‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuellesChapitre 136 sur 415 · SUCCESSION · texte numérisé non relu

SUCCESSION

droits politiques. — Les droits ; politiques sont ceux qui permettent de participer A l'exercice de la puissance jDublique: tels sont le droit de voter, d'être élu, d'être juré, de servir de témoin dans les actes notariés, d'être nommé à toutes les fonctions publiques, I civiles ou militaires. L'exercice des droits politiques est inséparable de la qualité de citoyen français (voy. citoyen et FRANç.\is). Toute condamnation qui prive des droits civils, prive en même temps des droits politiques (voy. dégradation civique) ; mais certaines condamnations peuvent enlever les droits politiques sans enlever les droits civils.

ducat (monnaie). —Voy. monnaies. ]

duel. — Les tribunaux appliquent, à l'égard du duel, les dispositions de la loi qui punissent \e% coups et blessures volontaires et {'homicide. Si le duel n'a occasionné aucune incapacité de travail, la peine peut être de 16 à 200 francs d'amende, et de 6 jours à 2 ans de prison. Mais s'il y a eu blessure avant entraîné une incapacité de travafl de plus de vingt jours, s'il y a eu mort, la peine peut, selon la gravité des cas.

aller jusqu'aux travaux forcés à perpétuité.

Les circonstances atténuantes, qui sont toujours admises quand le duel a été loyal, permettent a abaisser beaucoup Ta peine.

Les témoins sont poursuivis comme complices.

Le duel entre militaires (otïiciers, sous-officiers, soldats) est autorisé et réglementé.

Dunkerque {Nord). — Ville de 381.100 habitants, fréquentée par les étrangers à la saison des bains de mer. La plage dite de Rosendaël est assez éloignée de la ville, à laquelle elle est reliée par un tramwaj'. Sur cette plage sont installés un casino, des hôtels, des villas, des maisons meuidées assez nombreuses. On peut aussi s'installer dans l'un des nombreux hôtels de la ville.

Le climat est fort variable , assez froid: aussi la saison des bains nest-elle agréable qu'en juillet et août. On se rend à Dunkerque en chemin de fer. Voy.

BAINS DE MER

eau de Portugral. — Voy. parfums.

eau de Seltz.— Seltz est un village du duché de Nassau (Allemagne); 1 eau gazeuse qui sort du sol dans cette localité est l'objet d'un grand commerce d'exportation. Mais en France on emploie presque exclusivement Veau de Seltz artificielle , simple dissolution de gaz acide carbonique dans l'eau. Dans toutes les villes, on trouve à acheter cette eau pour un prix très minime, dans des bouteilles à soupape, nommées siphons, qui permettent de la consommer sans que le gaz s'en perde.

Dans les campagnes on peut préparer soi-même l'eau de Seltz. Divers appareils ont été imaginés. On doit repousser tous ceux qui forcent à boire non seulement la dissolution de gaz acide car-

bonique, mais en outre la dissolution des substances qui ont servi à sa préparation, substances qui donnent à l'eau un goût désagréable et produisent une action fâcheuse sur la digestion.

Le type des appareils domestiques est l'appareil Briet (fig.). On }• prépare le gaz par la réaction de Vacide lartrique (18 gr.) et du bicarbonate de soude (21 gr.). Il ne faudrait pas forcer les doses, dans l'espérance d'avoir une eau de Seltz de meilleure qualité. On s'exposerait à une pression intérieure très forte, capable de déterminer l'explosion de l'appareil, avec projection dangereuse des fragments de verre provenant de la rupture.

11 faut préparer l'eau de Seltz deux heures au moms avant de l'employer, et remuer l'appareil de temps en temps, pour faciliter la dissolution du gaz. La

EAU

EAU

fraîcheur de la cave faciliterait aussi la ] (hé noir dans un demi-litre d'eau; faites dissolution, tout en rendant l'eau d'une | bouillir une pincée de copeaux de bois

consommation plus agréable.

Si on met dans l'appareil de l'eau aromatisée avec un sirop, ou de l'eau sucrée additionnée d'essence de citron,

de chêne dans un demi-litre d'eau; faites caraméliser dans une casserole 100

f ranimes de sucre, et faites dissoudre ans un litre d'eau. Et mélangez ces

Appareil Briet, pour la préparation de l'ean de Seitz. — L'appareil étant démonté, on mot les deux poudres dans le petit réservoir (1) ; on le ferme avec le tube figuré en (2), et on visse le loul sur le grand réservoir (3j préalablement rempli d'eau. On retourne alors l'appareil (4).

d'acide citrique..., on obtient des limonades gazeuses.

eau de- vie. — L'cau-de-vie devrait être constituée uniquement par de l'alcool de vin marquant à peu près cinquante degrés à l'alcoomètre et ayant vieilli dans des tonneaux et plus tard en bouteilles. Le plus souvent, aujourd'hui, l'eau-de-vie est un affreux mélange d'un grand nombre de substances avec des alcools autres que celui du vin. Ces mélanges ont pour but de développer artificiellement dans ce liquide la saveur, la couleur et le bouquet qui pourront le rapprocher le plus possible de l'eau-devie vraie.

L'art est poussé fort loin dans ces falsifications et on trouve dans le commerce, sous les noms de finn c/iampaf/m-. de cognac, à'armngtiac. des mélanges d'un goût fort agréable, dans lesquels n'entre pas un centimètre cube d'eaude-vie de vin. hes fines champagues, cognacs et annagnacs authentiques deviennent de plus en plus rares.

Si donc on ne veut pas mettre un prix élevé h l'achat de l'eau-de-vie. mieux vaudra la fabriquer soi-même. On aura, à meilleur compte, un produit moins dangereux à la santé, et qui ne sera pas sensiblement plus mauvais au goût.

Faites infuser un gramme et demi de

trois liquides avec 3 litres d'alcool ordinaire, bien rectifié, que vous aurez préalablement additionnés de G gouttes d'alcali volatil, et de 5 petits verres à liqueurs de rhum.

Vous aurez ainsi de 1 eau-de-vie marquant à peu près 50 degrés; si vous la trouvez trop forte, vous ajouterez une quantité d'eau convenable.

eaux I législation). — Les eaux naturelles ont été l'objet d'une législation très étendue, sur laquelle nous ne pouvons donner que quelques indications rapides.

Eaux pluviales. Les eaux pluviales deviennent la propriété du premier occupant, à moins qu'il n'j- ait servitude contraire, acquise par convention ou par prescription. Si le propriétaire des eaux pluviales tombées sur sa propriété ne les absorbe pas, il n'a pas le droit d'intercepter par des travaux faits de main d'homme le cours naturel de ces eaux ; il ne peut non plus les faire déverser sur des terrains inférieurs qui ne les recevraient pas naturellement. Les eaux pluviales qui tombent sur un chemin public appartiennent au premier occupant. Le propriétaire d'un fonds supérieur a le droit de détourner sur son fonds les eaux pluviales d'un chemin

EAU

EAU

dont il est riverain, lors même que le propri(5taire inférieur les aurait dëjà employées à son usage.

Sources. C'-lui qui a dans son fonds une source sur laquelle les proi)riétaires des fonils intérieurs n'ont acquis aucun droit par titre ou ])ar prescriiition, peut en user comme bon lui semble. Si cependant les eaux de cette source sont nécessaires au.K halutanls d'une commune, d'un village ou d'un hameau, il ne lui est pas permis d'en changer le cours ; mais il a le droit de se faire payer une indemnité réglée par experts, à moins que les habitants n'en aient ac-

3uis ou prescrit l'usage. Le propriétaire 'une source ne peut altérer ou corrompre les eaux de cette source.

Ruisseaux. Les ruisseaux sont la propriété des riverains.

Rivières non navigables ni flottables.

Les rivuT^-s non navigablesni flotlables n'appartiennent ni à l'État, ni aux particuliers. Celui dont la propriété borde un de ces cours d'eau peut s'en servir à son usage pour l'irrigation de ses terres, en respectant toutefois les droits du riverain opposé. Celui dont le cours d'eau traverse l'héritage peut en user, à la charge de rendre la rivière à son cours ordinaire à la sortie du fonds.

Rivières navigables ou flottables. Les

rivi^-rcs narij/tihles sont celles qui peuvent porter des bateaux ; les rivières flottablf-s sont celles qui ne peuvent porter que des flottes ou trains de bois.

C'est l'administration qui détermine les rivières ou parties des rivières qui sont navigables et flottables. Ces rivières dépendent du domaine public; aucune construction, aucuns Ira vaux ne peuvent être faits, dans le courant ou sur les rives, sans une autorisation de l'administration.

Les riverains d'une rivière navigable ou floltalde sont soumis à la servitude du /la/iii/e. Ils doivent laisser, d'un côté de la rivière, un chemin <le /lalaf/e pour le passage des hommes ou des animaux employés ;iu tirage des bateaux et trains de bois. Ce chemin ne doit être planté ni d'arbres ni de haies ; il ne peut servir qu'au lialage.

Canaux. Les canaux sont des cours d'eau artificiels, construits de main d'homme. Les canaux publics de narigation sont assimilés aux grandes routes pourcc qui concerne leurc'lablissenient, leurentrelien et leur police. Les canaux d'irrigation appartiennent à l'Ktat ou aux particuliers qui les ont fait creuser. Ceux qui app.Trtienncnt à l'Ktat sont entretenus aux frais des propriétaires dans l'intérêt desquels ils ont été construits. Les canaux de dessèchement sont

soumis à la police administrative, ainsi que les canaux d'irrigation, alors même qu'ils sont la propriété des particuliers. Les canaux de dérivnlion à l'usage des usines sont d'ordinaire la propriété do l'usine pour l'usage de laquelle ils ont été établis.

Étangs. Les étangs appartiennent aux i propriétaires des fonds dans lesquels ils se trouvent. L'administration aie droit de déterminer la hauteur des chaussées qui retiennent l'eau d'un étang, afin de prévenir les inondations ; elle peut aussi prescrire le dessèchement des étangs, s'il est prouvé qu'ils occasionnent, parleurs émanations, des maladies épidémiques, ou qu'ils sont sujets à inonder les propriétés inférieures.

Eaux-JBoiiiies (liasses-Pyrénées).

— Village qui vit à peu près exclusivement par ses eaux minérales, très fréquentées. Ces eaux sont sulfurées sodiques, les unes thermales (22 à 32»), les autres froides (12"). Elles sont employées principalement en Itoisson, mais aussi en bains et douches dans les maladies des voies respiratoires, et en particulier dans la phtisie.

Deux établissements thermaux; belles

Ï)romenadcs. très belles excursions dans es environs; climat doux, agréable, sans grandes variations dans la température ; distractions mondaines ; des hôtels, des chalets, des maisons meublées; prix généralement assez élevés.

On se rend aux Eaux-Bonnes par Pau (chemin de fer;; de là par voiture publique (44 kilomètres). Yoy. e.\lx.

MINÉRALES

Eau\.-Cbmides( fiasses-Pyrénées).

— Village possédant des eaux minérales sulfurées sodiqucs, qui sont les unes thermales (2t à .30''), les autres froides (11°); employées en boisson, bains et douches, principalement contre le catarrhe, le rhumatisme et les maladies de la peau.

Grand établissement -thermal , plusieurs hôtels, maisons meublées, à des prix un peu élevés; charmantes promenades, belles excursions dans les environs. Climat peu pluvieux, mais avec de grandes variations de la température qui obligent les baigneurs ù des précautions continuelles.

On se rend aux Eaux-Chaudes par Pau ^chemin de fer); de là par voiture publique (H kilomètres). Voy. eacx

.MI.NÉRALES.

eaux de toilette. — Voici quelques recettes d'eaux de toilette, cl'une l)réparation facile, économique. Ces eaux sont inoti'ensives. mais ordinairement inutiles, l'eau ordinaire suffisant à elle seule, presque toujours, à entre-

EAU

EAU

tenir la propreté et la fraîcheur Je la peau.

Eau de Cologne. A un litre d'alcool bon goût, à 90 ou 93 degrés, ajoutez : essence de petit grain. 2 gr. ; essence de néroli bigarade, 0 gr. 5 ; essence de romarin, 2 gr. ; essence d'écorce d'orange, 4gr.; essence de citron, 4gr. ; essence de bergamote, 4 gr. Mêlez, agitez, mettez dans de petites bouteilles, fermez et cachetez avec soin ; conservez ilans un endroit frais. L'eau de Cologne s'améliore en vieillissant. Elle peut être employée pure pour parfumer le mouchoir; mêlée à l'eau en très petite quantité, elle sert aux soins de la toilette.

Eau de lavande. A un litre d'alcool, ajoutez 35 grammes d'essence de lavande anglaise et 80 grammes d'eau de rose.

Agitez et mettez en petites bouteilles.

Eau contre les rougeurs du visage.

Mouiller, matin et soir, légèrement le visage avec le liquide obtenu en mélangeant : eau de rose, 100 gr. ; acide borique, 1 gr. ; essence de miel d'Angleterre, 5 gouttes.

Eau contre les taches de rousseur. A

100 gr. d'eou de fleur d'orarigi'r ajoutez 10 gr. de borax, 10 gr. d'eau de rose et 2 gr. de teinture de benjoin. Agitez.

Cette eau s'emploie en lotions matin et soir.

Eau contre l'action du soleil. Se laver matin et soir le visage et les mains avec une infusion de fleurs de tilleul. ]

eaux minérales. — Les eaux minérales sont des eaux de source chargées de matières salines ou gazeuses qui leur donnent des qualités thérapeutiques spéciales. Elles résultent de la filtration des eaux de pluie, qui pénètrent dans les profondeurs de la terre, d où elles sortent . à des distances considérables, plus ou moins chargées de sels, de gaz, de matières organiques empruntés aux terrains qu'elles ont traversés.

La température, comme la composition chimique des eaux minérales, varie beaucoup. On y rencontre presque toutes les substances appartenant aux formations géologiques qu'elles traversent. On les divise en eaux rninérales froides, dont la température est inférieure à 20", et eaux minérales chaudes ou thermales.

Les sources minérales chaudes occupent généralement les régions montagneuses (en France : Pyrénées, massif central, groupe du Jura, de la Haute- Savoie et des Vosges) ; ces sources sont très minéralisées et renferment des chlorures, du soufre, avec prédominance de la soude. Les sources généralement froides des autres régions sont moins minéralisées et renferment surtout des

carbonates avec prédominance de la chaux.

Classification des eaux minérales.

Parmi les principes constituants d'une eau minérale, il en est qui sont prédominants, ou dont l'activité médicamenteuse est caractéristique. Si l'on tient plus spécialement compte de ces éléments, on divisera ces diverses eaux en sept t3pes, qui sont les suivants :

1° Eaux acidulés; elles sont froides et renferment beaucoup d'acide carbonique dissous, qui fait effervescence à 1 air (eaux de Seltz, de Soullzmalt. de CondiUac,...);

2» Eaux alcalines, riches en bicarbonates de potasse, de soude, de chaux, de magnésie ; généralement thermales (Vichy , Cusset, Saint-Nectaire, Ems, Vais, Plombières,...):

3» Eaux chlorurées, dans lesquelles les chlorures de potassium et de sodium prédominent: elles sont tantôt froides, tantôt chaudes (Aix-la-Chapelle, Hombourg, Balaruc , Bourbon-l'Archambault, Bourbonne....). L'eau demerpeut être rangée dans ce groupe ;

4° Eaux sulfatées, dont l'élément principal est constitué par des sulfates de potasse, de soude, de chaux, de magnésie (Carlsbad, Marienbad, Epsom, Sedlitz, Pulna,...) ;

5° Eaux sulfureuses, riches en hydrogène sulfuré, en sulfures de potassium et de sodium, généralement thermales (Barèges, Bagnères-de-Luchon , Eaux- Bonnes, Cauterets, Eaux-Chaudes, Ax, Amélie, Enghien,...);

6° Eaux ferrugineuses , contcnanX beaucoup de carbonate ou de sulfate de fer. le plus souvent froides (Spa . Orezza , Cransac, la Malou, Passy, Auteuil,...); 7° Eaux bromurées et iodurées, dans ' lesquels on trouve une quantité notable ' de bromures et d'iodures alcalins I Challes, Saxon, Crcuznach).

Effets des eaux minérales. L'administration des eaux minérales, à l'intérieur

! ou à l'extérieur, produit généralement des eifels puissants sur l'organisme.

1 Ces effets peuvent être, selon les circonstances et selon les personnes, ou très favorables ou très défavorables à la santé. Il en résulte que le médecin

' seul a qualité pour ordonner l'usage de ces eaux et pour indiquer quel doit être leur mode d administration.

Les diverses eaux dont la classification est sommairement indiquée cidessus sont principalement efficaces contre les maladies suivantes :

I 1° Eaux acidulés: elles sont apéritives et excitantes ; on les emploie sur-

! tout contre la dyspepsie, les engorge-

EAU

EAU

ments abdominaux et les affections des voies urinaires.

2° Eaux alcalines, surtout efficaces dans la dyspepsie , la gastralgie, les maladies du toie, des reins, de la vessie, le diabète, la goutte.

3» Eaux chlorurées ; elles sont diurétiques, toniques, reconstituantes; on les conseille surtout contre le lymphatisme cl la scrofule, le rhumatisme, la paralysie, les névralgies.

4» Eaux sulfatées; ces eaux sont gé- ' néralement purgatives; efficaces contre les affections du foie, des intestins, les congestions cérébrales, les névroses.

5» Eaux sulfureuses, employées contre les maladies de la peau, des voies respiratoires, le rhumatisme, la scrofule.

6» Eaux feiruf/ineuses, sont toniques et astringentes : elles produisent de bons effets contre le lymphatisme, la chlorose, l'anémie, l'atonie digestive et en général contre tous les états morbides qui sont accompagnés d'atonie et de débilité.

1' Eaux bromurées et iodurées, principalement efficaces contre toutes les manifestations de la scrofule.

Mode d'administration des eaux minérales. Une bonne direction à donner au traitement que l'on doit suivre dans une saison d'eaux minérales n'est pas moins importante qu'un choi.x judicieux de la station elle-même. Et bien souvent des malades voient leur état s'aggraver à la suite d'une saison d'eaux, uniquement parce que les bains, les douclius, la boisson ont été administrés sans discerut-mcnl. Les médecins de la station ont seuls la compétence nécessaire pour diriger le traitement, pour en suivre attentivement toutes les phases et modifier à l'occasion leurs premières indications, selon les effets observés.

Dans la plupart des stations thermales les eaux peuvent être administrées en boisson, en bains et en douches. Mais la quantité de boisson à prendre par jour, la durée, l'heure, la température et le mode d'administration des douches varient à l'infini. Non seulement ces variations sont considérables d'une station à l'autre, mais elles le sont aussi, dans chaque station, selon le tempérament du malade, la nature de la maladie à soigner et les effets observés après chaque journée de traitement.

Dans certains cas on ajoute aux bains et aux douches des bains de vapeur, des inhalations.

L'essentiel, au point de vue de l'administration (les eaux minérales, est de consulter un médecin, de suivre rigoureusement ses avis et de se garder avec soin des conseils des personnes

obligeantes, qui sont plus nombreuses aux eaux que partout ailleurs.

La vie dans les stations d'eaux minérales. I.a clientèle des villes d'eaux se compose de personnes bien portantes et de personnes malades.

Les personnes bien portantes veulent souvent imiter les malades , et pour cela elles boivent, se baignent, prennent des douches, ce qui constitue presque toujours un grand péril pour leur santé.

Les personnes malades veulent également imiter les gens bien portants.

C'est-à-dire qu'elles prétendent faire marcher de front le traitement avec les grandes promenades, les excursions, les soirées passées au bal, au théâtre, ou au concert dans le parc. Il va sans dire que les uns et les autres se trouvent fort mal d'une semblable manière de vivre.

Une cure ne peut être efficace que si elle est accompagnée de précautions hygiéniques généralement incompatibles avec les plaisirs mondains, et même avec la fatigue qui accompagne les trop longues excursions en plein air.

Les malades qui ont véritablement le désir de voir leur santé s'améliorer doivent avant tout rechercher le repos, la tranquillité, l'oubli despréoccupations de toute nature. Ils doivent suivre un régime alimentaire approprié à leur maladie , mais surtout parfaitement réglé, éviter avec soin l'humidité du soir, se coucher de très bonne heure, se lever assez matin pour jouir de la première fraîcheur.

Les trop grandes courses, qui occasionnent un excès de fatigue et apportent presque inévitablement des irrégularités dans le traitement et dans le régime ahmentaire, doivent aussi être évitées.

Les promenades qu'on peut faire sans fatigue, dans la limite de ses forces, devraient seules être autorisées.

Il n'est pas à dire pour cela que les malades soient forcés de s'ennuyer de parti pris. L'ennui, au contraire, serait plus nuisible peut-être encore que la fatigue occasionnée par l'abus des distractions.

Mais est-il donc si difficile de se distraire et de rire pendant 20 ou 30 jours sans lire de romans, sans aller au bal e sans se coucher quand le soleil se lève? Nous ne le pensons pas.

Les frais d'une saison sont nécessairement assez considérables, mais ils peuvent être singulièrement réduits par le savoir-faire des malades et de leur famille. A côté des hôtels de premier I ordre, dont les pri.x sont élevés, se I trouvent partout des hôtels plus mo-

EAU

EAU

desles, où l'on rencontre encore un confortable sutïisant. Les maisons meublées présentent des conditions plus avantageuses encore, soit que la famille se charge elle-même des achats et de la préparation des repas, soit que ces soins soient laissés aux domestiques de la maison meublée. Il n'est pas une ville d'eaux, même parmi celles oii le luxe est le plus grand, où l'on ne puisse s'installer de façon à dépenser pour la vie de chaque jour une somme à peine supérieure à celle que l'on dépense chez soi ; le loyer seul, que l'on peut réduire d'ailleurs à bien peu de chose, constituant une véritable dépense supplémentaire.

Nous ne parlons ici, bien entendu, ni des frais de voyage, ni des frais de médecin, ni des frais de traitement, qui sont souvent considérables et infiniment moins élastiques,

Enumération des eaux minérales.

Nous avons parlé spécialement, dans ce Dictionnaire, des eau.v minérales les plus importantes La série en est assez longue en ce qui regarde les stations françaises. Pour les stations étrangères, nous avons du nous borner beaucoup plus. La liste suivante, établie par ordre alphabétique, contient les noms de toutes les villes d'eaux minérales françaises et étrangères dont il est question dans le Dictionnaire.

Aix (Bouches-du-Rhône), Aix (Savoie). Aix-la-Chapelle, Alet, .^llevard.

Améliedes-Bains, Amphion, Andabre, Audinac, Aulus, Auteuil, Avesne, Ax, Baden (Autriche), Baden (Suisse), Baden-Baden , Bagnères - de - Bigorre.

Bagnères-de-Luchon , Bagnoles, Bagnols. Bains. Balaruc. Barbazan, Barbotan, Barèges.laBauche, Bondonneau, le Boulou, Bourbon-Lancj-, Bourbonl'Archambault. Bourbonne-les-Bains. la Bourboule. Brides. Bussang. Cadéac, la Caille, Caldaniccia, Cambo, Campagne, Capvern, Carcanières, Carlsbad, Castéra-Verduzan , Cauterets , Cauvalat-lès-le-Vigan. Celles, Challes. Charbonnières . Château-Gontier, Châteauneuf, Châteldon. Châtelguyon, Chaudes- Aiguës, Coise, Condillac, Contrexéville, Creuznach, CransacCusset, Dax, Eaux- Bonnes, Eaux-Chaudes, Ems, Encausse, Enghien, Escaldas. Escouloubre. Euzet, Evaux . Evian . Foncaude , Forges, Gréoulx, Guagno. Hauterive, Hunyadi- Janos, Kissingen, Labassère, Louècheles-Bains, Lucques, Luxeuil, la Malou.

Marienbad . Marlioz . Molitg , Mont- Dore, la Motte, Montmirail, Néris, Olette. Orezza . Passy . Pierrefonds, Pietrapola . Plombières, Pougucs, la Preste, Provins. Piillna, Puzzichello.

Royat, Sail-les-Bains, Sail-sous-Couzan,

Saiot-Alban, Sainl-Amand, Saint-Christaud , Saint-Galmier, Saint -Gervais, Saint- Honoré, Saint-Laurenl-les-Bains, Sainte-Marie, Saint-Nectaire. Saint- Pardoux . Saint-Sauveur . Salies-en- Béarn, Salins (Jura , .Salins-Moutiers, Sedlitz. Sermaize, Siradan. .Spa, Sylvanis, Teplitz, Tercis, Uriage, Ussat, Vais, le Vernet , Vichy, Vic-sur-Gère, Viltel, W'iesbaden.

eaux potables. — Il est nécessaire d'avoir constamment à sa disposition une eau de bonne qualité. Une eau peut être considérée comme bonne cl potable quand elle est fraîche, limpide, sans odeur; quand sa saveur est très

Fontaine filtrante de ménage. — L'eau, placée dans le réservoir supérieur .4. filtre à travers la pierre poreuse transversale et tombe, limpide, dans le réservoir inférieur.

faible, qu'elle n'est surtout ni désagréable, ni fade, ni salée, ni douceâtre; quand elle renferme suffisamment d'air en dissolution : quand elle dissout le savon sans former de grumeaux, et qu'elle cuit bien les légumes.

Toute eau trouble doit être rejetéc.

Si l'on est obligé de s'en servir, il faudra la laisser reposer longtemps, puis la filtrer dans une fontaine filtrante, à travers une plaque mince de grès poreux.

Si. en outre, l'eau est croupie, et si elle a pris une mauvaise odeur, on doit la purifier à l'aide d'un filtre à charbon.

ÉCA

ÉCA

A dc-faut des filtres à charbon qu'on trouve dans le commerce, on peut on faire un soi-même. On prend un grand vase do gros, de 30 litres au moins de capacité, muni d'un rol)inet à sa partie inférieure. On lo remplit à moitié de gros cailloux lavés; sur ces cailloux nu pose une toile métallique qu'on recouvre do j ù 6 centimètres do gros sable de rivière, puis, audessus, l'on met 10 centimètres de charbon «le bois do chêne concassé , et enfin une nouvelle couche de s;i))lo.

toujours plein

Filtre à charbon. — l.'cau passe à travers une eouclic lie rliarlioii en |)oii- (Ire. i|ui lui enlève sa mauvaise odeur.

On maintient ce filtre au, en ayant soin d'en ajouter par en haut chaque fois qu'on en tire de filtrée jiar le robinet. Tous les mois on iloit nettoyer la fontaine, laver les cailloux et renouveler le sable et le charbon.

Quand une eau donne des grumeaux avec le savon, on la rend propre au savonnage on y dissolvant 2 à 3 grammes do cristaux di" soude par litre, puis en laissant reposer et en décantant.

Enfin une eau peut, tout en semblant de bonne qualité, renfermer des germes capables d engendrer diverses maladies (principalement la fièvre typho'ide) ; c'est surtout dans les villes que ce danger est à redouter. Aussi ne cicvrait-on jamais boiro que de l'eau filtrée à travers la porcelaine poreuse (fil/re Chumberland, système Pasleiir), ou de l'eau bouillie. Dans ce dernier cas, on fait bouillir chaque soir quelques litres d'eau, qu'on descend ensuite à la cave dans un vase servant toujours à cet usage. Puis, lo matin, on bat l'eau pour qu'elle dissolve l'air, sans lequel elle serait indigeste.

Les /illre/i i ' hamberlnwt ne sont efficaces qu'autant qu'ils sont toujours maintenus dans un état de propreté absolue. 11 est nécessaire de les nettoyer do temps en temps, et de les tremper ensuite dans l'eau bouillante, ou même do les flamber à la lampe à alcool.

écaille. — L'écaillé, ramollie par l'eau chaude, a la propriété de so souder à elle-même. On iililise celte propriété pour réparer les objets en écaille, quand ils sont brisés. Pour cela on rapproche les parties à souder, préalable-

ment ramollies jiar l'eau chaude, et on les maintient fortement pressées jusqu'à complot refroidissement.

écarté. — Ce jeu de cartes se joue à deux personnes, avec un jeu de 32

Filtre Chamberland. — La houijie filtrante AB est en iioreelaine poreuse; elle est ouverte par le bas, en B, et cntour(''e (l'un eylindre non poreux Dl). Quand ou ouvre le robinet M, l'can arrive autour de la bougie AB, filtre tri,'s lentement h travers ses parois, et s'écoule goutte à goutte en B. La filtration ne se lait que si l'eau arrive en M avec une cerlame I)ression. Le filtre Cliambcrland retient même les microbes, qui passent U travers tous les autres filtres.

cartes ; malgré la simplicité de ses règles, l'rcnrté se prête à de nombreuses combinaisons qui no sont pas comprises de tous les joueurs.

Le roi y est la jilus forte carte, l'as venant après le valet.

Les doux joueurs commencent à tirrr la main ; celui qui donne les cartes lo premier est celui qui a tiré la plus laible carte.

Chaque fois qu'on donne les cartes, on doit mêler et faire couper.

Page 1