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Nos ("biens domestiques actuels iiroviennent peut-être des chiens sauvages de l'époque tertiaire.
Le chieu domestique nous oH're de nombreuses variétés quant à la taille, à la forme, à la couleur et à la qualité du poil; il se distingue toujours par sa queue recourbée, et non i^endante, et par son aboiement tout à fait ditierent des hurlements du loup, du chacal, du renard, ou même du chien sauvage. Il est vorace et gourmand et a un goût particulier pour Ja viande, mais il se contente d'aliments végétaux, et en particulier de pain; son estomac digère même les os les plus durs. Le chien domestique est remarquable par sa grande intelligence, son attachement à son maître. C est un animal vigoureux, capable de courir longtemps, et avec rapidité; il nage très bien. Il transpire peu ; la sueur paraît être sécrétée par la langue qui, lorsque l'animal a chaud, sort humide de la gueule. Les chiens ont l'odorat, l'ouïe et la vue très parfaits, mais à des degrés différents dans les différentes races. L'odorat si sensible du chien lui donne un discernement qu'on ne rencontre dans aucun autre animal ; il saisit les traces odorantes du sol et se dirige vers le gîte oii se cache l'animal qu'il chasse. Chaque race, du reste, a ses aptitudes particulières.
La femelle porte 63 jours et met bas de 6 à 12 petits. La croissance de ces petits est terminée à deux ans.
La vie de l'animal ne dépasse pas 15 à 20 ans.
On peut affirmer que, de tous les animaux, le chien est celui qui nous est le plus utile. Les services qu'il nous rend sont pour ainsi dire innombrables.
La domestication a créé un nomire considérable de races canines, qui ont produit elles-mêmes de nombreuses variétés. Le nombre des variétés décrites par les auteurs s'élève à 195. Nous indiquerons seulement les principales.
Lévrier. — Taille élancée, ventre très rentré, jambes hautes et fines, queue grêle, museau pointu, poitrine vaste. Ce sont les meilleurs coureurs, mais ils sont peu dévoués, peu intelligents. Ils peuvent cependant être dressés pour la chasse. Les uns sont à poils ras, les autres à longs poils. Le lévrier italien est le plus petit et le l>lus gracieux ; son poids est de 2 à 3 kil. Le lévrier de Grèce, au contraire, , est le plus grand; sa hauteur au i garrot peut atteindre OnijSO. Le lévrier ilu Kordoban, presque aussi grand, , protège les villages contre les attaques ; nocturnes des hyènes et des léopards ; !
il ne recule que devant le liou. Plu sieurs races de lévriers sout employées pour la chasse.
Mâtins. — Ils sont plus trapus et généralement de plus grande taille que les lévriers : poils courts, oreilles droites. Ils sont peu dociles et forment par suite d'excellents gardiens ; odorat peu subtil: cependant ils peuveiit chasser le gros gibier.
Dogues. — Ces chiens ont une grosse tête,un museau raccourci, un nez fendu , une poitrine large. Ils sont robustes, courageux, fidèles, mais peu intelligents. Ils servent de chiens de garde.
On les dresse à combattre le sanglier.
le loup, le tigre, la panthère. Le dogue molosse a O^.tiô de hauteur au garrot:
il est très dévoué à son maître, qu'il défend en toutes circonstances au péril de sa vie. Le bouledogue e^i plus petit ; sa poitrine est large, ses jambes fines, son museau noir et court; il est fort et très courageux. C'est un bon chien de garde; quelques races sont dressées à la chasse. Le carlin, fort laid, est peu intelligent. Le beau chien du Saint-Bernard est aussi un dogue, remarquable par son dévouement et son intelligence.
Chiens de chasse. — Les chiens de chasse sont très divers par la taille et par l'aspect ; ils ont en général le cou long et gros, la poitiine large, la tête relevée. La robe est variée. Ce qui les distingue, c'est la finesse de l'odorat et l'instinct très prononcé pour la chasse. Ils sont en général très intelligents et dévoués à leur maître. Les bassets, à jambes droites ou à jambes torses, ont les jambes très courtes ; ils sont vigoureux, courageux, intelligents et rusés, fidèles à leur maître, mais voleurs.
Ils sont parfaits pour la chasse à courre. Les chiens d'arrt't (pointer, braque,...) ont des formes plus gracieuses; ils sont prudents, obéissants, intelligents; leur odorat est excellent : toutes ces qualités se développent d'ailleurs par l'éducation. La tailli' est ordinairement moyenne. Les chieris courants ont une forme peu dill'r rente de celle des chiens d'arrêt, mais on les dresse à chasser d'une façon toute difl'érente; tels sont les chiens de Saintonge, les chiens d(> Gascogne (très haute taille), du Poitou, de Vendée, le briquet. Les épagneuls sont aussi des chiens d'arrêt, qui se distinguent de ceux déjà cités par des oreilles larges et pendantes, des poils longs, surtout à la queue; ils sont très nombreux. Les uns sont employés à la chasse, surtout pour le gibier à })lunie : d'autres ne sont pas employés a la chasse. Au nombre de ces derniers