‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 270 sur 418 · NAR · texte numérisé non relu

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done dont un grand nombre d'espèces sont cultivées pour la beauté de leurs tleurs et leur parfum agréable. On les reproduit par bulbes. Le narcisse des poètes a des fleurs blanches, avec une couronne jaiine bordée de rouge; on le rencontre dans les bois à l'état sauvage; dans les jardins il se montre très rustique. Le faux narcisse, ou le narcisse des bois, ou coucou, a des fleurs jaunes; on le trouve dans les bois plus abondamment que le

Narcisse des bois (hauteur, On>,3o).

premier (fig.). Le narcisse joncfuille a des fleurs d'un jaune d'or, a odeur très pénétrante; il est assez délicat dans le nord, mais réussit très bien dans le midi. Le narcisse à bouquet, aux fleurs d'un blanc jeaunâtre, est l'espèce la plus délicate, et aussi la plus recherchée.

narcotiiie (grec, narcé, assoupissement). — Alcaloïde qui se trouve dans l'opium, en nième temps que la morphine'. Elle n'a pas d'usages.

narval. — Cétncé muni d'une défense, longue de 2 à 3 mètres. Cette défense est une très grande dent qui sort horizontalement de la mâchoire supérieure; elle a une surface cannelée en spirale. La longueur de l'animal, non compris la défense, est de 4 à 6 mètres {fig.).

Harval (longueur totale, l").

Le narval habite les mers du nord ; il vit par troupes, plus oii moins nombreuses (de quelques individus à

plusieurs centaines d'individus). C'est un animal paisible, qui se nourrit de mollusques ot de poissons. La femelle met bas un seul petit à la fois.

On pèche le nai-val pour les produits qu'il donne; les Groenlandais mangent sa chair, sa graisse, sa peau même; ils alimentent leur lampe avec son huile, font du fil et divers ustensiles avec les tendons et les intestins. Les défenses fournissent un ivoire de qualité supérieure.

nautile. — Mollusque marin céjihalopode répandu seulement dans les mers chaudes; sa coquille fournit une nacre de belle qualité. Les nautiles existent sur la terre depuis les époques géologiques les plus anciennes, et on en trouve de nombreuses coquilles fossiles.

navet. — Espèce de plante du genre choux' dont la racine, très développée, est charnue, sucrée et comestible. Le navet est cultivé en grand dans tous les climats oii les étés ne sont pas trop secs ; en Angleterre la culture du navet a une grande importance; en France elle est prospère dans les régions pluvieuses de l'Ouest. Les variélés sont nombreuses; elles difi'èrent les unes des autres i)ar la forme des racines et la coloration de la partie supérieure. On donne souvent nux na-

vets à racines courtes le nom de raves, réservant plus spécialement le nom de navets à ceux dont la racine est longue ifig.).

Les navets constituent une plante fourragère très précieuse pour l'alimentation du bétail; mélangés avec des fourrages secs, ils donnent d'excellents résultats en hiver; cependant les

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navets ne se conservent pas aussi bien que les betteraves. Les feuilles sont également consommées nvec plai-

Navet plat hâtif de Milan.

sir par les bœufs, les porcs, les moutons. Les services rendus par les navets ne sont pas moins grands dans la cuisine; aussi les cultive-t-on dans tous les jardins potagers de l'Europe.

Tendre et bien cuit, le navet se digère aisément.

navette. — Espèce de navet dont la racine reste grêle, non comestible, mais dont les graines, très abondantes, fournissent une huile dite huile de navette. Inférieure au colza dans les terres fertiles et les climats doux, la navette peut encore être cultivée dans les sols secs et sous les climats rigoureux (départements de l'Est de la

sont très recherchés pour l'alimentation du bétail Ifig.).

Navette (laiiieau fleuri ; hauieur de la |>liiiilc, !"<).

navire. — Bâtiment propre à la navigation s ar mer(/ifir.). Les formes comme les dimensions des navires varient à l'infini. D'après leur mode de propulsion on les divise en navires à voiles et navires à vapeur; d'après leur destination, on les divise en navires de cotntnerce et navires de guerre. Dans les navires de commerce il faudrait encore distinguer les navires destinés

Navire à voUes.

France). L'huile de navette sert à l'éclairage, à la fabrication des savons, à l'apprêt des cuirs. Les tourteaux qui restent après l'extraction de cette huile

au transport des marchandises et ceux destinés au transport des voyageurs ; il faudrait aussi ajouter les navires de plaisance.

NÉB

Les plus pesants navires sont les navires de guerre (voy. vaisseaux cuirassés). Les plus grands navires de commerce sont ceux destinés au transport des voyageurs; ils atteignent actuellement 16U mètres de longueur.

L'un d'eux, construit en Angleterre, le Great-Eastern, avait 210 mètres de longueur; ses dimensions lui interdisaient l'entrée de la plupart des ports ; depuis plusieurs années il n'existe plus. Presque tous les navires de guerre sont actuellement à vapeur, mais munis de voiles qui peuvent à l'occasion venir en aide à la vapeur, produisant ainsi une notable économie.

Il serait impossible de donner la définition des innombrables modèles de navires de guerre et de navires de commerce. Disons seulement que la marine de guerre française comprenait, en 1889, un nombre de 278 bâtiments ; la marine marchande française était composée à la même époque de 493 bâtiments à vapeur et 2 343 bâtiments à voiles. La marine de guerre anglaise comprenait 385 bâtiments; sa marine marchande a 6 090 bâtiments à vapeur et 15 384 bâtiments à voiles. Nos forces navales comportent (en 1889) : 33 cuirassés d'escadre, 12 cuirassés de station, 3 batteries flottantes cuirassées, 22 croiseurs.

18 éclaireurs d'escadre, 2 croiseurstorpilleurs, 16 canonnières, 45 transports, 34 avisos, 22 avisos à roues, 8 avisos-torpilleurs, 7 torpilleurs de haute mer, 41 chaloupes canonnières, 3 vaisseaux à voiles, 4 frégates, 3 corvettes, 5 goélettes, 2 cutters, 1 transport à voiles, 20 garde-pêche.

nébuleuse. — A une distance de nous plus grande que celle des étoiles que nous distinguons nettement, plus loin même que la voie lactée, on voit des taches lumineuses, d'un aspect laiteux, qu'on nomme nébuleuses.

Une nébuleuse est un amas considérable d'étoiles, comparable à la voie

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Notre nébuleuse.

lactée, mais qui semble plus petit à cause d'un plus grand éloigneracnt.

Ces nébuleuses ont les formes les plus variables ; elles sont si loin que la lumière, qui met seulement 8 minutes

pour venir du soleil à la terre, met peut-être un million d'années pour venir d'une nébuleuse {fig.).

En résumé, la totalité des étoiles existantes est répartie en un certain nombre de groupes considérables constituant autant de nébuleuses.

Avec notre soleil, nous faisons partie de la nébuleuse appelée voie lactée; toutes les étoiles visibles à l'œil nu en font également partie; notre système planétaire, ayant pour centre notre soleil, est comme un faible point dans la voie lactée; et la voie lactée elle-même est comme un faible point au milieu des espaces infinis qui contiennent les autres nébuleuses.

nécrophore (grec : nécros, mort ; phero, je porte). — Insecte coléoptère d'assez grande taille, se nourrit de charognes. Quand le moment de la ponte est arrivé, les femelles se mettent à la recherche du cadavre d'un petit animal, oiseau, rat, taupe; elles creusent la terre au-dessous du cadavre, jusqu'à ce que celui-ci soit enseveli ; puis elles y déposent les œufs.

Les larves, à leur naissance, trouveront ainsi leur nourriture à portée ■• après leur croissance complète, ces larves s'enfoncent un terre pour s'y transformer en nymphes. On connaît un grand nombre d'espèces de nécrophores, répandues dans presque toutes les parties du monde; ce sont des insectes utiles, puisqu'ils font disparaître un assez grand nombre de cadavres, cause d'infection de l'air (fig.).

nécrose (grec : nécros, mort). — La plus grave des maladies de l'os; sorte de gangrène de l'os, dans laquelle la partie malade est tout à fait privée de vie et devient comme un corps étranger qui doit forcément être enlevé. La nécrose provient de causes externes, comme un coup, une brûlure profonde, la congélation, ou elle est une conséquence de maladies générales, comme la scrofule ou l'empoisonnement par le phosi)hore.

néflier. — Arbrisseau assez répandu en France. Le fruit, gros comme une belle noix, est brun, acerbe, mais pulpeux et sucré lorsqu'il est blet ; c'est toujours à cet état qu'on le consomme. Ce fruit renferme cinq petits

Nécrophore (longueur, Om, 02).

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