‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 213 sur 418 · LAB · texte numérisé non relu

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force ; c'est le travail effectué quand un poids d'un kilogramme a été soulevé à un mètre de hauteur. Une force capable de soulever 25 kilogrammes, et qui les a soulevés à uue hauteur de 33 mètres, a produit un travail de ■>-, X 33 = 825 kilogrammètres.

Le kilogrammètre sert aussi à mener les forces. On dit qu'une force ■ si d'un kilogrammètre quand elle est capable delfectuer, en une seconde, un travail d'un kilogrammètre (voy.

aussi cheval-vapeur).

kirscb. — Liqueur alcoolique fabriquée par fermentation, puis distillation.des merises. C'est surtout en Allemagne et en Alsace, que l'on prépare le kir.sch. Le parfum du hirsch est dû à une petite quantité d'acide cyanhydrique, provenant des noyaux des merises ; les noyaux prennent part en effet, comme la chair du fruit, à la fermentation et à la distillation.

kyste. — Tumeur en forme de pocue et renfermant un liquide plus ou moins épais; le contenu des tti-

meufS, au contraire, n'est pas liquide.

Le kyste dillère des abcès par sa marche lente, sans inflammation. Les kystes se développent tantôt à l'intérieur (sur le foie, sur le poumon), tantôt au dehors ; la grosseur en est parfois considérable. Ceux qui sont placés à l'extérieur ne sont pas dangereux ; ceux du dedans le sont souvent par la compression qu ils exercent sur des organes essentiels. La guérison exige presque toujours l'intervention du chirurgien.

kousso. — Médicament employé pour combattre les vers parasites de l'intestin, et particulièrement le ténia, ou ver solitaire. Il est constitué par les fleurs pulvérisées d'un arbre de la famille des rosacées ; cette poudre nous vient d'Abyssinie.

kumiuel. — Làqueur alcoolique sucrée qui doit son goût particulier à une infusion de graines de cumin, plante de la famille des ombellifèivs qui croît en Egvple, eu Sicile et à Malte

labbe. — Oiseau palmipède des régions septentrionales, nommé aussi stercoraire, qui est analogue aux mouettes et vit comme elles sur les bords de la mer; la puissance de son vol est très grande.

Les labbes se nourrissent de poissons, de mollusques et même de jeunes oiseaux de mer, qu'ils prennent dans leur nid ; ils font uue chasse incessa n te aux mouettes et aux cormorans pour leur enlever les poissons qu'ils viennent de pêcher.

Ils nichent en

frandes bandes ans les rochers et les sables du bord de la mer ; la femelle pond deux œufs.

labiées. —

Plantes dicot'jlédones ' gamopétales k tige carrée, à feuilles opposées; à corolle irivcjulièrp , bilabiee ; ordinairement quatre étamines

deux grandes et deux petites ; ovaire à quatre loges renfermant chacune un ovule.

Les diverses espèces renferment des herbes et quelques arbustes ; beaucoup sont aromatiques. Elles sout employées en médecine, en cuisine, en parfumerie.

Exemples : sauge, lavande, romarin, mélisse, menthe, thym, serpolet i/ig.).

âge se

Labiées (ex. : tlijn

Le labourage se fait a»ec la charrue, (rainée pir des chevaux ou des bœur?, conduite par an Uboureur.

fait à l'aide de la charrue. Cette opération a pour but d'ameublir la terre,

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de uiauièiL' à la reuilreplus perm^aLle a l'air et à l'eau, indispeusables à la végétation. Dans une terre labourée les racines s'enfoncent aussi plus aisément. Enliu le labourage mélange la terre avec les engrais ' et les amendeiiicnls (jui ont été réj^andus à sa surtaoe ; il ramène à la partie supérieure les couches profondes, qui ont grand besoin d'être aérées (/ig.).

labre (du latin, labrum, lèvre). — Poisson de mer aux lèvres éjjaisses, remarquable par l'éclat de ses colorations (jaune, vert, bleu, rouge; ; il est commun dans la Méditerranée et l'Océan, principalement sur les côtes de Bretagne ; sa chair n'est pas très estimée. La taille du labre peut atteindre 50 centimètres.

lactucariutn. — Suc laiteux qu'on retire par des incisions faites à la tige de la laitue officinale. Desséché, ce suc est d'une couleur brune. Il est employé en médecine comme calmant.

lacustre. — A la fin de Voge de la pierre (voy. âges préhistoriques), quelques peuplades, abandonnant les cavernes pour descendre dans les vallées, se livrèrent à la pêche. Ces premiers pêcheurs construisirent des radeaux, puis des barques en creusant des troncs d'arbres, et s'établirent sur les lacs en édifiant, sur pilotis, des habitations en bois qui communiquaient avec le rivage au moyen de passerelles mobiles, qu'on enlevait pour se mettre à l'abri des fauves et des populations ennemies (fig.).

mais de pêcheurs, d'agriculteurs et d artisans.

ladrerie. — Maladie causée par le développement, dans les muscles du porc, d un cysticerque '. Il est assez difticile de constater cette alTectiou sur le porc vivant; cependant quand les cyslicerques sont nonibreux, on en trouve souvent sous la langue. Cysticerqpie du cochori . f'est en avalant causant )i ladrerie

L.esi en a^aiani ,^^^^ ^g, j^^jj^ ^^g, les matières féca- èhels).

les, en les fouillant de leur groin , que les porcs absorbent les germes du parasite. La viande de porc ladre, mangée sans être précédée d'une cuisson parfaite, introduit dans le corps de l'homme les cysticerques qui donnent naissance au leitia ou ver solitaire (fig.).

lagoniys. — Petit mammifère rongeur voisin du lièvre, vivant en Sibérie ; sa taille est inférieure à celle du lièvre.

lagopède. — Le lagopède, on perdrix blanche, est un oiseau gallinacé blanc en hiver, blanc, noir et roux en

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Habitation lacustre restaur J2.

Ces cités lacustres étaient nombreuses sur les lacs de Suisse, où on en a retrouvé des restes importants ; 0 1 en a retrouvé aussi en France sur le lac du Bourget. Sur leur emplacement, on a retrouvé, dans la vase, des débris nombreux qui ont permis de reconstituer , jusque dans leurs moindres détails, ces habitations primitives, et «le reconnaître les mœurs et les habitudes des hommes qui les avaient édifiées; ces populations ne se composaient plus de chasseurs.

Lagopède, ou perdrix blanche (long., 0»,36;

éli' Long de 36 centimètres. Se trouve dans les" Alpes et les Pyrénées; très abondant dans le nord de 1 Europe [fig.).

lafche. — Herbe qu'on trouve en .

abondance dans les endroits marécageux. Les diverses espèces de latçiie sont très nuisibles dans les prairies, car leurs feuilles très coupantes peuvent blesser les bestiaux : la laietie éloilée. la laîche blanchâtre sont dans co cas (fîg.).

La laîche des sable.i a une tige souterraine qui la fait utiliser pour fixer les sables sur les bords de la mer et

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vers l'embouchure des rivières, et pour

Laicbe des sables.

Laiche étoilée.

consolider les digues de la Hollande.

laine. — Un certain uombre d'animaux ont des poils longs, souples, fins qui constituent ce qu'on nomme la laine: tels sont le rnouton, la chèvre du Tliibet et de Cachemire, le lama vigogne, le lama alpiga, la chèvre d'Angora. La laine du mouton domestique est de beaucoup la plus importante. Elle recouvre le corps entier du mouton ; celle des épaules et du ilos est la plus longue, la plus fine, 1 aplus souple.

La qualité varie aussi d'une race à l'autre ; en génhal la laine est d'autant plus fine qu'elle provient d'une race plus petite. La couleur naturelle varie du blanc au noir, en passant par le roux, le jauue, le brun. Les plus estimées sont les laines blanches; on n'élevé en France que des moutons à laine blanche.

La tonte des moutons se fait chaque année, en mai. juin ou juillet ; le poids d'une toison varie, suivant la race, de Ikjô à 6 kilogrammes. La toison n'est pas de la laine pure : elle contient parfois plus de la moitié de son poids de matières étrangères qui sont do l'eou, des substances minérales divers.'s et surtout du suint. Le suint est un mélange de substances sécrétées parle mouton, et de matières provenant de l'extérieur (poussières de toutes sortes, débris diversi. La partie naturelle du suint est une matière grasse, onctueuse, à odeur forte, qui maintient la peau de l'animal et sa laine dans un état continuel de souplesse, et s'oppose à la pénétration de l'eau de pluie ; cette mafiere grasse est mêlée avec du carbonate de potasse et d'autres substances minérales. Dans certains pays, le suint est en partie séparé avant la tonte par un lavage ii dos, mais ce procédé a l'inconvénient de perdre une partie du suint, qui n'est pas sans valeur. Il vaut mieux tondre sans laver, ou avec un lavage très rapide (fig.).

La toison constitue ce qu'on nomme la laine en suint. On commence par la désuinter en la lavant avec de l'eau de savon faible ; le suint qui se dissout ainsi servira à la préparation du carbonatede potasse, qu'il renferme en grande quantité.

La laine, une fois désuiutée, est transformée en fll, puis le fil en tissu. Les étoffes que l'on fabrique avec la laine sont fort nombreuses : drap, flanelle, molleton, Casimir, frise, cuir laine, tissu pour couvertures, mérinos, serges, lastlng, bonracan.

Orléans, crépon, étamine, mousseline de laine, étoffes façonnées, telles qu'étolïes pour gilets et damas pour .imeublemeut, châles, mouchoirs de cou, velours de laine, peluche de laine... Outre la laine du mouton, on utilise dans l'industrie d'autres laines dont les principales sont les suivantes :

Laine de Cachemire, provenant des chèvres de Cachemire et du Thibet, vivant sur les hauts plateaux de l'Himalaya; c'est un duvet fin, très souple;

Laine de vigogne, provenant du lama vigogne, du Pérou, du Chili et du Mexique ; très peu frisée ; on y substitue maintenant beaucoup de poil de lapin ;

Laine d'alpaga, provenant du l.?jiia r-lpaga du Pérou : longue et fine :

Le lama alpaga.

Laine mohair, provenant de la chèvre d'Angora (Asie Mineure); longue, soyeuse et peu frisée.

La laine est la première matière textile qui ait été employée dans l'antiquité 4 au point de vue hygiénique, c'est celle qui doit être préférée. La production de la laine dans le monde entier dépasse certainement 60 milliards de kilogrammes par an. L'Australie tient la tête de cette production, puis viennent la France, l'Angleterre, la République Argentine, la Russie, r.\llemagne. En France, l'industrie de

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