CONTAGIEUSES
corbeaux (chasse aux). — Le gros corbeau noir, dont la longueur atteint parfois O^.TO, ne se rencontre guère en
FrAce que dans les grandes forêts et survies montagnes. La corneille noire, moins grande, est cependant encore un oiseau assez puissant; les corneilles se réunissent en hiver en grandes bandes qui vont porter leurs ravages dans les champs cultivés. Les freux onivine
mïaire*^: ^-'•^^•> ''""g--- ""'''>■ tre celle du corbeau et celle de la corneille; enfin, les corbeaux mantelés, assez gros aussi, se reconnaissent à leur ventre gris.
Ces quatre espèces de corbeaux ont à peu près les mêmes mœurs. Elles se nourrissent de vers blancs et autres insectes, ce qui nous rend de grands services; mais les corbeaux mangent aussi beaucoup de graines et s'attaquent constamment aux petits oiseaux, et plus encore à leurs œufs dont ils font une énorme destruction. Aussi les considèret-on à bon droit comme des oiseaux fort nuisibles, et c'est pourquoi on leur fait la chasse.
Cette chasscn'estpasfacile, d'ailleurs, car peu d'animaux sont plus méfiants et déploient une intelligence plus vive pour déjouer les calculs du chasseur.
Pour les détruire au fusil, il faut employer mille ruses afin de les approcher. L'artut , pendant le jour, réussit assez bien : le chasseur est dissimulé avec soin dans une cachette, à bonne portée d'un arbre en haut duquel on a mis un eliat-huant vivant; les corbeaux, qui détestent le chat-huant, ne tardent pas à se présenter en nombre sous le feu du fusil.
Un traquenard* bien tendu, amorcé avec de la viande ou avec un œuf, réussit aussi quelquefois. On obtient encore de bons résultats en semant dans les champs fréquentés par les corbeaux des morceaux de viande empoisonnés avec de l'arsenic ou de la strychnine.
Par les temps de neige, alors que les corbeaux, freux et corneilles s'abattent en grandes bandes dans les champs, on plante en terre, de distance en distance, des cornets de papier dans chacun desquels on a mis un peu de viande. Les bords du cornet ont été intérieurement enduits de glu. Le cornet doit être assez grand pour que l'oiseau ne puisse atteindre la viande avec son bec (qui est long), sans frotter la tête contre les parois. Le cornet s'attache alors à la tète de l'oiseau et est soulevé par celui-ci,
COR
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qiai, n'y voyant plus clair, s'envole et pique verticalement à une frrande hauteur, jusqu'à ce qu'il retomBe épuisé.
corbillon. — Le jeu du corbillon est un des plus simples parmi Icsjenx à gage. Les personnes sont en c<-rcle.
L'une d'elles lance une paire df gants sur les genoux d'une autre, choisie à son gré, en disant : Je vous ren/is mon corbillon, qu'y met-on ? La personne qui reçoit les gants doit répondre immédiatement par un mot terminé en on . tel que des tnai-rons, du stiuciss-m, etc. Puis les gants sont lancés à une troisième personne, de la même manière, et ainsi de suite. Si la réponse se fait attendre, ou si elle est mauvaise, on donne un gngfl *.
corde mesure . — Voy. volume.
eoniage chronique. — Le
cornagc est une maladie Icice rédhibitoire') fréquente surtout chez le cheval. Il est caractérisé par un bruit anormal de la respiration, qui peut
Îirésenter tous les intermédiaires entre e sifflement aigu et le ronflement. Le corna^enijri» est causé par un rétrécissement momentané des voies respiratoires antérieures ; il peut être très souvent
fuéri. Mais quand le rétrécissement est édnitif, le carnage est chronique; il peut cependant être guéri dans un certain nombre de cas.
Le cornage chronique est ordinairement intermittent. On ne l'entend pas quand le cheval est au repos, ou qu'il n'est soumis qu'a un travail très léger; mais le bruit survient dés que le travail est plus pénible, ou que l'allure s'accélère.
cornichons. — Les cornichons se conservent au vinaigre.
Le procédé le plus simple, et qui conserve le mieu.x leur saveur, est la conservation à froid. Prenez de petits cornichons en bon état, brossez-les et mettez-les dans une terrine; saupoudrez de gros sel, faites sauter pendant une minute dans la terrine et abandonnez pendant i'* heures. Au bout de ce temps, faites égoutter, mettez dans du vinaigre froid, avec assaisonnement de passe-pierre, estragon, piment, petits oignons, ail ; bouchez et conservez pendant au moins quinze jours avant de commencer à consommer.
Mais par l'action de la chaleur on obtient des cornichons plus verts, de plus belle couleur. Après avoir opéré comme ci-de.ssus et avoir laissé éiiouttcr, jetez dans du vinaigre bouillant, et laissez infuser pendant 24 heures.
Enlevez alors les cornichons, reportez le vinaigre à l'ébullition sur un feu très vif, jetez de nouveau les cornichons
en continuant à chauffer. L'ébullition cesse ; quand elle est sur le point de re-
Ï)reudre, retirez les cornichons, laissezes égoutter et refroidir, et mettez-les dans les bocaux avec l'assaisonnement ci-dessus. Ajoutez le vinaigre froid et bouchez.
corruption de fonctionnaires. — Tout fonctionnaire public de l'ordre administratif ou judiciaire, tout agent ou préposé d'une administration publique, qui reçoit des dons ou présents pour faire un acte de sa fonction non sujet à salaire, est puni d'une amende supérieure à 200 francs et de la déç/radation civique.
Dans le cas où la corruption a pour objet un fait criminel emportant une peine plus forte que celle de la dégradation civique, cette peine plus forte est appliquée au coupable.
Celui qui a corrompu un fonctionnaire est puni des mêmes peines que ce fonctionnaire. Si la tentative de corruption n'est pas suivie d'elfet. l'auteur de la tentative est puni d'une amende de 100 à -300 francs et d'un emprisonnement de 3 à 6 mois.
Le juge prononçant en matière criminelle, le juré qui se laisse corrompre, sont punis delà réc/(/-5i'o»i , sans préjudice de l'amende. Si, par l'effet de la corruption, il y a eu condamnation à une peine supérieure à celle de la réclusion, cette peine, quelle qu'elle soit, est appliquée au juge ou jure coupable de corruption.
cors aux pieds. — Les cors sont causés par la pression de chaussures mal faites ou trop étroites. Le premier
Cors aux pieds.
remède à leur opposer est donc une chaussure bien faite et qui soit assez large.
En outre, on prendra, au moins une fois par semaine, un bain de pied prolongé, dans de l'eau un peu chaude, et. à la suite de ce bain de pied, on grattera avec l'ongle, ou avec une lime neuve de moyenne grosseur; cette lime ne doit servira aucun autre usage.
Si, faute de soins, on a laissé grossir
COR
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et durcir i;ii f cr ou un œil-de-perdrix, le bain de pied ne suffit pas. I)ans ce cas on met. le soir, un cataplasme un pou mou de farine de graine de lin, qu'on fixe avec un bandage; le malin on gratte avec l'ongle dès que le cataplasme est enlevé. Puis on reste le plus longtemps possible sans prendre de
eoptumes militaires — Les
planflics ci-jointes représentent les costiinies militaires français etquelques costumes étrangers.
cotillon. — Le cotillon termine souvent le bal; c'est une série de divertissements, bien plutôt qu'une danse. On