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Les propriétaires d'animaux ahattus pour cause de peste bovine ont droit à une indemnilô ainsi réglée : moitié de la valeur des animaux avant la maladie, s'ils ont été reconnus atteints (sans que cette indemnité puisse dépasser 400 l'r.

Abatage du cheval en vue d'une opération chirurgicale. — (lu tire sur la corde, et le clioval entravé s'abat.

par têto; les trois quarts, s'ils ont été seulement contaminés (sans que celle indemnité puisse dépasser 6U0 francs).

Il n'est alloué aucune indemnité aux propriétaires d'animaux abattus par suite de maladies contagieuses autres que la peste bovine.

Nous indiquerons, en outre, comment on procède pour ïabatage d'un ar'are,

Abatage d'un arbre. — On tire avec une < ordc. pour faire tomber l'arbre dans la direction la plus lavorable.

On décide d'abord de quel côté on doit faire tomber l'arbre, pour que sa chute cause le moins de dégâts possible: il est souvent indispensable, pour limiter ces dégâts, de cou per un assez grand nombre débranches. Puis on attache au faîte une longue corde solide. On i)ratique ensuite à la hache, près de la base, du côté où l'arbre doit tomber, «ne entaille qui doit atteindre jusqu'aux deux tiers du dia-

mètii. On pratique aussi une entaille du côté opposé. Quand cette seconde entaille «st assez profonde, on tire sur la corde,jdans le sens voulu, en continuant à entàpllcr : l'arbre ne tarde pas à tomber, lire reste plus ensuite qu à arracher la souche, opération quelquefois assez longue.

L'abataged'un arbre exige une grande prudence, si l'on veut être certain de ne s'exposer ;\ aucun danger.

abat jour. — Voy. éclaibage.

abcès. — Au début d'un abcès, on diminue la douleur par rimmobihté, en tenant, si c'est possible, la partie malade dans une position élevée, pour en chasser le sang. On recouvre l'abcès de cataplasmes de fécule. Quand l'abcès est formé, le médecin l'ouvre au bistouri ; puis on met d'autres cataplasmes

Ouverture d'un abcès an blstoori, par le uieileciu.

ou un pansement antiseptique (acide phénique largement étendu d'eau, eau boriquée. etc.). L'abcès nécessite ordinairement l'inlervention du médecin Ifig.).

abeilles. — On néglige trop en France l'élevage des abeilit's (voy. notre Dictionnaire des sciences i(sitelles);cependanl les soins à donner à ces insectes si utiles ne sont pas bien compliqués.

L'élevage des abeilles se fait dans des ruches. 11 existe un grand nombre de modèles de ruches, qui se divisent en ruches à rayons fixes et i-uches à rayons mobiles. Les ruches à ra3'ons fixes ifig.) sont celles où les gâteaux son t suspendus à la paroi même de rhabitatioii. de telle sorte que les rayons ne peuvent être enlevés que si on les détache avec un instrument tranchant. Les ruches à rayons mobiles (fi(/.) sont celles où les abeilles, guidées par l'apiculteur, construisent leurs rayons sur des supports mobiles, pouvant être enlevés cl remplacés à volonté. Les ruches à ra3'ons mobiles sont plus commodes pour la récolle du miel, mais elles sont d'un prix plus élevé.

Etablissement d'un rucher. Les ruches

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doivent être installées dans un endroit I soient pas trop rapprochées delà basscscc, un peu élevé, abrité autant que | cour, ni du fumier. Elles se trouveront

■ bien, au contraire, dans un jardin, dans

Ruche à rayons fixes, dite ruche d calotte. Cette ruche est à deux eompartinients, ce qui tacilite siugulièienient la recolle du miel et les diverses opérations de l'essaimage.

possible contre les vents froids (fit/.). Elles ne doivent cependant pas être trop exposées au soleil qui, en été, ferait

Ruche à rayons fixes, dite ruche en panier: vue générale et vue de rintéileur, avec les rayous.

fondre la cire et le miel. Quelle que soit d'ailleurs l'exposition du rucher, il est bon de le recouvrir de paille pendant

Rucher, montrant ihaque ruche sur son support et recouverte de sa rohe.

le voisinage d'un bois, d'une prairie, d'un cours d'eau.

Soins à donner aux abeilles. Les abeilles exigent peu de soins, puis-

Ruche à rayons mobiles, dite ruche A arcarles : vue générale et vue dune arcaile séparée.

l'été. Dans les pays humides, on a même souvent l'habitude de ranger les ruches sous un hangar.

Il importe aussi que les ruches ne

Uâle, sans aiguillon (gr. nat.].

qu'elles vont chercher elles-mêmes leur nourriture. Voici quels sont les principaux.

Dès le retour du printemps, il faut passer la revue des ruches : s assurer do l'étal de chacune , enlever les gâteaux moisis ou attaqués par des parasites, s'assurer de la présence de la mère. Ordinairement.en mars ou avril, il faut tailler la partie Reine avec aiguillon inférieure des '^'"' " '''

ra3ons ; pour cela, il est nécessaire d'enfumer légèrement les abeilles.

Bientôt arrive la saison de l'essaimage, ccst-à-dire l'époque à laquelle une certaine quantité d'abeilles, se réunissant et quittant la ruche qui les a vues naître, vont chercher une nouvelle habitation.

11 faut alors surveiller les ruches avec soin, et, si Ion voit se produire des signes précurseurs d'un essaim prendre immédiatement les précautions nécessaires pour le recueillir. Ces signes précurseurs, importants à connaître, sont les suivants.

Les mâles sortent au milieu du jour-

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les abeilles se groupent à rentr»5e do la ruche, on formant une masse allonf:'('e : pendant les jours qui précédent la sortie, le bourdonnement des abeilles à l'intérieur de la ruche devient plus bruyant, plus constant. Enfin, il faut remarquer (jue l'essaimage se produit presque toujours par les temps orageux (de mai à juin dans le nord de la France, d'avril à mai dans le midi).

Il faut cherchera recueillir les essaims qui

Eartent. Dans eaucoup de localités , on compte, pour fixer les aneilles,

sur le bruit produit par des chaudrons, des poêles et autres ustensiles choqués les uns contre les autres. Ce charivari ne saurait avoir d'autre effet que celui d'éloigner les insectes pris de peur. Il vaut mieux projeter sur l'essaim de l'eau, de la cendre, de la poussière ; aveuglées, les abeilles se fixent au premier arbre qu'elles rencontrent. Il est encore préférable de placer, à proximité des ruches, des reposoirs artificiels, tels que des piquets ayant une hauteur de 3 à i mètres, auxquels on fixe une sorte de balai formé de branches de bruyère.

On essaye

Ouvrière, avec aiguillon fgr. nat.j.

sunDort son Essaunage. - Uj lJ 1 1 luji suppori. son g^, ^^^^^ peuplée, un essaim en a 1 aide u un part au printemps. On le pourpetit balai suit et on le captive.

{fig.)- On retourne ensuite la ruche, et on la pose soit sur un linge bien propre, soit sur un plateau.

On a souvent intérêt à provoquer l'essaimage, à créer un essaim artificiel.

Pour cela, on décolle la ruche sur la-

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quelle on veut opérer, et, après avoir léf/érement enfumé les abeilles, on la transporte à quelque distance, et on la renvoine sens dessus dessous, en la posant sur un support. On recouvre alors cette première ruche, dont la partie évasée est en haut, avec celle destinée à loger le nouvel essaim, et on réunit les deux ruches à l'aide d'un linge maintenu par une ficelle. On commence alors à tapoter les parois do la ruche inférieure, de bas en haut. Quand on entend un grand bruit dans la partie supérieure, on sépare les deu.x ruches ; celle qui contient le nouvel essaim est placée non loin de l'ancienne. Puis, le soir ou le lendemain, on opère une permutation, c'est-à-dire qu'on place la nouvelle ruche à la place de l'ancienne et vice versa. Quand on produit de cette manière un essaim artificiel, la mère de l'ancienne ruche doit en faire partie.

Elle sera remplacée dans la souche par une nouvelle femelle. Si les abeilles, au bout de deux ou trois jours, semblent inquiètes, retournent vers l'endroit où se trouvait l'ancienne ruche, on peut être convaincu que la mère n'a pas suivi l'essaim, et l'opération est à recommencer.

Les essaims naturels ou artificiels ainsi obtenus servent à agrandir le rucher, ou à réparer les pertes survenues par accident ou maladie.

Quand on vent fonder un rucher, on trouve des essaims à acheter, mais il faut éviter d'acheter des essaims nouvellement installés ; aussi est-il prudent d'acheter ses essaims à la sortie de l'hiver, avant l'époque de l'essaimage.

Le prix d'un essaim varie, selon les régions, de 8 à 16 francs.

Les abeilles craignent le froid; aussi faut-il bien recouvrir de paille les ruches pendant l'hiver. Il vaut encore mieux les transporter dans un abri obscur, tel qu'une cave, ou une chambre fermant bien. Au printemps, on remet les ruches eu place.

Récolte du miel. En été, on récolte le iiiiel; il faut faire cette récolte au plus tard dans le commencement d'août, pour que les abeilles aient le temps de retaire

urs provisions d'hiver.

Pour récolter le miel, on retourne la ruche, et on détache les ra^'ons à l'aide d'un grand couteau. Pour éviter d'être piqué, il faut d'abord, quand on s'approche de la ruche, se garder de faire de grands gestes; de plus, il est prudent de se couvrir la tête d'un masque en toile métallique et de s'envelopper les mains dans des gants de forte toile.

On rend généralement les abeilles inoffensives, pendant l'opération, en les enfumant légèrement. Pour cela, on fait brûler à l'entrée de la ruche de l'herbe,

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ou des chiffons imprégnés d'un peu de sel dt! nitre; mais il faut éviter 1 emploi des mèches soufrées, qui tuent les abeilles. (Voy. aussi cire et miel.)

Ennemis des abeilles; maladies. Les abeilles ont à se défendre contre un grand nombre d'ennemis naturels qui s'introduisent dans les ruches pour les saccager et même en manger les habitants. Une bonne disposition des ruches est la meilleure manière de les mettre à l'abri. Parmi ces ennemis, les plus redoutables sont des insectes. La grande fausse teigne de In cire dépose ses œufs dans la ruche (fig.): après l'éclosion, les chenilli's mangent la cire. Le sphinx tète de

mort pénètre , ,

dans la ruche "'"^"L'î.llle* """^

et se gorge de

miel (fir/.>. Le méloé (coléoptère) s'attache aux abeilles, les fait périr, s'in-

Teigne de la cire (papillon,.

Sphinx tête de mort.

troduit dans la ruche . et mange les œufs (//•/. i. Une sorte de guêpe, le phi-

Héloé (ind/t;.

Méloé (femelle).

lanthe apivore, tue et dévore les abeilles (^'jf.).

Les maladies des abeilles sont nombreuses. Sous l'influence de l'humidité ou du défaut d'aération, survient la dysenterie; on doit alors nettoyer complètement la ruche et l'aérer largement.

Au contraire, les froids tardifs du printemps amènent la constipation, qui fait

I périr beaucoup d'abeilles ;'au printemps ! ou aura donc soin de couvrir les ruches. ; La logue ou pourriture n'est pas une ; maladie des abeilles, mais une maladie ■ des larves, ou couvain ; ce couvain périt, se décompose, en dégageant une odeur infecte. Dès qu'on s'aperçoit qu'une ruche est ainsi atteinte, il faut faire passer les abeilles dans une habi- ; talion nouvelle. Puis on enlève avei- ' soin les rayons attaqués, et même un»* portion de ceu.x qui se trouvent a côté. On fait briiler à l'intérieur de la ruche une mèche soufrée ; on peut ensuite faire rentrer les abeilles. Cette atfection est très contagieuse; si le mal est invétéré, il vaut mieux sacrifier la ruche : atteinte, la livrer au feu. On dort bii^n se garder de donner aux abeilles du miel provenant des ruches loqueuses.

Quand le mal est pris au début, on le guérit en injectant dans la ruche re- I tournée, sur le couvain, sur les abeilles. ; dans tous les coins de la ruche, à l'aide d'un vaporisateur, une flissolution d'«/cool saticyli(jue. On prépare la lotion de la manière suivante : dans 100 grammes d'eau distillée, on verse 100 gouttes d'alcool saUcylique, puis on fait bouillir et on maintient, jusqu'à la tin de l'opération, à une température d'au moins 15 degrés. Enfin, le vertige est une maladie assez fréquente, à laquelle on ne connaît pas de remède: les abeilles atteintes de vertige ne volent pas; elles courent, tournent sur elles-mêmes, et finissent par tomber.

abeilles (législation). — Pour aucune cause, il n'est permis de troubler les abeilles dans leurs courses et dans leurs travaux. Même en cas de saisie légitime, les ruches ne peuvent être déplacées que dans les mois de décembre, janvier et février. La saisie n'est permise qu'au profit de la personne qui a fourni les aneilles, ou pour l'acquittement de la créance du propriétaire envers son fermier.

Le propriétaire d'un essaim a droii de le réclamer et de s'en emparer tant qu'il n'a pas cessé de le suivre; autrement l'essaim appartient au propriétaire du terrain sur lequel il est fixé. Un essaim qu'on aperçoit en l'air, et qui n'est pas suivi, appartient à celui qui l'a aperçu et qui le suit.

abeilles (piqûres d).— Les piqûres des abeilles, guêpes, frelons sont douloureuses ; elles peuvent être dangereuses quand elles sont nombreuses. Si l'aiguillon est resté dans la plaie, on commence par couper avec des ciseaux fins la petite vésicule qui contient encore du venin et qui reste attachée à l'aiguillon ; puis on enlève l'aiguillon, soit avec une épingle, soit en pressant avec une clef

creuse, ou encore en pressant la peau ilans toute son épaisseur, la tordant, pour chasser l'aiguillon, comme on chasse le noyau d'une cerise en la pressant entre les doigts. On lave à l'eau fraîche, additionnée de sel, do vinaigre, d'alcali, d'acide phéniquc. Une seule goutte d'alcali introduite dans la plaie avec la pointe d'une aiguille arrête l'enflure. A défaut d'alcali, on arrive au même résultat en

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