‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 278 sur 418 · NOY · texte numérisé non relu

NOY

phosphore, mais moins riclie eu oxygène que la préccdente. Si le nom qui suit le mot acide se termine en hydrique, c'est que l'acide renferme de l'hydrogène au lieu d'oxygène. Ex. :

Acide chlorhydrique, cumLinaison d'hi/dro(/i'ne et de chlore.

;> (Juand le premier mot constituant le nom d'un corps se termine par ure, ce corps est une combinaison de deux corps simples, dont les noms sont indiqués par les deux mots dont le nom du corps est formé. Ex. : Chlorure d'urgent, combinaison de chlore et à'urgent.

4" Quand le premier mot constituant le nom d un corps se termine par ate, ce corps est un sel : il résulte de la combinaison d'un acide et d'une base; le nom de l'acide s'obtient en remplaçant ate par ique dans le premier mot ; le nom de la base s'obtient eu mettant oxyde devant le second mot.

Ex. : Azotate de cuivre, sel dont l'acide est V acide azotique et dout la base est l'oxyde de cuivre.

Ces quatre règles ne sont pas les seules, mais elles suffisent, dans l'usage courant, pour le plus grand nombre des cas.

nopal. — Plante de la famille des cactées ', dont la tige, qui s'élève parfois à plus de 2 mètres, est composée d'articulations ovales, très grandes.

Nopal, avec larves de cochenilles (hauteur de la piaule, i").

portant quelques épines; sur ces articles, nommés raquettes, poussent de grandes fleurs. Le fruit est une baie comestible, nommée figue de Barbarie, qui est très astringente.

Le nopal est originaire de l'Amérique ; c'est la principale plante sur laquelle on peut élever la cochenille'.

Le nopal est actuellement parfaitement acclimaté sur les côtes européennes et africaines de la Méditerranée (fig.).

iiostaiff ie. — Désir violent de revoir

sa patrie qui, sans être une maladie, prédispose cependant à diverses maladies, et peut par suite déterminer la mort. La nostalgie amène fréquemment, en clfet, à la suite d'une grande tristesse, la perte de l'appétit, les digestions pénibles, la diarrhée, la dyspepsie, les maux de tête, les hallucinations, la perte des forces et enfin un dépérissement général. Le seul traitement efficace est le retour au pays natal.

noyer. — Grand arbre dicotylédoue cultivé pour ses fruits, les noix, et pour son bois. L'espèce la plus répandue est le noyer commun, qui atteint une hauteur de 25 mètres.

Il porte des fleurs mâles, disposées en chaton, et des fleurs femelles portées

Noyer : Feuilles, fleurs, fruil complet, fruit dépouillé du brou, truit ouvert (hauteur, 18°>}.

sur un réceptacle en forme de sac. Le fruit est une drupe constituée par une enveloppe verte, appelée brou, et une coque dans laquelle est l'amande. Les feuilles et le brou du noyer répandent une odeur forte, assez " désagréable ; froissées entre les doigts, les feuilles et le brou les noircissent (fig.).

On multiplie le noyer par semis; il craint les hivers rigoureux et les gelées tardives du printemps. En France il est surtout abondant dans le Dauphiné, le Limousin et le Périgord, pays où le commerce des noix a une assez grande importance. Le noyer commence à produire à l'âge de 15 ans, et il peut aller, dans un sol favorable, jusqu'à l'âge de 75 ans, s'il n'est pas tué par les hivers très vigoureux.

Toutes les parties du noyer sont utilisées. Les noix, qui sont bonnes en septembre et octobre, sont mangées fraîches ou sèches; mais la plus grande partie sert à l'extraction de Ihuile. L'huile de noix est surtout employée pour l'alimentation (voy.

huiles) ; les tourteaux qui restent après l'action de la presse sont estimés pour

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engraisser le Létail. Ou fait également manger des noix aux dindes, eu les introduisant de force dans l'œsophage, pour les engraisser. Avec le brou, traité par l'alcool, on fait une liqueur de ménage qui est digestive; ou utilise eucore le brou dans la teinture des étoll'es et des bois blancs. Les feuilles sont employées en médecine, dans le traitement des affections scrofuleuses.

Le bois de noyer a des usages importants. Il est "assez bon pour le chauffage ; on en fait des sabots. Enfin il est très recherché dans l'ébénisterie et la menuiserie ; il est en effet facile à travailler, il prend aisément un beau poli et ses nervures présentent des dispositions variées qui font très bel effet sur les meubles quand elles sont habilement disposées jiar le placage.

nuages. — Comme les brouillards', les nuages se forment dans l'atmo-

hauteurs très variables et ils ont des aspects également variables. Ils disparaissent en reprenant létat gazeux quand ils arrivent dans des régions plus chaudes, ou bien, si le refroidissement augmente, ils se résolvent en pluie' parce que les gouttelettes grossissent et ne peuvent plus rester suspendues dans l'air.

Les principales formes des nuages sont les suivantes :

1» Les cirrus: petits nuages blancs, à filaments déliés et transparents ; ils sont toujours plus élevés que 500 mètres; ils sont formés de fines aiguilles de glace. Dans nos contrées, les cirrus indiquent fréquemment l'arrivée des vents du sud-ouest (fig.).

2» Les stratus : longs nuages étroits, sous forme de bandes horizontales, très souvent colorées ; se voient à l'horizon, au moment du lever ou du coucher du soleil. Ce n'est pas autre

Z'Mi

Nuages. — 1, cirrus; 2, cumulus; 3, stratus ; i, nhiibus.

sphère quand nn refroidissement vient déterminer la condensation de la vapeur d'eau sous forme de fines gouttelettes liquides. Les nuages ne diffèrent pas des brouillards; tel nuage qui semble, pour les habitants de la plaine, entourer la cime d'une montagne, est un brouillard pour celui qui gravit la pente. Los nuages se trouvent à des

chose que des nnages des autres types, et surtout des cumuins, vus par la tranche ifig.).

3» Les cumulus : niasses arrondies, blanches, ressemblant à des montagnes couvertes de neige : on les nomme aussi balles de coton. Leur hauteur est entre 1,000 et 3.000 mètres. Leur formation indique, dans nos climats,

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