‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 198 sur 418 · IN · texte numérisé non relu

IN

IND

renient par la femelle suppléée accidentellement par le mâle. Pendant sa durée l'œuf est maintenu à une température voisine de 40» centigrades ; le germe intérieur se développe et bientôt le petit, entièrement formé, brise la coquille et sort. En couvant, la femelle est nourrie par le mâle, <{ui lui porte à manger ; dans les espèces où le mâle ne se charge pas de ce soin (gallinacés, palmipèdes), la femelle

Incubation. — La poule sur ses œufs.

quitte ses œufs de temps en temps pour manger très rapidement et se trouve soumise, pendant de longs jours, à une abstinence presque complète.

La durée de l'incubation varie, suivant les espèces, de 12 à 60 jours. Elle est de 00 jours chez le vautour fauve; autruche, 56 jours; cygne, 40 jours, dindon, 30 jours ; canard, oie, 28 à 29 jours; pintade, 25 jours; poule, 21 jours; pigeon, 16 jours; serin, 16 jours ; mésange, 12 jours. Du veste ces nombres ne sont pas absolument fixes (fij-).

A la campagne, on s'attache à surveiller attentivement l'incubation chez les oiseaux de basse-cour, de façon à assurer autant que possible le succès des couvées. On donne à couver des œufs pondus depuis 15 jours au plus ; une poule peut couver de 8 à 16 œufs, suivant sa taille. Quand on fait couver des œufs de poule par une dinde, on peut lui en donner le double.

On nomme incubation artificii'lle un procédé qui consiste à maintenir les œufs à une température de 38», à l'ai'le d'une source artificielle de chaleur, pour remplacer l'incubation par la mère. L'incubation artificielle n'a pas cessé d'être pratiquée en Egypte depuis le temps des Pharaons; par ce procédé on produit dans ce jsays actuellement plus de 30 millions de poulets chaque année.

En France on pratique l'opération à l'aide de couveuses de divers modèles:

ilans ces couveuses les o»ufs, placés dans un compartiment spécial, sont

maintenus à la température convenable par le voisinage d'un réservoir à eau chaude. Après léclosion, les poussins

Incnbatiou. — C"inen>eailificii'llc.

sont mis dans une caisse à deux compartiments; l'un, où se trouve la nourriture, est assez grand et sert pour ainsi dire de promenoir; l'autre, chauffé k leau chaude, est un abri où les poussins viennent se garantir du froid. Les procédés de lincuhation artificielle réussissent parfaitement, non seulement pour les poules, mais pour les canards, oies, dindes, faisans, perdrix, et même autruches (Algérie).

incubation. — En médecine ou nomme incubation le temps qui s'écoule entre l'action de la cause déterminante d'une maladie et l'invasion caractérisée de cette maladie. Lorsque par exemple un microba, un virus, ou un venùt, pénètre dans l'économie, les effets de son introduction ne sont pas immédiatement visibles; la maladie est dans sa période d'incubation.

La durée d'incubation varie beaucoup d'une maladie à l'autre, et varie aussi, dans chaque maladie, avec les circonstances. C'est ainsi que la raye ' apparaît en général chez l'homme de 40 à 60 jours après la morsure qui en est la cause déterminante ; mais la durée de l'incubation peut ex<'eptionnellement aller à plusieurs mois. Pour la rougeole, la maladie, qui est contagieuse, apparaît une quinzaine de jours après que s'est produite la contagion.

indisestion. — Trouble accidentel de la digestion, qui survient après un repas trop copieux, ou sous l'influence d'un aliment qui répugne, d'une boisson froide prise en pleine digestion, d'une migraine, d'une émotion vive, etc. Elle se borne à une gène pins ou moins grande qui dure autant que la digestion, ou bien elle détermine des nausées, des vomissements, des coliques et des selles abondantes.

On combat l'indigestion par des tisanes chaudes (tilleul, mélisse, etc.),

IND

IND

des pastilles de Vichy, l'ûiher, certaines liqueurs alcooliques (eau de mélisse, élixir de la Grande-Ciiartreuseï ; il est bon parfois de iirovoquer les vomissements en buvant uu peu d'eau tiède. Après une indigestion il faut S'alimenter très li-gèremeut pendant quelques jours.

indigo. — La plus importante des matières colorantes bleues. On la retire des feuilles d'un grand nombre de plantes de la famille des légumineuses, ■luxquelles on a donné le nom commun d'indigotiers. Ces plantes sont wincipalemeat cultivées dans les Indes Orientales, à Java, dans l'ile de Ceylan, à Manille, à Tile de France, dans l'Amériqueseptenlrionale, au Mexique, au Brésil, eu Egypte. Ce sont des plantes herbacées bisannuelles, mais qui donnent tout leur produit dès la première année ifig.\.

Indigotier, rameau fleuri (hauteur de la plante, 1").

Pour avoir la matière colorante, on dispose les feuilles fraîches dans de grandes cuves et on les recouvre d'eau. Il s'établit presque de suite une fermentation; au bout de 12 heures on fait couler l'eau, qui est alors verte, on remue cette eau au contact de l'air et elle prend une coloration bleue de plus en plus foncée, et l'indigo se dépose en petits flocons grenus.

L'indigo qu'on rencontre dans le îoramerce est en morceaux légers, d'un beau bleu. On s'en sert pour la teinture des soies, des laines, du coton, du lin, du chanvre, pour Vasurage du linge. On en produit, dans le monde entier, près de 5 millions de kilogrammes par an, dont presque le quart est consommé par la France.

Il est à croire que la chimie saura un jour fabriquer la matière colorante

de l'indigo comme elle sait fabriquer celle de la garance.

induction. — Quand un aimant se déplace rapidement dans le voisinage d'un lil métallique dont les deux extrémités communiquent l'une avec l'autre, de façon à former un circuit fermé, ce fil métallique est immédiatement parcouru par des cou-

Indnction par un aimant. — Lorsque l'aimant K est a|iproché \ivement de la bobine A, autour de laquelle est enroulé un fil conducteur, ce Di c5t instantanément traversé par un courant électrique, comme le montre la dé\iatioii de l'aiguille du galvanomètre C. Une barre de ter, placée en S dans la bobine, au^'mente les effets de l'induction.

rants électriques. On a donné le nom d'induction au fait de la production d'un courant sous l'influence d'un aimant qui se déplace ; cette induction, qui donne naissance à des courants, est comparable au phénomène que nous avons appelé influence électrique (voy. électricité). Les courants qui se forment par induction se nomment courants (tinduction.

Induction par un courant. — La bobine B e-t traversée par le courant de la pile P. Qu.imi on approche vivement cette bobine de la bobine A, le lil de celte dernière est iTistanlanémenl traversé par un courant, comme le munire la déviation de l'aiguille du galvanomètre G.

Au lieu d'employer nn aimant pour produire l'induction, on peut se servir

Page 1