‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 328 sur 418 · PRI · texte numérisé non relu

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On voit, par ces quelques mots, combien la prévision du temps est chose complexe ; ce qui nempèche pas certaines personnes d'avoir la prétention de prévoir le temps a. la seule inspection de leur baromètre (sans parler de la singulière erreur de ceux qui pensent le prévoir d'après les phases de la lune ou d'après l'aspect du café qu'ils dégustent après leur déjeuner).

Cependant il est possible à un observateur isolé de pressentir, quelques heures à l'avance, les modifications atmosphériques qui doivent se produire. Dans ce cas, la prévision ne peut être basée sur aucune règle certaine ; son degré de probabilité reposera, en grande partie, sur la sagacité de l'observateur, sur les relations qu'il aura su démêler entre l'aspect du ciel, la direction du vent, les variations du thermomètre et du baromètre à chaque moment de la journée.

Le marin et l'homme des champs, qui n'ont le plus souvent à leur disposition ni thermomètre, ni baromètre, acquièrent parfois une grande habileté dans la prévision du temps quelques heures à l'avance : l'examen attentif du ciel et du vent leur suffit.

primevère. — Plante âicotylédone

Primevère auricolée.

de la famille des primutacées. On la

Primevère de Chine, rencontre dans les bois, les prairies, qu'elle émaille de ses petites fleurs

jaunes; on la nomme souvent coucou.

D'autres espèces de primevères, de plus grande taille et a belles fleurs, sont cultivées dans les jardins comme plantes d'ornement [/iy.).

primulacées. — Plantes dicotylédones gamopétales herbacées à feuilles opposées ou en rosette; étamines opposées aux divisions de la corolle ; ovaire à une loge contenant un grand nombre d'ovules fixés à une colonne centrale;l'ruit constitué par une capsule. Cultivées surtout comme plantes dorneuient (primevère, cyclamen).

printemps. — Voy. saisons. — Dans nos climats, le printemps est la saison la plus agréable à cause de la température et de la reprise de la végétation; malheureusement elle est fort souvent troublée par la fréquence des pluies. En agriculture, c'est la saison des semailles (blés de printemps, plantes fourragères et légumes de toutes sortes) ; les gelées tardives y sont fort à craindre et font surtout des dégâts dans les vignes, dont elles détruisent les bourgeons à fruits, et dans les vergers, alors que les arbrea fruitiers sont en fleurs. Les inondations, dues à la fonte des neiges et à l'abondance des pluies, sont aussi redoutables dans les vallées.

Au point de vue de la santé, le printemps n'est pas une bonne saison. Les variations de la température qui se produisent du matin au milieu dujour et du milieu du jour au soir sont considérables et occasionnent des rhumes nombreux rendus plus fréquents encore par la hâte que l'on a de quitter les lourds vêtements d'hiver. Rhumes, angines, croups, rhumatismes sont les conséquences les plus habituelles des imprudences que nous commettons au printemps; il faut v joindre les congestions cérébrales et pulmonaires, les fluxions de poitrine, les inflammations d estomac, les embarras gastriques, les fièvres éruptives. On devra donc, au printemps, redoubler de précautions hygiéniques, et abuser d'autant moins du soleil et du ^rand air qu'on sera resté plus enfermé pendant les rigueurs de l'hiver.

prisme. — En optique on nomme prisme une masse de verre à trois faces latérales, qui a la propriété de décomposer la lumière solaire de façon à donner les colorations du spectre (Voy. spectre.).

proboscidiens. — On nomme proboseidiens des mammifères de grande taille munis d'une grande trompe très mobile, qui leur sert à la fois d'organe de préhension et d'arme offensive et défensive. L'ordre des pro-

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Chenilles processionnaires du chêne.

boscidiens ne forme qu'un seul genre, celui des éléphants.

processionnaires. — Chenilles du genre bombyx qui cherchent leur nourriture le soir et forment, jjour cela, des processions singulières, marchant les unes derrière les autres; les premières sont sur un rang, les suivantes, sur deux, les suivantes sur trois rangs, jusqu'à ce qu'il y ait des rangées de' cinq, six et sept chenilles allant de front. La première chenille marche - 1 - e 1 1 e , toutes les autres marchent ; si elle s'arrête , la colonne entière s'arrête.

Pendant le jour, ces chenilles se tiennent dans leur nid. Ce sont des animaux très nuisibles.

1^3. chenille processionnaire da chêne {fig.}, longue de 4 centimètres, donne un papillon gris brunâtre; elle est velue et les poils causent à I homme et aux animaux domestiques des piqûres très douloureuses; elle produit de grands dégâts en mangeant les feuilles des chênes. La chenille processionnaire du pin a les mêmes mœurs et à peu près le même aspect.

propriétés générales <les corp.s. — Les propriétés des corps consistent dans leur faculté d'exciter en nous des sensations variées qui révèlent leur existence.

États physiques. — Les corps nous apparaissent sous l'état solide, l'état liquide et l'état gazeux. Les solides ont une forme qui leur est propre et qui ne peut être modifiée sans un certain effort. Les liquides n'ont pas de forme qui leur soit propre, ils se moulent sur les vases qui les renferment.

Les parties qui constituent le liquide sont parfaitement mobiles les unes par rapport aux autres. Les gaz se moulent aussi exactement sur les vases qui les renferment; mais, tandis que les liquides ont un volume fixe, les gaz, au contraire, s'étendent indéfiniment, augmentent ou diminuent très facilement de volume, de manière à remplir toujours complètement l'espace qui leur est abandonné. Il n'y a cependant aucune différence essentielle entre ces trois états de la matière, car \\n même corps peut les prendre successivement tous les trois. Nous connaissons l'eau

et bien d'autres corps, à l'état solide, à l'état liquide et à l'état gazeux. La mobilité des particules, commune aux liquides et aux gaz, leur a l'ait donner le nom de fluides.

Sur l'étude des propriétés particulières des liquides et des gaz, voyez vases communicants, pression dans "les liquides, presse hydraulique, Archlmède (principe d'j, liquides, gaz.

Inertie. — l^' inertie est l'impossibilité qu'ont les corps de se mettre d eux-mêmes en mouvement, sans l'intervention d'une force étrangère. De même un corps en mouvement conserverait indéfiniment ce mouvement si aucune force étrangère ne venait l'accélérer, le ralentir, ou l'arrêter ; cette propriété de conserver un mouvement, sans pouvoir le modifier, c'est encore de l'inertie.

Etendue. — C'est la propriété qu'ont les corps d'occuper une portion déterminée de l'espace. On ne se figurerait pas un corps sans étendue.

Impénétrabilité. — Tous les corps sont impénétrables, c'est-à-dire que jamais deux corps ne peuvent exister en même temps dans un même endroit.

Les exceptions à la loi de l'impénétrabilité ne sont qu'apparentes. Un clou enfoncé dans une planche repousse le bois pour prendre sa place; l'eau qui pénètre dans une éponge se loge dans les petits trous appelés pores.

Compressibilité. — C est la propriété qu'ont tous les corps de changer de volump, soit par l'efTet d'un effort mécanique, soit par l'action de la chaleur. Les solides et les liquides n'éprouvent, quand on les presse fortement, qu'une petite diminution de volume; de même leur dilatation sous l'action de la chaleur est faible. Ce sont des corps peu compressibles.

Au contraire les gaz éprouvent, quand on les presse ou qu'on les chaufl'e, des variations de volume considérables :

ils sont très compressibles (voy . gaz, dilatation).

Élasticité. — L'élasticité est la propriété que possèdent la plupart des corps comprimés de reprendre leur forme et leur volume primitifs dès que la cause qui avait amené la modification a disparu. Les gaz ont une élasticité parfaite ; si on diminue le volume d'un gaz en le pressant, il reprend exactement, quand on cesse de presser, le volume qu'il avait aupai'avant. Il en est de même des liquides. Les solides, au contraire, ont toujours une élasticité imparfaite; un ressort d'acier, un fil de caoutchouc finissent par éprouver une déformation permanente quand on les soumet à une pression longtemps prolongée. D'autres

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- solides, comme le plomh, sont à peu près dépour\-us d'élasticité ; déformé, un morceau de plomb ne revient presque pas à sa forme primitive.

Divisibilité. — On appelle divisibililé la propriété que possèdent tous les corps de pouvoir être divisés en particules de plus en plus petites, sans perdre aucune des propriétés caractéristiques de leur substance. On se fera une idée de la divisibilité des corps par les exemples suivants. On peut obtenir par martelage des feuilles dordontl épaisseur est la dix-niilliéme partie d'un millimètre. Un milligramme de fuchsine suffit pour colorer un litre d'eau, dont chaque goutte renferme par suite de la matière colorante. Cinq centigrammes de musc suffisent pour répandre une odeur sensible pendant plusieurs années dans un appartement où l'air est fréquemment renouvelé.

Un millimètre cube de sang humain contient plus d'un million de globules rouges, dont chacun est un organe complexe, certainement divisible en un grand nombre de parties. On admet cependant que la matière n'est pas physiquement divisible à l'infini. On nomme atomes ou molécules les dernières parcelles de matière dont sont peut-être constitués les corps. Ces dernières parcelles de matière sont inaccessibles à tous nos moyens d'observation, et leur existence est hypothétique. Les molécules dont on suppose les corps constitués en dernière analyse ne doivent pas être en contact les unes avec les autres, car alors il serait impossible de comprendre la eompressibilité. On appelle pores moléculaires les distances, extrêmement petites, qui séparent les difl'érentes molécules les unes des autres ; ces pores moléculaires sont, comme les molécules, inaccessibles à nos moyens d'observation, et leur existence est également hypothétique.

Porosité. — Il ne faut pas confondre la porosité moléculaire, dont l'existence n'est pas certaine, avec la porosité | obser\'able d'un grand nombre de corps solides. Certains solides présentent, en effet, des lacunes \-isibles, plus ou moins grandes, qu'on nomme aussi pores. Tels sont les pores de l'éponge, de la pierre ponce ; cette porosité est plus répandue qu'on ne pense, et beaucoup de corps qui nous semblent continus sont perméables aux liquides et aux gaz à cause des pores qui les traversent. La perméabilité est donc une conséquence de la porosité sensible et un moyen de la dévoiler. Ainsi il est possible de faire passer du mercure à travers une peau de chamois, dans laquelle on ne distingue aucun trou; l'eau suinte à travers les parois de la

terre des alcarazas. Les filtres destinés à clarifier les liquides sont basés sur la perméabilité des matières filtrantes.

prothèse (gri c ; pro, au lieu de;

Prothèse. — Bia? artiDciel.

tithémi, je pose). — Ensemble des procédés employés pour remplacer par une préparation artificielle un organe qui a été enlevé en totalité ou ^ partie, ou de cacher une difformité. Le remplacement des bras et des jambes

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amputés par des bras et des jambes artificiels est une opération de prothèse.

Prothèse. — DeuUer urUnciel.

La prothèse dentaire a pour but de remplacer les dents absentes par de fausses dents; les dents artificielles

prothèse — Appareil pour remplacer deux dents absentes.

les plus employées sont moulées en

Eâte à porcelaine ; elles se conservent ien, sans altération, et peuvent être teintées à volonté (fig-)-

protozoaires (grec : protos, premier; zoon, animal). — Les protozoaires constituent l'embranchement le plus simple, en organisation, des animaux'. Ce sont les animaux les plus simples; ceuxquiprésentent l'organisation la plus rudimentaire.

Chacun d'eux paraît formé d'un seul de ces petits éléments qu'on appelle cellules, et qui constituent le corps de tous les animaux et de toutes les l)lantes.

Les protozoaires sont presque tous des animaux aquatiques. Les

l>lus simples ne présentent pas, à l'observation, les caractères qui permettent ordinairoinent de distinguer les organismes animaux des organismes végétaux; on pourrait presque les placer indifféremment dans l'un ou l'autre règne. Les protozoaires sont remar- (juables par leur nombre et la variété (les formes qti'ils nous j)résentent (voy. infusoires, forîuninifères). Quant aux microbes ', on peut dire qu'ils sont véritablement sur la limite du rèsne

Protozoaires {infusoires invisibles.! l'œil nu, contenus dans une goutte d'eau de marais'.

animal et du règne végétal, et ils son classés pour la plupart parmi les végétaux i/ig.).

prunellier. — Arbrisseau épineux du genre /irwMîer, plus souvent appelé épine noire. On le plante très souvent dans les campagnes pour former des haies qui sont très résistantes; ses rameaux, coupés et secs, forment des fagots épineux avec lesquels on bouche les vides laissés dans les haies par les pieds qui sont morts. Le prunellier a une petite fleur blanche, et un fruit rond, moins gros qu'une cerise, d'un vert bleuâtre très foncé, d'une saveur très acerbe. Quand la gelée a passé sur ces fruits, on les emploie dans les campagnes à la préparation d'une boi.sson économique. Les noyaux, macérés dans leau-de-vie, lui communiquent un goût très agréable.

prunier. — Genre d'arbre de la famille des rosacées, cultivé dans toutes les régions tempérées, et particulièrement en France. La fleur est blanche, le fruit charnu, savoureux, avec un noyau relativement petit. Le nombre des espèces et des variétés de pruniers cultivés est très considérable i/îg.). Ces pruniers cultivés proviennent du centre de l'Asie; dans ces

Prunier (rameau fleuri et fruits).

régions on trouve même des pruniers à l'état sauvage. Les prunes se mangent crues; on en fait de bonnes confitures, des conserves dans l'eaude-vie; on les fait sécher pour en faire des pruneatix. Parmi les primes à pruneaux, citons la prune quetche, la prime Sainte-Catherine (pruneau de Tours), la pi'uiie d'Agrn (pruneau d'Agen) ; parmi les prunes à confitures et les prunes de table, la prune de Reine-Claude, le perdrigon, la mirabelle, la prune de Monsieur,... Le prunier réussit surtout dans les terres légères exposées au midi. Le bois du prunier est dur et capal)le de recevoir un beau poli; il a peu d'importance, car l'arbre n'atteint jamais une grande taille.

PUG

PUC

Ptérodactyle.

prurigo. — Éruption de la peau accompagnée de démangeaisons extrêmement vives, et souvent presque continuelles, qui mettent le malade dans un grand état d'agitation. Des bains, des boissons rafraîchissantes guérissent la maladie.

prurit. — Sensation comparable à un chatouillement, ressentie sur la peau, dans la bouche, le nez, dans certaines maladies de la peau, ou après l'introduction dans le sang de certaines substances alimentaires ou toxiques. Le prurit est, en somme, une variété de la démangeaison, variété souvent très pénible.

prnssiquc

{acide). — Voy.

cyanogène.

rttéroilac- ^ e. — Ancien reptile saurien volant, qui n'existe plus de nos jours, mais qu'on rencontre a l'état fossiledans les terrains jnrassiquesifîg.).

puce. — Les puces sont de petits insectes de la famille des diptères, dans lesquels les ailes n'existoiu pas.La bouche est armée d'un suçoir portant une languette aiguë qui sert à faire la piqûre. Les larves ont la forme de vers , sans pattes ; sorties d'œufs déposés dans la poussière, elles se développent en une quin- T^te grossie de la puce, zaïne de jours et a, b, gaine du su-

filent un petit çoii; C, soie du suçoir, cocon dans lequel

elles se transforment en nymphe, puis en insecte parfait i/ic/.).

Larve (très grossie). Nijmphe (1res grossie

Insecte parlait (très rross Pnce commane (longueur, Om.ooj).

l'homme et des animaux. Puce de l'homme : brune, longue de 2n"n,ô; puce du chien : presque pareille à la précédente ; puce du chat : plus petite ; puce pénétrante, ou chique : propre aux régions chaudes. Cette dernière pénètre sous la peau de l'homme ou des animaux pour sucer le sang en telle quantité que le corps de l'insecte gonflé prend le volume d un petit pois. Dans tous ces insectes, la femelle est plus

Puce pénétrante, très grossie (longueur, O'n.OOl); à droite, puce pénétrante quand elle est Tixée sous la peau.

"rosse que le mâle. On se débarrasse des puces à l'aide de poudres insecticides; une rigoureuse propreté de.'^ maisons en chasse les puces. Pour les animaux, on peut frictionner le corps avec de l'huile mélangée de tabac en poudre.

pucerons. — Les jmcerons sont de très petits insectes hémiptères dont le corps, de forme ovale, est souvent recouvert d'une matière farineuse ; leur abdomen est pourvu à son extrémité de deux mamelons d'où s'échappent des gouttelettes d'une humeur mielleuse. Ces animaux sont également remarquables par leur mode de reproduction, leur extrême fécondité et les métamorphoses qu'ils subissent. Les femelles sont de deux sortes. Les unes, privées d'ailes, pondent des œufs fécondés ; elles se montrent en automne, en même temps que les mâles, qui sont ailés. Les œufs pondus par elle passent l'hiver et éclosent au printemps. Les femelles écloses de ces œufs sont vivipares ; elles se reproduisent pendant tout l'été, sans avoir besoin d'une fécondation nouvelle; de

Puceron sans ailes, et puceron aile, très grossis.

sorte que, pendant toute la belle saison, les générations succèdent aux générations, toujours par des femelles vivipares. Les femelles ovipares repa-

T P« T„w.po o^^t A ■ . vivipares. Les femelles ovipares repa-

^itlJ,^ ° * ■^'"^ insectes para- raissent seulement à l'automne {fig.).

sites qui se nourrissent du sang de I Chez certaines espèces les phénomènes

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