ; le cou a à peu près la longueur des jambes de devant. La couleur est un jaune fauve, foncé sur le dos, presque blanc sous le ventre, avec des taches assez grandes plus foncées (/?.'/.).
On trouve la girafe dans l'Afrique du Sud; elle vit en bandes dans les forêts. Sa course est très rapide et peut se prolonger assez pour fatiguer tous les animaux qui la poursuivent. Elle se nourrit de la feuille des arbres.
Cet animal supporte difùeilement la captivité, et on n'a pu la dresser à aucun travail. On chasse la girafe pour manger sa chair, tanner sa peau; de sa corne on confectionne divers ustensiles.
giroflée. — Plante de la famille des crucifères, dont on cultive pour l'ornementation un grand nombre d'espèces, très différentes les unes des autres. La giroflée jaune pousse spontanément sur les vieux murs; on la cultive aussi dans les jardins, où elle
Fleurs de giroflée.
diverses, eu même temps que ses fleurs
sont devenues
doubles ; ces
fleurs réitan-
dont une odeur
agréable (flg.).
giroflier. —
Arbrisseau toujours vert des Moluques, aujourd'hui acclimaté dans l'île de Bourbon, à Cayenne et ail- ^ ^^ leurs. Les fleurs en bouton constituent l'épice Giroflée quarantaine (liaiiconnue sous le leur, fy^âO).
nom de clou de
girofl,e. On s'en sert en cuisine comme épice ; on en retire Yessence de girofle, dont l'odeur est , ,,
pénétrante , la saveur acre et caustique. Cette essence est peu employée en parfumerie ; on s'en sert comme caustique contre le mal de dents
ifly.).
givre. —
Quand le sol est gelé a la suite gû-oflier, rameau (haud'un froid vif, il leur de la piaule, 10°>). a r r i V e q u ' u n
vent relativement chaud s'élève rapidement, et apporte une grande quantité de vapeur d'eau au contact du sol froid. Cette vapeur se congèle alors
GLA
GLA
sur le sol, sous forme de petits cris- 1 cette eau, et la congélation de l'autre taux dune très belle apparence. Le partie : on a ainsi une carafe frappée, givre est très fréquent en hiv-r, prin- 1 Un antre appareil Carré produit un
Appareil Carré pour frapper les carafes. — Li car. fee^t en A: on fait I» vide an-de*505 de l'eau à l'aide de la (Krtile luachioe pneumatique P, manœuvrée parle leùerL.L'cau «'eiapure rapidement et $oa éTiporation produit du froid. L'aetion de la machine pneumatique e^t aidét- par de l'acide <ulfurique, place da'is le ré^n»ir B et destiné à absorber la sapeur d'eau à me-ure qu'elle ~e forme'
cipalemcnt dans les régions de montagnes.
fflace. — La glace est de leai: solide : elle est plus légère que l'eai; iToy. fusion, solidification). Cette légèreté pernii^t à la glace, en hiver, de j flûtt-^r sur les ri^■ières et de préserver ainsi l'eau d'une congélation totale.
La glace est très précieuse, surtouî c-n été. pour rafraîchir nos boissons, et aussi pour assurer la conservation des aliments qui se gâteraient par l'action de la chaleur. Aussi la conserve-t-on, • 1 1 'àver à l'été, dans des gla/rii-res '. L':. I i-ut aussi la fabriquer de toutes !;■.■••:#. Pour cela on utilise le refroi- ■ >- '.nent qui résulte de Yécaporai ' rapide des liquides. Un appareil , - i.tr.v l'appareil Carré i/ir/.>. j ■ re le vide dans une carafe lue l'eau, ce qui détermine I ; rapide d'uno l'-^vi- ' ••
froid intense-en utilisant l'évaporation du liquide ammoniac ifig.), contenu Condenseur
Therœomelre.
Cheminée.
Réjerroir.
Fourneau.
Appareil C -.: z i - :=.je premier* phase
Ile iourîi;.!! . — i < •> r>.jir renlerme nre diîfolutpin concentrée de gnz ammo '' ■ "n le chauffe, 'andis qu'on nfroiJit le o n.i.nseur; le 2*z,cha«-^ par la chaleur de '^ dis-oloticn, \i se condenser à l'état liquide dans le cotulenMUT.
.1.,.,^ ^„ ^„^., .,i..i . ç-ç3t toujours la
GLÀ
GLA
même ammoniaque qui sert, car elle ne l'ait que passer dune partie du vase dans l'autre ; chaque fois qu'elle s'évapore pour passer de lune dans l'autre partie, elle produit un grand refroidissement, qu'on utilise pour congeler de l'eau. Il y a aussi des appareils industriels, fondés sur ces principes, qui
Étui renrermaiit l'ea
à conKcler.
Cloiuleiijalcur.
rayons du soleil; l'eau de la fonte pénètre dans les couches inférieures, descend un peu, puis se congèle de nouveau, soudant ensemble les cristaux de neige. Ainsi, à une faible distance du sommet, on trouve une neige dure, déjà à moitié semblable- à la glace : c'est le névé. Plus bas, le névé, sans cesse fondu à sa surface, et sans
Appareil Carré à ammoniaque (seconde pha5e cie I fiii>;rilion,. — Lereserviiireîtalori refroidi: i l'eau qu'il renferme redevient capable de dis- | soudre le gaz ammoniac. Le liquide des condenseurs s'évapore donc rapidement, produisant un refroidissement capable de congeler l'eau renfermée dans l'étuve. Le !.'az résuILtnt de l'évaporation rapide vient se dissoudre dans l'eau du réservoir, et l'appareil se trouve alors dans le même élat qu'avant la première phase.
fabriquent en grand de la glace, avec une dépense extrêmement faible.
Dans la nature, l'eau est souvent à l'état de glace, en grandes masses.
C'est ce qui a lieu dans les hivers rigoureux de nos climats, et, toute l'année, dans les régions polaires et dans les glaciers ' des montagnes élevées.
glacier. — Amas considérable de glace qu'on rencontre sur les hauts
Un glacier du mont Blanc.
cesse congelé, a pris tout à fait l'apparence de la glace : on est sur le f/lacier. La glace des glaciers est donc iformée par de la neige qui a subi une série de dégels et de regels successifs. On trouve Ijeaucoup de glaciers dans les Pyrénées, et surtout dans les
Glacier. — Les amas de pierre des bords el du milieu, nommés moraines, iirovienncni de la chnio des pierres venant des pentes des montaL'nes.
plateaux et dans les gorges qui séparent les hautes montagnes. Les neiges' qui t imbent sur les montagnes, dans les rjgions oii la température est constamment inférieure à O*. se fondent supcrficiolli-meiit sous l'action des
Navire arrêté dans les glaces polaires.
Le glacier, large parfois de plusieurs centaines de mètres, long de plusieurs kilomètres, profond de plusieurs dizaines de mètres, ne reste pas immobile ; il coule sur les flancs cle la montagne, avec une extrême lenteur, comme le ferait une substance plastique. Sa base arrive ainsi dans la plaine, dans une région plus chaude, où elle fond, alimentant les rivières.
I Par en haut, le glacier est toujours I renouvelé par la chute des neiges. Le 1 torrent qui jaillit à la base de chaque I glacier représente, par son dénit I annuel, presque toutes les neiges tora-
GLA
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-j-o.s dans les gorges et sur les escarpements de la montagne.
Sur les bords des glaciers se trouvent toujours des pierres, débris qui sont détachés des flancs de la montagne par le dégel, les vents et les avalanches. Aussi voit-on ces blocs alignés, qui descendent en même temps que le glacier lui-même, formant ce qu'on nomme les moraines latérales (fig.).
Ces blocs s'accumulent avec les années à la base du glaeior, là oii la glace , fondue définitivement , les abandonne. L'accumulation des roches à la base du glacier forme la moraine frontale, dont l'escarpement atteint parfois des centaines de mètres de hauteur.
glacière. — Sorte de cave destinée à la conservation de la glace pendant
Terre proNictrice.
Réserroir. Glace.
Cave glacière. — La glace enfermée dans la glacière est protégée contre la chaleur extérieure par les murs en brique, et l'amas de terre et de gazon plai-é aii-dossus. L'eiU de fusion tombe dans la citerne.
les chaleurs de l'été. Une fosse profondément creusée en terre est tapissée Maniv'.Ue x
Sorbetière, -"t;^
Glacière domestiqae. — Dans la sorbetière on met la crêine à conjelir; autour on met un mélange réfrigérant. ')n fait tourner la sorbetière à l'aide de la manivelle.
d'un épais mur de briques : les briques,
conduisant mal la chaleur, empèche-
'nt la chaleur du sol d'arriver à la
glace. La fosse est remplie de glace.
La toiture, i)lacée à l'ombre de grands arbres, est recouverte de plusieurs couches de paille et de gazon. Il est bon de n'ouvrir que rarement la porte de la glacière, pour ne pas favoriser l'introduction de l'air chaud du dehors
On nomme aussi glacière un ustensile de ménage destiné à produire delà glace, ou à refroidir fortement un liquide par l'action d'un mélange réfrigérant' (fig.).
glaïeul. — Plante ornementale voisine des iris, qui se reproduit par des bulbes ; les espèces eu sont nom-
Glaieul (hauteur, Oi
breuses ; on les cultive dans les jardins. Le glaïeul des moissons croît à l'état spontané dans le midi de la France (fig.).
glandes. — Organes du corps destinés à produire une sécrétion ; tels sont : les glandes salivaires qni sécrètent la salive : le pancréas qui sécrète le siic pancréatique ; le foie qui sécrète la bile : le rein, qui sécrète l'urine ; les glandes lacrymales, qui sécrètent les larmes.
Dans le langage vulgaire on donne le nom Hq glandes aux ganglions lymphatiques (voy. vaisseaux lymphatiques!
quand ils sont le siège d une intlammation qui les fait grossir, de façon qu'ils puissent être vus et sentis à travers la peau.
La sensibilité des ganglions est telle qu'une simple écorchure, située sur la jambe, peut déterminer l'inflammation des ganglions de l'aine. Quand la cause de l'engorgement est si légère, l'indisposition peut passer d'ellemême ; mais il est plus prudent de ne jamais négliger un engorgement des