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exactement la pression atmosphérique que si le tube de Torricelli ne renferme pas du tout d'air. Pour vûritier si l'appareil est en bon état on incline doucement l'appareil, de façon à C3 que le iiicrçnre s'élève jusqu'au som-
Barométre â cadran.
met du ttiLe : on entend alors un bruii sec, analogue à celui du marteau d'eau. S'il y avait de l'air, le bruit serait moditié et deviendrait sourd, ou même dis paraîtrait complètement.
Baromètre anéroïde.
Baromètres métalliques (/?</.). — On cMiisiiiiil depuis ((uelquis années des J.aromètres dits niétalli<iiies (jni diffè-
rent essentiellement des baromètres de Torricelli. Un tube métallique en laiton très llexible est complètement vide d'air et hermétiquement clos. Ci' tube est contourné en forme de croissant; le croissant se ferme un peu plus quand la pression atmosphérique augmente, et s ouvre quand elle diminue. Ces mouvements des extrémités du croissant sont amplifiés et communiqués à une aiguille qui se meut sur un cadran. La graduation du cadran se fait par comparaison avec les indications d'un baromètre ordinaire à mercure. Les baromètres métalliques ont l'avantage d'être peu fragiles, légers, essentiellement portatifs : leurs indications ne sont jamais très précises.
barre. — Voy. fleuve, pour un sens, et mascaret jjour un autre sens.
' bartavelle. — Perdrix des montagnes, voisine de la perdrix rouge , assez rare en France (Jura, Alpes, Pyrénées, monts d'Auvergne).
basalte. — Pierre noire, compacte, dure, très lourde, dans laquelle soirt l'nchassés souvent de petits cristaux.
Elle est produite par la lave solidifién des anciens volcans ; dans la solidification qui a suivi le refroidissement, la couche de basalte s'est souvent fendillée d'une manière régulière, de façon à former de grandes colonnades de prismes hexagonaux, que l'on rencontre "■n Auvergne, en Islande (fig.). Quoique
Colonnade basaltique de Fingall, dans les iles Hébrides.
dur, le basalte s'altère facilement à l'air et constitue, par suite, une mauvaise pierre de construction.
baselle. — Plante de la famille des chenopodées, cultivée pour ses feuilles, qui se mangent comme les épinards ; on en connaît plusieurs
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espèces ; les liges, sarmenteuses, atteignent jusqu'à 2 mètres de hauteur.
basilic. — Plante annuelle de la famille de.s labiées, originaire des pays chauds. Cultivée pour son odeur, ou comme condiment et aromate, à la manière du thym. On en connaît un grand nombre "d'espèces, toutes de petites dimensions.
bassia. — Arbre des Indes, dont toutes les parties sont utilisées. Le bois sert aux constructions : le suc du tronc sert comme remède : l'écorce est employée contre les vers et la vermine : les rameaux et les branches servent de flambeaux : les feuilles sont comestibles, et ou en fait une grande consommation, sous les formes les plus diverses. Fermentées, ces feuilles fournissent de l'alcool. Des fleurs ou retire du sucre ; les fruits sont alimentaires.
batraciens (grec : batracos, grenouillei. — Les batraciens forment la quatrième classe des vertébrés. Ils sont caractérisés par les métamorphoses qu'ils subissent après leur naissance i/iff.\. Dans leur jeune âge, ils
Têtard
Les branchies extérieures disparais-ent.
les poumons. Leur peau est généralement nue. Ils sont à température variable, leur température suivant de 5rès celle du milieu ambiant. Ils \-ivent ans les eaux douces. Comme lesrep-
Les métamorphoses successives d'un batracien (exemple grenouille,. — Le jeune lètaril a d'abord ses branchies i l'extérieur (.\, lèlard grandeur naturelle ; B, têtard grossi).
ont lorganisation des poissons, respirant par des branchies, et quand ils sont arrivés à 1 âge adulte ils ont l'organisation des reptiles, respirant par
til3S, ils sont ovipares ou ovovipares. La bouche, généralement large, est le plus souvent munie de dents sur les os des mâchoires et du palais. Leur régime est constitué, à l'état adulte, de petits nnimaux ■vivants. Le coassement des batraciens est parfois assez fort pour être entendu de fort loin.
La reproduction se fait le plus souvent par des œufs. Ces œufs sont déposés dans l'eau, entourés d'une substance albumineuse qui se gonfle dans i'eau; ils sont tantôt lixés isolément
Têtard plus âgé : Les deu.\ pattes de derrière apparaissent.
sur les plantes aquatiques, tantôt en masses ou en longs cordons. Après la' naissance les petits subissent des métamorphoses plus ou moins considérables.
Plusieurs batraciens sécrètent du venin. Celui du crapaud et de la sala-
Têtard plu* âgé : les deux pattes de Jevanl apparaissent à leur tour.
mandre est un suc laiteux dont l'inoculation amène rapidement la mort rl'un oiseau ou même d'un chien, mais il n'a jamais occasionné celle d'un homme. Les gi'enoiiilles ont un venin cutané légèrement irritant qui, mis sur la conjonctive, peut déterminer l'inflammation de cotte membrane.
Certaines tribus de l'Inde et de lAmérique empoisonnent leurs flèches avec le venin de quelques espèces de rainettes.
Nous indiquerons seulement quelques espèces de batraciens, parmi les 400 espèces actuellement connues.
Rainettes. — Les rainettes tfig.) se distinguent par leurs doigts dont l'extrémité est élargie en forme de disque, qui leur permet de se soutenir sur les arbres, et même sur les feuilles les plus lisses. La rainette verte, ou rainette commune, est connue en
va disparaitre comp.ètenient.
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France, surtout sur le littoral de la Méditerranée. C'est uu bien petit animal, car sa longueur ne dépasse guère 3 centimètres ; le dos est d'un beau vert, le ventre blanc; la jieau est très lisse. Le coassement du mâle est très
Rainette verte (longueur 3 cenlimèlres). — I.a ïor^e du uiàle se gonfle énorniémeut qiiaïul il coas^u.
bruyant. Les métamorphoses sont celles que nous allons indiquer pour la grenouille. La rainette pond dans l'eau, car les petits, à leur naissance, doivent vivre comme des poissons, mais l'animal adulte vit dans les arbn s, oii il lait une grande destruction d'insectes nuisibles. En été, la rainette vit dans les bois humides et les potagers : en hiver, elle s'enfonce dans la vase pour dormir pendant plusieurs mois.
Crapauds. — Les crapauds (fig.) ont une forme trapue, une peau rugueuse ; de même que les rainettes, ils vivent
Crapaud (longueur parfois supérieure à 0",iO).
peu dans l'eau. Leur mâchoire supérieure est dépourvue de dents. I.e corps porte un certain nombre de glandes à venin, de chaque côté du cou. Le jour, ils s'abritent sous les pierres, dans le creux des arbres ; la nuit, ils chassent les articules et les mollusques. La femelle pond autour des plantes aquatiques; les petits ont des métamorphoses comme ceux des grenouilles. Malgré leur apparence répugiiante, les crapauds reu(rent des services dans les jardins en mangeant les vers, les chenilles, les limaces, les insectes. Le crapaud viilijaire est commun dans toute la France; on le trouve un peu partout en été ; il dort en hiver. Exoeptionnellement, il peut atteindre 30 centimètres do longueur. Le crapaud vert est moins ré-
Grenonille (lon- U'ueui-, 8 ,i 10 centiniélres).
pandu. Les crapauds sont des animaux utiles à l'agriculture; ils sont absolument inofl'ensifs et le venin sécrété par leur peau sert uniquement à les défendre contre leurs ennemis. Les nombreuses lég;endes relatives au crapaud sont dénuées de fondement.
Grenouilles. — Les grenouilles {/tg.j se distinguent par une bouche largement feudue, des mâchoires munies de petites dents , une langue forte, de grandes pattes qui leur permettent do sauter avec facilité.
En été, elles vivent dans l'eau et sur les bords ; en hiver elles s'engourdissent en grand nombre dans la vase. Elles pondent un graml nombre d'œufs qu'elles déposent dans les eaux peu profondes. La larve qui sort de l'œuf se nomme Ictard. Le têtard naissant est très petit; sa tête, très grosse, est confondue avec le ventre, qui se prolonge en une queue aplatie. Au bout de 15 jours ce petit animal singulier prend deux pattes, puis quatre, la queue persistaut encore. .\u bout de deux ou trois mois, le têtard change de peau, et il prend tout à fait la forme dune gi-enouille, avec un petit reste de queue qui tombera bientôt.
En même temps, les branchies sont remplacées par des poumons ; l'animal ne peut plus respirer dans l'eau. La grenouille la plus commune en France, qu'on rencontre partout, est la grenouille verée, à la peau lisse, aux doigts palmés; elle peut atteindre jusqu'à 22 centimètres, y compris les pattes. Elle ne s'éloigne jamais de l'eau , vivant d'insectes , de petits mollusques, de vers. Sa chair est très délicate et elle a une certaine importance au point de vue alimentaire.
La grenonille rousse, plus massive, moins grosse, moins répandue qiie la précédente, s'écarte davantage del'eau, elle se nourrit de vers, d'insectes et de mollusques ; à son tour elle est chassée par les oiseaux et les serpents.
Pipas. — Ces batraciens ont un aspect analogue à celui des crapauds, mais plus disgracieux encore. On les trouve à la Guyane. Après la ponte, le mâle place sur le dos de sa femelle les œufs qu'elle vient de pondre ; ceuxci éclosent dans les boursouflures de la penn. oii la larve subit ses métamorphnscs.
Salamandres. — Les salamandres {/ig.) ont une forme bien différente de celle des espèces précédentes. Leur corps est allongé, luisant; elles ont quatre l)ieds, quatre doigts à ceux de devant,
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cinq à ceux de derrière, sans ongles, une queue longue, le plus souvent aplatie sur les c6tt?s. Elles ont donnô lieu à un grand nombre de fables dont aucune n'est justifiée. La salamandre terrestre est d'un noir foncé avec des taches jaunes; sa longueur est de 20 centimètres. Elle donne naissance à des petits munis de pieds et de branchies : ensuite les jietits prennent des
Salamandre terrestre (longueur. Om,lb).
poumons. Elle vit sur terre, dans les endroits humides, mais va pondre dans l'eau. Mange des lars'es, des insectes, des mollusques. On la trouve en France un peu XJartout.
Tritons. — Les tritons ou salamandres d'eau ifîg.) sont plus aquatiques. Ils ont la peau lisse, molle, granuleuse, une longue queue aplatie.
Triton d crête et triton sans crête (vulgairemcnl Salamandre d'eau ; longueur, 0">,15).
Maladroits sur terre, ils sont au contraire très vifs dans l'eau des marais.
La femelle dépose ses œufs un à un sur les feuilles des plantes aquatiques, en ayant la précaution de les y coller et de replier sur chacun d'eux la feuille qui devra les protéger. Le triton à crête a 15 centimètres de long ; le mâle porte une crête sur le dos ; il est commun dans les mares et les étangs. Ce triton, et les autres espèces de France, se nourrissent de vers, d'insectes, de mollusques aquatiques. Le venin sécrété par les glandes que ces tritons portent sous le corps est assez actif: une faible quantité suffit pour tuer les mammifères relativement gros. Il
faut, pour agir ainsi, que le venin soit porté dans le torrent circulatoire. Cependant, si les doigts en étaient imprégnés, il faudrait éviter de les porter aux yeux, car ce liquide est assez caustique pour déterminer l'inflammation des muqueuses.
Protées. — Ce sont des animaux aquatiques quou trouve surtout en Amérique. Une espèce vit dans les eaux souterraines de l'Istrie et de la Carniole ; ce protée est aveugle ; il a un corps très allongé, avec quatre pattes.
Sirènes. — Deux pattes seulement; se rencontrent dans les eaux stagnantes de l'Amérique du Sud.
Cécilies. — Ces liatraciens ont la forme des serpents; ils ont le corj)s cylindrique, privé de membres ; les yeiix sont presque cachés sous la peau ou manquent ; la peau est écailleuse ; les dents sont longues, aiguës, recourbées en arrière. Les métamorphoses s'accomplissent avant la naissance. Ces animaux, longs seulement de 10 à 12 centimètres, vivent sous terre de larves et d'insectes, on les trouve dans l'Amérique du Sud.
baudruche. — Pellicule mince formée avec la membrane de l'intestin du bœuf ou du mouton. Mouillée, la baudruche est très souple.
battajçe. — O^iération qui a pour but de faire sortir les ff raines des enveloppes diverses qui les tiennent attachées aux tiges de la plante (céréales, plantes oléagineuses, fourragères et potagères). Les procédés de battage sont très divers ; on peut battre à l'aide du ftéau ifig.), à l'aide d'un rouleau passant sur la plante, ou en faisant piétiner la plante par des chevaux, et enfin à laide d'une batteuse mécanique (fig.) mise en mouvement à brasd'homme, ou à l'aide de chevaux, ou enfin par la valseur. Les batteuses mécaniques sont actuellement fort nombreuses et le battage par leur in- Battage au fléau, termédiaire présente une grande économie par rapport aux autres procédés.
Après le battage on pirocède au nettoyage parfait du grain à l'aide du tarare ifig.), ventilateur qui sépare le grain de la balle et de la poussière, et àxitrieur (fig.) qui sépare les grains par qualités.