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RAM

— Gi'J —

RAT

Le râle d'eau a 27 centimètres de long. A les mêmes mœurs que le précédent; habite ks marécages, fait sa demeure des joncs, glaïeuls, roseaux et autres j/iantes aquatiques ; il nage bien, mais n'entre dans l'eau que pr.r nécessité. Plus sédentaire en

Râle d'ean (longueur, 0",î7).

France ; beaucoup cependant vont passer l'hiver en Afrique (fig.).

La marouette est grosse seulement comme une alouette; c est aussi un oiseau de marécage et un oiseau de passage.

raniie.' — Arbrisseau de la famille à°.H urticées ; un grand nombre d'espèces sont cultivées dans les régions chaudes des deux mondes, pour la fibre textile qu'elles fournissent, qui est plus résistante et plus souple que celle du lin et du chanvre; cette libre textile ne tardera sans doute pas à prendre une grande importance industrielle en Europe.

Samie blanche (hauteur, 3"").

D.?ux variétés surtout sont cultivées.

La première, appelée chinagran par les Anglais, est répandue dans les Indes

DiCT. CLS SC1F.NCES USUELLES.

et en Chine ; la fibre textile, comprise entre léeorce et le bois, est grossièrement séparée et sert à la préparation de cordes très solides ; mieux séparée, cette fibre donne une filasse très belle, avec laquelle on confectionne des tissus d'une finesse, dune solidité, d'une blancheur e» d'un brillant extraordinaires.

La seconde variété, plus particulièrement nommée ramie ifig.), est cultivée surtout dans les îles de la Sonde, les Moluques les Mariannes, en Chine et au Japon ; sa fibre est encore plus solide que la précédente, mais moins fine et moins brillante. La circonstance qui s'est opposée jusqu'ici à une grande extension de l'usage de la ramie, est la difficulté de la decortication.

ramollissement. — Diminution progressive du poids et de la consistance du cerveau, due à un défaut de nutrition, parce que le sang n arrive plus à l'organe en assez grande quantité : c'est surtout une maladie des vieillards ou des individus vieillis avant l'âge par les excès.

Il peut sur\-enir brusquement et déterminer une mort rapide. Plus souvent il apparaît graduellement ; il s'annonce par une douleur de tête en un point, de l'engourdissement, des fourmillements, de la tristesse, une paralysie lente d'un côté du corps, un affaiblissement progressif des forces et de l'intelligence ; cette décrépitude croissante aboutit au gâtisme, ou à une mort plus ou moins prochaine.

Les soins sont surtout hygiéniques ; régime réparateur, repos physique et moral.

rappoTteur. — Instrument employé pour mesurer les angles ; il est constitué par nn demi-cercle en corne transparente, ou un demi-cercle en

Rapporteur.

laiton, évidé sur la plus grande partie de sa surface, et divisé en degrés

(fig.).

ratanhia. — Racine employée en médecine, qui provient de plusieurs arbustes de l'Amérique du Sud. La poudre de ratanhia sert aussi à préparer des poudres dentifrices.

rate. — Organe de forme ovale, situé dans l'abdomen, à gauche de

RAT

GôO

RAT

l'estomac; sa longueur est de 12 centimètres. Il est certain que la rate exerce une modification sur le sang

Intestin grêle.

La rate.

qui la traverse, mais on n'est pas encore bien lixé sur la fonction remplie par cet organe

râteau. —

Appareil servant à ramasser les herbes , à nettoyer les allées. En agriculture on se sert souvent d'un râteau à cheval (fig.). Le foin sec est ramassé par les dents. Lorsque la quantité de foin accumulé par les dents est suffisante, celles-ci, soulevées par le conducteur, au moyen du levier,

passent par-dessus le las, s'abais- SMit de nouveau et continuent le ramassage. Le régulateur sert à régler l'inclinaison des dents Régulateur, suivant la taille du cheval.

ration. — On

nomme ration alimentaire la quantité d'aliments nécessaire chaque jour à un homme, à un animal, pour l'entretien des forces et de la santé. Cette ration dépend, dans chaque espèc ! animale, du poids de l'animal, des tra-

Position de la rate dans le corps.

Dcnk.:

Rateaa à cheval.

vaux qu'il doit effectuer; en outre, | portionnellcment au poids, que dans

pendant l'âge de la croissance, la l'âge adulte.

ration nécessaire est plus forte, prô- I Eu France, la ration normale du

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soldat est la suivante. En temps de paix : pain, 1450 grammes; viande non désossée, 300 grammes; légumes frais, 400 grammes ; légumes secs, 300 grammes; sel, 16 grammes. En temps de guerre la ration y est nécessairement plus variable ; elle comporte du biscuit au lieu de pain, de la viande, des légumes, du sucre, du café, du viu, de l'eau-de-vie .

rats. — Le rat est un mammi" fère rongeur de petite taille, extrêmement répandu à la surface du globe. Le nombre des espèces de rats est considérable, et plusieurs de ces espèces se rencontrent partout où est l'homme. Ces animaux ont un museau

fiointu, des yeux grands, des oreilles arges, une queue longue, quelquefois poilue, plus souvent nue et écailleuse, un pelage court et mou. Ils habitent, selon les espèces, les champs, les bois, les maisons, les étables, les jardins.

Partout ils sont malfaisants ; d'autant plus qu'ils ont une grande fécondité et qu'ils se réunissent parfois en troupes innombrables. Leur petite taille les mot 'lu reste à même de trouver aisément des abris et de se soustraire ainsi à leurs ennemis. Pour se nourrir ils .s'attaquent à toutes les substances animales et végétales, graines, fruits, racines, écorces, feuilles, insectes, viandes, provisions de ménage, peaux, papier, etc. Par contre ils ne nous fournissent aucun produit utile.

Les espèces les plus importantes de ce nombreux groupe sontles suivantes.

Le rat ordinaire (fiff.), d'un brun foncé.

Rat ordinaire ou rat noir (longueur ©"iSO, sans la queue qui a Om.ie).

pouvant avoir 0ni,20 de longueur, avec une queue de Qm.ie. Il est répandu sur toute la terre, les régions les plus froides exceptées ; il a "suivi l'homme dans tons les climats. On le distingue ordinairement du surmulot, qui dépasse parfois Om.a.j, mais qui est bien Eeu dilférent par son aspect et ses haitudes. Ces deux rats se trouvent dans nos greniers, nos granges, nos habitations, nos jardins ; on les rencontre partout, causant constamment des dégâts, car ils rongent et dévorent tout, même les oies grasses, les dindes, les codions, les cadavres ; on en a vu manger des enfants au berceau. Il» se multiplient avec une telle rapidité

qu'ils pullulent en certains endroits par centaines de milliers. Leur agilité et leur intelligence les rendent encore pins à craindre. La femelle porte un mois ; elle met bas de 5 à 21 petits. On a employé des moyens innombrables pour combattre les rats. Le poison, si usité, est dangereux pour les autres animaux et même pour les substances alimentaires sur lesquelle les animaux peuvent vomir. Les chats, les chiens ratiers, les oiseaux de proie, les corbeaux, les belettes, ennemis naturels des rats, constituent de beaucoup nos meilleurs armes contre ces hôtes malfaisants. Un chat éloigne les rats par sa seule présence.

Les souris (A'^r.), beaucoup plus petites (On>,10 et Om.lO de queue), plus gracieuses, sont de même les fidèles compagnes de l'homme. On les ren-

fla.

Souris domestique (longueur Om.lO, sans la queue qui a aussi Oi»,10),

contre dans toutes les maisons et aussi dans les champs. Mais la souris fait en somme beaucoup moins de mal que le rat, quoiqu'elle ne respecte rien dans nos demeures, et qu'elle puisse, grâce à ses dents et sa petite taille, pénétrer absolument partout. La fécondité de la souris domestique est plus grande encore que celle du rat ; ce petit animal couvrirait bientôt la terre s'il n'avait à compter avec de nombreux ennfmis : chat, belette, putois, hérisson, musaraigne, liibou, etc.

Le mulot, ou souris des bois ifîg.), est un peu plus gros que la souris domestique; il est répandu dans presque toute l'Europe. On le trouve surtout dans les bois et les jardins, rarement dans les champs , l'hiver il vient sou-

Hnlot ou souris des bois (lon-ueur 0">,11, sans la queue qui a On",10).

vent dans les maisons. Il vit d'insectes, de vers, de petits oiseaux, de fruits, noyaux, glands, etc. Il n'a pas de sommeil hivernal, aussi amasse-t-il de nombreuses provisions d'hiver.

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La sonris noire n'a que Om.OS de longueur, avec 0'",06 de queue ; elle pèse au plus 7 grammes. On la trouve aussi un peu partout, dans les bois et les champs cultivés. Elle bâtit son nid aussi habilement que les oiseaux.

Le hamster \fig.), plus gros (0"',30 de longueur! et plus trapu, est aussi un rongeur du groupe des rats. Il est commun dans tout le nord de l'Europe.

Hamster commun (lo'<r"^>"° Ob,30, sans la queue qui a O^iOS).

C'est un mammifère très nuisible à l'agriculture par la quantité de grains qu'il dévore et qu'il amasse dans sou terrier,

rave. — Navet ' de forme ronde. Le cfiou.c-rave est un choux dont la tige est renflée à la base, au-dessus de la racine, et porte des feuillus sur cette partie renflée. Peu estimé à Paris, ce légume est très apprécié en Angleterre ; il est en réalité d'un goût plus délicat que le navet.

ray-gras. — Herbe de la famille des graminées, qui est une espèce fourragère du genre ivraie'. C'est un fourrage assez médiocre, mais qui donne un rendement abondant dans les terrains fertiles et suffisamment humides.

rayonnement de la chaleur.

— lai. chaleur rayonnante est la chaleur qui nous arrive des corps chauds à travers l'air, ou même à travers le vide.

Cette chaleur se propage dans l'espace en suivant une ligne droite ; elle chauffe d'autant moins qu'on est placé plus loin de la source de chaleur ; elle va aussi vite que la lumière, puisque la chaleur du soleil nous arrive en même temps que sa lumière. Tous les corps chauds ne rayonnent pas également bien la chaleur. Un corps dépoli, comme du noir de fumée, rayonne autour de lui beaucoup plus de chaleur qu'un corps recouvert d un métal poli, qui serait cependant aussi chaud.

D'oii il faut conclure qu'un corps se conservera chaud plus longtemps s'il est recouvert d'un métal poli, que s'il est recouvert d'une substance dépolie, telle que du noir de fumée.

La chaleur rayonnante est capable de se réfléchir à la surface d'un miroir

comme le fait la lumière, et en obéis" sant aux mêmes lois (Voy. réflexion)- Aussi la chaleur du soleil est-elle concentrée au foyer d'un miroir' copcavt!

tout aussi bien que sa lumière.

Expérience des miroirs ardeals. — Les ravons caloriliques du fuyer B rellechis sur les d'eux miroirs U et N ïiennent coriierger sur l'aniaduu A et l'enflamment.

De même que la lumière, la chaleur rayonnante peut traverser certains corps sans être arrêtée; les corps qui se laissent traverser par la chaleur sont nommés corps diuthermanes. Ce passage est accompagné d'une réfraction ' qui obéit aux mêmes lois que celle de la lumière. Ainsi la chaleur solaire, concentrée comme sa lumière au foyer A d'une lentille convergente, suffit à fondre les métaux et à enflammer les substances combustibles. Le

Concentration de la chaleur solaire par une lentilh'.

verre, cependant, ne laisse passer qu'une partie de la chaleur qu'il reçoit : il se laisse traverser par les rayons calorifiques venant d'une source lumineuse, comme le soleil.mais il arrête les rayons calorifiques venant d'une source obscure, comme un poêle. Ceci permet d'expliquer ce qui se passe dans les serres. La chaleur lumineuse du soleil entre dans la serre à travers les vitres, et elle échauffe l'intérieur; mais les objets intérieurs ne rayonnent que de la chaleur obscure, quine peut traverser le verre ; la chaleur est donc entrée

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