‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuellesChapitre 104 sur 415 · COSTUMES MILITAIRES ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

COSTUMES MILITAIRES ÉTRANGERS

Russie. Allemagne.

'Infanlerie.j

COT

COT

promenade autour du salon, valsée ou polkde, à la suite du couple conducteur; puis chacun s'assied elles figures se succèdent, au gré du conducteur.

Nous indiquerons seulement quelquesunes de ces figures, qui peuvent varier à l'infini. Nous commençons par celles qui ne demandent aucun accessoire.

L'impair. Quatre dames prennent place, en ligne, au milieu du salon;

c«'aliers.

Le berceau. Tous les couples se lovent. Le conducteur prend les deux mains do sa danseuse et, les élevant le plus possible, l'orme une arcade sous laquelle passe un premier couple. Ce couple, passé, se range à la suite du couple conducteur, en se tenant de la même manière, ce qui fait une double

Accessoires da cotillon.

derrière elles, on range cinq danseurs, également en ligne et leur tournant le dos. Le conducteur frappant dans ses mains, dames et cavaliers se retournent, chaque cavalier s'elforçant de conquérir une dame pour danser un pas de valse avec elle. Le cavalier qui reste seul s'en retourne à sa place.

Les fleurs ou les animaux. Le conducteur va successivement demander à voix basse à quatre cavaliers le nom de la fleur ou de l'animal qu'ils préfèrent. Il va dire ensuite ces noms à une dame, qui choisit un des noms:

puis à. une seconde, qui choisit un des noms restants; et encore à une troisième et une quatrième. Chaque dame danse avec le cavalier dont elle a choisi la fieur ou l'animal.

On peut aussi l'aire dire les noms par

arcade. Et ainsi de même pour tous les couples. Quand le berceau est complet, le conducteur et sa dame passent dans tout le berceau, jpuis le second couple, le troisième, ... la figure se terminant par une promenade. Au signal du conducteur, chacun retourne à sa place.

Le changement de dames. Promonade générale de tous les couples, en cercle fermé, les dames vers le centre ; au signal, chaque cavalier presse le pn< pour prendre le bras de la dame du couple précédent et continuer avec elle la promenade. Et ainsi de suite, jusqu'à ce que chaque chevalier ait retrouvé sa danseuse.

Le coussin. Une dame est assise au milieu du salon ; devant elle est un coussin, sur le coin duquel elle a \)0>>é le pied. Chaque danseur arrive succès-

COT

COT

sivemeDl et tente de poser le genou sur le coussin . la dame le relire avec le pied, jusqu'à ce que le danseur de son choix venant à se présenter, elle lui abandonne le coussin ; elle se lève alors et fait un tour de valse avec le danseur. La bougie. Une dame monte sur une chaise et tient le plus haut possible une bougie allumée. Chaque danseur, à tour de rôle, se présente et s'elforce, en sautant, d'éteindre la bougie; celui qui y

Les rois et les valets. Les quatre rois d'un jeu de cartes sont distribués à quatre danseurs, les quatre valets à quatre autres danseurs . les quatre reines à quatre danseuses. Chaque damo danse avec le roi de sa couleur, tandis que le valet de la même couleur, auquel elle a donné son éventail, suit le couple en l'éventant.

Le compliment. Deux danseurs viennent ensemble se placer devant une

One figure de cotillon : le miroir.

parvient fait un tour de valse avec la dame.

Le miroir. Une danseuse est assise au milieu du salon, ayant en main un petit miroir. L'un après l'autre, les danseurs se présentent derrière elle. Elle efface l'image du danseur avec son mouchoir, jusqu'à ce que le danseur de son choix se présentant, elle lui otfre la main et fait avec lui un tour de valse.

L'éventail. Une dame est assise au milieu du salon ; on lui conduit deux danseurs : à l'un elle donne son éventail, et à l'autre elle présente la main. Elle danse avec le second, tandis que le premier doit suivre le couple en éventant la danseuse.

Le bonnet. Une danseuse est au milieu du salon : tous les danseurs, se tenant par la main, font une ronde autour d'elle. Elle pose le bonnet sur la léte de l'un d'eux, oui quitte le cercle et vient danser avec ta dame, en conservant le bonnet sur la tète, pendant que la ronde continue autour du couple.

coim. PUAT.

dame et lui font un compliment. La dame choisit celui dont le compliment a été le mieux trouvé et danse avec lui.

Les drapeaux. Le conducteur prend une série de petits drapeaux, de torme et de couleurs différentes, allant par couples de deux drapeaux semblables.

Ils sont distribués au hasard aux dames et aux cavaliers. Chaque dame danse avec le cavalier qui lui présente un drapeau semblable au sien.

Les confetti. A chaque danseuse on remet un cornet de confetti, de couleurs aussi variées que possihle. Au signal donné, chaque dame inonde un cavalier de confetti et danse avec lui.

On voit, par ces quelques exemples, que les figures du cotillon peuvent être variées à l'infini ; il n'y faut qu'un peu d'entrain, et les access'oires coûteux ne sont en aucune façon nécessaires. Le cotillon se termine toujours par le salut.

Le salut. La maîtresse de la maison étant à sa place, tous les couples font un tour do valse, puis, s'arrètant, font

cou

COU

une promenade en ordre, qui les conduit successivement devant la maîtresse de la maison, à laquelle ils font un grand salut.

coton. — Voy. ilATIÈRES TEXTILES.

couche (jardinage . — Voy. semis.

coup de chaleur. — Voy. bœcf.

coup de soleil. — Voy. insolation.

coups et blessures. — L'auteur volotituire de coups et blessures ayant entraîné une incapacité de travail personnel de plus de 20 jours est puni d'un emprisonnement de 2 à 5 ans et d'une ameniie de 10 à 2 000 francs ; s'il y a eu mutilation, amputation, cécité, perte d'un œil, ou toute autre infirmité permanente, la peine sera celle de la réclusion; si les coups ont occasionné la mort, sans qu'il }• ait eu intention de la donner, la peine sera celle des travaux forcés à temps. S'il y a eu préméditation. ou guet-apens, la peine sera, dans les trois cas indiqués ci-dessus, la réclusion, les travaux forcés à temps, les ti'avaux forcés à perpétuité.

Quand les coupsporlés volontairement n'ont pas amené d incapacité de travail de 20 jours, la peine s'abaisse : l'emprisonnement est de 6 jours à 2 ans, l'amende de 16 à 200 francs; s'il y a eu préméditation ou guet-apens , l'emprisonnement est de 2 à 3 ans et l'amende de 50 à 500 francs.

La loi est plus sévère si les coups sont portés au père, à la mère, aux autres ascendants.

Si les coups ont été porté 5 par ma/adresse ou défaut de précaution, l'emprisonnement ne peut dépasser 2 mois et l'amende 100 francs.

Pour les coups portés en cas de provocation ou de légitime défense, voyez

CmCONSTANXES AGGRAVANTES ET ATTÉ- NUANTES.

Toutes les peines ci-dessus indiquées sont sans préjudice des dommages-intérêts auxauels l'auteur des coups peut être conaamné.

coupures. — Les premiers soins à donner à une coupure ont été indiqués au mot hémorragie*. Ce sont: lotions prolongées à l'eau fraîche, additionnée de vinaigre, d'alcool ou d'eau de Cologne, puis pansement avec un peu de charpie ou d'amadou , ou une toile ' d'araignée.

L'hémorragie étant complètement terminée, et aucun caillot ne restant dans la coupure, on rapproche avec soin les bords de la plaie et on maintient ces bords en collant, sur la plaie bien sèche, des bandelettes de taffetas gommé, ou de diachylon, ou on applique (jaelques couches de collodion. On ter-

minopar un pansement destiné à mettre la p^tie blessée à l'abri du contact de l'air. Si la coupure a quelque gravité, il faut maintenir pendant quelques jours le membre malade dans une immobilité aussi grande que possible.

Pour les coupures irrégulières, avec déchirement et contusion, voyez plaies.

courbature. — Les courbatures qui surviennent spontanément, sans qu'on puisse leur attribuer une cause certaine, celles qui suivent un refroidissement, nécessitent l'intervention du médecin.

Mais si la courbature est due à un excès de fatigue, à un exercice physique violent dont on n'a pas l'habitude, on la traite simplement par le repos, accompagné d'un bain tiède chaque matin.

cour d'appel. — Tribunal qui statue d'une manière définitive sur un grand nombre de procès que les tribunaux civils et de commerce ne peuvent juger qu'en premier ressort ; la cour d'appel statue aussi en dernier ressort sur les jugements de police correctionnelle. Il y a même certaines causes, telles queles demandes en réhabilitation des faillis, les réclamations qui résultent de l'exécution des jugements, qui viennent directement devant les cours d'appel.

11 y a en France 26 cours d'appel (Agen, Aix, .Amiens, Angers. Bastia, Besançon. Bordeaux, Bourges, Caen, Chambérj-, Dijon, Douai, Grenoble, Limoges , Lyon , Montpellier, Nancy, Nîmes, Orféans, Paris, Pau, Poitiers, Rennes. Riom. Rouen, Toulouse), Chacune d'elles a une, deu.x ou trois chambres, selon son importance ; celle de Paris en a neuf. De plus une chambre supplémentaire, dite cliambre des mises en accuialion, examine les charges rassemblées par les juges d'instruction contre les individus accusés de c/-i»ies, et décide soit l'élargissement du prévenu (ordonnance de non-lieu), soit un supplément d'enquête, soit le renvoi devant la cour d'assises.

En toute matière, les arrêts des cours d'appel sont rendus par cinq juges au moins, président compris. Pour le jugement des causes qui doivent être portées en audiences solennelles, les arrêts sont rendus par neuf juges au moins.

Les traitements des magistrats qui composent une cour d'appel sont les suivants : premier président et procureur général, 18 000 francs; cnaque président de chambre, 10 000 francs; conseiller, 7 000 francs; avocat général, S 000 francs ; substitut du procureur général, 0 000 francs, A la cour d'appel de Paris, les traitements sont notablement plus élevés (UOOO à 25000 francs,;.

cou

- 219 - COU

cour d'assises. — La cour d'assises c^innc juriiliclion chargée déjuger l£s crimes (voy. pénalité}. Ses jugemenls sont sans appel et ne peuvent ôtre portes que devant \aCour de cassation . si cette cour juge ^u'il y a eu vice de forme, elle casse le jugement et renvoie l'accusé devant une autre cour d'assises.

Constitution de la cour d'assises. La cour d'assises n'est pas un tribunal permanent (sauf à Parisj ; elle ne tient ses sessions ^uc quatre fois par an. au chef-lieu judiciaire de chaque département. Elle se compose de deux éléments distincts : \cs.juiji's et \es jurés.

Les juges sont au nombre de trois, qui sont trois conseillers de cour d'appel, ou un conseiller ("président) et deux ju»es du tribunal de première instance.

Les jurés sont au nombre de douze, constituant le jury. Les jurés sont, pour chaque session d'assises, tirés au sort sur une liste précédemment établie. Cette liste est dressée chaque année par une commission spéciale; elle contient

3 000 noms pour le département de la Seine, et do 100 à 600 noms pour les autres départements. N'y peuvent être inscrits que les citoyens domiciliés dans le département, jouissant de tous leurs droits civils et politiques, âgés de -30 ans au moins, sachant lire et écrire en français. La loi, du reste, exclut des listes un grand nombre de catégories de personnes, prises surtout parmi les dépositaires d une partie de l'autorité puDlique, et, en outre, .les ministres d'un culte reconnu par l'État, les instituteurs, les militaires, les domestiques. . .

Outre la liste départementale , on dresse une liste de jurés suppléants pris parmi les jurés du chef-lieu judiciaire, comprenant 300 noms à Paris et oO pour chaque département.

Le choix des jurés appelés à siéger dans chaque session se fait par tirage au sort.

Dix jours au moins avant l'ouverture des assises, le premier président de la cour d'appel ou le président du tribunal du chef-lieu d'assises, dans les villes où il n'y a pas de cour d'appel, tire au sort, en audience publique, sur la liste annuelle, les noms des 36 jurés qui forment la liste de la session. Il tire en outre

4 jurés suppléants sur la liste spéciale. Les jurés désignés par le sort sont prévenus par le préfet au moins 8 jours à l'avance; ils sont tenus de se rendre à leur poste au iour et à l'heure indiqués, sous peine d une amende de 200 à oOO francs , amende qui est portée à 1 000 francs et à I 500 francs quand il y a une première et une seconde récidive. Tout juré qui a une excuse doit en justifier devant la cour, qui prononce sur sa va-

lidité ; c'est ainsi que les septuagénaires, les ouvriers qui ont besoin pour vivre de leur travail manuel et journalier, les malades, peuvent être dispensés légitimement.

Chaque accusé qui doit être jugé à la session reçoit communication de la liste des jurés la veille de l'audience, pour qu'il puisse préparer ses récusations * avec l'aide de l'avocat qu'il a choisi, ou qui lui a été donné d'office.

Pour chaque art'aire. l'appel des jurés est fait en présence de l'accusé et du procureur général qui peuvent, chacun, récuser 11 jurés à leur choix, sans avoir à donner aucun motif de cette récusation. Quand 12 noms sont sortis sans récusation, le jury est constitué; le premier sorti est président. Chaque juré doit alors prêter individuellement serment d'examiner avec attention la cause qui lui est soumise, et de prendre sa décision suivant sa conscience et son intime conviction. C'est après ces formalités que les débats commencent.

Procëdore de la conr d'assises. Toute affaire criminelle est d'abord étudiée par le juf/e d'instruction, qui fait une enquête à la suite de laquelle le juge envoie ceux qu'il croit coupables devant la clianihre des mises en accusation i vov. COUR d'appelj. Cette chambre rend une ordonnance de non-lieu et fait mettre le ou les prévenus en liberté, si elle ne trouve pas les charges suffisantes; dans le cas contraire, elle les renvoie devant la cour d'assises pour y être jugés à la session prochaine.

A cette session, après la constitution du jury et la prestation de serment des jurés, "le greffier lit l'acte d'accusation, l'accusé est interrogé, puis les témoins. Si une personne lésée se porte partie civile, l'avocat de cette personne se fait entendre ; puis le ministère public fait son réquisitoire, et l'avocat de l'accusé présente sa défense.

Les débats terminés, le président remet au chef du jury les questions auxquelles les jurés auront à répondre par oui et par non. Les jurés se retirent dans la salle des délibérations, dont ils ne peuvent sortir avant d'avoir répondu à toutes les questions; sur chaque question posée il y a un vote au scrutin secret. Quand toutes les réponses sont faites, le jury rentre dans la salle d'audience et le chef du jurv fait connaître la décision relative à chaque question.

Ce n'est pas le jury qui condamne ou qui absout le prévenu; il n'est appelé qu'à décider si l'accusé est. oui ou non. coupable du crime qu'on lui impute. 11 décide en outre s'il y a ou s'il n'y a pas de circonstances atténuantes.

Ce senties trois juges qui, ensuite

cou

COU

délibèrent sur Tapplication de la loi, et condaïuneul ou acquittent l'accusé (voy.

Page 1