‹ Dictionnaire-manuel-illustré des sciences usuellesChapitre 137 sur 415 · EGA · texte numérisé non relu

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Cinq cartes sont distribuées à chaque joueur, soit par 3 et 2, soit par 2 et 3. La onzième carte est retournée ; elle fixe Yatout.

Le premier joueur commence à jouer, s'il est content de son jeu : il joue d'autorité. S'il n'est pas content, il demamle des cartes, que l'adversaire a le droit

Un coup d'écarté (l'atout est carreau). — Le 1 annonce le roi, et marque un point. — 1. Roi de carreau ; 2. Sept de carreau ; le 1 fait la lev^c. — 1. Valet de pique ; 2. Roi de pique ; le 2 fait la levée. — 2. Roi de cœur; 1. As de coeur ; le 2 fait la levée. — 2. Dix de trèfle ; 1, coupe avec le neuf de carreau, et fgit la levée. — 1. Dix de carreau; — 2. Dame de carreau; le 2 fait la levée. — Le point est pour le second joueur, qui a fait trois levées.

de lui refuser : dans ce cas c'est l'adversaire qui joue d'autorité. Si l'adversaire accorde des cartes, le premier joueur en demande une, deux,... cinq, à sa volonté, pour remplacer celles qu'il écarte; le second joueur en prend de même pour lui le nombre qu'il juge convenable.

On peut ainsi redemander des cartes ime seconde, une troisième fois,...

jusqu'à épuisement du talon.

Quand l'écart est terminé, le jeu commence.

Le premier joueur pose la carte qu'il veut; l'adversaire est tenu de fournir la même couleur, en forçant, c'est-à-dire en donnant une carte plus forte, s'il le peut. S'il n'a pas de la couleur demandée, il coupe avec l'atout et emporte la levée. S'il n'a ni couleur ni atout, il joue à son gré.

Celui qui a emporté la levée pose la carte suivante; et ainsi jusqu'à épuisement des cinq caries.

Le gain se compte de la manière suivante. Celui qui a le roi d'atout est obligé de l'annoncer en jouant sa première carte : il marque 1 point. Si la retourne est un roi, ce roi n'appartient à personne, mais celui qui a donné les cartes marque I point. Le coup terminé, celui qui a fait trois ou quatre levées marque 1 point; celui qui a fait la vole, c'est-à-dire les cinq levées, marque

2 points. Si l'un des joueurs a joué d'autorité et qu'il ne fasse pas 3 levées au moins, l'adversaire, au lieu de marquer 1 point, en marque 2 ; mais si l'adversaire fait la vole, c'est aussi 2 points qu'il compte, et non 3.

Le plus fort coup est donc de 3 points: 1 pour le roi et 2 pour la vole ou l'autorité.

La partie se joue ordinairement en 5 points.

échantillons. — Voy. postes.

écharde. — Tout pelit corps dur (généralement un mince morceau de bois) introduit sous la peau constitue une écharde. Il en peut résulter un mal blanc, ou même un panaris. Aussi doiton procéder de suite à l'enlèvement des échardes. On le fait en tirant avec des pinces fines l'extrémité restée en dehors. Si l'écharde est tout entière sous la peau, on recherche l'ouverture à la loupe, et. avec la pointe d'une aiguille, on agrandit celte ouverture jusqu'à ce qu'on puisse recourir à la pince.

S'il y a enflure, on applique un cataplasme émoUient, et, l'ennure diminuant, on tente de nouveau l'extraction.

échasses. — Les échasses étaient autrefois fort utiles, en France, aux habitants des Landes, auxquels elles fournissaient un mo3'en de locomotion presque indispensable à

Habitant des Landes Echasses mainte-

sur des échasses liées nues par les mains aux jambes. (jouet d'enfants).

travers les sables et les marécages de leur pays. Aujourd'hui la région, transformée'par les plantations de pins, est presque partout accessible aux simples piétons.

Les échasses peuvent être considérées comme des instruments de jeu. Les échasses trop élevées risquent d'occasionner des accidents.

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échéance. — Voy. lettre de

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échecs. — Le jeu des rcheca est le plus beau des jeux de combinaisons : le nasard n'y joue aucun role, et le gain de la partie est dû uniquement à l'habileté des joueurs. Par suite, ce jeu, qui se prête à un nombre infini de comiiinainaisons, est fort difficile et exige beaucoup de réflexion. Une partie d'échecs un peu sérieuse ne constituera jamais un délassement, mais bien une fatigue pour l'esprit. Nous conseillons donc ce jeu aux hommes de loisir, ou aux hommes dont les occupations sont surtout actives ; mais nous pensons que les

8 plus grosses pièces, dans l'ordre suivant : au milieu le roi, sur la case du milieu qui a la même couleur que lui : à côté du roi, la reine ; de part et d'autrr un fou. l'un à côté du roi, l'autre à côté de la reine: de part et d'autre un cavalier; de part et d'autre, une ^okt. Devant cette rangée de grosses pièces, les 8 pions sur une seule ligne.

Les deux armées, blanche et noire, sont ainsi en présence. Il s'agit, pout chaque joueur, de faire avancer ses pièces et de s'emparer des pièces de soe adversaire. Seul le roi ne peut pas être pris. Le but du joueur est de poursuivre le roi de son adversaire ; toutes les pièces du jeu de chaque joueur sont

L« Reine. Le Fou. Le Cavalier.

Les six pièces da Jeu d'éctiecs.

hommes d'étude , dont le cerveau est déjà surmené, feront bien de chercher des distractions moins absorbantes.

Il serait impossible de donner en quelques lignes, ni même en quelques pages, une règle du jeu des échecs.

Une semblable règle n'apprendrait rien à un débutant : là, plus qu'à tout autre jeu, il faut des leçons d'unjoueurexercé.

Nous nous contenterons de dire rapidement en quoi consiste ce jeu, non pas pour servir de guide à ceux qui veulent l'apprendre, mais pour en donner une idée à ceux qui, en connaissant seulement le nom, veulent savoir la marche générale des combinaisons que ce nom représente.

Les échecs se jouent sur une tablette carrée, nommée échi(fuier; celle tablette est divisée en 64 petits carrés, ou cases, alternativement blancs et noirs. Sur ces carrés vont se mouvoir 16 pièces blanches et 16 pièces noires. Chaque série se compose d'un roi, d'une reine. de i fous, de i caraliers. de 2 tours et de !< pions.

Au début de la partie, chaque joueur prend 16 pièces et les range devant lui sur les cases. Sur la base il range les

employées à défendre son roi, et à attaquer le roi de l'adversaire.

Si le roi ne peut pas être pris, il peut être menacé. Quand il est menacé, c està-dire dans une position telle que toute autre pièce à sa ydace serait prise, on dit qu'il est en échec. Il faut alors soit qu'une de ses pièces vienne à son secours et le garantisse, soit qu'il se sauve. Quand le roi ne peut être garanti par aucune pièce et qu'il ne peut pas non plus se sauver, il est mat, et la partie est terminée.

A mesure que la partie s'avance, l'échiquier se dégarnit , car chaque joueur prend les pièces de son adversaire et les enlève du jeu. Celui qui prend le plus de pièces, et surtout les plus puissantes, a l'avantage, puisque son armée devient plus forte que celle de l'adversaire pour l'attaque et pour la défense. Mais il n'est nullement nécessaire que l'une des armées soit anéantie pour que la partie prenne fin. Il arrive que le roi est fait échec et mat prosquo au début, alors q^ue les armées sont encore à peu près intactes.

Dans la bataille, chaque pièce a sa

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marche particulière et est capaWc de prendre tout ce qui se trouve dans le ravon de cette marche. Le pion, la plus faible des pièces, peut prendre la dame, peut faire échec au roi, si le roi ou la dame se trouve sur sa route, à sa portée. Le pioH marche toujours en avant, sans pouvoir jamais reculer, dans aucun cas : il ne l'ait qu'un pas à la fois, dans le sens perpendiculaire auxbases de l'échiquier. Mais il ne peut prendre qu'obliquement, c'est-à-dire les pièces placées devant lui en diagronale. Quand il prend une pièce, cette pièce est mise hors de l'échiquier, et le pion se place sur la

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devtrise sur toute la route qu'il peut pajrourir.

Ca leine. la plus forte pièce du jeu.

possède à la fois toutes les prérogatives de la tour et toutes les prérogatives du fou.

Le cavalier va en zigzag, faisant deux pas seulement d'un coup. Il passe tou- )ours d'une case blanche sur une noire, ou d'une noire sur une blanche ; s'il est. par exemple, sur une blanche, il va sur une noire, non pas sur une des noires qui touchent sa blanche, mais sur une des cases noires éloignées d'un rang de plus. Il va d'ailleurs, et prend dans tous

Une partie d'échecs en train.

case qu'elle occupait : cette règle est d'ailleurs la même pour toutes les prises.

La tour marche normalement, comme le pion, mais aussi bien dans le sens transversal que dans le sens longitudinal; elle peut à volonté avancer ou reculer : de plus elle fait à la fois autant de pas que Ion veut, si l'espace est libre. Elle a droit de prise sur toute pièce qui se trouve sur la route qu'elle peut suivre, pourvu, bien entendu, qu'aucune pièce de sa couleur ne lui barre la route. II n'en faut pas conclure qu'une tour prendra sans hésitation un pion, un cavalier.... ou toute autre pièce de l'adversaire placée à sa portée ; elle aura, avant de prendre, à examiner si. en prenant, elle ne s'expose pas à être prise ellemême, par représaille. La même circonspection est nécessaire à toutes les autres pièces, sauf aux pions, qui ne peuvent prendre moindre qu'eux.

Le fnii va obliquement, en diagonale, à droite ou à gauche, en avant ou en arrière, faisant autant de pas qu'il le veut quand l'espace est libre. Il a droit

les sens autour de sa position. S'il n'a 7)as une longue portée, sa marche tortueuse le rend cependant redoutable:

d'autant plus qu'il n'est pas arrête, comme le sont les autres pièces, par les pièces placées entre sa position et celle qu'il veut occuper.

Comme le pion, le roi ne fait qu'un pas à la fois, mais il le fait en tous sens autour de sa position.

éclairage. — Nous pouvons, pour nos appartements, adopter plusieurs systèmes d'éclairage : bougies, lampes a /tuile, lampes à pétrole, ijuz. lumière électrique.

Chacun de ces systèmes a ses avantages et ses inconvénients.

Les bouffies donnent une lumière vacillante qui doit les faire proscrire chaque fois qu'on veut se livrer à un travail exigeant une attention soutenue (lecture, écriture, couture, etc.). D'ailleurs une bougie éclaire trop peu. et plusieurs bougies causent une dépense plus forte que celle d'une lampe. Les bougies

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resteront donc an salon, à la salle à manger, ou sur une taïtle de nuit.

Les lampes à l'huile fournissent une lumière douce, régulière, pas trop coûteuse. Elles sont encore préférées par i(ien des personnes, quoiqu'elles aient leurs inconvénients. Voy. lampes.

Nous donnons, pour" nous, la préférence à la lampe àpétrole (voy. pétrolei qui permet d'obtenir à bon marché une lumière éclatante et d'une fixité absolue.

Le gaz, excellent dans la plupart des pièces de la maison, doit être absolument proscrit de la chambre à coucher.

de la flamme, arrivant sur la tète elles yeux, est pénible, et de plus tout à fait nuisible à la santé.

éclîiîrajîC législation''. — Les voitures circulant la nuit sur la V'iie puplique doivent être munic'^ d'une lanterne allumée, sous peine d'une amende de 6 à 15 francs et d'un emprisonnement de un à cinq jours.

école centrale lyonnaise. —

Cette école, établie à Lyon, a pour

but de donner aux jeunes gens un ensei-

I Êrnement industriel qui leur permette

Un bon abat-jour.

Nous ne le conseillons pas non plus pour le travail soutenu : il fatigue la vue.

La lumière électrique obtenue à l'aide des lampes à incandescence est excellente, mais elle est encore, en 1895, un éclairage de luxe pour les maisons particulières : son prix est certainement destiné à s'abaisser progressivement.

Quel que soit le mode d'éclairage adopté, on se servira toujours, pour tout travail exigeant une application soutenue, d'un abat-jour placé assez bas pour cacher complètement au travailleur la vue directe de la flamme. Cet a))at-jour sera absolument opaqnt>, et jamais translucide. Ceux en carton, verts par-dessus, blancs par-dessous, doivent être préférés : ils ne sont pas beaux, mais ce sont ceux qui ménagent le mieux la vue.

La lampe devra éclairer assez bien pour qu'on ne soit pas obligé de l'approcher trop près, car alors !a chaleur

d'exercer les professions d'ingénieur civil, do chef d'atelier.

L'Ecole ne reçoit que des demi-pensionnaires (I 000 à peu près par an) : les élèves étrangers à la ville trouvent à se loger, pour le dîner et le coucher, dans des lamilles honorables. D'assez nombreuses bourses sont accordées au concours.

La durée des études est de 3 ans. Les candidats, qui doivent avoir au moins 10 ans. ont à passer un examen portant sur les mathématiques élémentaires, la physique, la chimie. Les bacheliers sont admis sans examen.

Les élèves qui ont satisfait plus ou moins complètement aux examens de sortie reçoivent un rliplôme de première ou de seconde classe.

école coloniale. — L'École coloniale, située à Paris, comprend deux sections.

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Section indigène. Elle reçoit 20 élèves envoyés des colonies (Annam, Tonkin, Cambodge, Cochinchine). Ces élèves, choisis parmi les jeunes gens de moins de 20 ans qui ont déjà une connaissance suffisante de la langue française, restent deux ans à l'Ecole aux frais de l'Etat et sont ensuite rapatriés.

Section française. Cette section est destinée à assurer le recrutement des administrations et corps coloniaux. La durée des études est de 3 ans; le régime est l'externat (300 francs, Jjourses).

Les élèves sont "hoisis par le minis-

précis sur toutes les écoles établies en France. On trouvera ces renseignements aux mots suivants : admiinstration de l'armée ; agriculture (écoles nationales d'; ; agriculture (écoles pratiques d') ; apprentis marius (école des); apprentissage (écoles manuelles d'j ; architecture (école spéciale d'); artillerie (école d'application de l'artillerie et du génie) ; arts décoratifs (écoles des) ; arts et manufactures (école centrale des) ; arts et métiers (école d'j ; arts industriels (école des) ; Athènes (école française d"); aveugles; beaux-arts (écoles des) ; beraers (écol? de) ; Caire (école

Un mauvais abat-jour.

trc parmi les jeunes Français âgés de 18 i\ 23 ans, pourvus d'un diplôme de bachelier. Les élèves qui satisfont aux examens de sortie sont nommés aux divers emplois de l'administration coloniale; ceux auxquels il n'est pas donné de situation reçoivent un brevet. Le traitement du poste de début, comme stagiaire, est de 2 400 francs; les traitements de début dans les colonies, le stage terminé, varient de 4000 à 7 000 francs, selon les fonctions et la résidence.

écoles. — Nous avons accordé dans ce Dictionnaire une large place à toutes les questions d'instruction, qui intéressent tous les pères de famille. Aussi avons-nous donné des renseignements

française du); cavalerie (école de); chartes (école des) ; chimie (école do chimie industrielle de Lyon) ; rollè(/es; Collègede France; commerce (éco\es de); Conservatoire national de musique et de déclamation ; dessin (écoles de) ; droit (écoles de;: école centrale lyonnaise:

école coloniale; écoles tiationales d'enseignement primaire supérieur et d'enseignement professionnel; enseignement primaire; enseignement privé; enseignement secondaire ; enseignement supérieur; enseignement supérieur des sciences et des lettres (écoles préparatoires à 1'; ; facultés et écoles de médecine et de pharmacie; fermes-écoles; forestière (école) ; gi^nie maritime (école (l'application du) ; guerre (école supérieure de) ; haras (école des); hautes études (école

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