‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 242 sur 418 · LYN · texte numérisé non relu

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(luit sur la luzerne d'excellents résultats.

La luzerne constitue un très bon

Luzerne, rameau fleuri (hauteur de la plaiilc, Om.aO).

fourrage, qu'on fait consommer en vert ou à l'état seo (fîg.).

Plusieurs végétaux parasites l'attaquent; le plus nuisible est la cuscute.

lychnide. — Herbe de la famille des car(j:jph>jllées. dont plusieurs espèces sont cultivées dans les jardins comme ornementales. Une espèce, plus souvent nommée nielle, est très commune dans les moissons, oii on la considère comme une mauvaise herbe.

lycopodes. — Plantes cnjptof/ames' qui ressemblent assez à des mousses, mais qui ont des racines; elles sont de petite taille, la tige est couverte par les feuilles appliquées contre la surface. L'espèce la plus importante, hjcopode à massue, croît dans les bois montueux, au milieu des bruyères humides ; de distance en distance, on y trouve des renflemonts j contenant une poudre jaune nommée i poudre de lycopode ou soufre végétal !

qui est constituée par de nombreuses spores (voy. crjrptogames).

Cette poudre est très combustible; on l'emploie en pharmacie pour entourer les pilules dont on veut empêcher l'adhérence ; on l'utilise pour dessécher les excoriations produites par les frottements dans les plis de la peau des jeunes enfants ou des personnes trop grasses.

lymphe. — Liquide blanc contenu dans un système de vaisseaux appelés vaisseaux lymphatiques '. répandus dans tout le corps. Ce liquide ne dif-

fère du sang que par l'absence de globules rouges; il est constitué par du plasma (voy. sang), dans lequel flottent de nombreux globules blancs. Le réseau des vaisseaux lymphatiques est presque aussi important que celui des vaisseaux sanguins ; cependant le rOle de la lymphe dans l'organisme n'est pas aussi bien connu que celui du sang. Il est à croire que la lymphe participe à la fonction de nutrition, tout comme le sang. Arrivés dans la veine sous-clavière gauche, elle se mêle au sang, dont elle renouvelle les matières nutritives, (voy. vaisseaur lymphatiques).

lymphangite. — Inflammation des" vaisseaux lymphatiques, qui survient le plus souvent à la suite d'une plaie, et même d'une très faible excoriation. La lymphangite est caractérisée par une tièvre légère, une rougeur de la peau en lignes ondulées ou en plaques plus ou moins étendues ; les ganglions lymphatiques se gonflent et deviennent douloureux; il existe un sentiment pénible de cuisson et de douleur. Elle est parfois suivie d'abcès. On traite par des cataplasmes, des compresses d'eau de sureau, des onctions mercurielles. La lymphangite est jlfcrfois une maladie grave, à terminaison fatale.

lynx. — Le ly?ix ou loup-cervier (fig.) est un félin très voisin du chat sauvage, mais sa taille est plus élevée. Longueur, l'n,20; queue, 0"',20; hauteur au garrot, 65 centimètres. Il pèse souvent plus de 30 kilos. Il est d'un gris roussàtre, avec des taches blanchâtres ; la queue, bien fourrée, est courte ; la pointe des oreilles est ornée d une toulïe de poils rapprochés eu pinceau.

Lynx vulgaire (longueur, In.îo).

Le lynx a une grande vigueur, et il est fortement armé par ses griffes et ses dents; il a la vue très perçante.

C'est un animal très sauvage ; on le rencontre seulement dans les forêts les plus retirées, dans les rochers solitaires. Habile à grimper, à sauter, il détruit la nuit une grande quantité de gibier ; il chasse même le cerf, le chevreuil, le renne et l'élan.

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Il tue souvent plus de gibier qu'il n'en peut manger, et fait ainsi beaucoup de mal. On n'en trouve plus en France; il est rare dans l'Europe centrale, mais relativement commun dans l'Europe du Xord. La peau du lynx constitue une fourrure très belle et

très estimée, quoique un peu raide : en Sibérie, une peau de lynx vaut trois peaux de martre zibeline. La chair de lynx est savoureuse. Ou connaît plusieurs espèces de lynx, peu différentes du lynx vulgaire d'Europe.

mâche. — La mâche ou dottcette est une plante potagère de petite taille, qu'on mange crue, en salade. Elle pousse spontanément dans un grand nombre de {"^1 terrains. Celle qu'on ^c cultive dans les jardins a des feuilles plus grandes. C'est une salade précieuse, qu'on peut récolter „. ^ pendant tout l'hiver, ^^"^^ °" doucette car elle ne craint pas la gelée tfcg.).

machine à coudre.— Instrument qui permet de coudre beaucoup plus rapidement qu'à la main {fig.). Une aiguille reçoit, par l'intermédiaire d'une pédale, un rapide mouvement de haut eu bas et de bas en haut. Chaque fois qu'elle descend elle traverse l'étoffe à

Machine à coudre à pédale.

coudre, disposée sur une table percée d'une ouverture; le fil que porte l'ai-

fuille forme, sous l'étoffe, une boucle ans laquelle passe un second fil, qui arrête le point. D'ailleurs les détails du mécanisme sont très variables d'un système de machine à l'autre.

L?s premières machines à coudre

datent du commencement du siècle ; elles ont été grandement perfectionnées depuis cette époque et sont actueller.-cnt extrêmement répandues; elles rendent les plus grands services, par

A\e moteur de l'aiguille.

Manivelle.

Axe moteur de la navette.

Petite machine à coudre fonctionnant à U tiiaiii.

la rapidité et la régularité de leur travail. Certaines machines actuelles, au lieu d'être mises en mouvement par le pied, sont munies d'un petit moteur électrique.

machines à vapeur. — L'eau chauffée en vase clos produit de la vapeur qui exerce sur les parois du vase une pression qui dépasse 10, 15, 20 kilogrammes par centimètre carré; cette pression est utilisée, pour produire du travail, dans les machines à vapeur.

La première machine à vapeur a été construite, en 1G90, par le Français Denis Papin ; elle a été successivement perfectionnée par Savery, Newcomen, Cowley, Potter et James Watt.

Principe de la machine à vapeur. — Une chaudière chauû'ée produit de la vapeur à une forte pression ; cette vapeur arrive dans un cylindre dans lequel se trouve un piston mobile ; elle pousse ce piston avec une grande force, et le fait avancer dans le cylindre. Quand le piston est à l'extrémité

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