‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 249 sur 418 · MAX · texte numérisé non relu

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manchot. — Oiseau palmjpède plougeur, incapable divoler. Se trouve dans les mers du Xord. Longueur 33 centimètres

C/ig.}.

mandarinier . —

Petit arbuste du genre :itronni'>r' cultivé dans toute l'Europe méridio- Manchot, nale. En France on le (Long., 0i»,33).

cultive en Provence, à Nice et en Algérie; il est plus rustique que l'oranger et donne ses fruits plus tôt. Le fruit est petit, avec la forme dune pomme ; la peau est peu épaisse et a une odeur forte, assez peu agréable. Mais le fruit a une saveur très sucrée et très agréable ; les fruits verts sont confits dans des sirops sucrés. Les mandarines sont l'objet d'un commerce considérable.

mandragore. — Herbe de la famille des solanées qui pousse abondamment dans les contrées méridionales de l'Europe ; elle a une grosse racine, de laquelle part un bouquet de grandes feuilles. Toute la plante est vénéneuse, et a les propriétés de la belladone, à un degré plus marqué.

manganèse. — Métal gris bleuâtre^ dur, cassant, difficilement fusible. Il n'a pas d'usagos par luimême : le fer qui renferme du manganèse est plus blanc, plus dur, et susceptible de donner de meilleur acier.

Parmi les composés du manganèse qui ont des usages se trouve le bioxyde de manganèse, combinaison de manganèse et d'oxygène, minerai naturel qui inter\ient dans la préparation industrielle du chlore et des fers riches en manganèse.

mangiier. — Arbrisseau qu'on rencontre sur les côtes de l'Océan, dans les régions tropicales de l'Amérique.

On utilise son fruit pour la préparation d'une boisson fermentée, et son écorce pour le tannage des cuirs.

mangouste. — Les mangoustes soTit des carnicores analogues aux civettes, mais dépourvus de poche Muale. Elles ont aussi les mêmes mœurs, le même régime (rats, insectes, ceufs, ...); on les trouve dans les con- i trées chaudes de l'ancien continent.

La plus connue des mangoustes est la mangouste ichneumon i/lg.) ou rat des Pharaons, ancien animal sacré des Egyiitiens. Sa forme est allongée, son pelage d'un gris verdâtre, .ses doigts à

demi palmés. La longueur du corps est de <>3 centimètres; celle de la queue de .50 centimètres; sa hauteur au garrot de i-5 centimètres seulement ; mais elle est assez trapue. Elle chasse le jour, attaque les mammifères même assez gros, comme le lièvre, et surtout les oiseaux, les serpents, les lézards, les

Mangouste ichneamon (long, do cor£^, 0*,6ï).

insectes, les v-ers; elle mange mèm»les fruits. Sur les ichneumons, autrefois si honorés des Égyptiens, on racontait un grand nombre de fables ridicules. .\ujourd'hui ce respect a disparu, et les Égyptiens le poursuivent à outrance a cause de ses rapines.

manie. — L'une des formes de la folie, caractérisée par la surexcitation générale des facultés intellectuelles et une extrême mobilité dans les affections. Cette maladie arrive prosressivement ; ses causes sont celles de la folie en général (Voy. foliei: elle se rencontre aussi comme conséquence de l'alcoolisme, de l'épilepsie, de la paralysie générale, etc.

Le maniaque parle et agit beaucoup, mais il parle sans suite et agit sans motifs ; il a des hallucinations et est en apparence insen.sible à la douleur : son sommeil est agité ; il ds'vient souvent furieux et est alors fort à craindre.

Cette sorte de folie n'est pas incurable : sous l'influence d'un traitement approprié, l'agitation diminue, Lmalade a conscience de sa iiialadi--, puis la raison revient ; mais le plus souvent il y a des rechutes, après des mois et même des années d'une guérison apparente. (Voy. monomanie et folie.)

manioc. — Petit arbrisseau de la famille des euphorijiacées, cultivé dans les contrées chaudes des deux mondes ifiy.). Les rairines servent à faire une farine alimentaire qui a une grande importance dans ces contrées. On en fait plusieurs préparations diverses : ainsi le tapioca est de

MAN

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1?. fécule de manioc qu'on a sécLee sur : devant un cadran divisé. Quand l'air des plaques f-ljauirées à iOO», 'après comprimé pénètre dans ce tube, la

pression qu'il exerce intérieurement tend à dérouler la spirale et à fairt' marcher l'aiguille vers la droite; quano la pression cesse, l'aiguille revient à sa position primitive. Cet appareil est peu encombrant et peu fragile.

Les indications des manomètres se comptent tantôt en centimètres, tantôt en kilogrammes. On dit que la pression d'un gaz est de 2ô centimètres, quand ce gaz est capable de soutenir, dans un tube analogue à celui de Torricelli (voy. baromètre), une hauteur de mercure de 2.J centimètres. Une pression de 76 centimètres s'appelle une atmosphère. Quand on ;dit que la pression

[hauteur de la

HaniOC, rameau el racines plante, 1™).

l'avoir humectée d'eau. Avec la racine du manioc on fait aussi une boisson ferinentée.

manne. — On donne ce nom à divers sues provenant de plusieurs végétaux.

La manne proprement dite des pharmaciens nous vient de Sicile et de Sardaigne ; elle s'écoule de deux sortes de frênes, sur lesquels on pratique des incisions. C'est un purgatif énergique.

La manne de Briançon, venant des feuilles dumélèze, est moins purgative.

On s'est demandé ce qu'était la manne des Hébreux. C'est peut-être le suc qui s'écoule du /amarï», mélange de sucre et de dextrine, que l'on mange encore eu guise de miel; celte opinion est d'autant plus vraisemblable ((ue le tamarin croît en abondance dans les contrées traversées par les Juifs dans leur passage de l'Egypte en Palestine.

Mais peut-être aussi est-ce une substance toute dilïérente qui, à plusieurs reprises, depuis le commencement de ce siècle, est tombée en pluie eu Asie Mineure, substance dont les habitants se sont servis pour faire du pain Cette dernière substance est un lichen dont la croissance est extrêmement rapide ; il peut se faire qu'il soit arraché, par le vent, des steppes dans lesquels il pousse, et porte avec la pluie à une grande distance; il est plus probable que la pluie en apporte seulement les germes, et qu'il se développe ensuite avec une grande rapidité.

manomètre, (grec : manos. rare, inétron, mesure). — 'La manomètre est un instrument destiné à mesurer la pression d'un gaz ou d'une vapeur renfermé dans un espace clos. Le seul manomètre réellement employé aujourd'hui dans l'industrie est le manomètre métallique (/If/.). Il est fondé sur le même principe que le baromètre métallique. Un tube flexible est enroulé sur lui-même. Une de ses extrémités, qui est ouverte, communique avec le réservoir; l'autre extrémité, fermée, porte une aiguille mobile

Manomètre métallique. — La vapeur entrep.ir le robinet M, et se répand dans le tube ABC, qui est contourné en spirale. I.a pression fait détordre plus ou moins la spirale, el déplace par suite l'aiguille E le lonj de la graduation.

de la vapeur d'une thaudière est de 6 atmosphères, cela signifie que cette pression serait capable de soutenir une colonne de mercure haute de 6 fois 7G centimètres.

Si au contraire on dit que la pression est de 6 kilogrammes, cela veut dire que chaque centimètre carré de la chaudière supporte, de la part de la vapeur, une pression de 6 kilogrammes.

Les nombres qui expriment la pression en atmosphères sont peu dill'érents de ceux qui l'expriment en hilograrnmes.

puisqu'une pression de 70 centimètres, c'est-a-dire d'une atmosphère, équivaut à 1 kil. 033 par centimètre carré. (Voypression atmosphérique.)

mante. — Insecte orthoptére earac; térisé par un corps très allongé et par une jjremière paire de pattes très développées, nommées pattes ravisseuses. Les mantes sont carnassières et saisissent leur proie avec ces pattes ;

MAR

MAR

elles se tiennent à lafifùt pendant des heures entières pour saisir les petits animaux qui passent à leur portée.

Ainsi à l'atl'ùt, elles ont une attitude qui ressemble à celle de la méditation ou de la prière, de là les noms de

Maquereau (long., O^.iO).

Mante religieuse 'Jonjiê"''' 0",0ô).

liiante religieuse, mante sainte ifig.), données aux diverses espèces. Pondent leurs œufs dans un amas gommoux contre les pierres ou sur les buissons.

maqnereaa. — Poisson au corps allongé, très arrondi, aux dents aiguës, aux colorations vives ; les écailles, excessivement petites, semblent être perdues dans la peau (fig )'. Se trouve dans toutes les mers d Europe : plus répandu dans l'Océan que dans la Méditerranée . Sa taille maximum est de 50 cejitimètres, avec un poids <l'un kilogramme. C est

un poisson de passage sur nos côtes; on le pèche surtout en mai. Chair agréable. Le maquereau est un poisson de grande pêche sur les côtes de France, d'Angleterre et des Etats-Unis.

marbre. — Le marbre est une pierre calcaire ', la plus dure de toutes. Il est susceptible d'un beau poli, ce qui permet de l'employer dans la décoration et dans l'ameublement.

Sa beaut^ est encore accrue par de vives colorations. Les marbres statuaires sont généralement blancs; leur cassure est grenue et ])rillante comme celle du sucre (marbre saccharoide). Les plus estimés sont ceux de Carrare (Italie) et de Paros (Grèce). Sa France possède, daiis les Pyrénées, dans le département de l'Isère et en Algérie, des marbres statuaires assez beaux. Les autres marbres, aux couleurs variées, ont au contraire une cassure unie, terne. Le marbre noir de Namnr, le marbre noir largement veiné de blanc du département de l'Ariège, le marbre rouge antique, le marbre griote brun avec des taches

rouges, le marbre vert, sont fort recherchés.

Le marbre lumaehelle est le plus répandu en France ; il a des couleurs diverses, mais on le reconnaît toujours à ce qu'il est parsemé d'un grand nombre de débris de coquilles. Lis marbres se trouvent dans presque toutes les chaînes de montagnes (Italie, Belgique, France).

On donne au marbre le poli, sans lequel il ne serait pas plus beau qu'une pierre ordinaire, en frottant la surface avec des poudres dures, de plus en plus fines.

marcottage. — Procédé de reproduction des plantes, qui consiste à coucher dans la terre un rameau sans

Marcottage de la vigne.

le séparer du végétal et à recouvrir de ti-rre le milieu du rameau ainsi couché; des racines se développent sur la partie qui est en terre; lorsqu'elles sont bien formées, on sépare le nouveau

^I35SJ^^^^^

Marcottage dn rosier.

végétal du pied mère. Ce procédé di multiplication donne naissance, comme le bouturage', à des plantes dont tous les caractères sont identiques ;i ceux de la plante dont elles sortent ; il est donc parfaitement propre à pro-

MAR

— tëi

MAR

pager les variétés des plantes cultivées {fig.}.

marées. — Les marées sont des mouvements de la mer qui se prodaisent à des intervalles réguliers. Pendant G heures 12 minutes 37 secondes, le /lot ou flux monte ; puis pendant un temps égal, le jusant ou reflux descend ; et le mouvement de hausse recommence. Il y a donc à peu près deux mers hautes et deux mers basses par jour. Mais comme la durée totale de ces deux marées est plus grande que 24 heures (exactement 2-i heures 60 minutes 18 secondes), il en résulte que l'heure de la marée haute retarde chaque jour de 50 minutes et 28 secondes.

Le temps (6 heures 32 minutes 37 secondes) qui s'écoule entre la mer haute et ia mer basse suivante est précisément le quart du temps que met la lune, dans son mouvement autour de la terre, pour partir du méridien d un lieu et y revenir (il s'agit du mouvement apparent de la lune, dû à la fois à la rotatiou de la terre sur ellemême et à la rotation de la lune autour de la terre/. 11 y a donc une concordance Certaine entre' la marée et la position de la lune. C'est Yatlrcftion (voy.

gravitation universelle) de la lune qui attire les eaux du côté où se trouve l'astre, et les fait par suite baisser aux points qui sont à angle droit par rapport à ceux-là ; le calcul montre d'ailleurs que la marée doit monter aussi au point de la terre opposé à celui qui est tourné vers la lune. L'attraction solaire produit aussi des marées, mais moindres que les marées lunaires. A l'époque de la pleine lune, la lune, la terre et le soleil étant en ligne droite (voy. lune), les marées lunaires s'ajoutent aux marées solaires : on a de fortes marées. Au contraire à l'époque du premier et du dernier quartier, les

Marées. — Figure Ihcorique très siinplificimontraiil les déplacements de la mer à l.i çiulace d<> la ttrre, sons riiiflucnco de la lune.

marées solaires tendent à détruire l'elTet des marées lunaires, on a de petites marées (fin-)-

Par suite de l'obstacle que les îles et les continents opposent au mouvement des eaux, les marées ne s'observent pas partout exactement aux heures déduites de la position de la lune: il

se produit, d'une côte à l'autre, des retards considérables.

Dans les mers libres la hauteur de la marée n'est jamais très considérable ;. mais dans certains golfes, sur certaines côtes où les passages sont étroits, l'élévation est plus grande ; à Saint-Malo les grandes marées atteignent 20 mètres de hauteur.

Les mers intérieures, les lacs n'ont pas de marées, ou des marées très faibles.

inar^arine. — Sorte de beurre artificiel préparé avec du suif. L'apparence de la margarine est tout à fait, celle du beurre, mais le goût n'est pas aussi délicat. C'est un produit sain, dont le plus grand défaut est de trop facilement servir à la falsiUcation du vrai beurre.

En chimie le mot margarine a un autre sens. C'est un corps gras neutre, combinaison de glycérine et d'acide niargarique (Voy. corps gras). La margarine se rencontre dans la plupart des huiles et des graisses, dans le beurre.

niargarique (acide). — Acide gras contenu dans la, margarine'. Entre, avec l'acide steariqiie, dans la composition des bougies.

niars^ucrite. — Plusieurs plantes de la famille des composées portent le nom vulgaire de marguerite. D'abord la petite marguerite ou pâquerette; qui fleurit pendant presque toute laniiée dans les prairies, les pâturages, on a obtenu par la culture de nombreuses et charmantes variétés de cette espèce : la reine-marguerite, à

Reine-marguerite des jardins (hauteur très variablej.

tige relativement élevée, avec une fleur plus grande, dont les diverses variétés sont un des plus beaux ornements de nos jardins (fig.) ; la grande marguerite des près, à la tige élevée, aux larges fleurs.

Mariotte (loi de). — Voy. élasticité-

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marjolaine. — Plante delà famille fies labiées, cultivée dans L-s jardins à cause do la douce odeur que répandent toutes ses parties au moindre froissement. Elle pousse spontanément v.n France dans les coteaux secs, au liord des haies, dans les champs. La

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La marmotte est difficile a prendre, à cause des régions élevées clans lesquelles elle se trouve constamment.

Cest le lapin des grandes montagnes, sa chair est délicate ; sa graisse est excellente; sa peau sert à confectionn T des pelleteries grossières, mais durables.

Plusieurs autres espèces de rongeurs se rapprochent beaucoup de la marmotte commune par leur forme, leur mode d'existence.

niarnage. — Le matnage, ou adjonction de marne comme amendeiient à la terre, produit surtout de bons effets dans les terres trop sablonneuses. Pour marner une terre, on conduit la marne sur le terrain en automne, autant que possible : on l'y [ dépose en tas régulièrement espacés.

Marjolaine (hauteur, 0",tO).

marjolaine est employée en médecine !

comme aromatique et excitante. On lui . donne souvent le nom d'origan (fig.). ^

marniotte. — La mannotte vulqaire ifîg.) est un mammifère rongeur "dont le corps est court et ramassé, la tète grosse, la lèvre supérieure pourvue dune barbe épaisse: les incisives sont longues et fortes. La robe est jaune et gris roux le long du dos, brune sous le cou, les poils sont épais et grossiers. La longueur du corps est de 4.5 centimètres.

Elle ne se rencontre qu'en Europe, liabite les ^

hautes régions des Alpes, les Pyréne es et les Carpathes.

à la limite des uei g e s é t e rnelles.EUe vit dans des terriers qui lui s ervent de

refuge pour l'hibernation. Quand arrive la mauvaise saison, les marmottes se réunissent en petites bandes dans leurs terriers, préalablement remplis d'herbe fine, et s'endorment d'un sommeil profond, qui dure jusqu'au coninieneement du printemps. I^a nourriture de la marmotte consiste en feuilles, racines, herbes, fruits : tantôt elle broute comme le lapin, tantôt elle tient, comme l'écureuil, ses aliments dans ses pattes de devant.

Marmotte vulgaire.

(Longueur, 0'n,fbj.

Le marnage.

Elle passe l'hiver en cet état et se délite sur place, sous l'influence des pluies et surtout des gelées. Au printemps, on la répand uniformément à la surface des champs, et on la mélange avec la terre par un labour {fig-)-

marne. — La marne est constituée par un mélange de calcaire et d'argile, avec diverses autres substances en moindre quantité; ce mélange se délite sous l'influence des alternatives de sécheresse et d'humidité. Les marnes constituent des terrains complètement infertiles, mais elles sont avantageusement employées en agriculture i)0ur l'amendement des terres sablonneuses.

(Voy. marnage. I On trouve des marneiî en France à peu près partout.

maroquin. — Cuir généralement très fin. très souple, presque toujours leint. fabriqué avec des peaux de chèvres ou de boues. Les faux maroquins sont faits avec des peaux de mouton ou de veau. C'est du Maroc que nous est venu l'art de fabriquer le

MAR

- mi —

MAR

maroquin. I<e tannage' se fait jiar les procédés ordinaires, mais ou remplace 1 écorce de chêne par la noix de galle. Après le tannage on procède à la teinture en diverses nuances. Après la teinture on frotte avec un peu d'huile de lin, on lustre et on fait un grain artificiel, en faisant passer sur la peau un rouleau cannelé, qui rend la surface rugueuse. Le cuir de Cordoue est un maroquin plus fort, qui a conservé un grain naturel.

marronnier. — Le marronnier d'Inde ifig.) est un grand arbre dont If fruit est constitué par une eapsul.verte hérissée de pointes, et l'enfermant une ou deux graines (marrons d'Inde).

Barronnier d'Inde. — Rameau fleuri et fruit (bauleur de l'arbre, 20»).

I '.ultivé surtout pour embellir les parcs ! les avenues. Le bois est médiocre ">iir les constructions comme pour le ■liauffage. Le marron n'est pas alimentaire, mais on en extrait de l'amidon i-mployé comme apprêt dans la fabrication des étoiles.

Mars. — Planète dont la distanci' au soleQ est une fois et demie celle d^ la terre ; son volume est un septième de celui de la terre, la durée de sp

l'.randears comparées de la Terre et de U planète Hars.

révolution est de deux ans. Elle nous apparaît comme une étoile brillante à coloration rouge. Le télescope montre sur Mars des taches et des rayures régulières dont l'explication est encore

à trouver. Comme la terre, la planète Mars possède une atmosphère, et sans doute de 1 eau et des glaces polaires; c est par suite la planète qui ressemble le plus à la terre (fig.).

marsouin. — Mammifère marin de l'ordre des cétacés, très commun sur nos côtes, oii il cause de graves dommages ; il fait en ell'et une guerre sans trêve à un grand nombre de poissons, faisant fuir en particulier les bancs de harengs et de sardines ; il

Harsonin (longueur, i").

lui arrive souvent de déchirer les filets des pécheurs. Ce cétacé remont .■ assez souvent les flcaives jusqu'à une grande distance de la mer, mais il n'y séjourne pas. On le pèche surtout dans les régions jjolaires, à cause de l'huile assez abondante qu'il fournit ; sa chair, d'ailleurs, est comestible, quoique d'un goût peu agréable ijig.).

marsupiaux. — Les inarsupiaux forment un ordre de mammifères parfaitement caractérisés. Leurs mamelles sont situées au fond dune poche ventrale {poche marsnpiale) oii les petits sont introduits après leur naissance et restent suspendus aux tétines de leur mère, pendant un temps plus ou moins long, pour achever leur développement. Ils sont propres à l'Australie, sauf une seule espèce, la sarigue, qu'on trouve en Amérique.

En dehors du caractère commun de

Loup à bourse (grosseur du chacal).

la poche marsnpiale, les animaux de cet ordre formfnt un grand nombre d'espèces très dilférentes les unes des autres.

Le loup à bourse (fig.). de la taille du chacal, ressemble à un chien comme aspect ; il est carnassier, et il cause de grands dégâts dans les régions qu'il habite. Le sarcophile

MAR

MAR

arslcu, plus petit, est également carnassier, très sauvage et très voracc.

Le tapoa-tala est gros comme un rat, carnassier, il passe partout et cause de grauùs ravages dans les poulaillers : il est extrêmement malfaisant.

D'autres espèces du même genre sont plus petites encore.

La sarigue (/ig-) a une forme bien différent'; comme aspect. Elle se nourrit de plantes, mais aussi d 'insectiiS, d oeufs, d'oiseaux, de mollusques. Selon les espèces, la taillv varie de celle du chat à celle dune souris. La femelle porte 25 jours ; les petits, comme chez tous les marsu- Sari.'ue piaux, naissent incomplètement

formés et continuent à , ^

per dans la poche marsupiale. L'opos som est la plus grande des sarigues ; sa taille est celle du chat domestique ; il a une queue préhensible qui lui sert pour se tenir sur les arbres ; il fait une grande destruction de gibier et de volailles. La peau de l'opossum est une bonne fourrure. Les

Kaugnroo (poids 100 kil.}.

kanguroos {fîo.) sont les plus grands marsupiaux et les plus singuliers.

Tout le haut du corps est petit, la partie postérieure, les membres postrieurs, la queue sont au contraire très développés. Les longues jambes de derrière l;ur permettent de sauter avi'C une extrême rapidité, et de faire des bonds prodigii'ux. Le régime est herbivore. Ce sont des animaux plus utiles que nuisibles ; leur chair est savour.îuse, aussi cherche-t-on à acclimater le kanguroo en France.

Un nombre énorme d'espèces existent, que nous n'avons pas citées. On trouve chez les marsupiaux une série de formes presque aussi variées cjue dans tous les autres mammifères reunis.

très voisin de 1 hirondelle ; il est eumplètement noir, avec une gorge blanche.

Ses mœurs, ses habitudes le rapprochent de l'hirondelle tout autant que sa forme. Il se noumt exclusivement il'inseetes. dont il fait une énorm'-

Martinet commun (longueur totale, O'.iO ; envergure, 0-,38).

consommation. Mais, tandis que l'hirondelle fait la guerre aux insectes qui volent le jour, le martinet dévore surtout ceux du créijuscule (/îg.).

martin-pècheur. — Oiseau passereau; très beau avec son dos bleu, son bec et ses pattes rouges. Longueur 0"',18 ; mais il est relativement assez gros, car sa queue est très courte. Se trouve sur le bord, des cours d'eau :

martinet.

Oiseau piss-'reau

Martin-pécheur (longueur totale, On',;Oj.

niche dans les trous des berges ; 5 ou 6 œufs. 11 se nourrit de poissons, qu'il prend en volant au ras de l'eau, l't même en plongeant (fig.).

martre. — Les martres sont d^-s mammifères carnicores de petite taillr.

au corps svelte et allongé, aux jambes courtes et douées d'une grande agilité.

Ce sont des animaux très nuisibles.La martre commune ifig.) a une longueur de 36 centimètres, avec une queue de 27 centimètres. On la rencontre un peu en France ; plus commune dans le nord de l'Europe et l'Amé-

Martre commune flongnoiir du corps, 0",36; qui'uo, 0«,27).

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