‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 69 sur 418 · BOR · texte numérisé non relu

BOR

BOU

soie '). Le pins curieux des bombyx est la chenille processionnaire, vivant en grandes bandes : ces chenilles mirehent en

procès- y

sion . les fl^^^I^^r V, . "Si unes derrière les autres, sous la 0 o n d u ite Je l'une d'elles; le corps de ces chenilles est couvert de poils qui causent de vives démangeai- p-gjiion de ver à soie, pondant sons quand ' i^.; ^ufs.

on touelie

ranimai. Plusieurs espèces voisines des bombyx sont très nuisibles à divers végétaux.

bonclr»'***. — Oiseau rapace diurne' long de ÔO à 60 centimètres du bout du bec à l'extri-mité de la queue, ressemblant beaucoup à la buse. Vit, en France, sur la lisière des bois ; niche sur les rochers ou les grands arbres.

Oiseau utile; s^ nourrit de mulots, de souris, et plus encore de chenilles et lie guêpes : il nourrit ses petits avec ies lars'cs de guêpe.

borax. — Voy. bore.

bore. — Corps simple découvert en 1808. Il n'a aucune imj)ortance par lui-

£.itracijuu uc 1 acide borique en Toscane. — Les émanation? ^Mzpu-^f?, provenant du «ni. pas-ent dan- de- re-crioir^ renfermant île l'eau ; là elle? abandonnent \'>ici(ie boriqw qu'elles contenaient. 1^ dissolution obtenue. passant de réservoir en réservoir, s'érhauffe et «e concentre de plus en plus. Quand on la laisse ensuite refroidir, elle laisse déposer de l'acide borique cristallisé.

même, mais quelques-uns des composés (jui le renferment ont des usages. Ainsi l'acide borique, combinaison du bore avec l'oxygène, est employé

dans la fabrication de certains verres et de certains vernis à porcelaine, dans la iiréparation d'une couleur verte.

Les mèches des bougies sont imprégnées d'acide borique, ce qui leur permet de se fondre pendant la combustion, et de disparaître sans qu'il soit nécessaire de les moucher. On retire l'acide borique des émanations gazeuses chaudes qui sortent par des crevasses ilu sol volcanique de certaines parties de la Toscane (fig.).

Le borax, ou borate de soude, combinaison de soude (voy. sodium*) et d'acide borique, intervient dans la soudure des alliages d'or et d'argent ; il est employé dans la fabrication de certains verres, de l'émail, de plusieurs couleurs pour peindre sur verre et sur porcelaine ; un grand nombre d'autres usages ne peuvent être énumérés. On le retire du sol en plusieurs régions de l'Asie et de l'Amérique ; on le fabrique aussi à l'aide de l'acide borique de Toscane.

borraginées. — Plantes diec/»/;^rioues '^a/rto/jf'/d/es herbacées à feuilles alternes, calice et corolle à cinq divisions; cinqétamines ; ovaire libre à quatre loges , style simple ; fruit formé de ffuatre parties qui ne s'ouvrent pas pour faire sortir la graine ; l'es plantes sont généralement iiiucilagiiieuses, un [leu amères ou astrinjrentes. Elles sont employées en médecine (bourrache [fig.), buglosse, consoude, cynoglosse), en teinture (orcanette).

bouche. — Cavité qui commencj le tube digestif; liiuitée par les lèvres, les joues, la voûte du palais, la langue et, au fond, par le voile du palais.

A l'intérieur sont les mâchoires ' et les dents'. Par la bouche entrent les aliments ; ils y sont broyés par les dents, et mêlés à la salive''. L'air nécessaire à la respiration traverse aussi la bouche. Le voile du palais, qui sépare la bouche du pharyn.v ' est une lame

Type de borraglnées : la bourrache.

BOU

BOU

musculaire l'ijaisse qui part de la voùlc du palais et se termine par un prolongement, la luette '.

L'examen do la bouche, et surtout de la langue', renseigne souvent le

Bouée de sauvetage.

médecin sur un certain nombre de maladies, et en particulier de maladies des organes de la digestion. La bouche elle-même est sujette à un assez grand nombre de maladies ou d'infirmités :

abcès, fluxions, scorbut, carie dentaire, aphtes, muguet, bec-de-lièvre, etc.

Il est indispensable de prendre de grands soins de propreté pour la bouche, si on veut conserver une haleine pure. On doit chaque jour, au moins une fois, gargariser la bouche avec do 1 eau tiède ou fraîche, et procéder an nettoyage des dents.

bouée. — Corps flottant placé à la surface de l'eau pour indiquer un

Bouéf! fixe, maintenue par une rfiaine fixée au fonil (ii^ l'eau. Indique aux navires la roule h suivre ou l'écueil à éviter.

danger ou tracer la route aux na\ares.

Se dit aussi dune couronne de liège qu'on jette à un homme tombé à la

mer, pour qu'il puisse se soutenir sur l'eau en attendant qu'on vienne à son secours (/((/.).

bougie. — Voy. stéarique (acide).

bouillon. — Liquide préparé en faisant bouillir pendant plusieur.'^ heures de l'eau dans laquelle on a mis de la viande, des légumes et du sel.

Pendant lélnillition, l'eau se charge de plusieurs substances empruntées à la viande et aux légumes. Le bouillon est 1res peu nutritif, et c'est une erreur de croire qu'on peut se donner des forces en prenant beaucoup de bouillon et de consommé. Mais cependant le bouillon est un aliment précieux parce qu'il est absorbé par tous les estomacs, que sa saveur est agréable, et qu'il excite l'appétit; à ce titre il est particulièrement précieux pour les malades et les convalescents. Quant à la viande bouillie qui a servi à la préparation du bouillon, sa qualité est en raison inverse de celle du bouillon obtenu. Elle a perdu son fumet, son jus et une partie de ses matières nutritives.

Soumis à nne ébullition prolongée, le bouillon prend une couleur plusfoncéo et un goût délicat de rôti : on a le consomme.

bouillon blanc. — Herbe de la

famille des scroj'iilariées appelée aussi niolène, herbe bonhomme, herbe de

Jn^^^^î^t?^^^^"'

Bouiflon bfanc (haulenr, 1 métie).

saint Fiacre, blanc de mai; pousse surtout dans les lieux incultes;' les fleurs jaunes, odorantes, disposées eu cymes simulant un long épi compact, apparaissent de juillet à septembre.

Toute la plante est velue. C'est une plante émolliente fort employée en médecine; la tisane de fleurs et de feuilles est excellente pour les irrita-

BOU

BOU

lions de poitrine, les rhumes, les inflammations de gorge; le cataplasme de feuilles bouillies dans du lait est excellent contre les hémorrboïdes {fig.\bouleaa. — Arbre dont la hauteur peut atteindre 25 mètres, commun dans les régions froides et tempérées de l'Europe et de l'Asie; associé au pin sylvestre, il constitue des forêîs étendues. Le bois est Liane, léger; il

hauteur 80 centimètres, poids 80 kilos.

Le bouquetin est remarquable par ses cornes dirigées en haut et en arrière, qui atteignent quelquefois chez le mâle jusqu'à un mètre de longueur.

Les cornes des femelles sont beaucoup

Bouleau (hauteur, 25 mètres).

se conserve mal ; utilisé en menuiserie, en charronnage, au chauffage. L'écorce est employée au tannage des peaux.

Les pavsans russes recueillent la sève du bouleau en perforant le tronc avec une tarière, et en fabriquent une liqueur fermentée (/ig.\.

bonlimie. — Appétit exagéré qui oblige les malades à manger dans lintervalle ordinaire des repas, et même quelquefois à se lever la nuit pour prendre des aliments. Cet appétit plus apparent que réel, qui simule la sensation de la faim, peut être une conséquence du catarrhe chronique des intestins, de la gastrite, de la gastralgie ou du ténia. Outre le traitement donné à la maladie principale, la boulimie elle-même est combattue par la morphine ou l'opium, et surtout par un régime alimentaire sévère.

bouquetin. — Le bouquetin {fig.) est un mammifère rumiuant de la famille des bovidés. Il se rapproche de la chèvre. Par ses moeurs il a beaucoup ■l'analogie avec le chamois : comme lui, il habite surtout les .\lpes, mais se tient à une hauteur plus grande encore ; il est tout aussi agile. Il est beaucoup plus grand et plus fort;

Bougnetin des Alpes (hauteur sur le dos, 0>80.)

plus petites. Le pelage, fauve en dessus, blanchâtre en dessous, se distingue par une bande noire qui traverse le dos. Cliasse diflicile et dangereuse. Le bouquetin est relativement abondant en Espagne; le bouquetin d'Espagne est une espèce voisine de la précédente.

bourdaine. — Arbuste commun dans lesforèis I humides, sur les bords des ruisseaux et dans les haies; le fruit est une baie globuleuse d'abord rouge, puis noire. Le charbon de bourdaine est employé de préférence à tout autre pour la

fabrication de Rameau de bourdaine 'haula poudre! A:/ .1- teurde la plante, t mètres.

bourdonnement. —

Le bourdonnement est dii le plus souvent à une maladie de l'oreille, telle que l'inflammation du conduit auditif, de la membrane du tympan, ou de l'oreille interne; il est produit aussi par l'occlusion du conduit auditif ou de la trompe d'Eustache. Plusieurs maladies graves débutent par des bourdon-

BOU

BOU

nements d'oreilles (fièvre typhoïde, congestion cérébrale).

bourgeon. — Organe de la plante d'où sortiront les feuilles et les tiges

Bourgeons. — Rameau Bourgeons. — Rameau de poirier, portant des df;je«;(/ier,montrant bourgeons. "les bourgeons ou-

verts; à la base, les écailles desquelles sortent les jeunes feuilles.

nouvelles. Un bourgeon est constitué par les très jeunes feuilles et les très jeunes tiges, protége'es contre le froid et l'humidité par des écailles résistantes, recouvertes d'une matière cireuse , ou capitonnées d'un duvet soyeux. Les bourgeons se développent au printemps; les écailles s'écartent , et les jeunes feuilles s'épanouissent (fiy.).

bourrac he. — Herbe de la famille des b orra g inées (flg.) :

tige rameuse , h(''-

'^'?>^H'',, Rameau de bourrache (hauteur poils, belles de la piaule (1 mètre). |

ileurs bleues I

ou blanches; cvoît dans tous nos pays; i

fleurit en juin et juillet. L'infusion de fleurs de bourrache est employée comme émolliente dans toutes les maladies inflammatoires.

boussole. — Instrument destiné à trouver les points cardinaux à l'aide d'une aiguille aimantée (voy. aimant, déclinaison). La définition de la déclinaison nous montre en effet que, lorsqu'on connaît la déclinaison d'un lieu, on peut, avec une aiguille aimantée, avoir la direction du nord au

Boussole. Lunette.

^ Demi-cercle "» fradué pour la mesure des angles que fait la lunetie A\ec l'horizontale.

Boussole d'arpentage.

sud et par conséquent les quatre points cardinaux. La boussole se compose d'une aiguille aimantée placée audessus d'un cercle divisé ; le tout est contenu dans une boîte en bois ou en cuivre, couverte d'un verre, qui met l'aiguille à l'abri des chocs et du vent.

Boussole marine, ou compas de mer. —

l.'aii;uilli' aiuiautoe, qui ne se voit pas, est • ollée au-dessous dun disque de mien, très li'irer, sur lequel est tracée la rose des vents, indiquant les diverses directions par rapport au nord. Ij boussole est suspendue de telle manière qu'elle reste toujours horizontale, niakié les oscillations du navire.

Nous sommes, avec la boussole, dans un lieu ori la déclinaison est occidentale et égale à 17°, par exemple ; cherchons à nous orienter. Pour cela.

plaçons le cadran de la boussole aussi liorizontalement que possible, et attendons que l'aiguille ait pris sa position

BOU

BOU

d'équilibre. Faisons alors tourner le cadran horizontalement sur lui-même, pendant que l'aiguille reste immobile, jusqu'à ce que l'extrémité bleue de celle-ci soit en face de l'angle 17°, à l'occident de la ligne marquée N.-S sur le cadran. A ce rtioment le cadran est orienté et marque les quatre points cardinaux. La boussole a des dispo- .iitions ditl'érentes suivant l'usage auquel elle est destinée; la boussole d'arpentage, si employée pour le lever des plans, n'a pas la même forme que la boussole marine, avec laquelle les navigateurs se dirigent en mer ; mais elles ont l'une et l'autre une aiguille aimantée {f'O-)-

bouteille de Leyde. — Condensateur de l'orme commode (voy. condensation '). Au lieu d'une lame de

Charger la bouteille de Leyde.

verre sur les deux faces de laquelle on a collé du papier d'étain, c'est une bouteille de verre recouverte extérieurement de papier d'étain, et remplie intérieurement de feuilles de clinquant ;

Décharger la bouteille de Leyde. — L'intérieur f\ l'extérieur sont mis en communication à l'aide d'un arr métallique à manches de verre : il Jaillit une étinccUi.-.

ces feuilles de clinquant communiquent avec l'extérieur par une lige métallique qui traverse le bouchon de la bouteille. Pour charger la bouteille de Leyde, on la prend à la main, ce qui met la feuille extérieure en communication avoc le sol, et on appuie la tige sur une machine électrique en

mouvement. — Pour décharger la bouteille on la pose sur une table, et on fait communiquer, à l'aide d'un are métallique, la tige avec la feuille extérieure : on a une étincelle ; ou bien on touche à la fois la tige et la feuille :

Commotion par la bouteille de Leyde,

on a une commotion (fig.). La jarre est une grande bouteille de Leyde. Une batterie est un ensemble de plusieurs jarres qui fonctionne comme fonctionnerait une jarre uniijue, de très grandes dimensions. La commotion donnée par une batterie puissante peut mettre la vie en danger.

bouturage. — Opération qui consiste à séparer d'une plante un frag-

Bonturage. — A (L-rosnette) et 15 (chapon), petits ramea'jx de vi- Kne delà cil es d'un pied en végétation, et destinés à être plantés en terre comme b j ulures.

Jeune bouture de géranium.

Un rameau de géranium détaché dn piid mère et mis en terre pousse des racines et forme au bout de peu de temps une plante semblable an pied d'où il a été détaché.

ment garni de bourgeons et à le planter ilans des conditions telles qu'il puisse se développer de lui-même. Il suffit de couper une branche de géranium et de la planter en terre pour avoir un nou-

BRA

BRA

veau géranium; il pousse des racines adventives qui sont rapidement capables do i)uisor la nourriture dans le sol. La pri-ic des 6oi/rM;'t's n'est pas aussi aisée pour toutes les espèces. Le liouturage

du poisson, sort par les ouïes en baignant les branchies. L'air en dissolution dans l'eau passe alors dans le

Bouturage. — Quand \e jeune plant j prn quelques racines, on peut le transplanter a la place où doit s'élever la nouvelle piaule.

a l'avantage de reproduire, bien mieux ([ue les graines, les particularités de la plante qui a fourni la bouture, et il conduit à des résultats beaucoup plus rapides que le semis. Parmi les plantes de grande importance, la vigne est généralement multipliée par boutures (/«</.).

bouvreuil. — Oiseau passereau aux formes trapues, aux couleurs très vives. Ne chante guère naturellement, mais est susceptible d'éducation , la femelle comme le mâle. Longueur totale 16 centimètres. Habite dans les bois, surtout dans les régions mo n t a g n euses ; Bouvreuil (long. Oin,l6). l'hiver il descend

en plaine dans les vergers, les bosquets, le long des haies. Niche sur les buissons, les arbres; quatre ou cinq œufs ronds, d'un vert pale avec des taches i)runes et quelques lignes ondulées.

Oiseau exclusivement granivore ; il nourrit ses petits de graines qu'il décortique avec son bec, et rarement d'insectes. Une seule portée par an.

Plus nuisible qu'utile (fît/.).

branchies. — Organes de la respiration cliez les animaux qui vivent dans l'eau {/!/).). Chez les poissons, par exempl", les Ijranchies sont constituées par des lamelles rouges, en forme de peign", qui sont situées à droite et à gauche de la tète, sotis les oKi'cs. L'eau, qui entre constainnu>nt par la bouche

Branchies de poisson. — On a enlevé Voiife pour montrer au-dessous les branchies découveites.

ing qui circule dans les branchies.

\'oy. respiration.) bras. — Le squelette du bras (fig.)

Merohre supérieur (bras -t avant-bras).

A, sternum (devant de G, carpe (poi;,'net). la poitrine). Il, métacarpe (paume).

B, clavicule. I, phalani;es (doiçts).

C, omoplate. J, coude (extrémité du

D, humérus (bras). cubitus.)

E, cuhilus j ava.it-bras

F, radius j

est formé de l'épaule, du bras, de Vavant-bras et de la main. Les os de

I5ice,i

Gonflement du bras dû à la contraction du biceps

BRA

Page 1