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DÉPUTÉS

flérouillage. — Voy. rouille.

dés. — En termes de jeu, les dés sont de petits cubes en os sur chacune des faces desquels sont marqués en noir des points dont le nombre va de 1

Dés et co'raet.

à 6. Quand on jette un dé sur la table et que la face marquée de 4 points est tournée vers le haut, on dit qu'on a tiré i. On se sert des dés dans plusieursjeux de hasard (comme le jeu ae toie't ou de combinaisons comme Xc jacquet*). Mais un fort grand nombre de jeux de pur hasard sont des jeux dans lesquels les dés interviennent seuls; ces jeux sont à proprement parler ceux qu'on nomme jeux de dés.

DÉS

DES

Nous ne (Innnons guère dans ce livre les règles des jeux de pur hasard, qui ne sont pas divertissants et ne prennent d'intérêt que par le désir de gagner ou la crainte de perdre. Voi?i cependant deu.x exemples de jeux de des.

i. La partie simple. Elle se fait entre deux ou plusieurs joueurs, avec deux dés contenus dans un cornet de cuir.

Chaque joueur dépose la mise convenue.

Puis, à tour de rôle, ils tirent les dés: le phis fort point prend les enjeux. Si deux joueurs ont le plus fort point, ils partagent l'enjeu.

2. Jeu de la rafl<\ On a une rafle, aux dés, quand il vient le même numéro sur les deux dés. Au jeu de la rafle, les joueurs, qui sont en nombre quelconque, commencent parmettre l'enjeu dans une corbeille. Puis chacun, à tour de rôle, tire les deux dés, en commençant par celui qui a été désigné par le sort. Tout joueur qui amène une rafle prend sur le fond des mises une somme convenue.

Tout joueur qui n'amène pas de rafle paye une amende également convenue, mais moins forte que la somme fixée par le gain d'une rafle. La partie est terminée quand le fond des mises est épuisé.

désertion. — Tout ot'ficier, sousofficier ou soldat qui s'absente de sfui corps sans autorisation est considéré comme déserteur au bout d'un nombre de jours qui varie de G à 30, selon les circonstances ; il est alors condamné à une peine variant de 6 mois à 1 an d'emprisonnement ou de travaux publics. En temps de guerre la peine est portée de 2 à 5 ans.

Si le militaire franchit sans autorisation les limites du territoire franijais. ou si, étant hors do France, il abandonne son corps, il esl. après 3 jours en temps de paix et 1 jour en temps de guerre, considéré conime ayant déserté à l'étranger. La peine alors peut aller à 10 ans de travau.x publics pour les sous-officiers, caporaux ou soldats, et à la détention pour les officiers.

La désertion à l'ennemi est punie de mort, avec dégradation militaire.

Tout militaire qui provoque ou favorise la désertion est puni de la peine encourue par le déserteur. L'individu non-militaire qui provoque ou favorise la désertion est puni d'un emprisonnement de 2 mois à 5 ans.

désinfection. — Quand un malade a eu une maladie contagieuse, il est nécessaire de désinfecter sa chambre et ses objets de literie. On opère de la manière suivante.

Calfeutrer la cheminée et les fenêtres en y collant du papier; placer sur un lit de sable une quantité de soufre proportionnelle à la capacité de la pièce

> »• grammes par mètre cube; : verser sur ce soufre une petite quantité d'alcool que l'on enflammera avant de sortir de la chambre. Fermer la porte dès 1 allumage, et la calfeutrer hermétiquement au dehors. Le lendemain, ouvrir les portes et les fenêtres pendant plusieurs heures avant de réoccuper la chambre.

Les matelas seront ouverts et laissés dans la chambre pendant la fumigation.

A Paris et dans le département de la Seine, les commissaires de police ou les maires font faire la désinfection gratuitement, sur la demande des familles, par des employés spéciaux. Les objets de literie sont désinfectés gratuitement, dans des étuves chaudes à vapeur d'eau. Voy. aussi mal.^dies cont.^gieuses.

tlessert. — Voy. menu.

dessin. — Le dessin est enseigné dans les écoles primaires supérieures, dans les écoles manuelles d'apprentissage,dans les écoles normales primaires, dans tous les établissements d enseignement secondaire et dans un grand nombre d'écoles spéciales. Les professeurs qui enseignent le dessin dans ces diverses écoles doivent être munis de divers diplômes.

Certificat d'aptitude à l'enseignement du dessin d'imitation et du dessin géométrique dans les écoles normales et écoles primaires supérieures. Les candidats (hommes ou femmesi doivent avoir au moins 18 ans. L'examen se passe pour les premières épreuves au chef-lieu de l'académie, et à Paris pour les épreuves finales. Il se compo.se du relevé géométral et de la mise en perspective d'un objet simple, d'une rédaction d'un genre simple, du dessin à vue d'un ornement en relief, du dessin d'une tête d'après l'antique (plâtre), d'un examen oral sur les principes du dessin géométrique, sur 1 histoire de l'art, l'anatomic. la structure et les proportions de l'homme, et enfin d'épreuves pédagogiques telles que correction d'un dessin, leçon sur un sujet emprunté au programme de dessin géométrique dans les écoles normales.

Les personnes munies de ce diplôme peuvent espérer avoir, dans les écoles normales ou les écoles primaires supérieures, des situations de 1000 ù IGoO fr. par an. qui ne prennent qu'une faible partie de leur temps, et leur laissent neaucoup de loisir pour donner des leçons particulières.

Certificat d'aptitude à l'enseignement du dessin dans les lycées et collèges; premier degré. Le concours a lieu à Paris ; les épreuves sont du même genre, mais plus difficiles. Le certificat conduit à une nomination de professeur titulaire

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