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seaux deviennent plus longs et se replient sur eux-mêmes, en même temps que leur calibre augm</iite [T'!/)- Elles provienneut d'une circulation veineuse raliMitie par un obstacle, et s'observent surtout sur les membres soumis à un travail prolongé, principalement sur les jambes.
Le meilleur traitement à employer contre les varices est une compression exercée par un bas élastique. On a pu guérir radicalement des varices très grosses et très douloureuses par des compresses de perchlorure de fer. Les varices, outre les douleurs et la lourdeur des membres qu'elles occasiouneivt, peuvent présenter des accidents grave.s tels que inflammation de la veine (voy. phlébite), rupture suivie d'hémorragie , transformation de la varice en ulcère, gangrène.
varicelle. — Eruption de vésicules sur la peau, de gravité beaucoup moindre que celle qui constitue la variole ifig.). Cette maladie présente plusieurs variétés ; elle sur^-ient exclusivement chez les enfants et est très
Varices.
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tontagieuse. L'éruption apparaît souvent au cours d'une parfaite santé, et l'enfant n'éprouve aucun malaise bien grave. Au bout de huit à dix jours le rétablissement est complet, sans aucune médicamentation.
variole.
La vanule, ou petite
vérole (fig.), est une maladie contagieuse, accompagnée de fièvre, dans laquelle se produit sur la peau et sur les muqueuses un grand nombre de pustules. Ou n'a ordinairement cette maladie qu'une fois ; elle est souvent épidémique et se propage par contagion, soit par contact avec les malades, soit par l'air. La maladie , couve d'abord pendant quelques jours, puis arrive la fièvre, le mal de tète, la soif, des vomissements, des douleurs de reins ; les pustules font éruption sur la face, puis sur tout le corps. Ces pustules sont pleines d'un pus jau-
nâtre, avec enflure tout autour. Bientôt ces pustules suppurent, puis se dessèchent, laissant souvent des cicatrices rondes et profondes.
La maladie est très grave ; la mort survient souvent pendant la période de suppuration. Quand il y a guérison, le malade est parfois défiguré. Dès le début de la variole, le malade doit rester au lit, à la diète, et boire des tisanes sudorifiques tièdes ; on frotte les pustules avec de l'axonge fraîche, pour quelles laissent moins de cicatrices. Quant au traitement même de la maladie et des complications qui peuvent survenir, U varie avec les circonstances.
De nos jours, grâce à la vaccine', la variole, qui faisait autrefois de si grands ravages, est devenue relativement rare.
vaseline. — Substance semblable à l'axonge, nommée aussi graisse minérale. On la retire du pétrole brut ; quand le pétrole ' a été distillé, il reste dans la cornue des goudrons de pétrole : c'est de ces goudrons qu'on retire la vaseline.
Ce composé peut souvent être sub-
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stituf* aux corps gras, snr lesquels il présente l'avantage de ne pas se rancir. En pharmacie, on remplace, dans la composition des pommades, l'axonge par la vaseline. On s'en sert aussi pour l'extraction des parfums des plantes qui les renferment. Enfin, on en graisse les armes, les objets métalliques pour les préserver de la rouille.
rases coniniunicants. — Quand
un liquide est en équilibre dans un vase, sa surface libre forme un plan horizontal. Quand plusieurs \^ases communiquent par leur partie inférieure, et qu'on y verse un liquide, ce liquide s'élève dans les vases de telle tnanière que tous les niveaux soient dans un même plan horizontal. C'est là ce qu'on nomme le principe des vases communicants. Les applications de ce principe sont innombrables.
|o Jets d'eau. — Les fontaines jailliiBantes naturelles sont reproduites artificiellement dans les jardins. Un réservoir placé à une certaine hauteur et rempli d'eau porte à sa partie inférieure un tuyau qui s'abaisse, entre dans le sol, et vient s'ouvrir au centre d'un bassin. Si de là le tuyau s'élevait verticalement jusqu'à la" hauteur du réservoir, l'eau y monterait jusqu'au niveau de celui-ci. Mais le tuyau s'arrête au niveau du sol, l'eau va donc s'élever en une gerbe verticale et retomber dans le bassin.
ù> Distribution de l'eau dans les villes. — C'est par un procédé analogue, avec des conduites montantes, que l'eau est distribuée dans les villes à tous les étages des maisons. Le réservoir central doit être placé plus haut que le toit des maisons les plus élevées.
7» Puits artésiens (fi(/.). — Ce sont
Puits, puits artésien, source jaillissante. — L'eau d'un lac .\. cominuniqn.', parde> fissures, avec une couclic de sable MN, comprise entre des conchej imperméables d argile. — Si on creuse un puits en C ou en D, l'eau y arrive dès que le fond du puils a alleint la couche MN, et elle s'élève jusqu'au niveau .\B du lac. Un puils creusé en E fournit unesource jaillissante; un puils creusé en K, puis muni d'une colonne montante, forme un puils artésien.
1" Eaux courantes. — Les eaux de pluie coulent le long des pentes pour arriver à la mer parce que le niveau tend toujours à devenir horizontal.
2" Niveau des mers. — Les mers ont toutes le même niveau ; seules, les mers intérieures (Caspienne) peuvent avoir un niveau dilTérent de celui des autres. Ce niveau commun, considéré dans toute son étendue, forme une sphère presque parfaite.
3o Som-ces. — L'eau des pluies qui a pénétré dans la terre continue à descendre pour ressortir en une source.
4o Sources jaillissantes. — Si l'eau d'infiltration n'a pour s'échapper qu'un chemin trop étroit, elle est forcée de s'accumuler dans les couches supérieures, ou même de rester à la surface des jilateaux. L'eau qui s'échappe alors à l'ouverture inférieure tend à s'élever jusqu'au niveau supérieur duquel elle est partie : la source est jaillissante.
d'immenses fontaines jaillissantes, à moitié naturelles, à moitié artificielles. La croûte terrestre est formée en grande partie de couches parallèles de terrain, qui suivent les sinuosités de la surface. Admettons qu'une couche de sable, parfaitement perméable à l'eau, soit comprise entre deux couches d'argile, imperméables. L'eau de pluie qui tombe sur le plateau entre dans la couche de sable par sa partie supérieure ; elle s'y accumule, empêchée qu'elle est de sortir par la présence des couches d'argile. On a alors comme un grand réservoir d'eau. Si on perce la couche supérieure d'argile d'un trou de sonde, l'eau emprisonnée jaillira par l'ouverture, et on pourra, soit la laisser librement s'élever en jet d'eau , soit la conduire par un tuyau jusqu'à une hauteur presque égale à la hauteur du niveau supérieur. Les puits artésiens doivent leur nom à ce que le premier qui ait été creusé en
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France l'a été Jaus l'Artois. — La dispositioa du sol que nous venons d'indiquer est eu réalité très fré-
Puils artésien de Grenelle (à Farisl.
quente. En quelque point d'une vallée que l'on creuse un trou de sonde, on est presque assuré de rencontrer, si l'on va assez profondément, une source jaillissante. Le puits de Grenelle (à Paris) a une profondeur de 546 mètres ; il élève ses eaux à 37 mètres au-dessus du sol. Les jtuits artésiens étaient connus dès la plus haute antiquité des Egyptiens et des Chinois. Actuellement ils rendent les plus grands services. On en a creusé un grand nombre dans la plaine sablonneuse du Sahara.
8» Ecluses (fig.). — Les canaux de
Aspect d'une écluse.
navigation sont formés de biefs horizontaux, qui se succèdent à des hau-
teurs différentes comme les marches d'un escalier. Les biefs sont mis en communication par des écluses destinées a faire passer les bateaux d'un niveau à un autre. L'écluse est une portion de canal fermée par deux portes A et B. Le bateau est dans le bief d'amont \flg. 1). — On ouvre la porte A, l'écluse se remplit d'eau jusqu'au niveau d'amont, et le bateau peut entrer {fig. 2). On ferme A, on
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Ecluse. — Les trois phases du fonctionnement d'une écluse.
ouvre progressivement B ; l'écluse se vide jusqu'au niveau d'aval ifig. 3) ; le bateau descend en même temps et peut sortir. Pour la montée, la manœuvre est inverse.
9" Niveau d'eau (fig.). — Cet instrument, employé par les géomètres pour les opérations de niveUement, est casé sur le principe des vases communicants. Il se compose de deux fioles de verre sans fond, mises en communication par un tube de fer-blanc de l'»,20 de longueur. Ce tube est porté en son milieu par un trépied articulé qui s'appuie sur le sol. On verse dans l'appa-