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Partie de dames engagée

non gardé par derrière, le joueur, sans attendre le coup suivant, prend ce second pion comme il a pris le premier, et de même un troisième, un quatrième, si l'occasion s'en présente. Pour prendre, on peut aller à volonté en avant ou en arrière.

Le jeu consiste, pour chaque joueur, à garder ses pions autant que possible, et à prendre ceux de l'adversaire. Le gagnant est celui qui prend tous les pions de son adversaire, ou qui arrive à si bien entourer ceux qui restent, qu'ils soient dans l'irapossiDilité de se mouvoir.

Quand, par suite de la marche en avfnt, un pion arrive à se caser sur la ligne de base de l'adversaire, il devient une (lame; on le double en le recouvrant d'un pion de même couleur pris parmi ceux qui sont hors du jeu. La dame est redoutable: au lieu de ne pouvoir faire qu'un pas à la fois, elle peut franchir toutes les diagonales sur lesquelles elle se trouve, pourvu que ces diagonales soient vides ou qu'elles contiennent des pions de l'adversaire en prise. Elle peut en outre avancer ou reculer à son gré, même quand elle ne prend pas.

Les dames peuvent être prises par l'adversaire comme les pions.

Ces règles principales comprises, voici comment se conduit le jeu. Les pions étant en place, celui que le sort a désigné pour jouer le premier avance un de ses pions; l'adversaire avance un des siens, et ainsi de suite alternativement. L'habileté consiste à faire avancer autant que possible ses pions en masse, de façon à ne pas laisser entre eux de j vides qui les exposeraient à être pris. Le bon joueur profite de toutes les fautes de son adversaire; il sait à l'occasion préparer de loin un' grand coup, exposer ou faire prendre 1 ou 2 pions pour en prendre ensuite d'un seul coup plusieurs à son adversaire, et aller à dame. Ces calculs du jeu ne peuvent s'acquérir que par une lonque pratique et Beaucoup de réflexion. -

Outre les règles précédentes, qui sont fondamentales, il tant obéir à celles qui suivent.

i. Pourfaire une dame il ne suffit pas de conduire un pion sur la base de son adversaire, il faut encore que ce pion s'arrête sur cette base. Un pion qui arrive sur la base en prenant, mais qui ! a encore à côté de lui un pion en prise est obligé de continuer sa route sans s'arrêter : il ne fait pas dame.

2. Le joueur dont le tour de jouer est ' venu est forcé de jouer le pion qu'il ! touche le premier; mais il peut, s'il l'a j poussé d'abord d'un côté, revenir surj sa décision et le pousser de l'autre, j pourvu qu'il n'ait pas cessé d'avoir lei doigt dessus.

3. Si un joueur fait un coup contre] les règles, par exemple s'il va en ar-i rière. ou si, se trompant de couleur, il] avance un pion de son adversaire, ouj si. après avoir pris, il enlève son propre ! pion au lieu de celui de son adversaire, ' ou s'il oublie d'enlever du jeu le pion i qu'il vient de prendre, ou enfin s'il com- f met toute autre faute, l'adversaire peut, . selon son intérêt, soit faire rectifier la , faute, soit la laisser subsister comme si ■ le coup avait été bon.

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