MGR
avec un acide ; c'est surtout le sulfate de morphine (morphine et acide sulfurique) et le chlorhydrate de morphine (morphine et acide chlorhydrique) qui sont employés. Les doses doivent toujours être faibles, parce que la moi-phine est un poison violent.
Pour déterminer le sommeil, on donne la morphine ou un de ses composés en pilules ou en potion, à la dose de 1 à 5 centigrammes. Pour calmer la douleur on préfère l'administrer en injections hypodermiques, c'est-à-dire qu'on introduit, avec une fine seringue, une dissolution d'un composé de morphine sous la peau (A^)-
Le danger de ces injections sous-cutanées est que les personnes qui veulent apporter un soulagement a leurs
Morphine : Comment on fait une injection de morphine.
douleurs sont portées à les renouveler trop fréquemment. L'abus des injections de morphine entraîne des accidents analogues à ceux qu'on observe chez les mangeurs et les fumeurs d'opium : amaigrissement, pâleur, perte des forces, de l'appétit, de l'énergie morale, apathie protoude. L'usage prolongé et abusif de la morphine produit le morphi.iisme.
morses. — Les niorses {fig.) sont des manimifcres carnivores qui se rap-
Horse (Ion
prochent beaucoup des phoques (Voy.
ce mot) par l'ensemble de leurs carac-
tères. Ils ont le corps allongé, épais, le cou et les membres très courts. La tète est relativement petite, la lèvre supérieure porte des moustaches très grosses et très abondantes. Les deux énormes canines de la mâchoire supérieure, de 60 à 80 centimètres de long, font saillie hors de la bouche chez les adultes.
L'espèce principale est le morse cheval mari», animal de grande taille, dont la longueur a parfois 7 mètres et dont le poids peut atteindre 1 500 kilogrammes. La taille ordinaire des adultes est de 4 mètres. On le trouve surtout dans 1 océan Glacial arctique, oii il mène un genre de vie analogueà celui des phoques. Quand il est en fureur, c'est un animal dangereux. On le chasse avec tant d'acharnement que l'espèce sera sans doute bientôt détruite ou refoulée tout à fait près du pôle.
Toutes les parties de son corps sont utilisées, comme chez le phoque.
mortiers. — Mélanges plus ou moins pâteux, dont la chaux' est l'élément essentiel; ils servent à relier les unes aux autres les pierres des constructions, et à crépir les murs.
La chaux se trouve toujours, dans les mortiers, mélangée à du sable ou à des substances sablonneuses, sans lesquels il ne prendrait pas une solidité suffisante. r
Quand la chaux est pure, elle forme avec le sable un mortier qui durcit lentement à l'air, mais ne durcit pas sous l'eau : on le nomme mortier aérien.
Quand la chaux renferme une certaine quantité d'argile, elle donne un mortier qui durcit encore à l'air, mais qui en outre durcit sous l'eau, on le nomme mortier hydraulique.
Enfin, si la quantité d'argile est plus grande, le durcissement de\âent plus rapide, et on a un ciment.
Mortier aérien. — On le fait en délayant de la chaux à peu près pure dans une quantité d'eau suffisante, puis on la mélange avec du sable. Le mortier obtenu ne çeut pas être conservé, on doit le préparer au fur et à mesure des besoins. Le durcissement du mortier aérien n'a lieu qu'à lair; il tient à ce que la chaux absorbe peu à ]>eu l'acide carbonique contenu dans l'air, pour former du carbonate de chaux, ou pierre calcaire, qui soude entre eux les grains de sable.
Mortier hydraulique. — Le mortier hydraulique sp fait comme le mortier ordinaire, mais en y employant de 1* chaux hydraulique, c'est-à-dire de 1* chaux renfermant une matière argileuse; selon que la chaux contient