‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 253 sur 418 · MES · texte numérisé non relu

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(le mercure, employé en médecine comme purgatif et vermifuge. Le protoehlorure de mercure, ou sublinu' corrosif, autre combinaison de chlore et de mercure, çoison violent, employé aussi en médecine; il sert également à ^réserver de la morsure des insectes iCS pièces anatomiques et les objets d'histoire naturelle. Le protosulfure de mercure, ou cinabre, combinaison de soufre et de mercure, d'un beau rouge ; très employé en peinture sous le nom de vermillon; sert aussi en médecine. Le fuhainate de mercure (voy. fulminates) sert à faire des amorces.

Le mercure et ses composés constituent de violents poisons. Les ouvriers qui respirent souvent des vapeurs de mercure ne tardent pas à éprouver des troubles très graves de la santé.

Mercure. — Petite planète' deux fois et demie plus rapprochée du soleil que n'est la terre; elle est rarement visible à l'œil nu, à cause de cette grande proximité du soleil. Son volume est treize fois moindre que celui de la

Grandeurs comparées de la Terre et de la planète Mercure.

terre, et la durée de sa révolution est de 88 jours ; elle a des phases aussi nettes que celles de la lune (voy. planètes) (fig.).

méridien. — Voy. longitude.

merisier. — Arbre de la famille des rosacées, très voisin du cerisier, qui se rencontre en France, surtout dans les forêts des Vosges et de la Franche-Comté. On le cultive pour faire servir les graines à la fabrication du kirsch. Le bois sert à l'ébénisterie et aux travaux de charpente.

merlan — Poisson au corps

Uerlan (longueur, û">,30).

oblong, comprimé, dont la longueur peut atteindre 40 centimètres. Ecailles petites et molles; couleurs claires.

Très commun sur les côtes de France, en particulier dans la Manche. Se rencontre parfois en bancs considérables.

On le i)èche surtout à la ligne, eu hiver ; chair médiocrement estimée. La consommation du merlan en Franci'.

est assez considérable (fig.).

merle. — Oiseau passereau; le mâle est entièrement noir, avec le bec jaune; la femelle est grise. Habile chanteur. Longueur totale 0ni,26. Vit généralement seul dans les taillis, les bois frais et les terrains gras, riches en vers de terre et en escargots ; en hiver, il se rapproche des lieux habités. Très défiant. Niche sur les arbres ou dans les buissons, près de terre; le nid est construit avec art ; 4 à 5 œufs verdâtres avec des taches brunes. 11 mange quelques fruits, mais beaucoup plus de larves et d'insectes : oiseau utile.

Merle commun (longiifiu- totale, ûm,26).

Outre le merle commun f/(gr.), le genre renferme le merle litorne, un peu plus gros, le merle draine, de même taille, le merle mauvis, un peu plus petit, et la grive, de couleur grise, légèrement plus petit aussi.

Tous ces merles sont utiles ; mais leur multiplication est très restreinte parce que leur chair est très délicate, et qu'on leur fait constamment la chasse. La grive provençale, nourrie de genièvre, le merle de Corse et de Sardaigne, nourri de myrte, sont de petits gibiers d'une grande finesse de goût.

merluche. — Poisson assez gros, car sa taille va à 75 centimètres. Corps arrondi ; petites écailles ; coloration grisâtre. Commun dans la Méditerranée et l'Océan ; très vorace, il se nourrit principalement de harengs et de maquereaux. La pêche en est assez importante ; on le sale souvent comme la morue.

inésangre. — Oiseau passereau aux couleurs assez belles, très commun en France. Longueur totale, 16 centimètres. Petit oiseau querelleur et vif, habitant les forêts et les lisières. Niche dans les trous des arbres ou à la bifurcation des branches peu élevées: ce nid est couvert et ne présente qu'une petite ouverture pour laisser passer l'oiseau. La ponte va de 6 à 20 œufs ;

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]•• père et la mère déjtlok-nt la plus 1,'iande activité pour élever la iiominx-use nichée.

La mésange se nourrit surtout d'insectes; on peut rstimer à 200 000 insectes, larves ou œufs, la consommation annuelle de chacun de «es oiseaux.

Késange (longueur lotale, CmJS).

Les 'principales espèces sont la 'nxésange charbonnière (/ig.), la mésange bleue et la rne'sange à longue queue, dont le nid est une merveille d'adresse.

mésentère. — Voy. péritoine.

métalloïdes. — Corps simples, caractérisés par leur peu d'éclat, leur mauvaise conductibilité de la chaleur et de l'électricité ; ils sont remarquables aussi en ce qu'ils se combinent avec loxygène pour former des composés qui sont généralement des acides'. On connaît actuellement quinze métalloïdes, qui sont : hydrogène, fluor, chlore, brome, iode, oxygène, soufre, .sélénium, tellure, azote, phosphore, arsenic, carbone, bore, silicium.

niétallothérapie. — Procédé de traitement de diverses maladies, qui consiste à appliquer sur la peau des plaques métalliques (fer, cuivre, zinc, or, argent,...). Certaines paralysies partielles disparaissent, au moins momentanément, quand on applique des pla<iues, des chaînes..., formées de ces métaux, sur les régions paralysées.

Chose singulière, tel malade qui n'est pas soulagé par l'application d'une plaque de fer l'est par l'application d'une plaque de cuivre ; e*, pour la même maladie, un autre malade sera, au contraire, soulagé par la plaque de fer et ne le sera pas par la plaque de cuivre.

métallurgie. - Art d'extraire industriellement les métaux des com-

posés naturels qui les renferment, et qu'on nomme minerais. Les opérations a effectuer pour l'extraction varient suivant le métal considéré; nous indiquons sommairement ces opérations à chaque métal usuid.

niétaniorphoscs. — Changements de forme qu'éprouvent divers animaux à partir du moment de leur naissance jusqu'à l'époque oii ils ont acquis leur complet développement.

Les insi'ctes', les batraciens', éprouvent justement de ces métamorphofs.

11 en est de même de certains animaux inférieurs, tels que les cysticerques (voy. ténia).

métaux. — Corps simples, qui sont caractérisés par un éclat particulier appelé éclat métallique, par une bonne conductibilité de la chaleur et de l'électricité ; ils sont remarquables aussi en ce qu'ils se combinent avec l'oxygène pour former des coraposi's, qui sont souvent des bases *.

On connaît actuellement plus d'' cinquante métaux, dont les plus importants par leurs applications sont :

fer, nickel, zinc, étain, cuivre, plomb, aluminium, mercure, argent. plat i if .

or.

météorites. — - Voy. aérolithes.

méteil. — Mélange de seigle et d^froment, qu'on cultive dans plusieurs régions de la France (Centre, Bourgogne, Languedoc, Provence,...). On s.livre à cette culture dans les terres médiocres, qui ne donneraient qu'uii'; faible récolte de froment. Dans les fermes, on cultive le méteil presque exclusivement poiir la consommation personnelle du cultivateur; le commerce du méteil a donc peu d'importance.

météorisation. — Indigestion qu'on observe fréquemment chez les bœufs et les moutons après l'ingestion de certaines plantes, et paiticulièrement du trèfle et de la luzerne, surtout ' quand ces plantes sont chaudes et mouillées. Cette indige.stlon est causée par une fermentation qui s'établit rapidement dans la partie de l'estomac nommée panse (V05. ruminants), fermentation qui a pour résultat la production d'une grande quantité de gaz acide carbonique. Par suite de cett" production de gaz, le flanc gauche de l'animal se gonfle considérablement, le diapliragme remonte dans la cavité tlioracique, presse sur les poumons, et peut déterminer l'asphyxie rapide.

Les soins à donner à l'animal consistent à déterminer l'absorption du gaz (en faisant avaler une dissolution

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ammouiacale), ou sa sortie (par une ponctioa faite avec un instrument

Uétéorisation. — Ponction de \i panse à l'aide du trocnrl. On enfonce l'instrument en frap-

fianl forlemenl «ir le manche, puis on retire a lame, laissant dans la plaie un lujau qui permet la sortie du gai.

nommé trocarl (fig.), ou simplement avec un couteau).

On peut aussi introduire par la bou-

Météorisation. — Sortie du gaz par la sonde aioplinginniie. Quand la sonde s'obslrue pir les matières «onlenue^ dans l'e^tom^c. on la débouche à l'aide d'une longue baguette.

che une sonde cesophagienne (fig.) qui pénètre jusque dans la panse; les gaz sortent parla sonde ; ce moyen, moirus héroïque que celui du trocart, n'est pas toujours efficace.

métronome. — (Grec : meCron, mesure; nomos, règle.) Instrument qui sert à battre, à régler la mesure d'un morceau de musique {fig.). Il est fondé sur le principe du pendule '■ L'n ressort met en mouvement un rouage, dont la rotation est régularisée par

DlCT. DES SCIE^'CES CSDELLES,

un pendule (ou balancier), pendant que, jjar une action réciproque, le ressort entretient l'oscillation du pendule.

A chaque oscillation, ou entend un bruit sec produit par l'échappement (voy. horloge). Une échelle placée sur l'instrument donne le nombre d'oscillations que le balancier accomplit par minute; une petite Métronome,

masse mobile, qu'on .

peut monter ou descendre le long de la tige, peimet de régler ce nombre à volonté.

meulière fpîerre). — Variété de silice ', remarquable par un grand nombre de cavités intérieures. On s'en sert pour la fabrication des meules de moulin. Les meulières de Brie servent à faire les meules estimées de la Fertésous-Jouari'e et de Montmirail. Les pierres meulières sont d'excellentes pierres de. construction ; elles donnent des moellons solides, qui résistent admirablement à l'humidité.

miasmes. — Émanations qui, dégagées de corps végétaux ou animaux, se répandent dans l'atmosphère, peuvent être transportées au loin et produisent chez les individus qui les absorbent des maladies en rapport avec leur nature spéciale.

Les miasmes peuvent agir, soit par les microbes qui s'y trouvent contenus, soit par les gaz délétères, tels que l'acide suif hydrique, qu'ils renferment.

Les miasmes de l'air confiné, qui proviennent de la respiration des personnes enfermées dans l'appartement, sont toxiques alors même qu'ils ne renferment aucun microbe ; de là la nécessité d'aérer les appartements aussi souvent et aussi complètement que possible (voy. air confiné).

mica. — Substance minérale con.stituée par la réunion de plusieurs silicates, et qui est remarquable par la propriété qu'elle possède de se laisser aisément diviser en feuillets très minces, flexibles et à peu près transparents. Le granit' est en partieconstitué par du mica. Beaucoup de micas sont incolores, d'autres diversement colorés.

On trouve le mica dans tous les pays ; les plus grandes lames, principalement celles de Sibérie, peuvent servir à faire des carreaux de vitres, de lanternes..., dans toutes les circons-

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Rameau do micocoulier (hauleiir de- l'urbre IS").

tances où on a besoin dune substance moins fragile que le verre.

micocoulier. — Arbre cultivé en Provence, en Languedoc, dans le Roussillon, en Corse et en Algérie, à cause de son boie souple et tenace, recherché des tourneurs et des charrons (fig.). On le cultive aussi en taillis pour la fabrication des fourches en bois et de ces manches de fouets nommés perpignans.

microbes. — On

nomme microbes dus organismes infiniment petits, animaux ou végétaux, formés de cellules rondes, allongées, rectilignes ou sinueuses, enfin de formes très variées. Ces organismes se rencontrent partout et se multiplient, quand les circonstances leur sont favorables, avec une remarquable rapidité. Ils ont d'ailleurs des noms très divers (l'erments', bactéries', bacilles, micrococcus, etc.). Leurs dimensions sont très faibles, et souvent inférieures à un millième de millimètre.

Malgré leur petitesse, ils jouent un rôle immense clans la nature. On les trouve répandus partout à profusion, dans l'air, dans leau, à la surface du sol et 'usque dans l'intérieur des animaux et des végétaux vivants. Us se développent et se multiplient aux dépens des substances dans lesquelles ils se trouvent contenus, produisant dans ces substances des décompositions variées (voy. fermentation, putréfaction). La vie des microbes, et surtout leur développement, nécessite toujours la présence de l'humidité et d'une température qui ne soit ni trop basse ni trop élevée ; les uns ont besoin de l'air, les autres, au contraire, ne peuvent se développer qu'à l'abri de 1 air. La présence de certains microbes peut s'opposer au développement de certains autres. Enfin un grand nombre de substances, nommées antisi'îitiques ', tuent les microbes, ou bieu arrêtent leur développement.

Le rôle des microbes, répandus partout, est immense. Ils sont les principaux agents des fermentations', des putréfactions ', comme aussi d'un grand nombre de maladies de l'homme et des animaux. Parmi les innombrables microbes qui nous entourent, qui pénètrent dans notre corps par l'air que nous respirons, l'eau que nous quvons, par nos aliments, il en est un

grand nombre qui n'exercent aucune infiuence fâcheuse et quelques-uns qui produisent des oll'els utiles. Mais il en est d'autres qui déterminent le déve loppement de maladies dites infectieuses. Ainsi ce sont des microbes qui causent dans les vers à soie les maladies qui ont si longtemps conipromis la production de la soie en Europe. C'est un microbe qui produit la maladie de la diphtérie; un autre qui donne Yérysipéle ; un autre la.pneumonie; un autre la fièvre typhoïde; un autre le choléra.

La découverte des microbes, et de leur influence dans un grand nombre de circonstances, est due à Pasteur.

Elle a déjà conduit à des résultats considérables dans un grand nombre de branches de la science et de l'industrie (voy. virus). C'est ainsi qu'autrefois, à la suite des opéi-ations chirurgicales, les plaies étaient ordinairement lentes à se cicatriser, et prenaient souvent une mauvaise nature, à cause de l'influence des microbes que l'air y déposait; aujourd'hui, grâce à des pansements qui empêchent l'arrivée de l'air, et qui détruisent, par des substances antiseptiques, rigoureusement tous les microbes, la guérison est beaucoup i)lus rapide et les accidents beaucoup moins à craindre.

microscopes. — Instruments destinés à montrer les objets plus grands qu'ils no sont en réalité. Il y a diverses sortes de microscopes.

La loupe', quelquefois appelée micruseope simple, montre les objets grossis. La lanterne magique 'produit le même résultat par un autre moyen, i^n donnant des objets une image grandir

Objectif.

Objet. ^11 \

Image définitive. Première imajro.

Image grandie dans un microscope.

et renversée qu'on reçoit sur un écran. La lanterne magique, quand elle est employée pour les observations sérieuses, reçoit le nom de microscope solaire, parce qu alors l'objet, au lieu d'être éclairé par une lampe, est éelain' souvent par la lumière du soleil, qu'on concentre au foyer (voy. lentilles) d'une lentille.

Enfin le microscope proprement dit,

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