‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 214 sur 418 · PRODUCTION DE LA LAINR · texte numérisé non relu

PRODUCTION DE LA LAINR

Iiama vigogne.

Chèvre de Cachemire.

Chèvre d'Angora.

Lavage du rnoutou avjut la tonte.

Tonte du mouton.

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la laiue est surtout rf?pandue dans li-s départ'-ineuts du Nord, des Ardeunes, (le la Marne, de l'Eure, de l'Aisne, de la Somme et du Tarn.

lait. — Li(iuide sécrété par les glandes luammaires des femelles des njamiuil'ères ; il esi constitué de

luaui le a p'mvoir servir seul peudaut

Lait de brebis. — Très riche en caséine et très nourrissant :

caséine 6, 1

beurre 5, 33

sucre. 4, 2

sels 0. 7

eau.. N3. i)

La^t. — Le Uit destiné À la fabrication du beurre on du fromage doit être c«ii;er<é daiii: une laiterie fraîche.

j'ingtemps à l'alimentation des jeunes iiiimaux. Il a une saveur sucrée et agréable ; il est toujours un peu plus lourd que l'eau.

Le lait est formé par deleau tenaut eu dissolution ou en suspension

Lait. — Quand on regarde le lait au microscope, on Toit le? globules solidiÇ de beurre Ootlant dans le liquide.

laitpur.

Lait — Le lait non écrémé est plus lourd que l'eau; le pése-lait qu'on y plonge s'enfonce à une diTi>ian Tcisiue de la centième.

Lait. — Ouand le lait est abandonne au repos, la crème monte .i la surlace, en A; le lait sans crème est au-dessous, en B.

'liverses substances, dont les prinipales sont la caséine', le sucre de ■lit (substance analogue au sucre de »anne, mais d'une saveur moins prononcée), et le beurre '. Les proportions de ces substances varient selon l'origine du lait. Voici la composition de trois laits différents.

lait de femme. — Pauvre en caséine st par suite médiocrement nourrissant :

caséine d . 9

beurre -i, 5

sucre ô, 3

sels 0, 18

eau 88, 1

Lait. — I-e lait éciéiué, abandonné h lui-même, se caille; le cnill' (ou caséine coogulee; tombe au fond, en A.; le petit-lait surnage, en B.

Lait de vache. — Intermédiaire entre les laits précédents :

Vaséine 3. 6

Leurre 4, 05

sucre 5, 5

sels 0, \

eau 80, 4

Quand on fait bouillir du lait, il éprouve une modification dans sa composition, de laquelle résulte un changement de goût. Une partie de la caséine se coagule et monte à la surface pour former une pellicule qui se renouvelle quand on l'enlève. Cette

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pellicule s'oppose au dégagement des bulles de vapeur, ce qui torcc le lait à se fccursouflei' et à monter.

Le lail ne se conserve pas longtemps sans altc'ra'ioa. Si on l'abandonne à lui-même, le beurre monte à la surface, constituant la crème ; puis le liquide qui est au-dessous s'aigrit progressivement, et d'autant plus vite que la température est plus élevée. Gela résulte d'une fer,neiitatioii qui change le sucre de lait en un acide, Vacide lactiqui. Quand la quantité d'acide lactique formée est assez grande, cet acide rend la cas -ine insoluble, et alors le lait se caille; c'est-à-dire que la caséine coagulée se sépare de l'eau. Il ne reste plus alors que le pHil-lail, constitué par leau et le sucre de lait, et qui conserve une légire coloration blanche parce que de très petites quantités de beurre et de caséine y restent encore. Ou dit que le lait a. tourné. Le lait qui a commencé à s'aigrir tourne beaucoup plus rapidement quand on le chaull'e.

On peut déterminer la coagulafion instantanée du lait en y ajoutant une petite quantité d'un acide quelconque, et en particulier d'acidi acétique. La présure' produit le même elîet. On prolonge la consjrvatioa du lait soit en le faisant bouillir, soit en le maintenant à une basse température, soit en y ajoutant une petite quantité de bicarbonate de soude.

En Suisse, on fabrique des quantités considérables de lait conservé en opérant de la manière suivante : on sucre assez fortement du bon lait, et on le concentre en faisant évaporer l'eau par la chaleur; pendant cette concentration on remue constammjnt, pour qu'il ne se forme pas de pellicule à la surface. Quand le lait est fortement épaissi, comme une crème, on le renferme dans des boites en fer-blanc, qu'on chaull'e à 10> (\'oy. conservation des matières alimentaires). Lorsqu'on veut so servir de ce lait conservé on le délaye dans cinq fois son volume d'eau tiède, et on a un liquide ([ui peut servir aux mêmes usages que le lait frais.

Les falsilications du lait, surtout dans les grandes villes, sont très nombreuses. Les plus simples et les plus comm.i.ies consistent à enlever la crème et à ajouter de l'eau.

Le lait est employé à la consommation directe ou à la préparation du beurre' et du f'rouiage' ifig.).

laiteron. — Plante delà famille des oompoiées. dont les tiges renferment un suc laiteux. On la rencontre en France dans les prairies humides; quelques espèces hauitent les bords de la mer.

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Le laiteron des A?pïs, commun dans les pâturages montagneux, est un excellent fourrage. Le lait';ron coiii inun, qui pousse dans les terrains cultivés ^a

et fertiles constitue l'une -T'^

des meilleures nourri- (îv tures qu'on puisse donner au lapin domestique {fiff-}.

laitier. — Résidu qui s'écoule des hauts fourneau.c (voy. ter) à létat pâteux, constituant une sorte de verre très grossier. On n'a pas jusqu'ici trouvé une utilisation véritablement pratique de ce résidu très abondant dans les forges; on en fait des briques.

laiton. — Alliage de cuivre et de cmc qui est Laiteron comtres malléable, et qui, mun ;iiaiiieui, tout en pouvant être 0'",40).

coulé dans des moules tout aussi bien que le bronze, peut être aussi, comme le cuivre, travaillé au marteau, au laminoir ou à la filière. La proportion de cuivre varie de 60 à 80 0/0, celle de zinc de 17 à 35 0/0, avec un peu d'étain et de plomb.

Avec le laiton (ou cuivre jaune), on fait des ustensiles de ménage, des instruments de physique, des cordes métalliques, des boutons de portes, des épingles. Il est plus dur que le cuivre, résiste mieux au choc, .à l'usure, s'oxyde moins facilement: il est p.as flexible et plus commode à travailler; et surtout il est moins cher.

laitue. — Plante de la famille des composées, dont on cultive un grand nombre de variétés pour en manger les feuilles en salade ((ig.\. La culture en est d'ailleurs très facile, et se fait dans tous les jardins.

Laitue pommée

On divise toutes les variétés de laitue en deux groupes : les laitues pommées et les laitues romaines, qui ne sont pas pommées.

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Lalaitue est employée pourl'alimenlation depuis les temps lesplus reculés.

Mangée crue, elle a les avantages et les inconvénients îles diverses salades; euU; an jus, elle constitue un des lU'îilleurs légumes frais qu'on puisse

Laitue romaine.

donner aux malades et aux personnes dont l'estomac esl délicat. De diverses variétés d; lai'Axe, et en particulier de celle dite laitue officinale, on retire le luclucariuin '.

lama. — Les lam'is sont des mammifères ruminants (voy. ce mot) de la famille des chameaux. Ce sont les chameaux de rAméri^iue du Sud. Ils sont plus petits que les chameaux et n'ont pas de bosses, mais s'en rapproc'ient par tous les autres caractères et par leur utilité.

A l'état sauvage, ils vivent en grandes baudes, se retirant sur les hauteurs à l'époque des pluie.5, et descendant dans les vallées à i'épo£ue de la sécheresse. Oa les chasse pour en avoir la chair et la toison. Certai les espèces sont domestiquées depuis • longtemps et rjadent les plus grands services.

Lama guanaoo. — Très grand (haute ir au garrot, {".lOl avec un cou très le igqui s'élève verticalement. Se trouve au Sud de la chaîne des Andes. Il n'est pas domestiqué. La femelle porte dix mois et met bas un seul petit. On le chasse pour sa chair qui est recherchée, et SX toison longue, abondante, avec un duvet soyeux, qui a des usages analogues à ceux de la laine de nos moutons.

Laiia commua (/?//.'!. — Un peu moins

fruul; de couleur variant du blanc au run foncé. Habite le haut plateau du Pérou. Il est domestiqué ; fort employé comme bête de somme, à partir de 3 ans jusqu'à 12 ans; il peut faire, chargé, dix lieues par jour. Il est très sobre. Il est aussi précieux pour le Péruvien que le renne pour le Lapon. Sa chair esf es'im>e, sa toison fort employée.

Lama alpaga {/ig.). — Sa hauteur ne dépasse jjas OmiOO. Sa couleur varie

du blanc au noir. Sa laine est longue, molle; on en fait d excellentes étoffes. Il est domestiqué; on le garde eu

Lama vommim (hauteur au guiiot, 1°>).

immenses troupeaux sur les hauts plateaux, et on le toud tous les ans, comme le mouton. La femelle a un petit chaque année. La laine de l'alpaga

Lama alpaga'{tiauteur au garrot, om,90).

a pris de nos jours une telle importance qu'on a fait de nombi-euses tentatives pour acclimater cet animal dans diverses contrées de l'Europe.

Lama vigogne (fi g.). — A peu près de la même taille que le lama com-

Lama vigogne (liauteur au garrot, 0'">,80).

mun ; poil très fin, court et crépu. Vit dans les Cordillères ; n'a pas été domestiqué. On cliasse surtout la vigogne pour sa laine, qui donne de fort Belles étoffes.

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lamantin. — Maiumifère cétaeé vivant Uans les eaux de la mer, sans jamais s'éloigner beaucoup des côtes, car il t'st herbivore; il paît dans les prairies d'algues. Le lamantin se rencontre sur les côtes chaudes de l'Amérique. Dans le golfe du Mexique, on le ehassc pour sa chair, qui est assez agréable, et pour sa graisse, utilisée pour la cuisine. Sa taille ne dépasse pas 3 mètres.

lamier. — Plante do la famille des labiées, dont on trouve de nombreuses espèces dans toutes les régions tempérées de l'ancien continent ifig-)- On les rencontre dans les terrains cultivés, les haies, les fossés, les taillis. Les

Lamier blanc {li.inleur, 0'i',60j

animaux les broutent volontiers. Le lamier à fleurs blanches e.st connu dans les campagnes sous le nom à' ortie blanche; on l'emploie en infusion.

laminoir. — Instrument destiné à réduire les métaux en lames, à froid ou à chaud. Deux cylindres horizontaux en fonte sont placés à une petite distance l'un au-dessus de l'autre, et tournent en sens contraire.

et l'acier se laminent à chaud; le i le plomb, l'étain, à froid (/?</.)■

" Laminoir.

Le métal que l'on veut laminer est ■d'abord coulé en plaque, ou aplati par martelage, et aminci sur un bord :

par ce bord aminci on l'engage entre les deux cylindres, qui l'entraînent dans leur marche; en diminuant à chaque passage la distance qui sépare les cylindres on diminue successivement l'épaisseur de la lame. Le fer

lampe.

Les anciennes lampes

Ancienne lampe sans iiiécanisiuo, à huile :

!e liquide monte dans la nièohe simplement par eapillarilé.

Lampe actuelle sans mécanisme, à pétrole : le liquide moule dans la mèche simplemenl par capillarité.

étaient simplement constituées par un

Quiuquet : l'huile est rontenue dans un réservoir placé à un niveau plus élevé que celui de la mèche; la descente de l'huile est réjularisée parle jeu d'une soupape.

Gluinquet : même disposition, mais la lampe est ici munie de son verre, el elle possède un réflecteur.

réservoir rempli d'huile, dans lequel plongeait une mèche. L'huile montait

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dans la mèche par capillarité', et ve- Mèche.

Clef du ressort.

Clc( de la mèche.

Crémaillère.

Tube de montée de l'huile.

Lampe à [modérateur. — Supposons la lampe plehii' d'huile et le pisloii en Das de sa course. En agissant sur la clef du ressort, on fait monter la creiuaillére qui soulève le piston: l'hnile, qui était au-dessus du piston, descend au-dessou* en passant entre le piston et les parois de l.i lampe. Le piston est maintenant en haut de sa course, le ressort placé audessus de lui étant fortement ressi-rre. Le ressort, en se détnndanl peu .i peu, pousse le piston et le fait descendre, chassant l'huile doucement par le tube de montée, qui la conduit jusqu'à la mèche. Le nom de modérateur est dû à ce que, dans le tube de montée se trouve une tige qui modère la montée de l'huile, de façon à la maintenir ré^'ulière jusqu'au moment où !e piston est tout à fait descendu.

naît briller à l'extrémité; mais l'alimentation était insuffisante, la mèche

Lampe (^cel (mécanisme de la pompe). — Le niècunisine Hguré ici est placé dans le réservoir à huile; la tige du piston est mise en moutement par un sy-tème d'horloRerie. Far le jeu des soupapes, l'huile puisée dans le réservoir est refoulée d'une façon très régulière jusque dans la mèche.

cliarbonnait, fumait et éclairait mal.

Celle ancienne disposition n'est plus

usitée que pour les lampes à pétrole, oit elle convient bien, parce que le pétrole, plus fluide que l'huile, monte beaucoup mieux dans la mèche.

C'est seulement depuis 1784 que les lampes ont été perfectionnées par Argand, Quinquet, Carcel et Franchot.

-Aujourd'hui, il ny a plus de fumée ni de mauvaise odeur, grâce à une mèche circulaire recevant l'air au dedans, et au dehors, grâce au verre, qui assure un plus fort tirage, et grâce à une meilleure alimentation.

Dans la lampe Carcel, l'alimentation est assurée par un mouvement d'horlogerie placé à la partie inférieure, lequel fait manœuvrer une petite pompe qui pousse l'huile jusqu'à la mèche.

La lampe à modérateur est plus simple, moins coûteuse, et ijresque aussi bonne ; c'est un simple ressort qui, en se détendant, pousse sur un piston pour faire monter l'huile.

La lampe de Dayy, ou lampe des mineurs, est une simple petite lampe à huile, ancien système, dont la flamme

Principe de la lampe de Davy. — Une toile métallique, placée au dessus d'une flamme, la refnudit assez pour que celle-ci ne continue pas à brûler au-dessus.

est enfermée dans un cylindre de reiTe et une cheminée close en toile métallique. La toile métallique permet à l'air d'entrer pour alimenter la flamme. Quand le grisou ' est abondant dans la mine, et qu'il s'enflamme dans la lampe, la toile métallique empêche la détonation de se propager au dehors Ut de causer les terribles accidents

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