PUA
Ifiii pdiir la faliriralinn de la pâle à papier. I.i- peupler noir atteint 25 mètri's. I,i- peuplier d'Italie ifig) s'élève k !r>iii«'lres, avpiîiies rameaux qui restent trt's ]in''s du tronc; il aime les terrains liuiiii'li's ; son bois est le moins estinni. Le peuplier du Canada va jusquà 40 mètres; c'est aiijouril'liiii le plus esiimé. avec celni de la Caroline; mais ce dernier exige un climat qui ne soit p s trop rigoureux en hiver. La multiplication des peupliers se fait par ' iilurage.
pbalèno. — Nombreuse famille de papillons nocturnes dont les chenilles sont généralement nuisibles. Les unes s'attaquent au chêne, à l'orme, au bouleau et aux divers arbres forestiers; d'autres rongent les feuilles des arbres fruitiers. Dans les vergers on doit faire avec soin la chasse aux phalènes à la fin du printemps. La pyrale ' de Ut vigne est une phalène
phanérogames (grec : phaneros, apparent; gamos, mariage). — Grand groupe botanique dans lequel sont comprises toutes les plantes qui portent des fleurs, et par suite des graines.
Ce groupe se divise en deux autres de moindre importance.
Phanérogame gymnosperme
(eii;iii(>le : Saiiin).
On nomme phanérogames angiospermes toutes les plantes dont les ovules sont emprisonnés à l'intérieur d'un sac appelé ovaire (voy. flem^) ; on peut les reconnaître, parce qu'il faut toujours couper l'ovaire en travers ou en long pour apercevoir les ovules.
On nomme au contraire phanérogames gymnospermes les plantes dont les
ovules ne sont pas piiiii^fis par un ovaire; le fruit de ces plantes est tonné par des écailles imbrii(uées les unes sur les autres, et il suflit d'enlever les écailles pour apercevoir les ovules; les mélèzes, les cyprès, les ils, les cèdres, les pins, les sapins sont dans ce groupe.
Phanérogame angiosperme (exeiniile : Orme).
Les phanérogames angiospermes forment le groupe le plus important des plantes qui portent des graines; on peut les diviser en deux catégories, suivant que la graine a deux cotylédons \dicol;ilédones'\. ou n'en a qu'un seul (monocotylcdones').
phare. — Appareil destiné à envoyer au loin en mer la lumière d'une
lampe puissante (/ii/.i. Cette lampe est, soit une forte lampe à pétrole, à
PHA
PHE
plusieurs mèches concentriques, soit une forte lumière électrique. Tout autour de cette lampe sont disposées des lentilles ' convergentes , qui
f tiare. —Lentille à t-ihc-luns, additionnée d'une série de petits miroirs, pour euTojer au loin la lumière d'une lampe.
reçoivent la lumière et la dirigent en faisceaux parallèles qui peuvent aller à une grande distance. Les grandes lentilles qui entourent la lampe sont
Phare. — La lanterne, placée à l'extrémité supérieure du phare, reiilennaiil le fojer lumineux et le système tournant des huit lentilles à échelons.
taillées d'une façon particulière, qui diminue l'aberration ' ; elles sont nommées, à cause de leur forme, lentilles à échelons {fig.j-
La lanterne du phare comporte ordinairement huit lentilles, de sorte que huit faisceaux cylindriques de lumière sortent du phare. Le système de ces huit lentilles tourne d'un mouvement uniforme autour des foyers lumineux : la surface de l'Océan est ainsi balayée tout entière, jusqu'à une grande distance, successivement par chaque faisceau réfracté.
Toutes les côtes fréquentées par les marins sont éclairées par des phares; les phares voisins se distinguent les uns des autres par la rapidité plus ou moins grande de la rotation de la lanterne, rotation qui produit des éclipses et des éclats de durée variable ; on les distingue aussi par des colorations diverses, dues à l'interposition de verres de couleur. Les marins reconnaissent ainsi les parages dans lesquels ils se trouvent, et savent par suite les dangers qu'ils ont à éviter.
pharyngite. — Inflammation du pharynx', plus ordinairement désignée sous le nom d'angine '.
pharynx. — Le pharynx ifîg.), ou arrière-bouche, est un canal situé au fond de la bouche; il communique eu avant avec la bouche, en haut avec les fosses nasales, en arrière avec la trachée-artère' et avec l'œsophage'.
Langne. Larynx.
Pharynx.
Œsopbag«.
Le pharynx, on arriére-bonche, est placé di'iricre la luette.
Les aliments venus de la bouche le traversent pour se rendre dans l'œsophage; l'air venu du nez ou de la bouche le traverse pour aller de us la trachée-artère.
phonique (acide). — Voy. phénol.
phénol. — Le phénol, ou acide phéniqiie, est solide et incolore quand il est absolument pur; mais, en général, il renferme un peu d'eau et quelques impuretés, et il se présente en
PHL
PHO
un li({ui>K' plus ou moins fortement coloré eu brun.
Ou le retire, par distillation, du goudron' de houille, qui eu renferme parfois jusqu'à 20 0/0 de son poids.
Le phénol est surtout employé à la
Préparation de l'acide picrique' et de iverses autres matières colorantes; ces préparations consomment au moins la moitié du phénol.
C'est un antiseptique puissant.
(;omme tel, le phénol brut, non purifié, .sert à 1 injection îles bois que l'on veut conserver longtemps. îï la désinfection des eaux provenant des usines insalubres. Il est constaiiinient employé à l'assainissement des hôpitaux, des' navires, des abattoirs; à la conservation des substances animales, telles que les peaux non encore tannées. En médecine, il sert aux pansements des plaies et des ulcères ; il agit à la fois comme caustique et comme autisepti(iue.
phlébite (grec : phlébos, veine). — Inflammation des veines; se développe sons l'influence d'une ligature de la veine, d'un coup, d'un refroidissement; ou la voit apparaître comme suite de la fièvre typhoïde, de la phtisie pulmonaire, du cancer. Tantôt l'inflammation détermine la formation de caillots adhérents; c'est la forme la moins grave, bien qu'elle puisse déterminer une mort subite ; tantôt il se forme du pus, et la mort arrive fréquemment par infection du sang.
La malailie, heureusement rare, débute par une vive douleur à l'endroit enflammé, un gonflement; on voit un réseau bleuâtre sous la peau.
I<e traitement exige un repos absolu ; on appli(|ue des sangsues, des com- ]iresses très froides, des cataplasmes île farine de lin, des purgatifs, des diurétiques; il faut soutenir les forces du malade par une alimentation substantielle, s il peut la supporter. La guérison, s'il ne survient pas d'accident, arrive après 2 ou 3 semaines.
pblosnion. — Inflammation du tissu placé sous la peau, ou bien sous l'aponévrose (fui enveloppe les muscles.
Il résulte ordinairement de coups, contusions, chutes, plaies, piqûres, etc. ; l'inflammation se traduit par une enflure, de la rougeur et de la chaleur à la peau, une douleur vive; puis il s'établit une suppuration et la tumeur s'ouvre pour laisser écouler du pus; il est généralement bon d'ouvrir au bistouri l'abcès qui termine le phlegmon.
Avant l'époque où l'on ouvre l'abcès, on traite la maladie par des sangsues, des onctions raercurielles, le repos absolu de la partie malade.
Quelquefois, surtout chez les personnes diabétiques, chez les alcooliques, chez ceux qui ont une constitution délicate, l'inflammation du phlegmon envahit les parties voisines et s'étend considérablement; alors les douleurs sont atroces, le gonflement énorme, la chaleur brûlante, la peau se crève en plusieurs points, par lesquels sortent du pus. En même temi)s, il y a de la fièvre, des douleurs de tête, des vomissements, de la stupeur. La maladie, dans ce cas, est très grave.
phléole. — Herbe de la famille des graminées' dont on rencontre diverses espèces dans les champs arides, les dunes, les collines sablonneuses. Une espèce, la phléole des prés, est abondante dans les prairies et constitue un bon fourrage.
phlo.v. — Genre de plantes dicotylédones cultivées dans les jardins à
Phlox de Drnimnond.
cause de la beauté de leurs fleurs, qui sont en même temps odorantes. La multiplication se fait par semis, par division des toulTes et par boutures; la culture en est facile et peut réussir dans tous les terrains l/i</.).
pbolade.
— Mollusque*
marin/ame/ii-
branche qui creuse, pour s'y loger,
des trous dans les pierres moins dures
que la substance de ses coquilles. On.
Pholade (longueur, 0b16).
PHO
PHO
en coiiuaitile nombreuses espècesf/îfi'.)- Les pholades sont alimentaires; on en fait une certaine consommation sur les bords de la Méditerranée, oii elles sont abondantes.
phonographe (grec : phonè, voix ; graphein, écrire). — Le phonographe, imaginé en 1878 par le physicien américain Edison, est une machine parlante extrêmement simple, qui permet
feuille dëtain un peu épaisse est en roulée tout autour de ce cylindre, de manière à cacher la rainure. Quand on fait tourner le cylindre au moyen de la manivelle M, la pointe enfonce la feuille d'étain dans la rainure et trace ainsi une hélice régulière. Mais si, en même temps, on parle à haute voix dans l'entonnoir O, la plaque vibrera, la pointe oscillera, et l'hélice régulière sera remplacée par un trait de même
Phonographe d'Edisou
de reproduire la parole. Une plaque mince d'acier, fixée au fond d'un entonnoir 0, vibre sous l'action de la parole; une pointe légère, fixée au
forme générale, mais de profondeur variable, présentant l'apparence d'un gaufrage irrégulier. Les creux et les reliefs successifs de ce gaufrage repré-
Fhonographe d Edison perfectionné.
centre de cette plaque, participe à ses vibrations. En face de la pointe se meut, d'un mouvement hélicoïdal, un cylindre horizontal 15 sur lequel on a pratiqué une rainure, dans laquelle .passe constamment la pointe. Une
senterout exactement les mouvements de la pointe vibrante.
Qu'on relève alors la pointe vibrante, et qu'on la ramène à l'origine du gaufrage hélicoïdal ; si on tourne la manivelle comme précédemment, la pointe
PHO
PIIO
repreiiJra, sous l'influence du gaufrage iui-mèmo, son uiouveuient primitif, et la pl:i<|Uf: reproduira oxaetenient les vibrations que lui avait connnuniijuées la parole. L oreille, appliquée en O, entendra alors les paroles primitives avec toutes leurs intonations; le timbre seul sera devenu nasillard, «t 1 intensité aura été fortement diminuée. Une fois enregistrée sur la feuille d'étain, la parole pourra être répétée à volonté, après un interNalle de temps quelconque, avec une fidélité absolue i/i'y.). Malgré des perfectionnements importants apportés en 1888 par Edison a son invention primitive (Ai>.), le phonographe semble devoir rester un appareil plus intéressant qu'utile.
phofine. — Le phoque est un mammifère Carnivore amphibie, c'està-dire vivant ordinairement dans l'eau. Sa forme générale est celle d'un poisson, mais il respire seulement dans 1 air, par des poumons. Les phoques fout leurs petits vivants et les allaitent. Leurs mamelles sont ventrales. Ils ont des pieds, mais si courts qu'ils ne peuvent s'en servir que pour ramper ; d'ailleurs leurs aoigts palmés font de ces pieds d'excellents organes de natation. Le corps est entièrement recouvert de poils ; les dents sont de trois sortes (incisives, canines, molaires), comme chez tous les carnivores. La tète est ronde, avec de grands yeux et de grandes moustaches.
Ces animaux sont intelligents et très sociables; ils vivent eu grandes bandes sur les côtes désertes ; la femelle produit annuellement un petit, qui ne peut pas d'abord aller à l'eau. Les phoques se nourrissent de poissons, de crustacés, de mollusfjues et quelquefois de plantes marines. On les rencontre dans toutes les grandes mers, et même une espèce hsiLite la mer Caspienne et le lac Batkal ; mais ils ne sont réellement abondants que dans le voisinage l'.es pôles, oii ils sont détruits par l'ours blanc et par l'homme, qui les chasse pour les produits précieux qu'il en tire. Leur peau fait uu excellent cuir, leurs dents sont d'un bel ivoire. Ils sont entourés d'une forte couche de graisse, de laquelle on retire une huile estimée. Les phoques fournissent aux habitants des régions polaires le cuir, la viande et l'huile nécessaires à leurs besoins. On utilise même leurs intestins ; on en fait des vitres, des habits et des rideaux, après les avoir soigneusement nettoyés et lissés ; ou les consomme même pour l'alimentation. Le sang sert à faire la soupe ou des gâteaux ronds sèches
au soleil. On utilise aussi les os, pour en confectionner des outils, et les li.'iidons, qui deviennent des cordes d'arc.
Nous ne ferons que citer les espèces principales :
L'arctocéphale, ou ours marin, peut dépasser deux mètres de longueur; les poils dont son corps est couvert sont assez semblables à ceux de l'ours. On le trouve à l'extrême sud et à l'extrême nord. On a fait de ces animaux une telle destruction qu ils sont devenus très rares.
L'otarie, ou lion de mer, a une couleur d'un jaune fauve; c'est un animal redoutable quand on l'attaque. Sa chair est estimée et constitue une partie de la nourriture des habitants des régions du Nord.
Phoque uu veaa marm.
Le phoque proprement dit >fiy.\ se divise en plusieurs espèr-cs distinctes, qu'on rencontre surtout dans le Xord.
L'espèce la plus connue est le veau marin, ou chien de mer, ou phoque commun (1"',.50 de longueur), qu'on rencontre parfois sur les côtes de France, dans la baie de la Somme.
Eléphant marin.
Le macrorhine. un éléphant marin, est beaucoup plus gros (fi(/.). Sa longueur peut atteindre 10 mètres. Le mâle possède une trompa de 30 cen- I timètres de longueur. Ces animaux
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— ry. Kl
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fournissent une grande quantité de bonne huile.
phorniiuni. — Grande herbe vivace qui nous vient de la Nouvelle-Zélande, cultivée dans les appartements à cause de ses feuilles, qui atteignent parfois deux mètres de longueur, et qui sont panachées de diverses nuances. Les phormiums fleurissent rarement dans nos cultures {fig-).
phosphore (grec : phos, lumière ; phoros, qui porte). — Mi-talloïde solide, d'un jaune pâle, translucide, odorant, insoluble dans l'eau. Il fond à 44», dans l'eau chaude; mais il faudrait bien se garder de le chauffer à l'air. C'est un dos corps les plus facilement oxydables que l'on connaisse {fig.).
Abandonné à l'air à la température ordinaire, il se combine peu à peu à l'oxygène, par l'effet dune combustion lente qui eleve fort peu sa température, mais qui répand une lueur vague, parfaitement visible dans l'obscurité ; cette propriété du phosphore se nomme phosphorescence. Mais si la température s'élève un peu, la combustion lente se c!iiiiii.'e en combustion vive,
phormium. (hautem- total
Les indigènes de la Nouvelle-Zélande utilisent depuis fort longtemps les fibres du phormium comme matière textile. Cette fibre est aujourd'hui importée en Europe sous le nom de chanvre de la Nouvelle-Zélande ; on en fait des cordages et des tissus grossiers.
phosphate de chaux. — Combinaison à'acide phosphorique avec de la chaux. Ce corps forme la plus grande partie de la substance des os ; on en retire le phosphore qui sert à la fabrication des allumettes.
On trouve abondamment le phosphate de chaux dans la terre, en rognons constitués par des ossements et des excréments fossiles (Angleterre, France, Russie, Espagne, etc.). Ces rognons, pulvérisés, fournisseut un amendement des plus précieux pour l'agriculture. Il vaut mieux, au lieu de les employer tels qti'ils sont, les traiter d'abord par l'acide sulfurique ; ce traitement a pour effet de mettre le phosphate de chaux sous un état nouveau, plus facilement assimilable par les plantes. On a alors ce qu'on nomme les superphosphates .
On fabrique aujourd'hui chaque année les superphosphates par centaines de millions de kilogrammes.
Phosphore. — Combiietion du phosphore.
le phosphore s'enflamme et brûle avec une flamme blanche très éclairante, en répandant d'épaisses fumées blanches d'acide phosphorique (combinaison de phosphore et d'oxygène). Il suffit de tenir à la main un morceau de phosphore pendant quelques instants pour qu'il s'allume de lui-même; aussi ce corps ne doit-il être manié qu'avec les plus grandes précautions.
D'ailleurs les brûlures par le phosphore sont parfois très graves ; elles sont profondes et ne guérissent qu'avec une grande lenteur. Elles sont encore aggravées par ce'ïait que le phosphore est un poison violent, qui détermine la mort à la dose de quelques centigrammes. Les vapeurs de phosphore, auxquelles sont exposés constamment
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