‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 192 sur 418 · HYG · texte numérisé non relu

HYG

longueur totale est de 1",20; sa hauteur au garrot 5'J cent. L'hyène rayée, plus

Hyène rayée (longiieiir, 1"»).

répandue, car elle habite l'Asie et l'Afrique, est un peu plus petite (ftg-)-

hygiène. — La science de l'hygiène est î étude de toutes les conditions qui assurent la prospérité de l'homme, qui contribuent à son amélioration physique et morale, qui le soustraient autant que possible aux causes de débilitation, qui développent ses forces et accroissent sa résistance. Chaque homme, chaque ville, chaque peuple, devrait se conformer, dans leur manière de vivre, aux prescriptions de cette science, aujourd'hui en grand progrès.

Tous les légi.slateurs anciens (Moïse, Lycurgue, Solon. Mahomet...) se sont préoccupés de l'hygiène dans leurs prescriptions. La science de l'hygiène a à étudier d'abord les conditions â'existenco comniiine à tous les hommes, ce qui constitue l'hygiène générale; elle s'occupe de l'action exercée sur l'organisme par le sol, \'air, l'eau, Valimenla'ion, les boissons, les vêtements, les ha')itations. et elle détermine quelles coiditions doivent remplir ces divers élé ncnts pour la conservation et l'accroissement de la santé, des forces, de l'intelligence... Puis, dans l'hygiène spéciale, elle fait l'application des principes de l'hygiène générale aux difî'érentes circonstances et aux dilférentes personnes : enfants, adiiltcs, vieillards, hommes, femmes, professions.

Il va de sol, en elTet, que les prescriptions de 1 hygiène ne peuvent être en tous points les mêmes pour l'enfant et pour le vieillard; pour l'homme qui se livre à un travail intellectuel dans un appartement clos et pour le cultivateur qui effectue au grand air un travail manuel. Chez l'enfant, les efforts tendront à amener le développement des forces, l'endurcissement contre la fatigue, le froid, la chaleur... ; chez le vieillard l'hygiène aura pour but surtout d'éviter les maladies et de conserver une activité physique et intellectuelle à leur déclin.

hygromètre (grec : hui/ros, humide; metron, mesure). — Il y a toujours de la vapeur d'eau dans l'air, même dans celui qui nous semble le plus sec. Qu'on mette de l'eau bien fraîche dans une carafe, on verra immédiatement la vapeur atmosphérique, condensée par le froid, ruisseler sur les parois du vase. Quand il fait chaud, la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air est plus grande que quand il fait froid. Cette vapeur atmosphé-

Hygromètre à cheveu. — Un cheveu préalabliMiieiil dégraissé, est retenu par une pince A ; l'autre extrémité est fixée en un ]iuint de la ^.orge d'une puiilie B 1res légère |iouvaiit tourner autour d'un axe liorizonlal. La poulie porte une seconde sorge, sur laquelle s'enroule, en sons conlraire, un fil de soie supportant nn poids tris léser C, maintenant le cheveu constanimenl tendu.

L'axe lie la poulie porte une aiguille qui se nient sur un cadran, suivant que le ''.heveu s'allona;e ou se raccourcil, et indique ainsi le degré d'humidilé ou de séclnresse de l'air. Le cheveu s'allonge par l'humiditc et se raccourcit par la sécheresse.

rique est indispensable à la vie du globe, puisque c'est à elle que nous devons les pluies, sans lesquelles les végétaux, et par suite les animaux, ne tarderaient pas à périr.

L'air est rarement saturé (voy. vaporisation) de vapeur d'eau; on nonirae état hj/grométrique le rapport qui existe entre le poids de vapeur qu'il y a dans un mètre cube à un moment déterminé.

et le poids qu'il y en aurait si l'air était saturé. On dit que l'air est hu-

HYP

HYP

mide quand il est presque ' saturé, c'est-à-dire quand letat hygrométrique est presque égal à un ; ou dit que l'air est sef. quand il est loin d'être saturé, (juand l'état hygrométrique est beaucoup plus petit que un. En été l'air sec, loin d'être saturé, renferme cependant

5 lus de vapeur d'eau que l'air humide e l'hiver, parce que, aux températures élevées, la vapeur d'eau peut se former en quantité beaucoup plus grande qu'aux températures basses.

Hygromètre à évaporation, ou psychromèlre. — Deux llicrmoiiiètres identiques T et T' font placés sur une même planchette. L'un <i'eu\ est entouré il'une mnusseline maintenue constamment mouillée par l'eau d'un réservoir .M. Le liquide, s'évaporaiil à la surface de la mousseline, refroidit le tlierniomé're T'. La dilTérence des températures indiquées par les deux instrumen's est d'autant plus grande que l'air est plus sec.

On nomme hygromètres les instruments destinés à indiquer Yétat hygrométrique de l'air. Il en existe un grand nombre de différents systèmes {/ig.).

Le plus simple, Yhygromètre à ehereu de de Saitastire, est basé sur ce fait qu'un cheveu, bien dégraissé, s'al-

longe dans l'air humide et se raccourcit dans l'air sec. Ces changements de longueur sont indiqués par une aiguille, tixée à une iioulie sur laquelle s'enroule le cheveu {/ig.}. Dans certains hygromètres le cheveu est remplacé par un morceau de corde à violon, qui se tord davantage sous lintluence de la sécheresse ou se détord sous l'influence de l'humidité. Cette corde est disposée de façon à faire mouvoir le petit capuchon en papier d'un moine ; si le capuchon couvre la tête, c'est qu'il l'ait humide, s'il la découvre, c'est qu'il fait sec.

hypertrophie l'grec : hyper, préposition qui indique un excès ; trophie, nutrition). — Développement excessif d'un organe : telle est, par exemple, Vhyperthrophie du cœur, qui arrive parfois à doubler le poids normal de cet organe. Cette maladie survient souvent quand le cœur est soumis à un travail exagéré, comme cela a lieu chez les personnes qui ont des palpitations et chez celles qui sont obligées à des efforts musculaires prolongés (crieurs, chanteurs, porleirs de fardeaux, etc.); plus souvent l'hypertrophie est la conséquence d'une maladie chronique du cœur ou des poumons. Dans cette maladie les battements dn cœur deviennent plus forts. De même que le pouls.

L'hypertrophie du cœur ne décroit jamais, mais elle peut s'arrêter dans son développement, surtout quand elle a son origine dans un genre de vie qu'on peut modifier.

On la traite par un régime sévère de viandes blanches, de poissons, de laitage, saus vin ni liqueurs excitantes ; on doit éviter toutes les émotions, aussi bien celles du plaisir que celles de la colère ou du chagrin. Les purgatifs, les diurétiques, la digitale pour calmer les battements, x^'oduiseut de bons ell'ets.

hypochlorites. — Voy. chlorures décolorants et désinfectants.

hypnotisme (grec : hypnos, sommeil). — Sommeil provoqué artiliciellement, chez certains sujets dont l'organisation est appropriée, par des manœuvres particulières {/ig.).

Pour déterminer l'hypnose, on applique en divers points du corps des excitants capables de produire la fatigue, par exemple une lumière très vive, comme celle du soleil ou du magnésium, sur l'œil; plus simplement, on peut endormir le sujet en fixant son regard pendant quelque^^ instants sur un objet peu lumineux, tenu près des

HYP

HYP

veux, un peu eu haut. Au bout de peu 1 paravant : il reste en un mot en calado temps, la physionomie prend le l lepsie'. Si au contraire ou maintient

Page 1