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posés par leurs bords, ou engrenés les uns avec les autres x^ar des dentelures. Plus souvent les articulations sont mobiles; alors les surfaces osseuses qui se mettent en contact ont une forme qui i^ermet l'emboîtement (/îfir.);
Articulation du coude.
ainsi la tète du féinur s'applique dans une cavité liémispiiérique de l'os iliaque où elle se meut librement.
Mais ces surfaces ne sont pas directement en contact; il y a entre elles divers tissus destinés à faciliter les mouvements et à donner de la solidité à l'articulation. Les os articulés sont recouverts de cartilages blancs qui amortissent les chocs ; puis des ligamenls très résistants maintiennent les surfaces l'une près de l'autre, sans leur permettre de s'éloigner ; enfln les membranes synoviales, sortes de sacs clos remplis d'une sérosité onctueuse, la synovie, sont interposées entre les surfaces d'articulation pour empêcher les frottements des os l'un contre l'autre.
Les articulations sont sujettes à un
frand nombre de maladies ou d'accients. Tantôt la synovie devient trop abondante (hydarùirose '), tantôt elle
Articulation du coude et ses ligamenls.
ne l'est pas assez, par suite d'une inflammation (arthrite ' et rhnrautisme ' articulaire). Quand l'inflammation de l'articiilatioa est clironi((ue on a une coxalgie', on tumeur blanche. Enlin des coups, des niouvonients trop violents (les articulations déterminent des contusions, des plaies, des entorses ', des luxations '. Toutes ces
maladies exigent impérieusement l'intervention du médecin, car les articulations sont des organes délicats, qu'il faut soigner de très près; le soin le lAus essentiel dans tous ces cas est le repos absolu de l'articulation malade.
articulés. — Animaux dont le corps est divisé extérieurement eu segments ou anneaux, et ehez lesquels la peau durcie forme une sorte de squelette extérieur sur lequel s'insèrent les muscles. Les articules renferment tous les animaux formant les quatre premières classes de l'embranchement des annelcs, c'est-à-dire les insectes, les myriapodes, les arachnides et les crustacés (voy. annelés).
artocarpe (grec : artos pain ; carpos, fruit). — Uartocarpe, ou arbre à pain, est un grand arbre de la famille des itrticees, cultivé dans les Moluques et en Océanie. C'est un arbre ex'rémement précieux dans les régions chaudes {/îg.). De ses fleurs mâles ou fait de l'amadou, avec sa seconde écorce on fait des tissus ; on utilise sou bois pour les consiruetions qu'on recouvre avec sesfeuilles;toutes les parties du végétal renferment un suc laiteux s e r vaut à faire de la glu. Le fruit, de la grosseur d'une tête d'homme, est constitué en grande partie par une excellente fécule; ce fruit, bouilli ou grillé, a un goût assez agréable; c'est la base de la nourriture d'un grand nombre de peuplades. — Plusieurs autres espèces d'artocarpes donnent des produits estimés dans les régions chaudes.
arum. — Les arums (ou gouets) sont des plantes herbacées. L'arum vulgaire est très commun en Francii i!ig.), oii il porte une foule de noms dili'érents {langue de bœuf, pied de veau, serpentaire...). Se trouve surtout dans les endroits frais et ombragés, avec les feuilles et les racines on fait des infusions purgatives ; de la racine desséchée on retire de l'amidon avec lequel on fait des galettes, ou qu on donne à manger aux porcs ;
Artocarpe (hauteur, 20").
Rameau avec fruit.
ASC
Gl —
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on s'en sert aussi pour blanchir le nge. Certaines espèces d'arums four-
Arum vulgaire (hauteur O^iSS). — Fleur, feuille et fruit.
nissent de belles plantes d'ornement.
asa ou assa rceticia. — Gonimerésiue provenant d'une plante de la famille des ombelliféres qui croît en Perse et dans l'Hindoustan. A une saveur acre et une odeur extrêmement fétide ; les Asiatiques s'en servent cependant comme condiment. Quelquefois employée eu médecine comme antispasmodique.
asaret. — Plante croissant en Europe dans les lieux humides et ombragés i/tg.).
On la nomme vulgaireme n t rondelle, oreille d'homme, cabaret.
Elle est petite, herbacée.
La racine odorante , acre , amère et nauséeuse , peut remplacer r iijécacuanha comme vomitif; les feuilles sont très purgatives.
La médecine utilise l'asaret comme sternutatoire.
ascaride (grec : aseariseïn, sautiller). — Vers blanc ou jaunâtre, cylindrique, aminci aux deux extrémités, qui vit dans l'intestin des animaux vertébrés. On en connaît un grand nombre d'espèces. Ces animaux se reproduisent par des œufs, mais le mode déclosion est peu connu. La principale espèce, l'ascaride lombri-
DiCT DES SCIENCES USUELLES.
Asaret (heuleur, On",20;.
coïde ifig.), se trouve dans l'intestin grêle de l'homme ; sa longueur peut dépasser 2-5 centimètres. On le trouve .surtout chez les enfants âgés de 3 à 10 ans, et principalement chez les enfants faibles. Sa présence peut
Ascaride lombricoide [rer gueur, O^iS
intcsliiuil) (ion-
donner lieu à divers accidents nerveux ; en particulier, ces vers peuvent remonter dans l'estomac et même dans la trachée et les bronches, et déterminer l'asphyxie. On les combat avec succès par divers vermifuges : calomel, tanaisie, semen-contra.
ascension droite. — Voy. coordonnées équatoriales.
asperge. — Plante potagère de la famille des liliacées ; sa culture se fait en grand dans presque toute la France. L'asperge cultivée comestible se compose d'une tige souterraine fournissant des turions ou bourgeons, qui sortent de terre et deviennent les tiges aériennes de la plante, destinées à porter de petites fleurs, puis des fruits rouges arrondis i/îfir.).
Ce sont les turions, coupés dès qu'ils
Rameau d'asperge avec les fruits (hauteur totale de la plante, l",.}'!).
sortent de terre, qui constituent l'asperge livrée à la consommation.
On connaît un grand nombre de variétés d'asperges. On les obtient
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ASP
par grainos; ces graines fournissent des petites plantes, ou griffes ifio-), qu'on plante ensuite en lignes. La culture des asperges demande beaucoup de soins ; elle se ti'ouve en particulier très bien d'être faite en même temps
Pousse qu'on
Pied d'asperges. — I,i (jn'fl'e se ramifie son- lu sol ; sm- ces ramilications se Irou- \rnt des yeux, d'où sorleiit d'autres asperges, comme sur le pied.
que celle de la vigne. A Argenteuil, près Paris, on plante jusqu'à5,000 griffes d'asperge j)ar hectare de vigne, ce qui donne une récolte considérable. Une plantation d'asjjerges peut donner
Griiïe disposée sur la butle. Butte de terre.
Plantation des griffes d'asperge.
un bon rapport pendant plus de 10 ans. L'asperge est un aliment sain et de bonne nnture, mais son usage communique aux urines une odeur forte et désagréable. Les pointes servent à faire du sirop dont on se sert comme médicament diurétique. Ou consomme annuellement, à Paris, 15 millions de kilogrammes d'asperges.
a$4plialtc. — L'asphalte {bitume de Jitfh'i', baume de moinie] est un corps d'origine organique, solide, noir, compact, fusible et combustible. On le trouve sur les bords de la mer Morte, et dans certains terrains, mélangi; à du sable et du calcaire. Les Egyptiens l'utilisaient pour la cousers-ation des
cadavres. Les us^es en son t aujourd'hui très restreints ; il est emijloyé en particulier dans certains procédés de gravure photographique.
asphodèle. — Herbe vivace de
Asphodèle (hauteur, 1 mètre).
la famille des liliacées, commune dans le midi de l'Europe {fig.). On en connaît un grand nombre d'es^ièces, employées surtout pour l'ornementation des jardins. La racine, qui est tubéreuse dans certaines espèces, serait capable de servir à la fabrication de l'alcool ; elle donne une farine comestible.
asphyxie (grec : a, privatif; sphitxis, pulsation). — Etat de mort apparente i^rovenant de la suspension de la fonction respiratoire, amenant successivement celle de toutes les autres et entin la mort réelle. Dans l'asphyxie, le sang devient noir, la face et les extrémités prennent une coloration violette, la sensibilité disparaît, puis tous les phénomènes vitaux sont supprimés les uns après les autres. Tout cela vient de la diminution de la quantité d'oxygène libre contenue dans le sang, et de 1 accumulation de l'acide carbonique.
Causes de l'asphyxie. — L'asphj^xie jieut être due à ce que l'air ne pénètre plus dans les i)oumons : asphyxie par submersion dans l'eau, par pendaison, strangulation, par introduction d'un corps étranger dans les voies respiratoires, asphyxie survenant dans le cours de maladies qui produisent des lésions capables d'empêcher l'arrivée de l'air, telles que pneumonie, pleurésie, paralysie des muscles respira-
ASP
— fô —