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C.\RCANIÈRl

escrime. — L'escrime ne peut s'apprendre sans maitre. Il est donc inutile d'en indiquer ici les principes, même les plus élémentaires. Mais il est bon de montrer quels avantages on peut

retirer de la pratique des exercices au fleuret, à l'épée et au sabre.

Par la variété et la grâce des attitudes, par l'énergie des mouvements, l'escrime vient au premier rang parmi les exercices physiques. Elle développe les muscles, particulièrement ceu\ des membres, elle donne une grande souplesse au\ ligaments articulaires, une extension remarquable à la cavité thoracique et contribue

d'une manière fort efficace à la correction des attitudes vicieuses. C'est, au premier chef,un exercice violent, comme la plupart de ceux qui établissent une rivalité directe entre deux individus.

En outre, l'escrime est un exercice intellectuel, tout autant que physique;

Le masque.

Le gant.

Le plastron.

la vivacité de l'esprit, la promptitude du jugement et le sang-froid s'j' déve-

loppent en même temps que les forces physiques ; qu'il faille tromper le fer, ou déchiffrer le jeu de son adversaire et modifier le sien en conséquence, l'attention est toujours en éveil et , par

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conséquent, les facultés intellectuelles cl morales toujours en activité.

Un assaut d'escrime correspond à une consommation considérable, laite en

L'épee.

Le fleuret.

Le sabre.

peu de minutes, d'énergie musculaire et de travail intellectuel.

Pour cette raison, l'escrime convient .surtout à l'homme de loisir, mais elle

Parade de tierce, sur dégagé de quarte en tierce.

ne saurait être recommandée ni à l'enfant, ni à l'homme d'étude.

L'enfant doit être prémuni à la fois contre le défaut d'exercice, qui l'étiolé,

Parade de pied ferme, par le contre de quarte, d'une attaque terminée en tierce, les fers ayant été engagés en quarts

et l'e.Mcès de travail, qui l'énervé et le surmène. Il doit se livrer uniquement à des exercices qui n'exigent de lui aucune contention d'esprit, qui développent la poitrine, augmentent l'appétit sans

demander cependant une trop grande somme d'etforts musculaires. L'escrime, qui exige une attention constamment soutenue, qui provoque chez tous les

Coupé touchant en quarte, après feinte de dégagé, sur parade tardive de contre de quarte.

tireurs une déperdition de poids notable, ne saurait lui convenir. Pratiquée avec trop d'ardeur, elle serait d'ailleurs susceptible d'amener dans le squelette,

Parade de prime, précédant la contreriposte de prime, sur la riposte de quarte dont l'adversaire a fait suivre sa parade.

encore incomplètement durci, des déformations permanentes.

Giest au moment oii il aura terminé ses études que le jeune homme devra

Parade de seconde, sur attaque de seconde après feinte de coup droit, les fers ayant été engagés en tierce.

s'exercer à tirer le fleuret. Cet exercice lui sera alors aussi utile qu'agréable, surtout s'il a des occupations sédentaires, qui n'exigent pas une trop grande somme de travail intellectuel.

L'homme d'étude (savant, littérateur, professeur,...) qui a tout autant besoin de repos pour l'esprit que d'exercice pour le corps, se trouvera mieux de la

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