PIG
comme des animaux nuisibles, car ils sont exclusivement granivores. Mais ils nous rendent d'autres services. Les pigeons domestiques olfrent à l'alimentation publique une ressource notable; leur chair est assez estimée; ils fournissent de plus un excellent engrais, la coloinhine. Enfin on a su profiter de leur vol rapide et soutenu, de la faculté qu'il ont de reconnaître leur chemin, pour les employer comme messagers, précieux surtout en temps de guerre.
Nous examinerons en particulier quelques esjièces.
Pigeon ramier, ou palombe (ftO-)- — C'est le plus gros des pigeons ; longueur totale 0"i,45. Son plumage est d'un gris cendré plus ou moins bleuâtre. Arrive au printemps, repart à l'automne.
Passe tout l'été dans les bois, soit en plaine, soit en montagne : l'émigration
Pigeon ramier (ou palombe) , pigeon do roche
se fait en grandes bandes Ces jugeons se nourrissent d( toute espace de graines, surtout île tames it de glands, ils mangent aussi ks feuilles de chou et de colza. Ils nichent sur les grands arbres, même dans les villes
Pigeon fuyard. — Plus petit, longueur totale 0"" ,35. Se montre en France dans la belle saison; niche dans le creux des
Pigeon fuyard, on biset.
arbres ; passe l'hiver en Afrique. On le chasse activement au moment de son départ (fig.).
Pigeon biset. — Plus petit encore ; longueur 0ni,.35. Se rencontre surtout dans le Midi de la France. On le retient aisément dans les colombiers ; mais il est moins fécond que nos pigeons domestique.s, dont il est la souche.
Pigeons domestiques. — Le pigeon.
l'st domestiqué depuis bien longtemps.
Pigeon moudaiu.
On en connaît une foulo do variétés plus curieuses les unes que les autres, difi'érentes par la forme, la grosseur, la coloration; les plus fécondes et les plu= grosses d'Mvit être préférées au point dt Aue du pioduit Lts plus gros sont les piq( ons mondains {fig.). Les
Pigeonmer
pigeons volants, qui fournissent les races de pigeons voyageurs, sont les plus petits, mais ils ont une grande puissance de vol.
pigment. — Matièrede teinte noire, brune ou roussâtre, qui donne dea nuances diverses à la peau de l'homme et des animaux ; cette matière est constituée par des granulations placées dans les cellules de la couche la plus profonde de l'épiderme. Chez les hommes delà race blanche ces granulations sont peu nombreuses et fort petites ; chez les hommes de la race noire, au contraire, le pigment est beaucoup plus abondant.
Les taches de rousseur, qu'on rencontre surtout chez les personnes blondes, et qui augmentent d'intensité pendant l'été, par suite de l'action de la lumière solaire, sont dues à du pigment; les envies, les taches de vin
PIL
PIL
liiûvicnnent aussi d'une localisation plus aliondauto de pigment, do même que lu coloration des yeux. Chez les albinos *, il n'y a pas de pigment.
piles. — Appareils producteurs d'électricité, dont 1 invention est attribuée à Volta (1790), à la suite d une expérience première de Galvani. Dans les piles, le développement de lélectrieité résulte de l'action ciiimique qui se produit entre les substances constituant la pile. (Voy. électricité.)
La plus simple de toutes les piles est constituée de la manière suivante. Dans un vase isolant (verre ou grès) est de l'eau acidulée par un peu d'acide sulfurique; dans le liquide plongent une lame de zinc (métal qui se dissout lentement dans l'acide sulfuriquc pour doiner du sulfate de zinc) et une
Pile. — l'ile simple, à zinc cl cuivre. L'éleclril'ilé positive parcourt le fil en allant du cuivre au une.
lame de cuivre (métal sur lequell'acide sulfurique étendu n'a pas d'action); ces deux lames ne se touchent pas.
Dans ce système il se produit de l'électricité, par suite de l'action de l'eau acidulée sur le zinc. Le sine prend une très faible charge d'électricité négative, ce qui fait donner à la lame de zinc le nom de pôle négatif; le cuivre prend une très faible charge d'électricité positive, ce qui fait donner à la lame de cuivre le nom do p^>le positif. Si l'on joint par un fil métallique les deux lames, ce fil est traversé par les fluides, qui vont à la rencontre l'un de l'autre; on donne le nom de courants à ces passagfs des deux électricités dans le fil conducteur. Comme l'action chimique ne cesse pas, la production d'électricité est continue, et les courants passent constamment dans le fil conducteur. Généralement on met le mot eottranl au singulier, et on appelle
alors sens du courant le sens dans lequel marche l'électricité positive, allant du pôle positif au pôle négatif. Les piles au^onnl hui employées ne sont plus aussi simples que celle dont nous venons de parler. Le plus souvent elles comportent deux liquides, séparés l'un de l'autre par un vase en porcelaine poreuse, qui ne permet pas a ces liquides de se mélanger, mais ne s'oppose pas aux communications électriques du pôle positif avec le pôle négatif, communications sans lesquelles ri n'y aurait pas de courant. Les piles à deux liquiiles donnent des courants plus puissants et plus réguliers que les piles à un seul liquide. Les principales sont les suivantes :
Pile de Daniell. — Un vase de grès ou de verre renferme un vase en porcelaine poreuse de même hauteur, mais de plus petite largeur. Le vase poreux contient une dissolution concentrée de Cuivre.
Vase poreux.
Pile de Daniell.
sulfate de cuivre, dans laquelle plonge une lame de cuivre, qui est le pôle positif ; le vase de grès renferme de l'eau acidulée par l'acide sulfurique, avec une lame de zinc, pôle négatif.
Pile de Bunsen. — Même disposition ; mais le va.se poreux D renferme de Y acide azotique au lieu de sulfate de
Pile de Bonsen.
cuivre, et un bloc de charbon des cornues C, pôle positif, au lieu dune lame de cuivre.
PIL