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sine, on j)einture, et entre dans la composition de plusieurs vernis. Mais son usage principal est de servir à la falsification de l'huile d'olive.
Huile d'olive. — Yoy. olive.
Huile de palme. — On la retire du fruit d un grand palmier cultivé en Guinée et dans la Guyane. Dans nos climats cette huile est généralement solide, avec la consistance du Luurre; sert à la préparation des savons et des bougies.
Huile de pieds de bœuf. — Se préçare en faisant Loaillir dans l'eau des pieds de vaclie, de cheval, de mouton, dépouillés de chair et de tendons ; l'huile s'élève à la surface. Employée pour graisser les muages des instruments de précision.
Huile de poisson. — Beaucoup de poissons contiennent de l'huile qu'on retire du corps entier de l'animal, ou de l'un de ses organes. Ainsi, on en retire des corps des harengs, des sardines, qui servent à la préparation de certains cuirs souples. En Russie, on retire de l'huile des intestins des esturgeons ; cette huile est employée en cuisine. Les huiles de foie de morue, de raie, servent en médecine.
Huile de ricin. — Yoy. ricin.
Huile de sésame. — " Extraite de la graine de scsame de l'Inde. Elle est propre à l'alimentation ; on la mélange souvent à l'huile d'olive ; sert à la fabrication des savons.
huître.
Mollusque * lamelli-
autrefois très abondants sur nos côtes de l'Océan, sont aujourd'hui presque épuisés ; on y remédie par une culture
•Huitre (ouverte, montrant les deux coquilles).
(ostréiculture) qui a pris un grand dé veloppement. L'huître, en ell'et, a une grande importance alimentaire ; la ville di' Paris consomme, à elle seule, 7 millions de kilogrammes d'huîtres par an. L'ostréiculture comprend deux opérations : les collecteurs recueillent le naissain; les éleveurs élèvent et engraissent les jeunes huîtres qui leur sont fournies x>ar les collecteurs. Les objets sur lesquels doit venir se fixer le naissain sont, en général, des tuiles en terre, des chapelets de coquilles vides, etc.; on les place dans l'eau du lô juin au 15 juillet à proximité d'un liane d'huîtres ; on a soin de les enduire au préalable d'une couche de calcaire, ce qui attire le naissain et permet ' d'arracher plus facilement les jeunes huîtres. On détache les huîtres en automne ou bien au printemps, et on les livre aux éleveurs i/lg.). L'élevage consiste à faire grandir les huîtres et à les engraisser. Pour les faire grandir
Huitre. — Naissain lixé sur une tuile recoo- Huitre. — Jeune* huîtres à divers degrés de déverte d'une couflie de calcaire. veloppement, fixées sur une branche d'arbre.
branche muni de deux coquilles lamellonses et fort inégales. Les huîtres se reproduisent par des œufs qui se développent à l'intérieur mémo de la coquille maternelle, et les jeunes animaux qui en naissent s'échappent bientôtpour aller se fixer surun corps solide au milieu de l'eau. Toutes ces petites huîtres sont désignées sous le nom de naissain.
La taille dans l'huître ne dépasse guère 10 centimètres; il y en a de nombreuses variétés de tailles ditl'érentcs : la plus grande est celle nommée pied de cheval. Les bancs d'huîtres,
il est bon de les placer dans une eau parcourue par des courants et dont le fond a été ilurci par addition de sable à la vase. Au contraire, pour l'engraissement, il est bon de les placer dans l'eau saumàtre ; c'est ainsi que l'on oIjtientles huîtres d'Ostende, si estimées.
Les principaux établissements français d'ostréiculture sont ceux de Cancale, Granville, Concarneati, Carnar.
Marennes, Areachon, etc. La production annuelle française représente nni' somme d'à peu près trente millions
1,'huitre portugaise, de forme tics
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irréguliore. à la cofjuillo très ('paisse, i bâtit son nid dans les fentes des rochers, qui a pris depuis quelques années une les crevasses des murs ou les troncs assez grande importance, est originaire d'arbres. Oiseau migrateur, la huppe du Tagc : il en exisie maintenant un - -
banc de très grande étendue dans le lit de la Gironde, aux environs de Talais et de Ridand. Elle a un goût assez peu agréable.
buîtrier. — Oiseau ëchassier vivant en grandes troupes sur les plages.
Les huîlriers se nourrissent démoules et de coquillages de toutes sortes. La femelle dépose ses œufs, au nombre de 3 ou 4, dans une excavation du rivage; les petits sortent du nid et
cherchent leur nourriture peu de jours après la naissance.
L'huitrier-pie, qui se rencontre sur les côtes de France, n'a pas tout à fait la gro.sseur d'u;ic pie (/i{/.).
hamour.s froides. — Engorgement et suppuration des ganglions lymphatiques, ((non observe principalement dans la acrofute' .
humus. — Voy. terreau.
linppe. — Oiseau passereau remarquable par la toutfe de plumes qui se développe sur sa tète. Un peu plus grosse que le merle de nos pays, la huppe a le corps couvert d'un plumage roux tacheté de gris ou de noir; c'est un oiseau craintif et taciturne ; elle vit de préférence d'insectes et de vers, dont elle fait une grande consommation. Elle
Huppe, habite l'Afrique et passe le, |iriiitenips et l'été en Europe (fig.). Les huppes sont, susceptibles d'éducation.
hybrides. — En zoologie, on nomme h;/brldes les animaux dont le père et la mère ne sont pas de la même espèce ; le mulet eut un hybride provenant de l'àne et du cheval. Les hybrides sont généralement inféconds. Les hybrides tiennent à la fois par leurs caractères du père et de la mère qui les ont engendrés; ils gagnent souvent en taille et en vigueur constitutionnelle, mais semblent être plus sauvages et plus rétifs que leurs parents.
En botanique, les plantes hybrides proviennent de la fécondation des pistils d'une plante par le pollen d'une espèce différente. Comme les hybrides animaux, les hybrides végétaux possèdent des caractères empruntés à la fois à la plante qui portait l'organe femelle, et a celle qui a fourni le pollen. L'hybridation des plantes se produit rarement dans la nature, mais elle est souvent utilisée par les cultivateurs et surtout les jardiniers pour créer des variétés nouvelles, qu'on peut ensuite reproduire par boutures, marcottes ou greffes. L'hybridation ne peut se produire qu'entre des plantes présentant entre elles de grandes ara'ogies.
hydartrose fgrec : hudor, eau; iirtron, articulation). — Maladie caracti'Tisée par une accumulation de synovie ou d'une sérosité dans une cavité articulaire. Elle survient à la suite de coups, de chutes, de marches forcées, principalement chez les personnes lymphatiques. C'est dans le genou que l'hydartrose se porte le plus souvent.
La maladie est peu douloureuse,
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Hydre.
mais elle est orJinair<;meiit de très longue durée, et elle peut s'aggraver lie façon à former une tumeur. Outre le traitement par la teinture d'iode, lesvésicatoires, le repos presque alisolu de l'articulation malade est indisi)ensable.
hydre. — Petits animaux rayonnés' ca'lentérés qu'on rencontre, dans les eaux douces, lixés sous les feuille» des plantes aquatiques. Le corps, long de quelques millimètres, se compose d'une sorte de sac dont l'extrémité fermée se trouve iixée aux plantes aquatiques, et dont le Lord est entouri' de six, doa<;î, dixhuit bras, qui peuvent prendre un allongement de plusieurs décimètres. Ce sont alors des filaments très déliés à l'aide desquels l'hydre explore l'eau qui l'entoure, et saisit les animaux très petits dont elle fait sa nourriture ; ces bras, d'ailleurs, sont garnis de vésicules qui renferment un liijuide empoisonné qui met immédiatement la proie microscopique hors d'état de fuir (/tg.).
h'ht/dre a une vitalité singulière ; on peut la retourner comme un doigt de gant; elle continue à vivre, la paroi interne étant devenue aussi la paroi externe. L'on coupe l'animal dans le sens de la longueur, chaque moitié se complète rapidement et on a bientôt deux hyilres au lieu d'une. L'hydre se reproduit par une sorte de bourgeonnement ; de petites hydres poussent sur les côtés, sj détachent bientôt, et vont se fixer ailleurs.
hydrocéphale (^rec : }iudor,ea.\i; céphalé, tètei. — Maladie caractérisée par une accumulation de liquide dans les enveloppes du cerveau, ou méninges. Les enfants nés de gareuts âgés, alcooliques, épileptiques, sont souvent hydrocéphales en naissant ; les crétins' sont aussi souvent hydrocéphales.
Dans ces cas, le volume de la tête est relativemant considérable.
Les enfants hydrocéphales ont un visage sans expression, ils ne peuvent se tenir debout, ils mangent avidement, mais ils sont maigres; le plus souvent ils meurent au bout de quelques mois; ceux qui survivent sont d'une intelligence très faible, voisine de l'idiotisme.
L'hydrocéphalie survient aussi ches
Tète d'hydrocéphale, à l'cpoque de la nai^sani-e.
les personnes normales; elle est généralement mortelle (fig-)-
hydrofu^e (grec : hudor, eau; et latin : fugare, mettre en fuite). — On nomme hydrofuge toute substance destinée à garantir un mur ou un objet de l'action de l'humidité. Les mastics ou enduits hydrofnges sont nombreux.
Ainsi on recouvre les murs d'une pâte constituée par de Voléate de chaua,, combinaison d'acide oléique et de chaux ; on les préserve ainsi de la salpètiaiion.
hydrogène fgreo
Hydrogène. — Ce gaz est fi>rl léger : si en reiiiplil une vesçie et qu'on s'en serte pour goiin>'r des bulles de $a\on, celles-ci s'élê>er.l rapidement dans l'air.
genès, qui est engendré). — Gaz combustible métalloïde', incolore, sans goût ni odeur. C'est le plus léger de tous les corps connus ; il est quinze fois plus léger que l'air, ce qui le fait
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liïD
plnvpr pour gonfler les aréostals. \ chIor?t;/di-ique sur du sine: le cb I de l'acide chlorhydrique s'unit au z
Hydrogène (prépu.aïuiij. — Oan; la bouteille OM a iiiis des murceaux de zinc et de l'ejii. Dans le tube eotunnuir du milieu, on T<T?e lin peu d'aride chlurhvdrique. Le !:az se produit et fort par le tube latéral : on peut l'enflammer à la sortie, il brûle alors avec une flamme peu éclaintnie, mais très chaude.
On le prépare en versant de l'acide
cblore zinc, et l'hydrogène de l'acide chlorhydrique devient libre.
h'eau' renfer.Tie de l'hydrogène, puisque c'est une combinaison doxygéue et d'hydroweue.
Ce gaz est très facilement combustible; quand il brûle, il se combine à l'oxygène de l'air, et le résultat de la combinaison est justement de la vapeur d'eau. Un mélange d'oxygène avec le double de son volume' d'hydrogène détone violemment quand on l'enflamme en un point.
La flamme de l'hydrogène n'est pas du tout éclairante, mais elle est très
Hydrogène. — Fu.-ion au platine par la rhaleur de ht flamme de l'hydrogène. (Vovez foiuneaB à gaz.)
chaude. On utilise la grande chaleur de cette flamme chaque fois qu'on a besoin d'une température très élevée.
Si on fait arriver la flamme de l'hydrogène, alimentée par un courant d'oxygène, sur un morceau de chaux ^-ive, cette chaux est portée à une température si élevée qu'elle devient éblouissante :on a ce qu'on nomme la lumière Drummond. Avec la même flamme, on fond le platine {fiij.).
hydrophile (grec : hudor, eau;
Hydrogène. — \jà fl.inniiL', lies chaude, df l'hjdro^éne A, arrivant fur un morceau Ak chaux Tive C, le rend très éclairant, surtout si l'hvIrOL'ène, qui arrive par le robinet H, est mélanjé d'oxj cne arrivant pir le robinet 0 (tdj- z flamme, fourneaux à gaz . Cette pro-
frièlc e'I iililisée d.ins cerlain? cas f>our éclairage, sou? le nom de lampe Drummond ou de lumière oxhydrique.
Hydrophile ;<Euf- déposés dans une coque flottante).
philos, ami). — Insecte coléoptère qui
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vit dans les eaux stagnantes ; les hydrophiles sont herbivores, mais leurs larves vivent de mollusques et de petits poissons. La femelle pond ses
Hydrophile. — Larve.
œufs dans une sorte de nid semhlahle à un cocon, qu'elle confectionne avec des fils soyeux qu'elle sécrète par un appareil analogue à celui des vers à soie. La larve quitte l'eau pour se
Hydrophile. — Insecte parfait.
réfugier dans la terre au moment de ses métamorphoses; puis, devenue insecte parfait, elle revient dans l'eau.
La taille de l'hydrophile peut dépasser 4 cent, de longueur.
hydrophobie (grec : hudor, eau:
phobox. craintei. — Horreur de l'eau et de tout autre liquide. Ce mot est bien à tort employé souvent pour désigner la maladie de la rage. Le chien enragé, loin d'avoir horreur de l'eau, la recherche avec avidité. L'horreur des liquides, qui caractérise l'hydrophohie, se rencontre au contraire chez l'homme dans certains cas de folie, de tétanos, de méningite, d'hypocondrie.
hyciropisie (grec : hudor, eau). — Epanchement de liquide dans une cavité du corps: d'après cette définition on voit qu'il doit y avoir un grand nombre d'espèces " d'hydropisie! La pleurésie' , Vln/drocéphatie', la moningite', etc., sont des hydropisies. Mais on désigne ordinairement sous ce nom l'accumulation de liquide dans le ^j<V/-
toiiie' : elle survient surtout a la suite des maladies du cu;ur, du loie, de la rate ; elle peut résulter d'une légère iufiammation chronique du péritoine.
Chez l'hydropique le ventre est gonflé, dur: la respiration est difficile.
On traite par les purgatifs, les diurétiques, les sudorifiques; mais il faut surtout soigner la maladie qui a causé Ihydropisie. Si la quantité de liquide augmente on pratique la ^Jowcft'on,- une canule, introduite dans les parois du ventre jusqu'à la cavité intérieure, permet l'écoulement de la sérosité. On a vu des hydropiques guéris après avoir subi plusieurs centaines de fois la ponction .
hydrostatique ihud-v, eau; staticos, qui se tient dibout). — Etude des conditions d'équilibre des liquides.
(Voy. pression dans les liquides, presse hydraulique . vases communicants , principe d'Archimède.)
hydrothérapie (grec : hudor-e^Vi; th'rrapeïa, soin des maladies). — Traitement des maladies par l'usage de l'eau froide. L'hydrothérapie est aujourd'hui du domaine de l'hygiène tout autant que de celui de la médecine; elle peut prévenir autant de maux qu'elle est susceptible d'en guérir. Les ablutions froides', les douches', lesbaius froids', les frictions avec un drap mouillé, les lotions' avec de l'eau froide, sont les principaux procédés employés en hydrothérapie.
Ces diverses" pratiques doivent être ordonnées ou autorisées par le médecin ; il en est ainsi même pour l'hydrothérapie domestique, considérée comme moyen préservatif et comme pratique d'endurcissement au froid. En outre les cures hydrothérapiques exigent, pour donner de bons résultats, un outillage approprié, et l'inter^-ention d'agents rompus aux méthodes usitées (fiff. page 393).
hyène. — Ce earnivore est caractérisé par des jambes antérieures plus élevées que les jambes postérieures.
C'est un animal nocturne, à la démarche traînante, qui habite les cavernes.
Pendant la nuit, l'hyène va à la recherche des charognes ; elle n'attaque l'homme et les animaux vivants qiie si elle est pressée par la faim; elle peut alors se contenter des végétaux. Elle n'est pas courageuse. On la chasse avec acharnement, à cause des dégâts qu'elle fait.
On la trouve dans le sud et l'ouest de r.\sie, et dans la ))lus grande partie de r.\frique. L'hyène tachetée d Afrique constitue la plus grosse espèce; sa
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