‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 414 sur 418 · VIS · texte numérisé non relu

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duction de ce virus dans l'estomac, soit par inoculation, c'est-à-dire quanti on introduit ce virus dans une plaie.

La propriété qu'a le virus de donner la maladie est due ordinairement à ce fait qu'il renferme le microbe' capable de donner cette maladie.

Pasteur, qui a étudié les virus, a établi deux faits d une grande importance.

Le premier fait est le suivant. Quand on inocule un virus à un animal, puis qu'on inocule à un second animal le virus provenant du premier, alors qu il est devenu malade, qu'on inocule ensuite à un troisième animal le virus provenant du second, et ainsi de suite, on détermine chez ces animaux successifs la maladie sous une forme de plus en plus grave ; en un mot, le virus gui passe successivement d'un animal a un autre devient de plus en plus dangereux, de plus en plus virulent.

Le second fait est plus important.

On peut, par des procédés convenables de culture, diminuer de plus en plus la virulence d'un virus, de façon à n'avoir plus qu'un virus atténué. C'est ainsi que, si on abandonne un virus au contact de l'air pendant plusieurs jours, tout en maintenant sa température dans le voisinage de 40», il devient moins dangereux et ne communique plus qu'une maladie elle-mèmj atténuée, et par suite peu dangereuse.

Cî second fait a reçu une application très importante dans l'art vétérinaire et la médecine. On sait qu'il y a un certain nombre de maladies infectieuses qu'on n'a généralement qu'une seule fois; une seule atteinte, si faible qu'elle soit, préserve presque à coup sûr d'une atteinte suivante. Si donc ou pouvait donner volontairement une première atteinte de la maladie, atteinte très légère et sans aucun danger, on préserverait la personn.i ou l'animal de toute atteinte plus grave. Ce mode de préservation, analogue à celui qu'on obtient contre la petite vérole par la vaccination, a reçu également le nom de vaccination (voy. variole, rage, péripneumonie, charboûi.

vis. — 'Instrument ordinairement employé pour vaincre une résistance

Écron. Vii.

la tête de la vis, celle-ci s'enfonce avec force dans son écrou ifiy.). Lavis est employée dans la presse des relieurs et dans le pressoir à vin.

Le lire-bouchon n'est autre chose qu'une vis qui se taille elle-même un écrou dans le bouchon fixe qu'il s'agit d'enlever. De même une vis qu'on enfonce dans une planche, en la faisant tourner sur elle-même, se creuse ellemême son écrou.

vison. — Le vison ifig.) est un mammifère Carnivore qu'on rencontre surtout dans l'Europe orientale et si.'pteutrionale; il est rare en Allemagne et en France. Sa longueur totale, queue comprise, est du ô7 centimètres.

Sa robe est d'un beau brun en dessus et légèrement plus clair en dessous.

Vis et son écrou.

CDiisidérable, par exemple pour exercer une forte pression. Quand on tourne

Vison (lon^-ueui- lulale On>,o7 .

avec une tache blanche près du menton. Il a entre les doigts des membranes analogues à celles de la loutre, aussi nage-t-il très bien et se nourrit-il surtout d'animaux aquatiques.

Sa fourrure est recherchée, surtout celle du vison d'Amérique, qui possède un pelage plus épais et plus doux.

vive. — Poisson au corps allongé, fortement comprimé, couvert de petites écailles minces.

La vive commtme, longue parfoi.«!

de 40 centimètres, est commune sur toutes les côtes de France. Se tient surtout sur les fonds sablonneux; se nourrit de poissons ; puissamment armée d'aitruiilons qui hordent sa première nageoire dorsale.

Da petite vive, qui ne dépasse pas 15 centimètres, se rencontre dans les mêmes régions que la grande. Les piqûres occasionnées parles vives sont douloureuses, et occasionnent même parfois des accidents très graves.

voie lactée. — La voie lactée est une bande lumineuse, vague, visible seulement dans les belles "nuits où il n'y a pas de lune ; cette bande va à

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peu près du nord au sud. Elle est constituée par un nombre d'étoiles qu'on évalue au moins à 40 millions, mais qui sont si éloignées qu'on les distingue à peine au télescope. L'ensemble de toutes ces étoiles de la voie lactée forme ce qu'on nomme une nébuleuse'. Notre soleil, la terre, les planètes, font justement partie de cette nébuleuse de la voix lactée.

voix. — Voy. Iar3ms.

volcan. — Un volcan {fig.) est une ouverture plus ou moins considérable du sol, par laquelle sortent des gaz et des solides venant des régions profondes et chaudes du globe. Le cratère s'ouvre toujours au sommet ou sur les lianes d'une montagne plus ou moins élevée, qui est formée des matières vomies par le volcan même. Il y a actuellement plusieurs centaines de volcans en activité à la surface du globe (Vésuve, Etna, Stromboli). L'activité n'est pas toujours la même ; on peut parfois descendre dans le cratère du Vésuve; il en sort seulement des vapeurs, à travers de petites crevasses; mais de temps en temps se produit une éruption. On entend d abord des grondements sourds ; des tremblements de terre ébranlent le sol; le cratère se remplit d'une masse fondue qui s'élève

de plus en plus et finit par déborder par l'ouverture, à moins qu'elle ne s'ouvre un passage à travers les flancs mêmes de la montagne. Alors, au milieu de vapeurs embrasées, le volcan vomit d'énormes blocs de pierre, des nuées de cendres, pendant que des flots d'un liquide incandescent coulent sur les versants. Un fracas très grand accompagne les projections de pierres, ■fui se succèdent presque sans inter-

uption. Ils ne sort pas de flammes ; nais la réverbération des laves incan-

lescentes éclaire vivement les vapeurs

et ^ poussière projetées. Puis, après une éruption plus ou moins longue, arrive un repos relatif.

Les principales matières qui sortent des volcans sont les suivantes. La lane est la matière fondue qui coule du cratère sur les flancs de la montagne ; à mesure qu'elle descend, elle se refroidit; mais sa masse est parfois si considérable, que le refroidissement n'est complet au centre qu'après plusieurs années. Toute la lave évacuée par le Skaplar, volcan d'Islande, dans une seule éruption, en 1783, équivalait à 500 milliards de mètres cubes, le volume entier du mont Blanc. Les laves volcaniques ne sont pas toutes identiques entre elles ; le plus souvent c'est une pierre analogue au porphyre, nommée trachyte : c'est une roche rude au toucher, dans laquelle sont enchâssés un grand nombre de jietits cristaux; de plus, la lave est généralement poreuse.

Les pierres, parfois très grosses, lancées par le cratère, ressemblent à la lave, mais elles sont plus poreuses : la pierre ponce est une de ces pierres Enfin, en même temps que des ga^ suffocants, et beaucoup de vapeur

Eruption volcanique.

d'eau, il sort de la poussière et des cendres abondantes, arrachées aux parois même du volcan. Ces cendres forment au-dessus de la montagne des nuages immenses, qui interceptent la lumière du soleil, et retombent sur les campagnes voisines ; c'est ainsi qu'en l'an 79 le Vésuve a enseveli sous une pluies de cendres les trois villes de Pompéi, de Stables et d'Herculanum.

Ce sont justement ces matières vomies par le volcan qui forment la montagne au sommet de laquelle s'ouvre le cratère. Pour donner une idée de la gran-

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