RAZ
dans la serre, mais elle n'en peut pas ressortir. De même, les appartements dont les fenêtres fermées sont tournées du côté du soleil, laissent entrer les rayons calorifiques lumineux et emjji-chent de sortir les rayons obscurs. La température s'y élève rapidement.
Enfin la chaleur rayonnante qui arrive sur un objet est absorbée, au moins en partie, et l'objet s'échauffe.
Sous l'influence d'un même rayonnement, un corps dépoli séchauUe plus vite qu'un corps poli. Deux cafetières sont placées devant le feu; l'une est l'-couverte de noir de fumée ; l'eau SHi-a rapidement portée à l'ébullition ; i autre est en cuivre poli, bien propre, 1 eau bouillira bien plus tard. Sous l'action du soleil, une étoffe noire s'échauffe beaucoup plus qu'une étoffe blanche. C'est pour cette raison que les jardiniers peignent en noir les mars le long desquels ils disposent des espaliers. Inversement, les vêtements blancs préserveront , en été , contre l'ardeur des rayons du -^■.leil.
rayonnes. — Animaux' inférieurs, dunt "les différentes parties sont grou-
Rayonnés échinodermes
Oursiu. Eluile du iiitr.
Rayonnes coelentérés.
pées comme les pétales d'une fleur régulière autour d'un centre (fig.). On les divise en : échinodermes, qui ont le corps protège par une enveloppe dure
ou test et possèdent un tube digestif distinct, ouvert à ses deux extrémités ; et cœlentérés, dont le corps est nu, et qui sécrètent quelquefois une sorte de support solide nommé polypier ; ils manquent de tube digestif; c est la cavité du corps qui en tient lieu.
Parmi les éefi inodernies on Tt-maïque les ott/sins et les étoiles de mer; parmi les cœlentérés , les hydres, les polypes, les méduses, les anémones de mer, les madrépores, le corail.
raz. — Dans un grand nombre de parages marins, les oscillations des marées sont accompagnées de courants changeant régulièrement de sens, et se portant alternativement dans le même sens que le flux et le reflux. Ces courants qui ont la marée pour cause prennent le nom de raz s'ils se forment en mer, et de mascaret' s'ils remontent les fleuves. Les courants de marée s'observent surtout dans les détroits ; ils sont parfois extrêmement rapides; et, par leurs brusques changements, leurs remous, leurs tourbillons, ils peuvent être rangés parmi les plus dangereux phénomènes de l'Océan.
Ainsi l'entrée du golfe des îles normandes est à bon droit redoutée des navigateurs à cause de l'efl'rayante vitesse qu'y atteignent les courants de marée ; le raz de Blanchard, détroit qui sépare le cap de la Hague et l'île anglaise d'Aurigny, et, au sud, le passage de la Déroute, sont les plus terribles de ces défilés marins.
On donne aussi le nom de raz de marée à un phénomène accidentel et complètement différent des courants réguliers dont nous venons de parler.
Il arrive parfois, surtout dans les ré-
gions tropicales, que la mer, en l'absence de toute tempête et même de tout vent sensible, par un calme plat, se soulève le long des côtes en lames