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ISI'IZ00TIE.S

fièvre typhoïde. — Voy. maladies CONTAGIEUSES.

figues. — Les figues sont consommées fraîches, mais on en fait sécher une quantité considérable. Pour sécher des figues, on les cueille quand elles sont parfaitement mûres, en prenant des précautions pour ne pas les meurtrir, puis on les fait sécher absolument comme nous l'avons dit pour les pruneaux; cependant, les figues séchées uniquement au soleil, sur des claies, après qu'on les a retournées deux fois par jour, en ayant soin de les préserver de la pluie ou de l'humidité de la nuit, ont un goût plus délicat.

figuier. — Le figuier, arbre très rustique , prospère dans tous les terrains, mais surtout dans les bons terrains. Dans le midi de la France, sa culture n'exige presque aucun soin; dans le centre et dans le norl. il faut prendre des précautions pour le préserver de la gelée pendant l'hiver, et le placer à bonne exposition, chaude, pour que ses fruits arrivent à maturité.

Il e.xiste un grand nombre do variétés blanclies, colorées ou noires. Dans le Midi on a souvent deux récoltes, qui se succèdent à quelques semaines d'intervalle. La première (appelée récolte des fifjues- fleurs) arrive à maturité en juin et juillet ; la seconde arrive en septembre.

Les figues demandent à être mangées presque immédiatement, car elles se gâtent très vite ; ou bien il faut les faire sécher. Voy. figues.

Dans le centre de la France, et même dans le midi, quand l'année n'est pas chaude, les figues arrivent difficilement à maturité. On peut alors hâter la maturation par le procédé suivant.

On prend un bout de bois mince ou une plume effilée, que l'on trempe dans de bonne huile d'olive; on en dépose une petite goutte sur l'œil de la figue; c'est ce qu'on appelle toucher ou apprêter. La plume trempée dans l'huile peut toucher quatre ou cinq fruits sans qu'on en prenne de nouvelle. Au bout de 8 à 9 jours le fruit est mûr. Ce moyen, qui hâte la maturité de 12 à 13 jours, est tellement certain que l'on peut apprêter ainsi à l'avance la quantité de figues que l'on désire. Il est bon d'opérer le soir. Il est important de bien savoir le moment opportun ; touchée trop tôt, la figue ne grossirait plus ou tomberait : la pratique et l'iiabi-

Figuier ( rameau portant deux fruits ; liauteur de l'arbre, de 4 10'", selon le climat et le mode de culture).

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tude sont les seuls guides à cet égard.

filets. — Les filets destinés à la chasse ou à la pêche se font avec de la ficelle de chanvre, et se composent de mailles égales, dont chacune est arrêtée aux voisines par un nœud très solide.

On les fabrique généralement à la main, au moyen d'un bâton cylindrique nommé moule, dont la grosseur détermine la largeur des mailles, et d'une aiguille de bois ou d'une petite navette de la même matière.

En quelques leçons on apprend

très facilement à faire le filet. Les pêcheurs de profession se livrent tous, à leurs moments perdus, à la fabrication du filet.

Les filets usités pour la pêche et la chasse sont extrêmement nombreux, nous n'en décrirons qu'un nombre très restreint.

Les filets pour la chasse sont ordinairement teints en vert, en jaune foncé,

L'entretien des filets de poche demande plus de soins que celui des filets de ch»sse. Il faut avoir soin d'étendre imméiSntement tout filet qui vient de servir jusqu'à ce qu'il soit complètement sec. Les filets doivent être visités très souvent, et les mailles rompues doivent être reprises, de peur que le trou ne s'agrandisse et que les dégâts ne

Verveux avec guideaax en osier.

pour qu'ils soient vus moins facilement des oiseaux. Une friction avec de l'herbe suffit à leur donner la teinte verte. On a une teinte plus solide en trempant le filet dans un nain de teinture préparé en faisant bouillir longtemps dans l'eau du brou de noix et en ajoutant un peu de sulfate de protoxyde de fer. Mais il est bien préférable de faire le filet avec du fil teint jjréalablement de couleur convenable par le teinturier. Pour les filets de chasse, voyez : araigne, collets. HALLIER , LACETS, NAPPES . PAN- TIÈRE, POCHETTE, RAFLE, TIRASSE, TON- NELLE, TRAiNE.\U, TRAÎNÉE.

Les filets de pêche sont plus nombreux encore que ceux de chasse. On les divise en filets de main, directement manœuvres par le pêcheur qui poursuit le Foisson, et filets dormants, tendus dans eau pendant assez de temps pour que le poisson vienne s'3' prendre de lui-même.

La drague.

deviennent considérables. Enfin, on préserve les filets de pêche de la pourriture en les faisant Douillir dans une eau dans laquelle on a mis quelques poignées de tanin. Pour les filets de pèche, voyez: balance, carrelet,

ÉPERVIER, FILETS DE PÊCHE MARITIME, GILLE . HAVENEAU , NASSE , TRAMAIL , TROUBLE, VERVEUX.

filets de pêche maritime. —

Nous avons donné la description et l'usage d'un certain nombre de filets emploj'és dans la pêche d'eau douce

voy. BALANCE, CARRELET, HAVENEAU, TROUBLE. VERVEUX, ÉPERVIER, GILLE, SENNE, THAMAIL). Les filctS

employés à la pèche maritime sont beaucoup plus nombreux, et nous ne pouvons entrer dans aucun détail à leur égard. Nous en citerons seulement quelques-uns en peu de mots.

I,e carrelet est très employé dans la pêche maritime, sur les côtes; mais on lui donne souvent alors de grandes dimensions, et on le lève avec divers systèmes de poulies.

Le verveux est aussi employé sur les côtes. Dans ce cas on y ajoute ordinairement des guidenux. sortes de manches élargies qui guident le poisson vers l'entonnoir du verveux. On guide, encore le poisson vers l'entonnoir en établissant deux lignes de pieux qui soutiennent des filets analogues à des sennes, formant un couloir à angle aigu qui aboutit au verveux. D'autres fois le verveux est précédé d'une sorte de labyrinthe, nommé hordigue, formé de nattes en osier attachées à des cordes et soutenues par des piquets; la disposition du labyrinthe est telle qu'une fois entré, le poisson se trouve talalement conduit dans le verveu.x final que l'on nomme panterne.

Le maquereau, le hareng, la sardine, l'anchois se prennent à l'aide de filets

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analogues comme forme à la senne, mais qui flottent à la surface de l'eau maintenus par des lièges, tandis que de vieux cordages alourdissent légèrement la partie inférieure. Ces filets ont une faible hauteur, mais une longueur qui atteint parfois 5 kilomètres. Les poissons passent la tête dans les mailles, puis, voyant qu'ils ne peuvent traverser, ils cherchent à revenir et se prennent par les ouïes dans la ficelle du filet. Il faut donc que les mailles aient une dimension exactement calculée d'après la grosseur des poissons qu'il s'agit de capturer. Ces filets flottants ont divers noms selon le poisson qu'ils sont destinés à prendre; on ne les manœuvre

fond de la mer. Le chalut est traîné à la remorque du bateau. La drague, plus petite que le chalut, se traîne également au fond de l'eau ; la chausse est plus ou moins longue et porte une armature en fer destinée principalement à détacher du fond les huîtres et divers coquillages. }j'eissaugue {bœuf ou yaugiii), la tartane sont des filets traînants analogues à la drague.

Enfin on se sert en mer, sur les côtes, de filets fixes appelés parcs. Les basparcs sont tendus au moyen de pieux et reposent sur le sol. Les hauts-parcs en ditt'èrent en ce que la corde du bas est placée au-dessus du sol; ces filets, qui servent à prendre les mulets, les sar

La pcciie manUme au lUet flottant.

d'ailleurs pas tous de la même manière. Mais comme il s'agit là d'engins qui sont toujours manœuvres par des pêcheurs de profession , auxquels nous n'avons rien à apprendre, nous n'insisterons pas.

Les filets trainants sont aussi nombreux et n'ont pas une moindre importance; ils servent à prendre les poissons qui habitent le fond de l'eau, et particulièrement les poissons plats :

raies, soles, turbots, limandes, carrelets. Le chalut, par exemple, consiste en un filet conique, ne présentant aucun étranglement, comme la trouble* à' e&vi douce, mais de dimensions plus grandes; la partie supérieure est enfilée sur une verg:ue en bois garnie de poids, de manière à ce que l'engin reste dans le

dines, les ceylans, c'est-à-dire les poissons de surface, sont établis en ligne droite ou courbe de la plage à la mer.

filiation. — Voy pateknité.

filtratîon. — Il est souvent indispensable de filtrer les liquides pour les séparer des substances solides qui les troublent.

La filtration se fait de diverses manières, selon les circonstances.

On peut se contenter de mettre au fond d'un entonnoir un peu de coton cardé, d'amiante ou de verre pilé ; mais on n'obtient ainsi qu'une clarification incomplète.

Plus souvent on préfère, par exemple pour les liqueurs de ménage, le vin doux, etc., des filtres constitués par des

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tissus. Ainsi Vétamine, ou blnncliet. est I liquides, mais en retenant jusqu'aux constituée par un carré d'étoffe fixé sur i [ilns i>elitcs parcelles solides. Le papier

un châssis, de manière qu'il n'y soit

pas tendu ifif/). La chausse d' Hippocrate

est une sorte de coin de drap ou de

molleton dont l'ouverture est mainte-

nue béante par un mode de suspension convenable.

La filtration à travers les étoffes est plus rapide qu'avec le papier, surtout à cause de la plus grande surface offerte au liquide ; mais elle est ordi-

La chausse d'Hippocrate.

nairement moins parfaite; les premières portions du liquide ont besoin d'être repassées ou filtrées une seconde fois.

Aussi la filtration au papier est-elle préférée chaque fois qu'elle est possi- Dle. Le papier à filtrer (ou papier à filtre) doit être un papier de bonne qualité, constitué par des fibres assez longues ; sans cela il serait trop facilement percé par les liquides. Il doit n'être pas collé, laisser passer assez rapidement les

prisiest ordinairement meilleur que le blanc.

On trouve dans le commerce des filtres tout faits: mais il est bon de

Le filtre en papier.

Construction d'un filtre en papier.

savoir plier soi-même le papier pour faire un filtre.

Supposons qu'on opère avec une feuille de papier rectangulaire. On la plie en deux selon la ligne ABC, puis encore en deux selon la ligne BD.

Ouvrant alors le second pli, en étalant la feuille sur la tal)le comme si ce pli n'avait pas été fait, on ramène BA sur BD; en passant la main sur le papier , on trace un nouveau pli BE qui divise l'angle ABD en deux parties égales; on opère de même en BE'. La feuille étant de nouveau ouverte de manière que le pli CBA subsiste seul, on recommence comme il vient d'être dit, de manière à diviser encore en deux parties égales chacun des 4 angles tracés sur la figure. Ouvrant une dernière fois tous les plis, sauf ABC, on retourne le papier sur la table, on le prend selon AB et on porte I BA sur BK pour diviser encore l'angle î,„„-,oir de verre.

I ABK en deux. parties égales ; on presse fortement sur le pli avec la main. De la sorte, le pli BK est en sens inverse du pli BL qu'on avait fait auparavant ; ut on continue ainsi jusqu'en BC, en divisant chacun des angles en deux parties égales et alternant la direction des (dis. Quand on arrive à la fin on a tout le filtre dans la main droite, replié sur lui-même, le pli AB étant sur le pli

Filtre en papier s ip|inrt(^ par un on-

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