‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 307 sur 418 · PHU · texte numérisé non relu

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les ouvriers des fabriques de phosphore, exercent aussi une funeste inûuenec sur leur santé.

Il existe dans le sol un assez grand nombre de phosphates, c'est-à-dire de combinaisons de l'acide phosphorique avec des bases. Mais c'est des us ((u'on retire toujours le phosphore. Le traitement est trop complexe pour pouvoir être indique ici.

Le seul usage important du phosphore est la préparation des allumettes rhiiniqties '. Encore cet usagi; est-il regrettable, à cause des dangers d'empoisonnement et d incendie ([ue présentent les allumettes phosphorées. Il est à espérer, d'ailleurs, qu'on cessera bientôt la fabrication des allumettes phosphorées ordinaires. La chimie fournit, en eflet, maintenant, plusieurs recettes de bonnes allumettes qui ne renferment pas de phosphore. D'autre part on peut employer le phosphore sous un état différent appelé phosphore rouge ou phosphore amurphc.

état sous lequel il présente moins de chances d'incendie. Malheureusement les allumettes sans i)hosphore et les allumettes au phosphore rouge sont d'un prix un peu jdus élevé; en outre on les trouve moins commodes, car elles ne s'enflamment que par friction sur un frottoir spécial.

Sauf le phosphate de chaux, les composés dans lesquels entre le phosphore n'ont que peu d'importance au point de vue pratique.

phosphorescence. — On nomme pliosphoresi-'ence la lumière faible qui se répand autour d'un bâton de pho.sphore non entlammé, abandonné au contact de l'air; cette lueur est assez faible pour n'être vue que dans l'obscurité.

Par analogie, on dit encore qu'il y a phosphorescence, chaque fois que, sans être chaud, un corps quelconque émet de la lumière. C'est le cas, par exemple, du sulfure de calcium, qui luit dans l'obscurité pendant plusieurs heures, quand il a été préalablement exposé à la lumière du jour; c'est avec cette substance qu'on enduit les cadrans de montre, les boites d'allumettes, qu'on veut rendx-e lumineux dans l'obscurité.

De même certains animaux vivants émettent des lueurs plus ou moins vives auxquelles on a donné aussi le nom de phosphorescence. Tels sont les lampyres ou vers luisants ; un grand nombre de petits animaux marins qui parfois rendent la mer phosphorescente.

photographie. — Art de fixer les images des objets, données par les

lentilles convergentes. Les premiers procédés photograpliiiiues ont été imaginés en 1838 par Niepce et Daguerre ; ils ont été depuis grandement perfectionnés.

L'obtention des images photographiques sur papier se compose aujourd'hui de deux séries distinctes d'opérations.

1» Production de l'épreuve négative ou cliché. — On jirond iine plaque de verre sur hKjuelle on a fixé, à l'aide dune mince couche de gélatine, des substances déconiposables par l'action de la lumière (principalement du bromure d'argent). Cette plaque sensible est placée dans une chambre

Photographie. — Chambre nuire.

noire' préalablement mise au point; l'image qui se forme à sa surface détermine un commencement de décomposition du bromure d'argent. .\près (luelques secondes (ou même moins a'une seconde) d'exposition, ou reporte la plaque dans une pièce obscure. Elle ne présente encore rien de particulier; la décomposition par la lumière a été à peine commencée, et on ne voit rien. Mais si on lave la plaque avec une dissolution d'acide pyrogallique, on voit presque immédiatement l'image se développer; partout où, dans l'objet, étaient des parties très éclairées, on voit dans l'image des taches noires; aux ombres de l'objet correspondent, au contraire, les blancs de l'image, parce que, en ces points, il n'y a pas eu décomposition du bromure d'argent.

Cette image renversée porte le nom à' épreuve negatice ou cliché.

Quand limage est décelopj^ee, on la fixe en la lavant avec une dissolution A'hyposulfite de soude, qui la rend in-

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sensible à l'action ultérieure de la lumière. Il ne reste plus qu'à laver à l'eau , et à faire sécher.

2" Production de l'épreuve positive sur papier. — Le cliché de verre peut servir à tirer un nombre aussi grand qu'on le veut d'épreuves positives sur papier.

On; pose le cliché sur une feuille de papier sensible (contenant une substance décomposable par la lumière, du chlorure d'argent par exemple), et on expose le tout à l'action de la lumièi'e. Photographie. —

Les rayons lumineux Châssis négatif;

sont arrêtés par les !tr„fl^ TT *i" , ,.. ^ . point, on enlevé la

noirs de 1 épreuve ne- eiace de la chamgative, mais ils passent fcre noire, on la librement à travers les remplace par le parties blanches et dé- châssis négatif, terminent la décompo- ^^e" le'oS'a Z sUion du chlorure d ar- châssis de façon k gent dans les régions découvrir la placorrespondantes du pa- que sensible. 11 ne pier sensible. On aura f.'^-'f "ï"';' enlever Jlonc iane épreuve in- IT^nTc^Z'verse au cache, c est-a- bre noire , pour dire une épreuve posi- permettre a la lutive. reproduisant les mière d'entrer et clairs et les ombres de d'impressionner la l'objet. P'*-!"'-

Après une exposition suffisante à la lumière, on enlève la. feuille de papier : l'image a alors une teinte rouge désagréable, qu'on fait virer au violet par une immersion de 20 minutes dans une dissolution de chlorure d'or. Ou

Photographie. — Châssis-presse pour m.-iintenir le cliché appliqué contre la feuille de papier sensible sur laquelle doit se développer l'image positive.

fixe enfin limage, c'est-à-dire qu'on la rend inaltérable à la lumière, par un lavage avec une solution d'hyposulfite de soude. Après plusieurs lavages à l'eau pure, la photographie est terminée. photogravure. — Voy. gravure.

photomètre. — Un photomètre est un instrument destiné à comparer entre eux les pouvoirs éclairants de deux sources lumineuses. Le principe de l'appareil est le suivant : une lumière éclaire un écran quatre fois moins qu auparavant, quand on la place deux fois plus loin de cet écran: c'est-à-dire que l'intensité de la lum ière varie en raison inverse du carré de la distance.

L'appareil est formé d'une boîte dont une des faces est en verre dépoli; elle est divisée en deux compartiments par une cloison verticale, qui est perpendiculaire à la face en verre dépoli.

Supposons qu'on veuille comparer une lampe à une bougie. On les met dans la boîte, la lampe dans un compartiment et la bougie dans l'autre, et on

Photomètre. — Les deux sources de lumières sont placées de manière à éclairer également les deux moitiés du petit cercle de verre dépoli placé eu avant de la boite du pholomètre.

regarde, du dehors, le verre dépoli ; ses deux moitiés ne sont pas également éclairées. Laissant la bougie en place, on éloigne la lampe de plus en plus, jusqu'à ce que l'éclairement du verre soit le même des deux côtés.

Alors on mesure les distances des deux lumières à la plaque; si la lampe est i trois fois plus loin que la bougie, ' c'est que son pouvoir éclairant est neuf fois plus grand (9 étant le carré de 3).-

phrygano. — Insecte névroplère nocturne qu'on rencontre principalement dans les endroits marécageux.

Pbrygane et son fourreau.

La nuit, les phryganes volent en immenses bandes au-dessus des ruisseaux

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01 des mares. La larve, qvti vit dans l'eau, se construit un étui soyeux blindé intérieurement avec des brins de bois, des petites pierres, ce qui la met à l'abri des attaques des insectes carnassiers et des poissons. Cette larve est recherchée comme amorce par les pécheurs à la ligne (fig.).

pht ixie (grec -.phtisis, consomption).

— Toute lésion du poumon qui tend à jiroduire une désorganisation progressive de ce viscère, à la suite de laquelle survient son ulcération. Les lésions des poumons pouvant être très variées, il y a aussi un grand nombre de sortes de phtisie. La uialadie se développe chez les personnes qui y sont prédisposées par une constitution faible, maladive, ou par l'hérédité, ou

ftar l'exercice de certaines professions, a privation du grand air et de la lumière, une mauvaise alimentation; les pauvres y sont beaucoup plus sujets que les riches, les femmes que les hommes; elle survient surtout de 18 à 30 ans. Elle apparaît, chez les personnes ainsi prédisposées, à la suite d'une bronchite ou d'une autre maladie inflammatoire, du diabète, de la scrofule, de l'alcoolisme, etc. Le début passe souvent inaperçu; puis apparaît une toux opiniâtre, et lauscultation montre au médecin l'existenee de bruits particuliers (râles) dans le sommet d'uu poumon, ou des deux; une lièvre modérée s'élève chaque soir, l'amaigrissement survient. L'auscultation montre des ravajres de plus en plus considérables k l'intérieur; la respiration devient plus fréquente, la toux plus rauqne, les crachats sont plus abondants; de temps en temps il y a des crachements de sang pendant les accès de toux; on observe des sueurs nocturnes, de la diarrhée, la fièvre augmente, ainsi que la pâleur, et le malade succombe, après un temps souvent considérable.

Tous ces accidents sont dus à une destruction progressive des poumons ; dans le tissu de ces organes ae sont développés d'abord de petits grains durs, qui en grossissant ont formé des tubercules; puis les tubercules en suppuration disparaissent et laissent dans les poumons des vides, o« euvernes, qui entravent et finissent par empêcher complètement la respiration.

Le traitement est généralement impuissant. Chez les personnes prédisposées à la phtisie par hérédité ou par la faiblesse de constitution, on empêchera l'arrivée de la maladie par une bonne alimentation, une habitation saine, bien éclairée, la vie au grand air, les ablutions d'eau froide, la gym-

nastique ; tous les rhumes seront soignés avec attention. Quand la maladie est reconnue dès le début, l'hiver doit être passé daus le Midi et l'été dans les montagnes élevées, car h-s remèdes ne sont presque d'aucune action. Enfin quand les progrès de la maladie n ont pu être enrayés, le médecin s applique surtout à diminuer les soud'rances du malade, et contribue ainsi â la prolongation de son existence.

La phtisie pulmonaire est contagieuse. Aucune maladie n'exerce, à beaucoup près, d'aussi grauds ravages.

phylloxéra. — Le phylloxéra vastatril- est un petit insecte liémiptèr^t du groupe des pucerons. C'est le plus terrible ennemi de nos vignobles. Venu d'Amérique, il a commencé à exercer ses ravages en France depuis 18C8, mais c'est seulement à partir de 1875 que ses progrès ont été rapides. Eu 1888, la moitié des vignobles français avaient déjà été détruits par le phylloxéra, soit 1,200,000 hectares, sur 2,ô00,0ixt hectares plantés en vigne en 1875. Heureusement la reconstitutiou semble en bonne voie.

Description et mœurs. — Lepliylloxera (Ai/-) est un puceron de très petite taille,

Phylloxéra sans Phylloxéra ailé ftrès srossi); ailes (Ircs il va au loin inrester les grossi). (ignobles.

ayant moins d'un millimètre de longueur. Son corps est de forme ovale.

Les variétés en sont nombreuses, de même que le mode de reproduction (voy. pucerons). Pendant la belle saison, des individus sans ailes vivent en quantité considérable sur les racines des vignes malades, qu'ils épuisent. Les femelles pondent des œufs, qui éclosent au bout de quelques jours, donnant naissance à des larves qui subissent plusieurs mues ; ces larves sont bientôt insectes parfaits, capables de pondre aussi des œufs, qui éclosent sans avoir besoin d'être fécondés. Huit générations se succèdent ainsi dans un été. Quand arrive le froid, les femelles meurent, mais les larves, engourdies, n'attendent

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