SEI
climats et atteint les individus débilités par les fièvres paludéennes, la dysenterie, le typhus, la misère ; voilà pourquoi elle' décime surtout les équipages des vaisseaux qui entreprennent de longs voyages de découvertes, les armées en campagne, les villes assiégées, les prisons, les populations pauvres. C'est un véritable étiolement de l'organisme, qui frajjpe toutes les parties du corps ; comme aspect extérieur, la peau est parsemée d'extravasatioiis d'un sang bleuâtre, les gencives sont ramollies et de couleur bleuâtre. La maladie fait son évolution assez lentement ; le malade
fuérit au bout de 8 à 16 semaines, ou ien il meurt par épuisement.
Une bonne alimentation (aliments légers, frais, mais reconstituants, légumes frais, fruits légèrement acides) est le remède le plus efficace contre le scorbut; malheureusement, les circonstances dans lesquelles la maladie prend naissance ne donnent généralement pas la possibilité d'accorder ce régime aux malades. D'ailleurs le scorbut est actuellement relativement rare.
scorpion. — Animal articulé de la classe des arachnides, qu'on rencontre dans les pays chauds ; plusieurs espèces habitent l'Algérie et le midi de la France. Les scorpions se tiennent sous les pierres, sous les pièces de bois, dansles endroits humides et frais, dans les celliers et les caves ; sortent la nuit pour chercher leur nourriture (araignées, cloportes, divers insectes). La femelle porte de 50 à 60 œufs, qui éclosent dans le corps ; elle est donc ovovivipare
{fia-).
Le scorpion a une longue queue terminée par un appareil venimeux; ce venin agit sur le système nerveux.
La piqûre de celui du midi de la France n'est jamais bien grave; les scorpions d'Afrique peuvent occasionner la mort des personnes débiles. On soigne la piqûre à l'aide de la cautérisation au fer rouge, ou simplement de compresses imbibées d'alcali volatil.
scorsonère. — Voy. salsifis.
scrofnlariées. — Plantes dicoti/lédones ' gamopétales herbacées, à corolle irréguliére à cinij divisions ; ordinairement quatre étamines ; ovaire à deux loges contenant un grand
Scorpion (longueur, ',oa à Oi^io).
nombre d'ovules. Ces plantes sont peu utiles, beaucoup sont vénéneuses.
Exemples : muflier ou gueulc-de-
Scrofulariées (ex. : mullier).
loup ifig.), linaire, scrofulaire, digitale, bouillon-blanc, véronique.
scrofule. — Maladie générale qui se manifeste par une tendance de la peau, des muqueuses, des ganglions lymphatiques et des os, à être le siège d'infiammations longues et opiniâtres; commune surtout chez les enfants.
La fréquence de la scrofule diminue de nos jours, tandis qu'augmente celle de la phtisie pulmonaire^ Tantôt la scrofule vient de famille, tantôt elle se rencontre chez des enfants de parents bien portants. Les scrofuleux sont généralement gras, mais boursouflés, faibles; les extrémités sont maigres. L'accident le plus fréquent de la scrofule est l'engorgement des ganglions lymphatiques du cou. Ces ganf lions se gonflent, deviennent durs, osselés, et ils sont bientôt le siège d'une suppuration qu'il est très difficile d'aTTèter (écrouelles,humeurs froides), et qui laisse après elle une cicatrisation très apparente, qui défigure plus ou moins le malade.
Le traitement de la scrofule est surtout hygiénique ; alimentation par le lait et la viande, avec prohibition des sucreries, habitation saine, aérée ensoleillée, exercice au grand air, Dam, long séjour sur les bords de la mer.
Comme remède, l'huile de foie de morue.
seiche. — Mollusque * céphalopode portant dix bras, dont deux ont une plus grande longueur que les autres ; les huit petits bras ont des ventouses sur toute leur longueur, les
SEi
SEL
deux grands n'en ont qu'à leur extrémité (fig.). Quand l'animal est excité, son corps prend des colorations diverses; dans 11! danger, il trouble l'eau autour de lui en y répandant une matière brune qu'il sécrète dans une poche spéciale. Cette ma- ■ tière brune est la base do la couleur connue sous le nom de sepia. A l'intérieur du corps de la seiche est une pièce calcaire plate nommée os de seiche, qu'on rencontre en abondance sur nos plages, ce qui indique que la seiche est commune sur ^
toutes nos côtes. Cet os de seiche est souvent mis dans les cages de nos petits oiseaux, qui aiment à s'y aiguiser le bec. La seiche est comestible, mais elle consUtue un aliment peu recherché.
seiffie. — Céréale qui paraît originaire des régions situées au nord du Danube et qu'on n'a guère cultivée qu'au commencement de l'ère chrétienne. Le pain de seigle est notablement moins nourrissant que celui du froment; il est gluant, compact , brun, mais il se maintient frais plus longtemps. On fait un très bon pain en mélangeant la farine de froment avec celle de seigle. Dans les terrains peu fertiles, le seiole prospère mieux que le blé ; il résiste encore mieux au froid et redoute moins les mauvaises herbes. Pour cette raison, il est cultivé dans un grand nombre de pays,- il forme en Allemagne la base de l'alimentation des classes pauvres. On sème le seigle en automne; il passe l'hiver en terre et arrive à maturité au commencement de l'été, plus tôt que le froment (fig.).
La paille de seigle est recherchée pour divers usages ; on en garnit les chaises, on en fait des pail- Épi de seigle lassons, des couvertures de ('jaujfur'i"^ 'a
chaumières. Il est em-
planle, 111,20).
ployé pour nourrir les bestiaux, et en particulier les chevaux. Souvent on fait manger l'herbe de seigle en vert, avant la maturité.
sel marin. — Le sel marin, ou chlorure de sodium, est uue combinaison de chlore et de sodium. C'est un solide blanc, sans odeur, d'une saveur salée. 100 grammes d'eau en dissolvent à peu près 30 grammes ; il nest presque pas plus soluble dans l'eau chaude que dans l'eau froide. Quand on fait évaporer l'eau de sa dissolution, il se dépose en cristallisant au fond du vase. Ce corps est très abondant dans la nature. Beaucoup de sources sont salées, surtout en Allemagne; en France, il y en a dans les départements de la Moselle, de la Meurthe, du Doubs, des Basses-Pyrénées. De ces sources salées on retire du sel ; mais ce mode d'extraction n'a pas beaucoup d importance.
Le sel se trouve en masses solides considérables dans le sein de la terre : on lui donne le nom de sel gemme. Les plus importantes mines de sel gemme sont celles de Viéliczka en Pologne (/i^.), de Cordona en Espagne, de Vie et de Dieuze en Alsace-Lorraine. Les mines
Mines de sel gemme.
de Viéliczka, exploitées depuis six cents ans, sont si grandes qu'on dirait une ville souterraine avec ses maisons, ses rues, ses chapelles taillées dans le sel. Dans les mines oii le sel est très pur, comme à Viéliczka, on l'extrait en gros blocs; puis on le pulvérise et on le livre à la consommation. Quand le sel est mêlé avec de la terre, on le dissout dans l'eau, en versant le liquide dans un trou de soude qui descend jusque dans la mine : et quand cette dissolution a été élevée du fond de la mine au moyen de pompes, on la fait évaporer dans des chaudières jusqu'à cristallisation.
Mais ce sont encore les eaux de la mer qui renferment le plus de sel. Il y a à peu près 27 kilogrammes de sel marin par mètre cube d'eau de mer, et, en outre, d'autres sels comme le chlorure de potassium (voy. potassium).
Si tout le sel de l'Océan était répandu
SEL
SFX
à la surface des continents, il y formerait une couche de plus de 200 mètres d'épaisseur. Voici comment on retire le sel sur les Lords de l'Océan. L'eau est amenée par la marée dans un vaste réservoir, nomme vasiére. Là elle dépose presque toutes les matières qu'elle tient en suspension et devient parfaitement limpide. Quand l'eau a séjourné assez longtemps dans la vasière, on la fait écouler dans uns série de compartiments séparés les uns des aueres par de petits sentiers unis. Dans cte parcours, elle est échaullée par les rayons du soleil et soumise aussi à 1 action desséchante du vent, et elle s'évapore peu à peu. Ces nombreux liassins d'évaporation, qui, sur
Le sel entre dans la préparation de presque tous nos aliments ; les besoins de l'alimentation en consomment en France aOO millions de kilogrammes par an. L'industrie et l'agriculture emploient aussi le sel. On en fait manger aux bestiaux ; on s'en sert pour amender certaines terres. Le sel entre dans la préparation de nombreux produits chimiques, et principalement du sulfate de soude (voy. sodium), dont on fabrique chaque année des centaines de millions de kilogrammes.
sélection. — On donne le nom de sélection naturelle à l'ensemble des circonstances qui déterminent, dans des conditions données, le dévelop-
Uarais salants.
les bords de la mer, couvrent d'immenses étendues, forment ce qu'on nomme la saline ou le marais salant.
Au bout de deux jours, la concentration est suffisante pour que la plus grande partie du sel se dépose sous forme de cristaux gris. On retire ce sel avec des râteaux, et on le laisse s'égoutter sur le bord, avant de le mettre en sac et de l'expédier. L'exploitation dure seulement pendant l'été.
En France, les marais salants établis sur toutes les côtes de la Méditerranée sont au nombre de 82 et occupent une surface totale de 2-5 000 hectares. Il y en a beaucoup moins sur les bords de l'Océan ; les plus importants sont à Marennes (Charente-Inférieure) et au Croisic (Loire-Inférieure).
pement des espèces animales ou végétales dont l'organisation est le mieux appropriée au milieu qui les entoure ; c est la sélection naturelle qui détermine la modification progressive des espèces, en assurant toujours la survivance des individus les mieux doués pour résister aux dangers qui les entourent. La sélection artificielle est l'art de diriger la reproduction des animaux et des végétaux de manière à obtenir rapidement cette transformation des espèces qui ne se produit dans la nature qu'avec une extrême lenteur.
C'est grâce à la sélection qu'on peut créer les variétés si belles des fleurs et des fruits cultivés, les animaux domestiques spécialement propres au travail, à la course, à la boucherie.
SEL
SEL
sels. — En chimie, on ncfmme sels les composés qui se forment quand un acide se combine avec une base. Ainsi le carbonate de chaux, on calcaire, est un sel qui résulte de la combinaison de l'acide carbonique (qui est un acide), avec la chaux, ou oxyde de calcium (qui est une base) ; de même le sulfate de fer est un sel résultant de la combinaison de l'acide sulfurique avec l'oxyde de fer.
Seltz (eau de). — L'usage de l'eau de Seltz artificielle est aujourd'hui
l'industrie, on prépare le gaz acide carbonique en faisant réagir de l'acide sulfurique sur de la craie pulvérisée,
Siphon a eau de Seltz. — Quand on piesse sur Ta soupape, le gaz, qui est dan; le siphon à une forte pression, chasse l'eau et la fait sortir par le tujau.
Appareil Brie'c. — Vacide tartrique et le fticnrbonate de soude sont en M. Un peu d'eau, tombant du réservoir B, par le tube T, arrose ces substances et détermine la production de Vacide carbonique. Ce gaz passe par de très petites ouvertures ménagées dans le bouchon H, et va se dissoudre dans l'eau, l-'écouleiuent a lieu par R, quand on presse sur la soupape.
rabricatlon industrielle de l'eau de Seltz. — L'acide carbonique est produit dans les réserioirs A et B, par l'action de YacUle sulfvrique sur la craie, il se rend dans le gazomére C. tJne pompe 1), mise en mouvement par une machine à vapeur E, comprime ce ?az avec l'eau, dans le réservoir sphérique qui est à côté de la pompe D. Du réservoir, la dissolution entre dans les siphons E et E'.
très répandu. Cette eau est une dissolution, faite sous pression, d'une grande quantité de gaz acide carbonique. Dans
et on introduit la dissolution dans des siphons de verre fermés par un bouchon à ressort {fig-}- Il suffit d'appuyer
sp:m
si-:x
sur nne tige métallique pour ouvrir le siphon el détL-rmiiier l'écoulement de l'eau de Seltz. Dans les familles on peut préparer soi-même l'eau de Seltz en faisant réagir Vacide tartrique sur le bicarbonate de sonde: on se sert pour cela de l appareil Briet (fig.).
senien-contra. — Médicament très employé contre les vers intestinaux, constitué par les fleurs non épanouies de plusieurs arlémises, plantes de la famille des composées. Ce produit nous vient de la Perse, du Turkestan, de la Russie, de la Barbarie.
La poudre de semen-contra a une odeur très forte, aromatitfue, une saveur amère; elle est très bonne pour chasser les vers , on la donne surtout aux enfants, incorporée dans du miel, de la confiture, des dragées, du pain d'épices. Le principe actif du seinoncontra est une substance nommée santonine, qu'oa en retire sous forme d'un solide cristallisé, sans odeur, un peu amer, •
La santonine remplace avantageusement lesemen-contracomme vermifuge; elle a une action bien plus énergique et ne doit être administrée qu'à la dose indiquée par le médecin, dose toujours inférieure à un décigramme, pour les enfants ; on fait des dragées et des biscuits à la santonine, qui sont des médicaments eflicaces.Lapersonne qui a absorbé de la santonine voit les couleurs des objets très altérées ; il voit presque tout en vert; c'est là un efiet constant du médicament, et dont il n'y a pas à concevoir d'inquiétude.
semoir. — Dans la grande culture,
Tube de distribuliuii B.
la ■cotée), on les fait à l'aide de semoirs métalliques qui disposent les graines en ligne, à une profondeur régulière.
Ce mode d'ensemencement permet d'économiser un bon tiers de la semence ; en outre les sarclages et les binages sont beaucoup plus faciles à exécuter.
Les graines contenues dans la caisse A sont versées i>ar des cuillers dans des tubes B qui les amènent à terre. Ces tubes portent à leur extrémité : 1» des socs C qui ouvrent les sillons dans lesquels tombent les graines ; 2» une sorte de herse qui recouvre les graines de terre i/ig.). Le semoir mécanique ne peut être utilisé dans les terres trop humides ni dans les terres trop pierreuses.
séné. — Produit pharmaceutique, purgatif puissant, constitué par les feuilles et les fruits de plusieurs arlirisseaux nommés casses, de la famille des légumineuses. Ces arbres croissent dans les pays chauds.
séneçon. — Genre d'herbes de la famille dés composées, dont les espèces, extrêmement nombreuses, sont répandues sur presque tout le globe. Le séneçon vulgaire, qu'on rencontre dans tous les lieux cultivés, a de petites fleurs jaunes. 11 passe pour émollient. Ses graines sont mangées avec avidité par les oiseaux de volière, aussi bien que ses feuilles charnues.
Plusieurs espèces exotiques de séneçon sont cultivées pour lornementation des jardins.
sensitive. — Plante appartenant au genre mimosa ', originaire des pays chauds, et qu'on cultive chez nous en
Semoir, au lieu de faire les semis à la main (à | serre. Elle est surtout remarquable