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PRÉFACE

Ce nouveau volume, conçu et rédigé dans le même espri! que notre Dictionnaire-manuel-Ulustré des Sciences usuelles, peut en être considéré comme le complément nécessaire.

Le premier Dictionnaire était destiné à fournir, sur les différentes sciences usuelles, les renseignements théoriques rapides dont on a constamment besoin. Dans le second, nous entrons dans Xa pratique de tous les jours, en utilisant, quand il est nécessaire, les notions théoriques précédemment exposées.

De la sorte, les deux ouvrages se complètent l'un l'autre.

Les notions les plus simples, les plus essentielles, contenues dans les livres spéciaux de législation, de médecine, dépêche, de chasse, de cuisine, de sport, de jeux,... sont abrégées et classées dans l'ordre alphabétique, si commode pour les recherches. Un fort grand nombre de recettes d'une application facile, répondant à une foule de besoins de la vie pratique, s'ajoutent à ces notions variées.

A côté de la législation usuelle, nous avons placé des renseignements précis sur les carrières que peuvent embrasser les jeunes gens, sur les connaissances exigées à l'entrée de ces carrières, sur les écoles spéciales qui y conduisent, sur les chances d'avenir qu'on y rencontre.

De nombreuses figures viennent égayer et éclaircir le texte.

Le Dictionnaire-manuel-illustré des Connaissances pratiques, comme celui des Sciences usuelles, peut être mis sans danger entre les mains de toutes les personnes de la famille.

E. BOUANT.

Nota. — Les mois marqués d'un astérisque (*), dans le cours de cet ouvrage, sont l'objet d'une étude spr'.îlalc à leur ordre alphabétique.

DICTIO>NAIRE-MAMEL-ILLUSTRÉ

CONNAISSANCES PRATIQLES

abandon. — En droit, le mot aban- \ don a plusieurs sens.

Le propriétaire d'un terrain improductif peut, s'il trouve trop lourde la charge de la contribution foncière qui i lui est imposée, faire Vabaudon de ce | terrain à la commune.

Tout propriétaire d'un terrain assujetti à une servitude peut s'exonérer des dépenses qu'elle lui oocasioiine, en faisant Vabamlon du fonds à la personne à laquelle elle est due. De même le copro-

Fnétaire d'un mur mito^-en peut faire abandon de son droit de mitoyenneté, et cesser ainsi de participer au.\ frais d'entretien du mur.

abatage. — Ce mot désigne les divers procédés emplovés pour tuer les animaux destinés a l'alimentation. — Bœuf : on attache l'animal, la tête près du sol. et on l'assomme d'un grand coup de merlin appliqué entre les deux cornes. On saitrne aussitôt en fendant la fieau à l'encolure et en enfonçant dans a poitrine un couteau qui ouvre les grosses artères ; on coupe les jambes, on ejdèvc la peau et on vide la bête. Le tout Jure 23 minutes. — VEAr. moc- TON : la bête, étendue vivante sur une table, est saignée par une large entaille faite au cou. — Porc ; on saigne en enfonçant dans le cou une lame étroite : on enlève les meilleures soies pour en faire des pinceaux: on flambe avec un feu de paille, puis on racle la peau pour achever de la nettoyer. — Lap:n : on suspend la bête par les pattes do derrière et on applique obliquement à li nuque un violent coup de la main droite. Oies, ca.nards : on tranche le cou aveun couperet. — Pocle.s, dindons : on ouvre avec un couteau ou des ciseaux les gros vaisseau.x du cou, derrière la tête {fig.i

Le mot abatage désigne aussi l'ensemble des procédés employés pour renverser et maintenir à terre un animal qui doit être soumis à une opération chirurgicale (fiy.).

\^OTsqxxi'\' ahntagp des animaux domestiques a lieu d'après un arrêté préfec-

toral, comme mesure de police sanitaire, comme cela a lieu dans divers cas d'épizootie, il se fait avec les procédés les plus expéditifs ; on n'a pas, en etfel, dans ce cas, à se préoccuper de conserver à la viande sa qualité. Dans chaque

Comment on saigne le poulet.

cas, l'arrêté préfectoral indique si la chair de l'animal peut être livrée à la consommation, et ordonne les mesures à prendre pour enfouir convenablement soit le cadavre entier, soit les peaux, abats et issues.

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