BRY
liquides qui sont en suspension ilaiis lair, directement au-dessus du sol. Le nuatje ' no dilïcre du hrouillard que jiai- sa situation ; il est à une certaine liauteiu-, au lieu de toucher le sol. Le brouillard se forme quand un refroidissement de 1 atmosphère vient déterminer la condensation, sous forme de gouttelettes liquides, de la vapeur jusque-là invisible qui s'y trouvait contenue (voy. hygromètre). Le brouillard n'apparaît que dans lair humide, c'est-à-dire dans 1 air qui est i)resque saturé de vapeur deau. C'est pour cela que nous le voyons surtout dans le voisinage des rivières, sur les marais, les prairies. Tantôt le brouillard se dissipe dans l'air, sous l'action du soleil : on dit qu'il monte. Tantôt, si le refroidissement augmente, il tombe en fines gouttes de jjluie.
bruant. — Oiseau passereau très commun en France dans les buissons et les haies ; belles couleurs. Longueur totale IScentimè- Ires ifîg.). Niche dans les buissons ; 4 ou 5 œufs d'un blanc grisâtre avec taches rousses et traits noirs. Ces oiseaux vivent en bande en hiver.
Se Bourrit de Bruant (long.totale,0oi,18). graines , mais
l'ait aussi du bien en détruisant des insectes.
Le genre bruant ofl're plusieurs espèces distinctes. La plus importante est le bruant ortolan. On le rencontre surtout dans le midi de la France ; il a la tète, la nuque et le cou gris, la gorge d'un jaune clair ; le dos est plus foncé, les ailes présentent des bandes rougeàtres ; la queue est brune avec des taches blanches. Longueur totale '1(J centimètres. On prend l'ortolan en grand nombre, car il est estimé pour la délicatesse de sa chair ; on le prend vivant au lilet, puis on lengraisse en l'enfermant pendant 10 jours dans une chambre obscure, éclairée seulement par une faible lampe ; là, on lui donne des graines à discrétion. Ou opère de même en Italie et en Grèce.
brucine. — Poison violent contenu dans les graines de plusieurs plantes, en même temps que la strychnine', par exemple dans la noix vomique et îa fève de saint Ignace. La brucinc provoque des attaques de tétanos.
brûlure. — La brûlure est produite par l'action de la flamme, d'un solide ou d'un liquide chaud, ou
de la vapeur à température élevée les corps dits caustiques, tels que l:i. jiotasse et l'acide sulfurique, déterminent des ellets du même genre qur les brûlures proprement dites. Sans gravité lorsqu'elles sont de faible étendue et qu'elles n'ont altéré que les couches superficielles de la peau, les brûlures deviennent jilus graves et sont fréquemment suivies de mort lorsqu'elles s'étendent sur une grande surface et que l'altération des tissus est profonde.
Les brûlures, même légères, sont douloureuses ; dans les brûlures gravi s la douleur est telle qu'elle peut à elle seule déterminer la mort. Les briilures légères sont combattues par de simples compresses d'eau froide , ou d'eau blanche, par l'application d'une couche de collodion, par des compresses d'un mélange d'eau, de chaux et d'huile d'olive. Les brûlures graves exigent l'intenention du médecin qui les combat à l'aide de pommades à base de laudanum, de sous-acétate de plomb, par des liniments renfermant de l'huile et de la chaux. Apres guérison, les brûlures sérieuses laissent ordinairement d'horribles cicatrices.
bruyère. — Petit arbrisseau dont on rencontre en France diverses espèces de taille variable. La plus grande espèce, la bruyère arborescente, est haute de 3 à 4 mèti-es ; elle croît sur-
Bruyère franche (rameau), Iri's commune dan; les terrains incultes de toute la France (hauteur de la plante, 0"»,iO).
tout sur le littoral de la Méditerranée, où elle fournit des bois de chauffage et un bois rouge, dur, avec lequel on fait des pipes. Les diverses bruyères se rencontrent presque uniquement dans les terrains pauvres (fig.).
bryone. — Plante grimpante véné-