MOUTON
Dieppe Seine-Inférieure;. — Ville de 23 000 habitants, très fréquentée par les étrangers pendant la saison de bains de mer. La plage, qui est dans la viUe même, est bordée de fort belles constructions. Le splendide casino, avec toutes les distractions qu'il procure, la pro.ximité de Paris, font que Dieppe attire chaque année une société riche et fort élégante.
La ville par elle-même ne présente pas un grand intérêt, mais les promenades dans les environs sont nombreuses cl intéressantes. Le climat est assez variable, comme celui de toute la Normandie.
Un grand nombre d'hôtels logent les étrangers ; les prix en sont généralement élevés, surtout en juillet et en août. L'installation dans une des nombreuses maisons meublées de la ville est ordinairement plus économique.
Dieppe est desservie par le chemin de fer. Voyez bains de mer.
diffamation. — La diffamation est définie par la loi : toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à 1 honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé. La dilTamation envers les cours, trinunaux. armées de terre ou de mer, corps constitués, administrations publiques, commise par discours piiblics, livres ou journaux imprimés, gravures, images..., est punie d'un emprisonnement de 8 jours à 1 an et d'une amende de 100 à 3 000 francs. La même peine est appliquée à ceux qui ont diffamé un ministre, un député, un sénateur, un dépositaire de 1 autorité publique, un ministre d'un cuite salarié par l'Etat, un juré, un témoin.... si la ditfamation a été commise à raison des fonctions.
La dilTamation envers les particuliers est passible d'une amende de 25 à 200 Irancs, et d'un emprisonnement de 5 jours à 0 mois.
Dînard {Ille-et-Vilaine). — Ville de 4000 habitants, dans une splendide situation, à l'embouchure de la Rance.
Plage petite, mais fort belle, bien abritée, promenades charmantes dans les environs.
Aucune station de bains de mer n'a peut-être une situation plus merveilleuse, tant au point de vue de la mer que de celui des promenades sur terre ; en outre le climat }• est fort agréable ; la pêche y est l'acile.
Malheureusement il est impossible de se loger dans le voisinage immédiat de la mer. Nombreux hôtels, villas,
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ïénéra-
maisons meublées, à des prix lement assez élevés.
Dinard est desservie par le chemin de fer. Voj-. bains de MiiR.
dinde. — La chair de la dinde est analogue à celle du poulet, mais plus ferme, et de digestion un peu moins facile. La femelle (dinde) doit être pré-
•elon les grosseurs, de une heure et Bemie à deux heures et demie.
On garnit souvent la dinde, avant de la faire rôtir, avec une farce obtenue en hachant et mêlant des restes de viande, du porc frais, du lard, le foie de la dinde, du persil, de la ciboule, et en ajoutant du sel, du poivre et deux oeufs. Cette farce est introduite dans la dinde.
Dinard. — i
férée au mâle (dindon); dans tous les cas la volaille doit être jeune (sixà huit mois), ce qu'on reconnaît à la chair et à une graisse blanche, à la peau fine et à des paltes bien noires. Les pattes rougeâtres indiquent une volaille déjà un peu âgée.
Dinde rôtie. On prend une jeune dinde, tuée depuis plusieurs jours ^surtout en
Comment on découpe une dinde rôtie.
hiver); nn enlève le cou. les pattes, les ailerons: on la barde de lard, on la sale en dedans et on la met à la broche (voy. POULET ROTI] ; la cuisson demande,
en mdme temps que des marrons rôtis, si on le juge non.
Dinde en daube. Se prépare comme le poulet en daulie. avec une vieille dinde.
Abatis de dinde. L'abatis se compose de la tête, du cou. les ailerons, les pattes, le gésier, le foie et le cœur. On met ces morceaux dans la casserole avec un peu de beurre, et des carottes coupées en gros morceaux; quand le tout a pris couleur, on enlève les carottes et on ajoute peu à peu de la farine ; cjuand la farine a pris couleur, on ajoute de l'eau de façon que les morceaux soient recouverts, sel, poivre, ail. oignon, persil. On couvre et on laisse cuire à petit feu pendant trois ou quatre heures, selon l'âge de la volaille. On ajoute de nouveau les carottes deux heures avant la fin de la cuisson, si elles sont dures, une heure, si elles sont tendres.
dindon — Le dindon est un de nos oiseaux de basse-cour les plus impôt'
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lants : il nous fournil en abondance une rhair exquise. Il existe encore à l'état sauvage dans un grand nombre do
Dindon (longueur, 1 mètre).
forêts. Voici quelques conseils relativement à l'élevage des dindons domestiques.
Choix d'une race. Il y a trois races principales de dindons domestiques :
celle des dindons noirs, celle des dindons blancs et celle des dindons gris.
La première est de beaucoup la plus rustique: elle doit être préférée.
Habitation. Le dindon aime à être libre; il ne se plait pas dans le poulailler, ni même dans la basse-cour.
Perchoir à dindons, pour passer la nuit
Pendant la nuit il se perche sous les arbres ou sur une vieille roue tixce A l'extrémité d'un pieu, à trois mètres ou-dessus du sol : il vaut mieux établir un hangar ouvert, mais couvert, avec des perchoirs convenables pour que les oiseaux soient à l'abri du renard et de la fouine.
Mœurs. Les dindons qu'on maintient en petit nombre dans la basse-cour se
coiw, :aAT.
montrent querelleurs, et sèment le désaccord partout, quand ils no tuent pas les poussins. Si on les laisse aller li'brenieiit dans les champs, ils y font des ravages considérables. Aussi' vautil mieux avoir un troupeau relativement nombreux, qu'on mène paitro dans les champs, comme on le fait d'un troupeau de moutons. Il faut, dans ce troupeau, un mâle pour sept à huit femelles. Les mâles doivent être jeunes: trois ans au plus.
Nourriture. Les dindons qu'on mène aux champs v trouvent une nourriture abondante : limaces, insectes, herbes, graines, tout leur est bon ; dans les bois ils font une grande consommation de glands, de faînes, de châtaignes, en même temps que d'insectes.
Engraissement. Le jeune dindon s'engraisse parfaitement bien à partir de l'âge de cinq à six mois. Pour l'avoir bien en chair, il suffit de le conduire sur les chaumes après la moisson ; il y trouve en abondance du grain et des insectes.
On arrive plus rapidement au résultat en lui donnant, en outre, un ou deux repas supplémentaires d'orge, d'avoine ou de maïs, avec de l'eau fraîche pour boire. Pour l'avoir en fine graisse, il faut le gorger avec des pâtons de farine d'orge, ou de maïs et de lait. Nous ne pouvons insister sur les détails de l'engraissement intensif: un dindon de dix mois, bien engraissé, a un poids qui peut dépasser 10 kilogrammes.
Ponte et œufs. Les œufs de dindons sont gros, mais peu estimés ; cependant on consomme ceux qui ne sont pas employés pour l'incubation. D'ailleurs la ponte est peu abondante ; elle ne dépasse pas 33 à 40 œufs au plus, en deux saisons ; l'une au printemps, l'autre en juillet ou août. A partir de cinq ans le nombre des œufs diminue beaucoup: on ne doit pas conserver de dindes ni de dindons ayant plus de quatre ans.
Les dindes ont une grande tendance à aller déposer leurs œufs dans les haies, les lossés, les taillis, où il est difficile de les trouver; aussi doit-on s'etl'orcer de les attirer dans de petites étables, en leur y donnant de la nourriture, à l'époque où arrive la ponte.
Dans chaque nid on laissera un œuf, portant une marque; un œuf artificiel lerait fuir les dmdes au lieu de les attirer.
Si les dindes pondent dehors, on recherchera activement les œufs ])our les réunir et empêcher qu'ils no subissent un commencement d incubation.
Convée. Les dindes sont les meilleures couveuses qu'il y ait ; elles sout toujours disposées. On peut leur donner
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à volonté des œufs de poule, de pintade, de canard ou de dinde.
Dès qu'on a réunit 20 à 25 œufs de dinde, aussi frais que possible, on les confie à une couveuse, comme cela se fait pour une poule (voy. poules et pou- LAILLER). Il ne faut jamais laisser pénétrer le mâle dans l'endroit où sont les nids ; il troublerait les couveuses. L'incubation dure de 2s à 30 jours, pendant lesquels il faut forcer l'oiseau à manger tous les matins, comme on le fait pour les poules. Voy. aussi incubation ARTIFICIELLK.
Soins à donner aux dindonneauz. Les dindonneaux sont extrêmement délicats et exigent des soins beaucoup plus attentifs que les poussins. C'est donc ■-ur ce point que nous insisterons surtout.
Il faut tout d'abord les garantir du froid avec un soin extrême. Pendant huit jours on les maintiendra dans une chambre chaude de la à IS degrés, ou dans une étable, sur une litière très sèche qui les empêche de toucher les pavés avec leurs pieds. Quelquefois, engourdis, ils refusent de manger seuls ; on doit les embecqueter. On ne les laisse sortir qu'à l'âge de huit jours, et encore si le temps est doux et sec; on les habitue peu à peu à l'air, en les plaçant sous une mue, à l'abri des rayons du soleil.
Il ne faut pas veiller avec moins d'attention à leur nourriture. Dans les premiers jours : œufs hachés menu et mêlés avec de la mie de pain rassis bien émiettée; à cinq jours, on ajoute à la pâtée des feuilles d'ortie blanche hachée. A dix jours, on alterne cette pâtée avec une autre faite de son. de tarine d'orge , mouillée avec du lait écrémé ; on donne aussi de l'oro'e bouillie. Du reste, on doit donner celte nourriture en abondance. Parles temps humides, et surtout quand les dindonneaux ont été surpris par la pluie.— ce qu'on évitera autant que possible. — il faut donner de la mie de pain tremi)ée dans du vin, et les faire sécher près du feu. A trois semaines, on peut les conduire aux champs quand il fait beau, mais en évitant la pluie, la rosée du matin et du soir, le soleil trop ardent du milieu du jour.
A l'âge de deux mois, les dindonneaux arrivent à la période la plus critique de leur existence ; ils prennent le rouge, ce qui signifie que les caroncules de leur tète et de leur cou se colorent.
Alors il importe de redoubler de soins, si l'on ne veut pas avoir une mortalité considérable . A cette époque, autant que dans les premiers jours, on évitera le froid et l'humidité. On donnera, avant l'apparition de la crise et pendant assez
longtemps, une pâtée de farine de sar-
I ïasin. dans laquelle on mettra de la
poudre de gentiane. Cette pâtée est
donnée le matin à jeun; puis, dans la
i'ournée, on donne des oignons crus lachés , de l'ail , de l'échalote , des baies de genièvre et des graines de soleil. Aux dindonneaux qui semblent malades on fait prendre du pain trempé dans du vin.
A la pâtée des dindonneaux on peu!
aussi ajouter, pendant 15 jours avani la crise et 13 jours après, une poudre constituée par
Parties.
Cannelle de Chine en poudre fine 15
Gingembre en poudre fine 50
Gentiane 5
Anis 5
Carbonate de fer 15
Une cuillerée à café, mélangée, chaque matin et chaque soir, à la pâtée do 20 dindonneaux.
La crise du rouge une fois passée, les dindonneaux sont très robustes ; ils ne craignent plus ni la pluie, ni le froid, ni l'humidité ; mais ils redoutent encore pendant quelque temps le trop grand soleil. Si on les conduit dans de bons pâturages, il n'est plus nécessaire de leur donner à manger à la basse-cour.
Quand viendra l'hiver, on leur donnera, comme aux vieux , des glands , des faînes, des châtaignes sauvages, de menus grains , des pommes de terre cuites et écrasées, des betteraves crues finement coupées, etc.
Maladies. La plupart des maladies que nous avons signalées pour les poules* peuvent atteindre les dindons.
Les dindonneaux sont fort sujets au refroidissement , surtout s'ils ont été mouillés. On doit alors les essuyer, les placer devant un feu clair, en lesplaçant sous la mue ; puis on leur fait avaler un peu de vin. On dit que les dindonneaux ont de l'échauffernent quand ils sont languissants, que les plumes sont hérissées. Dans cette maladie , les plumes qui garnissent le dessous du croupion sont souvent remplies de sang. On les arrache, et l'oiseau revient à la santé.
Parfois les dindons sont sujets à des pustules qui poussent dans le bec, dans le gosier, sur la tête, au cou, aux cuisses. La maladie est fort grave ; il est bon da tuer de suite l'oiseau.
Enfin une mauvaise alimentation donne aux dindons des indigestions ou de la diarrhée. On évitera, en conséquence, de leur donner de la vesce. do la jarousse, de la laitue, à moins qu'elle ne soit mélangée de son. On ne les conduira pas trop fréquemment dans les endroits où ils trouveraient en abon-