‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 279 sur 418 · NUT · texte numérisé non relu

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l'approche du vent, et un temps assez incertain i/ig.).

4» Les nimbus : gros nuages sombres, qui sont situés a une faible hauteur, et couvrent souvent les collines peu élevées. Les nimbus se résolvent généralement en pluie. Un nuage quelconque, lorsqu il augmente d'épaisseur, i(ail s abaisse, qu'il est prés de se résoudre en pluie, devient un nimlius (/?</.).

nutrition (des animaux). — Le sang, formé par ïabsorplion des matières qui résultent de la digestion ', circule dans tous les organes pour les nourrir: c'est la fonction de nutrition. Dans chaque partie du corps le sang dépose les éléments qui lui ont été fournis par l'alimentation, et détermine l'accroissement de l'organe. Mais en m^me temps il se produit un autre phénomène, la désassimilation. Les matériaux qui, dans le corps, sont devenus hors d usage doivent être éliminés; le sang les brûle. L'oxygène, transporté par Vhémoglobine des globules (voy. sang) détermine la combustion lente de ces matériauxinutiles, de manière à les transformer en acide carbonique, en urée, en acide urique, etc., qui se répandent dans le sang.

Après son passage à travers les vaisseaux capillaires, là où le sang a accompli sa fonction, il a donc changé de composition; d'une part il est privé des éléments nutritifs qu'il vient de déposer; d'autre part il s'est chargé des impuretés (acide carbonique, urée, acide urique, etc.), qui ont pris naissance dans la désassimilation. L'alimentation lui rendra les éléments nutritifs qui lui manquent. Quant aux impuretés, elles doivent être rejetées à l'extérieur : cette élimination se fait par la respiration' (le sang, en arrivant dans les poumons, perd son acide carbonique et refait sa provision d'oxygène), par l'urination (le sang, en passant dans le rein', est dépouillé de l'urine ', qui entraîne Vuree, l'acide urique), et parla sécrétion biliaire (le sang, en passant dans le foie, est dépouillé des impuretés qui constituent la bile).

Notre corps est ainsi constamment renouvelé par la nutrition et la desassimilation; il augmente, diminue de poids, ou reste stationnaire suivant que la première ou la seconde de ces fonctions l'emporte, ou qu'elles se compensent exactement.

nutrition (des végétaux). — Les plantes puisent dans l'air et dans le sol les matériaux nécessaires à leur développement et à la formation de toutes leurs parties. Les racines trou-

vent dans le sol les sels et les substances organiques fournis par la terre et les engrais; les feuilles absorbent les gaz et les vapeurs répandues dans l'air. Parmi les corps simples qui entrent dans la constitution des plantes, l'hydrogène, l'oxygène, 1 azote, le phosphore, le soufre,' le potassium, le calcium, le fer pénètrent dans les racines, à divers états de combinaison, tandis que les feuilles servent à l'absorption du carbone, à l'état d'acide carbonique (voy. racines, feuilles).

Nutrition des végétaux ; La sè\e monte de* racines par la tis:e jusqu'aux leuilles. Là elle deïienl sèvê élaborée, et redescend pour nourrir les diverses parties du végétal.

La racine absorbe l'eau qui mouille le sol autour de ses extrémités les phis fines; c'est l'absorption. Elle absorbe en même temps une partie des sels qui se trouvaient en dissolution, de sorte que le liquide introduit à la partie inférieure de la plante est un liquide nutritif : il constitue la sève ifig.). La sève s'élève de la racine jusqu'aux parties supérieures du végétal :

c'est par toutes les parties de la tige, sauf l'écorce, que se produit cette ascension. Très peu concentrée à son entrée dans la racine, la sève ascendante change de composition à mesure qu'elle s'élève. Elle dissout les matériaux que les tissus tiennent en réserve, et arrive aux feuilles. Là elle perd par transpiration une partie de son eau et augmente notablement de densité: en même temps elle prend le

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charbon qui lui vient de l'acide carbonique de l'air (voy. feuilles). Alors, de sève brute qu'elle était, elle devient sève élaborée, renfermant dorénavant tous les éléments nécessaires à la formation des dilférentes parties de la plante. Elle se rend alors dans les organes en voie d'accroissement;

comme elle est dans les feuilles, généralement situées à la partie supérieure des rameaux, elle doit ordinairement descendre pour continuer sa route; de là le nom de sève descendante qui lui est alors donné. C'est principalement par l'écorce que se fait le transiiort pendant cette descente.

obésité. — L'obésité, quand elle arrive à un certain degré, constitue une infirmité fort gênante; elle expose les indi\-ldus qui en sont atteints aux congestions pulmonaires ou cérébrales, à la mort subite par rupture du cœur.

Elle est souvent héréditaire, et débute alors dans le jeune âge. Quand elle ne vient pas des parents, elle apparaît surtout à l'âge adulte. Une vie sédentaire, une alimentation abondante, l'abus de la bière et même de l'eau y prédisposent; aussi est-elle rare chez les ouvriers, les paysans, les personnes qui ont une vie active.

L'exercice, la sudation, une alimentation peu abondante, de laquelle sont exclus les féculents, les graisses et les matières sucrées, un usage très modéré de toutes les boissons permettent souvent de combattre l'obésité avec succès.

obu8. — Les projectiles lancés actuellement par les canons' ont la

Obus avec sa fusée.

forme de cylindres terminés en pointe à une extrémité. Ils sont en fonte ou en acier, massifs s'ils doivent ti'a-

verser une cuirasse de navire, creux au contraire, et remplis de poudre, s'ils sont destinés à éclater dans les rangs ennemis. A l'extrémité de l'obus est une fusée, disposée de manière à mettre le feu à la poudre intérieure au moment oii l'obus frappera le but

(fig-)-

La fusée est un tube en bronze, fermé à sa partie sujjérieure par uu bouchon en acier B, vissé dans les parois du tube. Ce bouchon est terminé par une pointe P, appelée le rugueux. Dans l'intérieur de la fusée est uu autre petit tube creux M, également en bronze, que l'on nomme masselotte . La masselotte s'appuie par sa partie supérieure contre le ressort SSS (ressort de sûreté) et repose à la partie inférieure sur nn second ressort RR (ressort à pinces).

Sur une rondelle en carton I est placé un porte-amorce en laiton FO qui se divise en deux chambres : la chambre du haut reçoit le fulminate F, la

Coupe de l'obus.

chambre du bas la poudre 0. Une petite rondelle X ferme la fusée à la partie inférieure (fig.).

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Fusée avant le départ

Qaaad l'obus est rapidement lancé en avant hors du canon, il se produit

dans la fusée

un recul de la masselote M ; elle écrase le ressort à pince RU et arrive j u s -

3u'à la rouelle de cart o n inférieure. Au c o n t raire, quand l'obus arrive au bnt et s'arrête brusquement, la masselotte continue à s'avancer, elle e'crase le ressort de sûreté SSS et vient frapper fortemiMit contre le rugueux P; sous ce choc, le fulminate détone, il met le feu à la poudre O, et celle-ci, défonçant la petite rondelle X, met le feu à la poudre qui remplit lobus ; celui-ci éclate aussitôt (fig.).

La charge complète d'un canon se compose de trois parties: la gargousse, remplie de poudre, des tinée à lancer un obus; l'obus on projectile; et l'etoupille, qui doit faire partir le coup.

hagargotissi est constituée par un petit sac rempli de poudre. L'éloupille est constituée par un petit tube métallique renfermant du fulminate à une ex-

P- /^uinOu^Jb,

Fusée après le départ.

trémité et de la poudre à l'autre;

entre les deux une tige métallique dentelée K, appelée le rugueux. Ce rugueux communique avec l'extérieur par une ficelle terminée on boucle B (/i'i7.). Pour charger le canon on ouvre la exilasse (voy.

canon) ; dans le trou central de la culasse on met X'ctoupille. Puis dans le canon luimême on met d'abord \obus O et la g argousse G ; enfin on ferme la culasse, ce qui amène le fond B de rétoupille en contact avec la gargousse. Si alors on tire vivement la ficelle du rugueux, celui - ci frotte contre le fulminate, qui détone ; la poudre de l'é toupille s'enflamme , enfonce la rondelle de bois B, et va mettre le feu à. la gargousse; alors le coup part (/?</•)• ,

Dans les canons de campagne du calibre de 80 millimètres (80 millimètres

de diamètre à la bouche), l'obus

pèse 7 kilogrammes, et la charge

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T'J^uJ/TÙna^

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de poudre de la gargousse est de 1 mètre de longueur, non compris la 1500 grammes. | queue; sa fourrure fauve, avec des

. -\ EoijuJion,

O./'oudre. \

F II I ui inate.

Fusée à l'arrivée.

• Poudre.

B t^^S Rondelle de bois.

Etoupille.

Gargousse.

(Cn'asçi> tnoMle.

Logement de l'étoupille.

Cargoii55e. Obn>.

Coupe d'un canon chargé.

ucelut. — Mummiiërc carnassier fie la famille des cliats, qui habite l'Américjue du Sud. Il a plus de un

rayures et des taches pins foncées, est analogue à celle du tigre. Il chasse la nuit et fait la guerre aux oiseaux et

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