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par l'extrême irritabilité de ses feuilles, ijui exécutent des mouvements très apparents sous l'influence d'un altou-
sibles pour désinfecter leurs instruments, avant de les employer, et qu ils ainiliiiuciil sur la plaie un pansement
Sensitive intacte.
Sensitlve après un choc. Sensitive la nuit.
chement, d'un changement brusque de température, sous l'action d'une substance caustique (/(</.).
sépia. — Voy. seiche.
septicémie. — Accidents fébriles qui sui'vieiment par suite de l'action de l'air sur les plaies, et en particulier sur les plaies qui résultent des opérations chirurgicales. Une plaie exposée à l'air entre souvent en grande suppuration, elle guérit mal, elle détermine autour d'elle un érysipèle gangreneux; le malade a de la lièvre, des vomissements, et les complications sont quelquefois assez graves pour déterminer la mort.
Sous sa forme la plus grave, cette complication des plaies constitue ce qu'on nomme ï'iiif'eclioii purulente, presque toujours mortelle. Quand l'inlection est plus lente, que le pus devient fétide, que la plaie pâlit et se sèche, on a l'infection putride, moins grave, mais souvent encore mortelle après un temps plus long. Les accidents de la septicémie sont dus au développement, dans la plaie, de microbes dont les germes sont apportés par l'air ; ces microbes pénètrent dans le sang, s'y multiplient et déterminent une sorte d'empoisonnement. Les accidents de la septicémie sont devenus beaucoup plus rares depuis que les chirurgiens prennent toutes les précautions pos-
antiseptique qui empêche d'une part l'arrivée des germes contenus dans l'air, et d'autre part le développement >.
de ceux qui auraient pu se déposer pendant l'opération.
septiqiie. — On
nom m e m a tiére septique une matière qui, introduite dans le sang d'un animal en bonne santé, détermine la mort de cet animal en y propageant des m icrobes funestes.
séquoia, —krhrei'onifére, voisin du pin, dont les dimensions sont considérables (/ig.). Le séquoia du Mexique et de la Californie atteint une hauteur „ ,. ,, ,
de 1.30a 140 mètres; Séquoia (haut., uo-.) le diamètre du tronc peut dépassei- 10 mètres.
serein. — Pluie très fine qui tombe par un ciel sans nuages, quand un refroidissement rapide se produit dans une atmosphère chargée de vapeur
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d'eau. Les causes qui produisent le serein sont en somme les mêmes que celles qui déterminent la formation du brouillard '.
séreuse. — Toute membrane intérieure du corps qui produit une sécrétion nommée sérosité, destinée à lubrifier la surface et à diminuer les frottements qu'elle peut avoir contre les organes voisins. C est ainsi que la plèvre^ qui entoure les poumons, est une membrane séreuse; il en est de même des poches synoviales qui adoucissent les frottements des os dans les articulations.
serin. — Petit oiseau passereau qui a des représentants en Europe, en Asie et en Afrique. La plus importante espèce est celle du serin des Canaries {fig.j, acclimaté partout depuis trois siècles.
Serin des Canaries (longueur, O^.IB).
A l'état sauvage on le trouve aux îles Canaries: il est plus petit que le serin domestique d'Europe; il a le dos vert jaune rayé de noir, la tète vert jaune, de même que le ventre. Il se plaît dans les buissons, dans les vignobles. Mange des petites graines, des feuilles tendres, des figues. Il niche sur les arbres, à des hauteurs moyennes; 4 ou 5 œufs d'un vert pâle, avec des taches brunes ; quatre couvées par an ; la durée de l'incubation est de 13 jours. Le chaut des canaris sauvages est à peu près le même que celui de nos canaris domestiques.
Du serin sauvage des Canaries sont descendues toutes nos variétés de serins domestiques. Ou sait combien facilement ces variétés se reproduisent en cage.
serin<]a. — Arbrisseau dont les fleurs blanches ont une odeur très pénétrante, presque enivrante: on le cultive dans les jardins. Plusieurs espèces exotiques, à odeur plus douce, sont également cultivées.
sérosité. — Liquide qui suinte sur la surface d'une membrane séreuse, pour la lubrifier ; il facilite le jeu et le déplacement des organes les uns par
rapport aux autres. Dans un grand nombre de maladies, les sérosités sont sécrétées en quantité surabondante, comme cela a lieu dans Yliydropisie, Yépanchement de synovie, la pleurésie.
serpents. — Les serpents (fig. )sonl des reptiles écallleux, à corps allongé,
Squelette de serpent.
cylindrique et .«ans pattes. Leur langue est bifurquée à l'extrémité. Un caractère important qui permet de distinguer les serpents d'autres animaux dépour-
.... Crocheta venin.
Bouche ouverte du serpent.
vus de pattes (comme l'orvet et certains batraciens;, est tiré de la mobilité des pièces osseuses qui composent la charpente de la bouche ; de cette mobilité
Appareil a veniu de la vipère. — En A est la poche U v<"iiin : en B le crochet percé d un canal, par lequel s'écoule le venin.
résulte pour les serpents la possibilité de dilater leur bouche dune taçon parfois extraordinaire, pour avaler des proies relativement énormes, sans les mâcher. Les dects sont nombreuses, en forme de crochets, non pas propres à la mastication, mais destinées à retenir leur proie.
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Beaucoup de serpents ont à la mâchoire supérieure des crochets très développés qui communiquent avec une glande à venin; la disposition de ces crochets varie d'une espèce à l'autre.
mais elle est toujours telle, qu'elle permet à l'animal de verser dans les
Tète de vipère.
Tële de couleuvre.
morsures qu'il fait un venin redoutable (fig.). Ce venin est le même chez tous les serpents venimeux, mais la quantité en est variable, ce qui explique la plus ou moins grande gravité des morsures.
La répulsion qu'inspirent les serpents est bien justifiée par les dangers auxquels ce venin nous expose. Le venin n'a pas d'action sur la muqueuse buccale et la muqueuse digestive lorsqu'elles sont saines, ce qui permet de sucer les plaies sans danger pour en extraire une partie du venin. La dessiccation ne fait pas perdre au venin ses propriétés, ce qui explique qu'on puisse l'employer pour empoisonner des armes.
L'action est plus grande sur les animaux à sang chaud , et particulièrement sur les oiseaux, que sur les animaux, à sang froid; il est sans action sur les serpents eux-mêmes.
Les principaux symptômes auxquels donnent lieu les morsures venimeuses sont la tuméfaction inflammatoire, l'abaissement de la température du corps, des nausées, des vomissements, de la diarrhée, des sueurs froides. Si le malade résiste, la fièvre se montre, la chaleur revient et les symptômes locaux disparaissent peu à peu. Aussitôt après la morsure, il faut pratiquer la succion et la cautérisation à l'ammoniaque ou à l'acide phénique ; à défaut de ces drogues, on se servira du jus de citron, appliqué sur la plaie et pris en boisson. Ces remèdes, généralement efficaces quand il s'agit d'une vipère, sont sans effet pour l;i morsure du crotale ou du trigonocéphale, morsure qui est presque toujours mortelle.
La locomotion, chez les serpents, s'effectue par reptation, grâce aux mouvements de la colonne vertébrale; ils peuvent même exécuter des bonds assez considérables.
Les serpents sont carnivores. Ils se nourrissent de proies qu'ils tuent, soit en les empoisonnant au moyen de leurs crochets à venin, soit en les étouffant et les broyant sous la pression des replis dont ils les entourent. Ils exercent d'ailleurs sur leurs victimes une fascination qui les empêche de fuir.
Puis ils les engloutissent en entier, grâce à la dilatabilité de leur bouche; mais cela se fait souvent avec une grande lenteur, quoique la déglutition soit favorisée par la sécrétion d'une salive abondante. Tant que dure la digestion, qui est fort lente, le serpent reste plongé dans la torpeur. Peu d'espèces se contentent de cadavres.
Ces reptiles habitent surtout les pays chauds ; ils y sont plus gros, plus abondants et plus venimeux. Dans les climats tempérés ils sont plus petits et souvent inoffensifs. Très sensibles au froid, ils s'engourdissentpendant l'hiver après s'être enfouis dans le sol. En été ils vivent sur le sol, dans les endroits secs; il existe cependant des espèces aquatiques.
La plupart des serpents pondent des œufs ; quelques-uns, tels que la vipère, sont ovovivipares, c'est-à-dire que les petits éclosent dans l'intérieur de la mère. Les œufs sont revêtus d'une coque parcheminée qui n'a jamais beaucoup de consistance.
La plupart des serpents doivent être considérés comme des animaux nuisibles. Les petites espèces non venimeuses nous sont utiles en détruisant des insectes et des rats. Beaucoup sont comestibles.
On connaît actuellement à peu près 600 espèces de serpents. L'Europe n'en possède que 26 espèces, qui se rapportent principalement aux couleuvres et aux vipères. Toutes ces espèces sont groupées en grandes familles; nous en citerons un très petit nombre.
Le crotale, ou serpent à sonnettes, {fig.) est peut-être le plus dangereux des serpents. Il a la queue garnie d'écaiiles cornées emboîtées les unes dans les autres ; ces écailles sont mobiles; en se choouant, elles produisent un bruit particulier qu'on entend d'assez loin. La morsure est généralement mortelle en peu d'heures; l'agonie est très douloureuse. Se rencontre dans les deux Amériques; longueur de 1 à ï mètres. Habite les endroits secs, se nourrit de petits mammifères, d'oiseaux, de reptiles; niaut;o aussi des cadavres de rats et de lapins.
Le trigonocéphale [fig.) a la queue pointue, sans grelots; presque aussi dangereux; même genre de vie; fait beaucoup de victimes dans les rizières.
Habite les Antilles, la Martinique, ob