‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 229 sur 418 · LIA · texte numérisé non relu

LIA

Jarde sur sa proie une langue visqueuse et très longue, puis l'attire à lui et la mange. Il a une couleur verdàtre, qui présente d'un moment à l'autre des (■olorations singulières. Le eamc'léou vulgaire se trouve en Espagne et au nord de lAfrique ; sa longueur est de j.j à 30 centimètres.

Le tarente, ou gecko des murailles ifig.), a la tète large, les doigts aplatis et munis de pelotes qui terminent les doigts, et l'aident à grimper aux murs. Il a une peau verruqueuse qui lui donne un aspect hideux; sa taille est de 14 centimèlres; il se cache dans les trous des murailles, les tas de pierres. Il hahito le littoral de la Méditerranée, en Italie, en France, en Espagne, en Afrique. Il est inoû'ensif; il rend même des services i)ar la chasse incessante qu'il donne aux insectes nuisibles.

Le dragon volant (fig.) existe à Java ; il doit à la présence de larges replis membraneux étendus sur les côtés du corps la faculté de se soutenir dans l'air. Longueur 22 centimètres.

L'iguane ifîg.) est le plus grand dos lézards; sa taille atteint presque 2 mètres; on le trouve dans l'Amérique centrale; essentiellement arboricole; c'est un animal extrêmement agile, vivant de bourgeons, de feuilles, de baies molles; il pond des œufs de la grosseur des œufs de pigeon. Au Mexique on mange l'iguane, et sa chair passe pour très savoureuse.

Les lézards ordinaires {/ig.) vivent dans nos pays. Ils sont de petite taille, leur corps est arrondi, très allongé, surtout la queue. Ils sont très agiles et recherchent les régions chaudes et sablonneuses. Leurs ongles crochus Jeur permettent de grimper aisément sur les murs et les rochers. Ils ne sont pas venimeux, mais mordent volontiers avec leurs dents aiguës; ils passent l'hiver à dormir dans des abris contre le froid. Ils sont carnivores, mangent des insectes, des vei-s, des petits mollusques et même des œufs d'oiseaux.

La femelle pond de 8 à 16 œufs recouverts dune coque poreuse. Ce sont.

par leur guerre aux insectes , des animaux utiles . Les principales espèces qu'on rencontre en France sont les suivantes : le Lézird des murailles, long de 0»',20 qu'on rencontre partout; coloration grise; le Lézard vert, d'un vert très vif, commun surtout dans le Midi; long de On» ,35; dévore énormément d'insectes; ïçLézarc^ ocllé, très beau, brun verdàtre avec des lignes jaunes; ne se trouve en France que dans le Midi :

longueur de 0ra,40 à O^.SO; grand destructeur d'insectes.

D'autres lézards n'ont (jue deux

pattes, ou même pas du tout. Les chalcidiens d'Amérique et d'Afrique ont la forme des serpents; ils ont 4, 2 ou pas de pattes. L'orvet (fig.) n'a pas de pattes, ce qui le fait souvent confondre avec les serpents ; la queue se termine par une pointe de consistance cornée ; cette queue se rompt au moindre choc!

mais repousse facilement ; sa coloration est des plus variables. Longueur 0,m30 à 0">,40. Il est commun dans toutes les parties de la France, dans les endroits humides. Sa nourriture consiste uniquement en vers et insectes, ce qui devrait le faire protéger des agriculteurs; d'autant plus qu'il est inoffensif. Il fait ses petits vivants.

liane . — On nomme lianes des plantes très diverses dont la tige prend une grande longueur tout en restant très grêle; cette tige rampe alors sur le sol, et le plus souvent s'enroule et monte le long des arbres. La clématite, la vigne sauvage, le chèvrefeuille, la glycine sont les lianes de nos pays.

bans les régions tropicales, les lianes de toutes sortes sont si abondantes, et elles prennent un si grand développement, qu'elles forment entre les arbres un lacis souvent impénétrable.

libellules. — Insectes nérrcptires connus aussi sous le nom vulgaire de demoiselles. Ce sont de beaux insectes, souvent d'assez grande taille, aux formes élégantes, que l'on voit voltiger dans le voisinage des eaux. Certaines espèces présentent des ailes aux colorations fort vives ; ces ailes sont aunombre de quatre, inégales, membraneuses; yeux très grands; l'abdomen du mâle est termine par une pince.

Libellule (grandeur très variable; l'envergure de certaines espèces dépasse 0"',30).

Ces insectes sont carnassiers. La ponte a lieu à la surface de l'eau ; les larves vivent dans l'eau et sont très carnassières, comme les insectes parfaits. Le nombre des espèces de libellules est très considérable (fig-)-

liber. — Partie intérieure del'éccrce des végétaux.

Lie

LIE

lichens. — Plantes cryptogames' sans racines, non aquatiques, dont la reiiroduction se fait d'une manière

Lichen des reunes.

analogue à celle des champignons'.

Les lichens, d'ailleurs, ne sont pas des végétaux simples; ils résultent de l'association d'algues et de champi-

Lictaen pulmonaire, commun sur les chênes.

gnons. Les lichens sont les dernières plantes qu'on trouve sur les hautes montaj<nesou dans les régions polaires; celles aussi qui apparaissent les premières sur les rocliers, grâce aux germes qui y sont transportés par le vent;

en accumulant leurs débris, elles contribuent à la formation delà terrevégé-

Lictieu des tilleuls.

taie, et en cela elles jouent un rôle im portant dans la nature.

Le lichen d'Islande est employé en médecine comme tonique ; le lichen des rennes fait l'unique nourriture des rennes dans la zone arctique ; la >nanne des Hébreux était un lichen, qui croit abondamment et très vi.e dans la partie

Lichens. — Parelle, ou orseiUe des teiiUitriers.

occidentale de l'Asie. Uorseille des leinturiers [fîg.), ^ui croît sur les rochers aux Canaries, et la parelle ouorseille d'Aiti'erg'ne, servent à la préparation de matières colorantes nommés orssiUe et tournesol (/ig.).

liège. — Voy. chêne.

lierre.— Plante grimpante à feuilles persistantes. La tige est garnie decram- )>ons qui pénètrent dans les interstice.-^ des éeorces et des pierres et deviennent de véritables raeiiieslors([n'ils trouvent un milieu favoralile. Tantôt \: lierre

Lierre; fragment de tige, montrant le^ feuille? avec Iti racine? advetitives qui fuiiuent crampons.

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reste rampant, tantôt il s'élève le long des arbres, des rochers ou des murs.

Dans les forêts, dans les vergers, le lierre est considéré comme une plante nuisible, parce qu'il gène beaucoup la végétation des ar- >; bres auxquels il / :

s'accroche. L

Onle cultive dans i les jardins pour l'ornementation, tantôt en le laissant ramper le long des bordures, tantôt en le faisant grimper le long des grilles et des murs; on le reproduit très aisément par boutures (fig.).

lièvres. — Les léporidés sont des mammifères rongeurs qui comprennent les lièvres et les lapins ; nous les étudions à côté les uns des autres n cause de leurs grandes analogies. Ils se ressemblent par un corps allongé, dos pattes de derrière plus grandes que celles de devant, de fortes rnoustaches, un pelage épais, presque laineux. On les trouve dans toutes les parties du monde, sauf à la Nouvelle-Hollande, par tous les climats, dans les plaines et sur les montagnes. Ils sont essentiellement herbivores. Ils ont les sens, et particulièrem' nt l'ouïe, très développés ; ce sont des animaux inofTensifs, qui ne cherchent généralement leur salut que dans une fuite très rapide.

Leur fécondité est très grande.

Cependant, malgré tant d'analogies, le lièvre et le lapin présentent, dans leur manière de vivre, des différences considérables.

Lièvre (fig.). — Le lièvre commun a 0"',65 de longueur, avec une queue de 0œ,09; il pèse de 3 à 5 kilos. Son pelage varie peu; le dessous du ventre est blanc, la tète et le reste du corps sont

Lièvre (longueur du corps, O^iBO).

nuancés de trris-brun ou roussâtre, résultant du mélange de poils soveux, annelés et variés chacun de ces diverses teintes. Il est d'un roux plus foncé que le lapin; oreilles plus longues, noires vers la pointe; queue marquée

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en dessus d'une ligne noire. La femelle, ou hase, est plus rousse que le mâle.

Son pelage et sa grosseur varient suivant les climats ; ainsi les lièvres d'Algérie sont plus petits et plus foncés que ceux de France.

Il a l'air spécialement construit pour la course. Il se nourrit de feuilles de végétaux agricoles, potagers et forestiers, qu'il broute de très près; il maiige les herbes et les fruits de toutes espèces. Dans les mois rigoureux, il ronge 1 ecorce à la base des arbres et cause ainsi de sérieux dommages aux plantations. Il change de demeure suivant les saisons; il vit dans les plaines découvertes en été, dans les bois en hiver. Il ne se terre pas, mais il choisit avec soin son gîte, dont il change souvent. Il dort pendant le jour et cherche sa nourriture pendant la nuit.

Outre l'homme, le lièvre a de nombreux ennemis, renards, chats, belettes, oiseaux de proie, pour lesquels il n'est jamais assez caché,

La femelle porte trente jours, et met Las une portée de deux à quatre levrauts; elle a ainsi trois, quatre et quelquefois cinq portées par an.

Le lièvre ne vit pas plus de sept à huit ans. Malgré sa grande fécondité, il ne devient jamais très abondant en France, parce qu'on le traque partout, au piège, au fusil, à l'aide du chien courant ou du chien d'arrêt.

Chassé à courre, il imagine mille ruses pour dépister les chiens, et fait preuve ainsi dune intelligence véritablement surprenante.

La chair du lièvre est succulente :

sa peau tannée donne un cuir assez bon : ses poils sont employés pour la chapellerie. Cependant son utilité compense à peine les dégâts qu'il cause.

Le lièvre variable des Alpes et des pays du Nord dill'ère peu de notre lièvre commun. Il est blanc en hiver, et d'un gris brun uniforme en été.

Lapin (fig.). — Le lapin sauvage est plus petit que le lièvre, moins roux, oreilles plus courtes, pelage plus égal, n en difl'ère aussi beaucoup par ses mœurs. II a Om.Se de long, avec une queue de 0°',08. Il semble être originaire d'Afrique, d'où il s'est répandu dans toute l'Europe par l'Espagne.

Le lapin préfère les sols sablonneux, dans lesquels il peut aisément creuser un terrier. Ce terrier est un trou profond, à une ou plusieurs issues, dans lequel il vit avec sa famille. C'est là qujl reste presque tout le jour et qu'il s'abrite quand il est poursuivi.

Il prend sa nourriture surtout la nuit. Il ronge les i-ejets et les jeunes plants, s'attaque à l'écorce des arbres; c'est un hôte très dangereux pour les forêts

Lia

et pour les champs riverains. Aussi est-il rangé parmi les animaux nuisibles et sa destruction est-elle autorisée toute lannée, même pendant la fermeture de la chasse.

Il est d'ailleurs d'une prodigieuse fécondité. La femelle fait chaque année quatre ou cinq portées, composées chacune de quatre, huit ou même douze lapereaux , qui peuvent eux-mêmes produire dès l'âge de six mois. Le lapin peut vivre de huit à neuf ans. On chasse

Lapin domestique (longueur du corps, 0",45).

le lapiii au collet, au fusil, à l'aide du chien ou du furet.

Le lapin est depuis longtemps devenu pour nous un animal domestique. Les lapins domestiques ont des couleurs variables; ils sont noirs, blancs, gris, roux, jaunes ; ils sont plus grands que les lapins sauvages. Leur fécondité est encore plus remarquable. On les élève un peu partout à cause de leur chair, qui est blanche et délicate, quoique moins succulente que celle du lapin de garenne. Le poil du lapin sert à fabriquer le feutre commun. Sa fourrure, qui n'est ni bien belle, ni bien solide, est cependant constamment employée à la place des fourrures plus précieuses des animaux des pays du Nord. En Belgique, en particulier, on fait en grand l'élevage du lapin doruesti<[U(.'.

ligature. — Opération chirurgicale

ainsi la ligature des artères se pratique fréquemment pour arrêter Ihê'

Ligature d'une artère, qui a pour but d'enserrer un organe ;

Ligature d'un membre ])our arrêter une hémorragie.

morraçie qui résulte d'une blessure, ou de la section d'un membre {fig.).

lis:nite. — Combustible qu'on trouve dans le sol, comme la houille, renfermant à peu près la moitié de son poids de charbon, combiné de diverses manières à de Yoxygène, de l'hydrogène, de l'azote, du soufre.

C'est un combustible inférieur à la houille, mais cependant très employé en Allemagne, en Autriche et en Amérique, oii on en extrait des quantités considérables par des ijrocédés analogues à ceux usités pour l'extraction de la houille'.

Comme la houille, le lignite provient des végétaux qui couvraient autrefois le sol; on y trouve fréquemment des débris végétaux considérables qui out conservé leur forme.

lilas. — Arbrisseau originaire d'Asie, cultivé dans presque toute l'Europe comme plante d'ornement, à cause de la beauté et du parfum de ses fleurs (/(i;.). 'Lelilas commun, qui fleurit au printemps, a produit de nombreuses variétés.

L'une de ces variétés , le lilas blanc, est soumis à une culture forcée qui lui permet de fleurir toute l'an-

! née ; on en fait un

j commerce impor-

I tant, surtout dans

I les environs de Paris. Le lilas se

I reproduit aisément par grefTes et par boutures. Ou tire aes fleurs de lilas une essence très estimée en parfumerie.

liliacées. — Plantes monocotylédones' à tige bulbeuse ou à rhizome; fleurs pétaloïdes à six divisions, à cix

Lilas (bailleur de la plante, 3"»).

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