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On traite les enfants rachitiques en leur donnant du soleil, de l'air, une habitation saine, un régime fortifiant, des exercices modérés ; peu de remèdes (huile de foie de morue). Les os défor-
Corps d'enfant rachitique.
mes sont redressés par des appareils appropriés. Un séjour prolongé au hord de la mer est la meilleure garantie de guérison du rachitisme {/îg-)-
racines. — Organes des plantes qui s'enfoncent dans le sol {fig. p. 645). Les racines proviennent du développement de la radicule àe la. g raine '. Leur forme varie d'une plante à l'autre ; il y a ordinairement une racine principale, de laquelle partent des radicelles déplus en plus fines; souvent la racine principale disparaît et est remplacée par de petites racines qui partent du bas de la tige (blé). Les racines servent à puiser dans le sol les matières nutritives destinées à la plante: les parties par lesquelles se fait l'absorption sont les extrémités; quand on coupe la pointe de toutes les racines d'une plante, elle meurt. Pour que les racines remplissent leur fonction, il faut qu'elles s'enfoncent dans un sol renfermant de l'huiiiidité, dos tnatiéres nutritives et de l'air; lorsque le sol est trop fortement tassé autour de la plante, l'air ne va pas jusqu'aux racines et la plante meurt.
Les racines servent en outre à fixer la plante au sol. D'autres (betterave, carotte, dahlia) grossissent beaucoup et constituent une provision de nourriture, qui sera ensuite consommée à l'époque de la formation des fleurs et des fruits. Dans le lierre, il se développe sur la tige de petites racines udcenlives qui fixent la plante aux
arbres ou aux murs, comme au tant de crampons.
Plusieurs racines sont utilisées dans l'alimentation ( navet, carotte, radis, betterave), ou dans l'industrie (betterave avec laquelle on fait du sucre et de l'alcool), ou en médecine (guimauve).
radis. — Plante de la famille des crucifères, peut-être apportée de Chine.
Sa racine, renflée, est alimentaire. Les
Radis d'hiver.
Radis jaune d'été.
diverses variétés se divisent en deux groupes principaux, comprenant les radis de petite race, ou radis proprement dits, qui se mangent principalement au printemps, et les radis de grosse race (radis noir, raifort), qui se mangent surtout en hiver (fig.). La saveur piquante des radis excite l'appétit, mais la digestion en est généralement assez difficile, surtout celle des radis de grosse race. Les graines des radis sont oléagineuses.
ra^e. — Maladie virulente, toiijours mortelle, propre aux animaux du genre chien et du genre chat. La rage se communique par morsure à l'homme et à d'autres animaux, par suite de la virulence de la salive de l'aaimal malade.
Le chien enragé est d'abord trfste, agité; il a la queue pendante, la gueule béante, la langue rouge et pendante ; la vue d'un autre chien le met en fureur; il pousse des hurlements rauques, il cherche à manger les substances les plus diverses. Puis il a des
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convulsions, de l'abattement et enfin meurt {fig.).
Un homme mordu par nn chien enragé peut ne pas devenir enragé lui-mèmi-, mais. si la maladie se déclare,
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Pbysiooomie du chien enragé.
elle est fatalement mortelle, car on n'a pas constaté un seul cas de guérison. Quand la maladie se produit, elle apparaît après une incubation généralement supérieure à 20 jours, et
Autrefois le seul traitement préventif consistait en une cautérisation de la plaie au fer rouge, cautérisation qui devait être faite aussitôt que possible. Les personnes mordues, cautérisées à temps, contractaient la rage bien moins souvent que celles qui ne l'avaient pas été. Aujourd'hui on empêche la maladie de se déclarer par une vaccination due à Pasteur (voy. Tiras).
Pasteur démontra d'abord que le cerveau d'un chien mort enragé est virulent comme sa salive, c'est-à-dire qu'une parcelle de ce cerceau, introduite dans une plaie faite à un lapin, rend ce lapin enragé au bout de quelques jours. Mais si la substance cérébrale d'un chien ou d'un lapin mort L-nragé est exposée à l'air pendant un temps convenable, cette substance devient beaucoup moins virulente, et devient ainsi un tirus atténué. Si le virus est assez atténué, on peut l'introduire sous la peau par une piqûre
Inoculation préventive après morsure, par la melbode Pasteur.
souvent beaucoup plus longue. Le malade devient triste, il ne peut ni manger ni boire, il a des convulsions terribles, des hallucinations, puis il meurt.
faite au moyen d'une fine seringue, sans que l'animal devienne enragé; qu'on introduise quelques jours après un virus moins atténué, et l'animal, rendu déjà un peu réfractaire par S8