‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuelles (volume 2)Chapitre 91 sur 418 · CHI · texte numérisé non relu

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est le chien Je Terre-Neuve, de très grande taille, avec doigts palmés, ce qui le rend très bon nageur. Il est très Udèle, très intelligent, très courageux.

C'est un bon chien de garde ; il sauve, comme par instinct, les personnes ou même les bêtes en danger de se noyer.

Le barbet, le caniche sont aussi des épagneuls. Ce dernier est certainement le plus intelligent de tous les chiens. Les griffons se rapprochent des caniches; ils fournissent de bons chiens de chasse, plusieurs sont excellents pour détruire les rats (ratier, bull-terrier, terrier).

^'rai3 chiens domestiques. — Ce dernier groupe renferme les chiens qui sont le plus attach'-s à l'homme, et lui rendent le plus de senices. Ils sont forte, courent vite et longtemps. Ils sont intelligents, perspicaces, prudents, ^ngilants, fidèles, courageux.

Ou peut leur donner la maison à garder, les troupeaux à surveiller, des fardeaux à traîner. Les principaux sont le chien de berger {chien de Briei. le chien-loup (ou loulou). Le chien lapon et le chien des Esquimaux es!

plus utile encoro ; à demi sauvage, il rend mille services à son maitre. Lchien des Esquimaux est à la lois bèii:' de chasse, bête de trait et bête de somme; il chasse le renne, il poursuit le veau marin et attaque l'ours; mais il est féroce, voleur, peu obéissant, très malheureux d'ailleurs, et mourant de faim. Ces chiens sont aussi employés H la garde des troupeaux.

chiendent. — Herbe de la familb' i'S graminéeSjYoisine du froment,commune dans les sols frais, les terres en friches , les champs cultivés. Cette mauvaise herbe envahit les cultures avec une grande rapidité et est ensuite très difficile à faire disparaître, parce qu'elbse sème d'ellemême et quH sa tige souterraine forme bouture pour peuqu'il en reste un petit morceau. On utilise cette tige souterraine en médecine pour faire des tisanes adoucissantes, apéritives et diurétiques (fig.).

chinchilla. — Les chinchillas

Cliiendent.

(fig.) sont des mammifères rougeun propres à l'Amérique du Sud. Ils ont une grande analogie avec des lapins qui auraient une queue longue et touffue. Leur corps est couvert d'une très fine fourrure. Ce sont des animaux crépusculaires, qui vivent ordinairement sur les hautes montagnes, se nourrissant de racines, bulbes, écorces, fruits. Leur multiplication est aussi grande que celle des lapins.

Plusietirs espèces sont nuisibles parc-qu'elles minent le sol; mais toutes donnent une chair estimée et une fourrure précieuse ; aussi leur fait-on activement la chasse.

Le chinchilla vulgaire habite le Pérou, le Chili, la Bolivie. Le corps est long de 0'°,33, la queue de 0",20.

Chinchilla (longueur du corps, 0°>,33).

La robe est argentée, à reflets foncés, avec le ventre blanc. Le chinchilla laineux du Chili septentrional est un peu plus petit; la fourrure, d'un gris cendré, est plus belle encore.

L'Amérique du Sud renferme un certain nombre d'autres rongeurs voisins des chinchillas.

cbloral. — Liquide incolore, d'nne odeur vive et éthérée, qui résulte de l'action du chlore sur l'alcool; combiné à une petite quantité d'eau il forme l'hydrate de chloral. Le chloral et surtout l'hydrate de chloral sont des somnifères puissants, très employés en médecine. A forte dose le chloral détermine Vanesthésie, puis la mort. Il ne faut donc pas en abuser.

chlorate. — Composé renfermant de l'acide chlorique. combiné à une hase. Le plus impor ant est le chlorate de potasse, sel incolore qui est employé en pyrotechnie, dans la composition des poudres à combustion très rapide. Il entre dans la composition de la pâte des capsules. La médecine l'utilise dans le traitement des affections de la gorge.

chlore (grec : chloros. jaune). — Gaz jaune, d'une odeur très forte, qui

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se combine aisément à la plupart des métaux et des métalloïdes pour former des chlorures. C'est un poison violent.

On le prépare en chaullant nn mélange à'acide chlorhydvique et de bioxyde de manganèse. L'industrie l'utilise à cause de ses propriétés désinfectantes (il détruit les gaz délétères qui se dégagent des matières en putréfaction), de ses propriétés décolorantes (il décolore la plupart des matières colorantes, telles que l'indigo, la fuchsine, etc.). Mais comme il ne serait pas d'un usage facile à l'état galeux, on l'emploie pour la fabrication des chlorures décolorants et désinfectants *, qui sont plus commodes à employer et jouissent des mêmes propriétés."

chlorhydrique (acide). — Acide qui résulte de la combinaison du chlore avec l'hydrogène. L'industrie le prépare en chauffant un mélange de

Fabrication industrielle de l'acide chlorhydrique.— LaconiKereçoitle sel marin ; fit Ventonnoir on veree de Yacide sulfurique, puis on cbaulTc. Le gaz acide chlorydrique qui se déi^agc va se dissoudre dans l'eau que renferment les bonbonnes.

sel marin (ou chlorure de sodium) et d'acide sulfurique (flg.). C'est un gaz incolore, d'une odeur piquante, qui est extrêmement soluble dans l'eau ; c'est cette dissolution dans l'eau qu'on rencontre dans le commerce sous le nom diacide chlorhydrique, d'esprit de sel, d'acide muriatique. Cet acide attaque très facilement la plupart des métaux, pour les transformer en chlorures et les dissoudre. Sur la peau, il agit comme caustique ; à ce titre il est employé en médecine. L'industrie l'emploie surtout pour la fabrication du chlore; il a d'autres usages moins importants, mais fort nombreux. (Voy.

aussi eau régale.)

chloroforme. — Liquide incolore, d'une odeur agréable, combustible, qui est une combinaison de charbon, d'hydrogène et de chlore. On le prépare en traitant Valcool par le chlorure de chaux (voy. chlorures décolorants).

Introduit dans les voies respiratoircfs, le chloroforme détermine un sommeil accompagné d'une insensibilité complète, qui le fait employer dans les opérations chirurgicales depuis l'année 1847 ; son emploi n'est pas sans danger.

chlorophylle. — Yoy. feuilles.

chlorose. — La chlorose ou pôles couleurs est une maladie dans laquelle le nombre des globules du sang a considérablement diminué. Le malade est constamment fatigué, il ne monte les escaliers qu'avec peine, la lîâleur est extrême et s'étend aux ongles, aux lèvres, aux gencives; il éprouve des palpitations, • des étouffements, des maux de tète. Cette maladie s'observe surtout chez les jeunes filles de quatorze à quinze ans; une alimentation insuffisante, une vie sédentaire, de;; travaux physiques ou intellectuels excessifs favorisent le déveloiiijement de la chlorose. On la combat par l'emploi du fer, un régime substantiel, l'hydrothérapie, l'exercice et le séjour à la campagne. Il n'est pas rare que la clilorose conduise à la phtisie pulmonaire.

chlorure. — On nomme ainsi les composés renfermant du chlore, uni à un mélalloide ou à un métal. Ainsi le chlorure de fer est une combinaison de chlore et de fer. Le plus important des chlorures est le chlorure de sodium, ou sel marin '. '

chlorure de sodium. — Voy.

sel marin.

chlorures décolorants et

désinfectants. — On nomme ainsi des composés dont le chlore est l'élément essentiel, le principe actif.

Chlorure de chaux. — Le plus important est le chlorure de chaux. On le fabrique en faisant passer du chlore gazeux sur de la chaux éteinte. On a ainsi un corps blanc, pulvérulent, de saveur acre, d'odeur désagréable et caractéristique. Abandonné à l'air, ce solide fournit un lent dégagement de chlore, qui désinfecte l'air en détruisant les miasmes qu'il peut renfermer, ainsi que le gaz acide sulfhydrique et le gaz ammoniac provenant de la putréfaction des matières organiques situées dans le voisinage. La dissolution du chlorure de chaux dans l'eau détruit aussi très rapidement les matières colorantes les plus diverses. A cause de ces propriétés, le chlorure de chaux sert au blanchiment des fils et des tissus de coton, de chanvre, de lin, de la pâte à papier ; à la désinfection des latrines, des salles de dissection.

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